• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Claude Rich dans « Le Diable Rouge » au Théâtre Montparnasse

Claude Rich dans « Le Diable Rouge » au Théâtre Montparnasse

"Un personnage à la fois fort et faible, ambigu, avec quelque chose d’un peu démoniaque...", telle était l’idée du prochain personnage que Claude Rich souhaitait pouvoir jouer à l’approche de ses quatre-vingts ans, communiquant ainsi en quelques traits son souhait auprès du dramaturge Antoine Rault qui, en 2005, lui déjà avait permis de composer celui d’Althusser dans " Le Caïman " pareillement sur la scène du Théâtre Montparnasse.

Proche du rôle de Tayllerand dans le Souper de Jean-Claude Brisville en 1990, Claude Rich retrouve dans Mazarin, cette même délectation où l’exercice du pouvoir se marie avec la raison d’Etat au sein d’un faisceau d’intrigues voluptueuses et de jeux d’influences.

Vieillissant mais, encore pour un temps, mentor du jeune Roi et de la reine-mère Anne d’Autriche (Geneviève Casile), le cardinal oeuvre de son expérience pour négocier le mariage du futur Louis XIV (Adrien Melin) avec l’infante d’Espagne, afin d’instaurer une paix durable entre les deux royaumes.

Mais faudrait-il dénier les forces de l’Amour pour réussir un tel projet nuptial alors qu’en effet le jeune Louis et sa nièce Marie Mancini (Alexandra Ansidei) nourrissent l’un pour l’autre un attrait irrésistible ?

Bordée par le pragmatisme de Colbert (Bernard Malaka), la diplomatie du Cardinal va donc avoir fort à faire pour éloigner les deux tourtereaux l’un de l’autre à la fois sans leur consentement mais surtout sans que le pouvoir de l’Etat ne vacille.

En outre, son prochain retrait des affaires va obliger Mazarin a être très précautionneux à l’égard de son héritage testamentaire concernant notamment les intérêts de sa famille et de sa pension.

C’est donc avec un doigté jubilatoire que Claude Rich avance dans l’histoire monarchique avec son long manteau rouge d’apparat sous les multiples facettes du stratège.

Un immense miroir surplombant la scène renvoie à la salle l’image kaléidoscopique des dorures et autres superbes costumes en un malstrom d’habiletés, de ruses et de charme royal scintillant, orchestré par Christophe Lidon.

Claude Rich est aux anges, et c’est avec un plaisir communicatif que les spectateurs se mirent en diablotins consentants.

Photo © Emmanuel Robert / DR. presse

LE DIABLE ROUGE - *** Theothea.com - de Antoine Rault - mise en scène : Christophe Lidon - avec Claude Rich, Geneviève Casile ... - Théâtre Montparnasse


Moyenne des avis sur cet article :  4.43/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

2 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 11 octobre 2008 18:33

    Personnellement, j’irai voir cette pièce avec d’autant plus de plaisir qu’elle fait exception dans une offre théâtrale actuellement dominée par de piètres vaudevilles (je ne condamne pas le genre, il y en a d’excellents, mais hélas ! trop rares).

    De plus, j’ai beaucoup apprécié naguère Claude Rich dans "Le Souper" et, dernièrement , Geneviève Casile dans "L’éventail de Lady Windermere".

    Enfin, les dialogues entre Richelieu et Colbert sont, semble-t-il, finement ciselés et, sur le plan économique, d’une actualité et d’une pertinence confondantes.

    Puisse cette pièce m’apporter autant de plaisir que "L"illusion comique" de Corneille, formidablement interprétée au Poche Montparnasse par la troupe Marion Bierry !


    • Theothea.com Theothea.com 12 octobre 2008 12:49

      N’hésitez pas Fergus à revenir nous apporter votre commentaire ici même lorsque vous aurez assisté à une représentation de " Le diable rouge ".

      Cela nous intéressera beaucoup !
      Bon spectacle !

      cordialement

      Theothea

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires