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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Coluche nous avait expliqué pourquoi l’expérience de Gouanère & (...)

Coluche nous avait expliqué pourquoi l’expérience de Gouanère & al. ne sera jamais refaite

Parmi les riches formules de Coluche, retenons :
"Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont forcément raison !", et
"On ne peut quand même pas dire la vérité à la télévision, parce qu'il y a trop de gens qui la regardent !".
L'expérience de l'équipe menée par Michel Gouanère, au SLAC (Accélérateur linéaire) de Saclay, en 2004, publication aflb.ensmp.fr/AFLB-301/aflb301m416.pdf en mai 2005, ne sera jamais refaite, car son résultat dérange bien trop de gens, et oblige à réformer la totalité de l'enseignement de la quantique tel qu'il est hégémonique depuis 1927. Les physiciens sont des animaux territoriaux comme les autres, aussi teigneux que les autres, d'aussi mauvaise foi que les autres quand leur territoire est en jeu.

Sur les conditions expérimentales :

Cette expérience "administrativement semi-clandestine", faite dans une période de maintenance où le SLAC ne pouvait travailler qu'à puissance très réduite, donnait la preuve directe de la seconde fréquence intrinsèque 2m.c²/h de l'électron, celle de Dirac-Schrödinger, soit le double de la fréquence intrinsèque broglienne υ= m.c²/h.
La fréquence intrinsèque broglienne est valide pour toute particule avec masse, dont l'électron ; Louis de Broglie l'avait déduite en 1923, en réunissant la formule de Planck du quantum d'action ( E = h.υ) établie en décembre 1900 (mais qui n'était établie que pour la lumière), et celle d'Einstein de 1905 : E = m.c².
Notations :
m est la masse de la particule,
c est la célérité de la lumière dans le vide.
h est le quantum d'action (ou de moment angulaire) de Planck, soit 6,6260755 . 10-34 joule.seconde/cycle.
υ (prononcer : "nu") est la fréquence intrinsèque de la particule dotée de masse, fréquence établie par Louis de Broglie.
E est l'énergie de la particule, comptée dans un repère à spécifier au coup par coup, ici le repère de la particule si elle a une masse.
En mouvement, il en résulte une fréquence spatiale, ou son inverse la longueur d'onde, dont les évidences expérimentales sont très nombreuses, notamment dans toutes les expériences de diffraction d'électrons ou de neutrons dans un cristal, et cela depuis 1925.
Pour un électron, cette fréquence broglienne intrinsèque est donc de 1,23559 . 1020 Hz (ou cycles par seconde).

La seconde fréquence intrinsèque de ces oscillateurs perpétuels, mise en évidence en 1930 par Erwin Schrödinger sur l'équation de Dirac (1928), ne concerne que les particules de spin 1/2, ou fermions, dont les électrons, les protons, et les neutrons. La période broglienne intervient dans toutes les interférences de l'électron (ou toute autre particule dotée de masse) avec lui-même, par exemple les franges d'interférences dans les expériences autour d'un micro-solénoïde, du type Aharanov-Bohm. La fréquence Dirac-Schrödinger intervient dans les interactions électromagnétiques du fermion avec l'entourage ; par exemple c'est elle qui a été mise en évidence dans l'expérience par l'équipe dirigée par Michel Gouanère ; c'est elle aussi qui explique la diffusion Compton (Compton scattering dans les publications en anglais) d'un photon X incident, sur un électron de conduction d'un métal, donc quasi-libre, selon la loi de diffraction de Bragg.

Cette figure est établie dans le repère du centre d'inertie du système électron-photon. Inconvénient : dans toute expérience, il est impossible de déterminer à l'avance quel sera ce repère, ni quel photon, ni quel électron, ni quelle déviation. Tel est le prix de ce détour théorique qui rend tout simple et évident. "d" est l'équidistance entre plans de l'onde temporairement stationnaire, interférence entre la partie d'électron encore en aller, et celle en retour après la collision avec le photon. Les deux particules sont chacune d'étendue notable, de l'ordre de plusieurs distances interatomiques du métal. Or cette équidistance d est celle correspondant à la fréquence Dirac-Schrödinger.
 

Les dix expérimentateurs ont trouvé la résonance (attendue pour un mouvement "en rosette", et sous une représentation corpusculaire de l'électron) à k = 81,1 MeV/c, ce qui est ultra-relativiste. D'où il résulte que vus par nous la vitesse de phase et la vitesse de groupe diffèrent peu de c. C'est très éloigné des calculs qui nous sont familiers en diffraction électronique, par exemple à http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1570.0.html
En effet, en diffraction électronique, c'est l'onde de phase broglienne qui intervient, amplement supraluminique sous les ddp de 100 à 400 V qui nous intéressent.
Là, en promenant l'horloge électronique dans le cristal, c'est la vitesse de groupe qui intervient, et 384 pm de distance interatomique, c'est déjà grand. Autrement dit, la variable d'ajustement est le ralentissement apparent relativiste de l'horloge électronique. Voilà pourquoi il faut ici un vrai accélérateur d'électrons.

Convertissons les unités, en faisant comme si l'électron était seul, et dans le vide.
1 MeV/c = 534,4288314 . 10-24 kg.m/s
162,2 MeV/c = 86,68435646 . 10-21 kg.m/s
Divisé par la masse au repos de l'électron : 95,159358 . 109 m/s = 317,41741 c
D'où la rapidité u, exprimée en unité c :
u = Argsh(317,4174) = 6,453367289
cosh(u) = 317,4190
Ralentissement apparent de l'horloge interne Dirac-Schrödinger (2 mc²/h au repos) : 1/cosh(u)
D'où sa période apparente dans le repère du laboratoire :
h/(2mc²).cosh(u) = 4,04665 . 10-21 s/cycle * 317,4190 = 1,28448 . 10-18 s/cycle.
Cela parcouru à la vitesse c.th(u) = 0,9999950374 c = 299 790970 m/s fait une période spatiale de 385,1 pm. Seulement ces calculs ont été faits comme si l'électron était seul dans le vide, tandis que dans le cristal c'est une charge habillée, de masse effective différente. Donc son horloge interne aussi est modifiée par l'environnement.
On pourrait rêver d'une méthode plus rapide et moins coûteuse pour mesurer cette variation de masse effective... D'autant que l'échauffement du cristal (et donc sa dilatation thermique) sous le bombardement électronique pourrait bien ne pas avoir été calibré.

 

Il n'y a que des ondes, vous pouvez jeter à la poubelle la mystique du dualisme.

Quand William Rowan Hamilton démontra vers 1834 qu'il y a quasi-identité de formalisme entre la mécanique et l'optique physique, il laissa un mystère à résoudre : pour l'optique OK, on savait depuis Fresnel que les trajets sont perpendiculaires aux surfaces isophases, et c'était expérimentalement confirmé en monochromatique. Mais pour la mécanique ? Qu'étaient donc physiquement ces surfaces iso-action, perpendiculaires aux trajectoires ? La thèse de Louis de Broglie, soutenue en 1924, résolut ce mystère : ces surfaces iso-action sont aussi des isophases, pour l'onde qu'il venait de postuler, pour chaque électron, pour chaque neutron, etc. Or nous savions depuis Pierre de Fermat que pour tout trajet réellement suivi par la lumière, tout le monde arrive en phase, aussi bien ce qui est passé par la ligne idéale et sans épaisseur de l'optique géométrique, que ce qui est passé un petit peu à côté. Depuis de Broglie, nous savons que ce principe d'optique physique (le principe de Fermat) est étendu à l'identique à toutes les autres particules du bestiaire de la physique. Il restait à évaluer la largeur de ces fuseaux de Fermat entre émetteur et absorbeur, et je n'en ai encore proposé qu'une approximation majorante, qu'il faudra mieux préciser, avec une géométrie moins grossière.


En étudiant d'un point de vue relativiste comment était vue par un observateur fixé au laboratoire, la fréquence intrinsèque de l'électron en vol, de Broglie établit son théorème de l'harmonie des phases, d'où il est d'usage de ne retenir (au mieux) que la valeur numérique de la vitesse de phase :
[vitesse de phase] . [vitesse de groupe de la particule] = c².
Cette vitesse de phase est donc toujours supraluminique, voire infinie dans le repère de l'électron.
Tandis que tous, de Broglie y compris, oublièrent la condition d'obtention : que l'électron ait une étendue notable, aussi bien en large qu'en long, plusieurs fois supérieure à sa longueur d'onde. La longueur d'onde broglienne demeure enseignée, pour la raison simple que sa formule n'a plus rien de relativiste, au moins aux basses vitesses : lambda = h/p
p est l'impulsion, confondue aux basses vitesses avec le produit masse x vitesse.

Là dessus, Louis de Broglie se chaussa les deux pieds dans un sabot en béton de plusieurs quintaux, qui le paralysa pour le restant de ses jours :
Il conserva la notion de "corpuscule", notion intrinsèquement macrophysique, invalide en microphysique. Oh, il avait l'excuse d'une demi-phrase erronée dans un mémoire d'Einstein en 1905, qui proposait que la lumière se propageât par grains ou corpuscules. Si chacun n'écrivait qu'une seule demi-phrase erronée par article, ce serait Cocagne... Le drame est que cette gourande fut adoptée telle quelle par toute la communauté scientifique, et demeure encore au pouvoir en 2014, cent neuf ans après.
La tragédie scientifique de Louis de Broglie était encore plus verrouillée que cela : il voulut conserver nos notions macrophysiques d'espace, de géométrie, de coordonnées, tout ce que nous aussi avons appris en classe, mais dont l'extrapolation vers la microphysique n'a jamais été validée, et est abondamment invalidée par les expériences. Puis il se verrouilla dans l'impasse du dualisme : dualité onde-corpuscule, aspects corpusculaires, onde pilote du corpuscule, etc.

Même de nos jours, on n'enseigne jamais les techniques et les méthodes de l'heuristique dans les facultés de sciences dures, on ne l'enseignait pas non plus dans les années vingt, aussi ces brillants esprits demeurèrent-ils piqués-plantés dans des impasses, impasses qui à nous qui sommes professionellement formés à l'heuristique, à être trouveurs, semblent grotesques et indéfendables. Personne ne leur avait appris à concasser les idées reçues, à cribler les précieuses pépites du fatras stérile, et à réassembler les bons éléments. Octante-sept ans après, tout ce corps de la physique demeure encore empêtré dans le stérile. Peu de physiciens s'en dépêtrent, Art Hobson par exemple, en 2012 : There are no particles, there are only fields. http://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1204/1204.4616.pdf 52 pages.

Seuls deux physiciens à l'époque franchirent le pas : jeter tout corpuscularisme, et n'étudier que les ondes en microphysique. Le premier fut Erwin Schrödinger, à qui l'on doit la première équation d'onde de l'électron, et la première description ondulatoire stationnaire de l'atome d'hydrogène. Le second resta subtil et très très discret, aussi sa dissidence passa inaperçue jusque dans les années septante et octante : Paul Adrien Maurice Dirac ; il faut passer ses articles et ouvrages à la loupe pour découvrir qu'il n'y a jamais un mot de corpusculaire ni de probabilistique dedans.

La malchance frappa durement Erwin Schrödinger. Sa première équation était relativiste, et est à présent connue comme l'équation de Klein-Gordon, elle est applicable aux pions, de spin 0 ; il ne la publia pas car appliquée à l'atome d'hydrogène, sa prédiction du spectre de raies fut mauvaise. Schrödinger se rabattit alors sur une projection non relativiste dans l'espace macroscopique R3 (qui nous est familier en technologie macroscopique), qui est celle publiée et enseignée.
En 1926, à la fin de l'article paru dans la Physical Review, Schrödinger donna la fréquence du photon émis comme un battement : la différence des fréquences de l'électron émetteur dans l'atome, entre l'état initial et l'état final. Avec une maladresse mortelle : au lieu de revenir à l'équation de départ, relativiste, il resta sur l'équation provisoire non relativiste, donc sans origine des énergies, ce qui fait que les fréquences initiales et finales sont un n'importe quoi, non défini, et de toutes façons bien trop faibles d'une demi-douzaine d'ordres de grandeurs. Tout eût été correct s'il était revenu au cadre relativiste établi par Louis de Broglie. Avec cette maladresse-là, cette partie-là de son oeuvre théorique a été jetée et oubliée par tous. Sauf par Dirac.

Troisième malchance de Schrödinger : alors que la spectroscopie avait déjà établi depuis 1859, depuis Fraunhofer, Kirchhoff et Bunsen, que les spectres d'émission et d'absorption des atomes sont identiques, donc que l'émission et l'absorption de photons sont régies par la même loi, Schrödinger a oublié d'appliquer sa découverte à l'absorption. Du coup, il n'y avait nulle part aucune théorie de l'absorbeur, et, et ? Et Werner Heisenberg envoya Schrödinger au tapis, en prouvant que si on respecte le postulat clandestin que tous respectaient en ce temps là, "Il n'y a pas d'absorbeurs, juste des émetteurs et de l'artillerie de corpuscules", alors l'électron selon Schrödinger se diluait dans l'espace à vitesse foudroyante. Ce postulat a un léger inconvénient : il est aussi faux que possible. Il fallut attendre 1938 pour que Dirac commençât à traiter l'absorbeur sur un pied d'égalité avec l'émetteur, avec symétrie-temps pour toutes les particules, avec ondes avancées aussi bien qu'ondes retardées, or c'était là la seule façon correcte de traiter la quantique. Cela passa largement inaperçu.
 

La malédiction des astronomes : émetteurs chauds et évidents, absorbeurs discrets et incontrôlables.

Alors qu'à l'échelle microphysique, émetteurs et absorbeurs (d'un photon par exemple) sont également causaux, à l'échelle macroscopique, tout conspirait pour inciter nos Grands Ancêtres à s'hypnotiser sur les seuls émetteurs, et à nier les absorbeurs et leurs propriétés.

La fonction d'onde à la Göttingen-København, avec émetteur et pas d'absorbeur, n'a aucune objectivité. Elle a été privée de sens physique par la tricherie anthropocentrique même du théoricien.

L'onde qui a un sens physique, qui a une réalité physique, est comprise entre émetteur et absorbeur. Le drame de l'expérimentateur est que s'il peut se rendre approximativement maître de l'émetteur (il peut chauffer un four, par exemple), et il peut souvent observer comme astronome des émetteurs assez localisés, il est dramatiquement démuni pour imposer où sera l'absorbeur. Les étoiles sont des émetteurs relativement concentrés, comparativement aux espaces intersidéraux.

L'expérimentateur ne peut disposer de pièges à rayonnements ultrafroids, où convergeraient les rayonnements venus d'ailleurs. Rien de semblable non plus pour les neutrinos... Voilà les drames de l'expérimentateur. Mais ce n'est jamais une raison valide pour en faire la projection vers les lois physiques.

Si l'on pouvait disposer de trous super-noirs, capables d'obliger tous les émetteurs à tirer vers lui et nulle part ailleurs, alors oui, l'expérimentateur disposerait d'une symétrie pratique entre émetteur et absorbeur. Mais dans la réalité de notre monde macroscopique, cette commodité de Cocagne n'existe pas.

Autant il est valide de faire une théorie de la mesure pour tel détecteur, et d'en extrapoler des adaptations à d'autres capteurs, autant c'est une escroquerie que de mettre ces théories technologiques locales et particulières au centre de la microphysique théorique.

On ne peut pas outrepasser la malédiction des astronomes (pour ne parler que d'eux) : Les émetteurs sont chauds et évidents (étoiles, phares, canons à électrons...), les absorbeurs sont discrets et incontrôlables, voire inaccessibles dans le noir du ciel. C'est ainsi que la méchante Nature a méchamment conspiré contre le discernement des théoriciens...

 

Définition transactionniste du photon :

Un photon est une transaction réussie entre trois partenaires : un émetteur, un absorbeur, et l'espace qui ses sépare, qui transfère par des moyens électromagnétiques un quantum d'action h, et respectivement une impulsion-énergie qui dépend des repères respectifs de l'émetteur et de l'absorbeur.

La relativité nous a appris que le photon voyage à temps propre nul, donc la durée et la distance qui dans notre repère séparent l'émetteur de l'absorbeur a de l'importance pour nous, mais n'en a aucune dans la physique du photon : aussi bien l'absorbeur que l'émetteur sont également causaux. Tant pis pour notre orgueil et notre égocentrisme, qui sont là cruellement bafoués par la nature : ça n'a aucune importance que tel photon ait été émis voici quatorze milliards d'années de notre repère, et ne sera absorbé.que dans vingt-cinq milliards d'années de notre repère.
En idéation Göttingen-København, cette mythologie qui est enseignée partout, élaborée avant que les connaissances des radaristes sur la directivité des ondes électromagnétiques soient connaissances communes, le photon serait émis simultanément dans toutes les directions, en tant que "onde de probabilité", puis avalé mystérieusement par l'absorbeur, qui ravalerait instantanément ce qui avait été émis dans toutes les directions.
Cette idéation Göttingen-København est contradictoire avec la démonstration faite par Albert Einstein en 1916, que chaque photon transfère exactement l'impulsion correspondant à sa fréquence : hυ/c.
Quantentheorie der Strahlung, paru dans Mitteilungen der Physikalischen Gesellschaft, Zürich, 16, 47–62
Republié en 1917 dans Physikalische Zeitschrift, 18, 121–128

Einstein y démontre que le spectre du corps noir tel que démontré théoriquement par Max Planck, et surtout la mécanique statistique des gaz de Clerk Maxwell en présence de rayonnement thermique à l'équilibre, exigent que chaque photon transporte non seulement de l'énergie, mais aussi une quantité de mouvement, dans une direction définie. Il n'y a pas, à l'échelle photonique, de rayonnement isotrope, ni ayant la plus petite approximation en ce sens.
Ce qui ruinait d'avance les idéations ultérieures des copenhaguistes avec "onde de probabilité" dans toutes les directions, mystérieusement suivie après d'une "réduction du paquet d'onde", une confusion systématique entre le phénomène physique et le renseignement que nous animaux macroscopiques, avons sur lui.

A présent que nous avons davantage d'expérience en radio-électricité qu'il n'était d'usage en 1916, on peut préciser à quoi de macroscopique s'opposait la découverte d'Einstein :
En acoustique, l'onde à propagation sphérique est expérimentée à chaque détonation de mine ou grenade sous-marine. Divergente dans ces cas là. A Los Alamos, ils ont eu à synchroniser une onde à propagation sphérique convergente, une implosion, pour amorcer la bombe au plutonium.

En électromagnétisme, l'onde sphérique est impossible : elle violerait les conditions de polarisation (voir le théorème des hérissons : il est impossible de peigner intégralement une sphère). En polarisation rectiligne, telle qu'on l'obtient en vertical avec une antenne fouet, en horizontal avec un seul brin d'une Yagi, le lobe d'émission est toroïdal autour de l'axe d'antenne, compte-non tenu des interférences avec la Terre. Il faut renforcer une direction par plusieurs brins résonnants de Yagi pour obtenir une émission (ou une réception aussi bien) plus directionnelle. Ou câbles verticaux alignés, avec alimentations à déphasages contrôlés, pour de la radiodiffusion vers une cible géographique définie.
En polarisation circulaire, on peut obtenir directement des lobes directionnels mieux définis avec une direction avant et une direction arrière. Cela peut se faire avec un cadre bobiné et une ferrite, ou des déphasages entre brins.

La découverte d'Einstein établissait une différence majeure dans le monde microphysique : il n'y a pas de diffusion isotrope, ni même à direction diffuse. Tout photon a une seule direction, un seul émetteur, un seul destinataire, qui reçoit toute la quantité de mouvement correspondant à l'énergie du photon, prise dans son repère (destinataire).

Or nous avons vu plus haut, en étudiant les installations de radiodiffusion telles qu'elles fonctionnent, qu'il faut se donner beaucoup de mal, et occuper pas mal d'espace au sol (plusieurs fois la longueur d'onde), pour réussir à émettre de façon vaguement directionnelle en grandes ondes et en ondes moyennes, voire en ondes courtes aussi. On n'a pu obtenir la directivité voulue en radar qu'en réduisant la longueur d'onde à moins de dix fois le diamètre de l'antenne. Oui à la fin de la seconde guerre mondiale, il y a eu des radars en ondes centimétriques, embarqués sur des avions, mais surtout sur des bimoteurs et quadrimoteurs anti-sous-marins (Sunderlands, Liberators), qui parfois portaient aussi un canon de 75 mm.

La comparaison est éloquente entre deux versions successives du Vickers Wellington de patrouille anti-sous-marine, version avec radar métrique (LaTeX: \lambda = 1,7 m), puis en centimétrique, (LaTeX: \lambda = 9,1 cm) :

Wellington ASM.jpg


Bon, alors on fait comment pour obtenir de la directivité à partir d'un atome plus petit qu'un nanomètre, sur une radiation de lumière visible, dont la longueur d'onde est de l'ordre du demi-micromètre, soit mille à deux mille fois plus grand pour la longueur d'onde et un bon million de fois plus grand, pour le photon entier ?

Aussi longtemps qu'on veut obtenir cette directivité depuis l'émetteur tout seul, l'impasse est totale : c'est physiquement impossible. Seule la transaction entre émetteur et absorbeur peut obtenir cette directivité découverte en 1916 par Albert Einstein.

Pourquoi donc les physiciens entre 1916 et à présent n'ont pas été capables de transposer vers la microphysique les connaissances existantes en radio-électricité ? A l'exception de Louis de Broglie, mobilisé à l'émetteur de la tour Eiffel, aucun n'avait travaillé dans le domaine radio-électrique, et les connaissances disponibles ici n'ont pas percolé là...

Aux deux formules sarcastiques de Coluche, on peut ajouter celle due à mon père : "Commençons par écarter tous les faits, car ils ne se rapportent point à la question !".

 

En mythologie Göttingen-København, le hasard n'est pas du tout à la bonne place.

J'ai écrit plus haut que l'équation de Schrödinger de 1926 est enseignée, oui mais ! Mais elle est radicalement dé-Schrödinger-isée, de façon à n'avoir plus aucun sens. La ruse est due à Max Born et Werner Heisenberg, afin de sauver leur idéation corpusculaire, en 1927 : on élève la solution au carré hermitien (autrement dit : on la multiplie par son miroir à rebrousse-temps), et on obtient la probabilité d'apparition du corpuscule néo-newtonien (et de la vierge à Fatima ?). C'est ce qui est enseigné partout, et qui favorise les folklores "quantiques" chez les hypnotiseurs à la mode, ou ce que vous avez vu sur Agoravox sous la plume de Jean-Paul Baquiast, reprenant les fantasmes cognitivo-quantiques de Roger Penrose et Stuart Hameroff.

En microphysique réelle, oui, il y a quelque chose de hasardeux qui échappe à nos efforts d'investigation, et c'est Louis de Broglie qui l'avait prouvé en 1923, hélas sans jamais s'en apercevoir : toute particule est étendue, d'étendue floue, et son oscillation perpétuelle à fréquence intrinsèque, est - du moins en l'état actuel de nos connaissances - partout en phase. Il n'existe aucune propagation temporelle de quelque coeur de particule vers une périphérie de particule, du modèle illustré par la nage d'une méduse. Par conséquent chacune baigne dans le bruit de fond broglien de toutes les autres particules, à des fréquences toutes différentes, ou presque toutes différentes, et cela aussi bien dans le sens orthochrone qui vous est familier à notre échelle macroscopique, que dans le sens rétrochrone, à rebours du temps macroscopique. Bien que l'interprétation usuelle en soit extrêmement réticente, embarrassée et contournée, dès 1928 l'équation d'onde de l'électron écrite par Dirac prévoyait explicitement deux composantes orthochrones, et deux composantes rétrochrones. Un formalisme bien fait, est souvent plus savant que ses lecteurs, voire que son inventeur.

Le fantasme panoptique, "Si on savait toutes les conditions initiales, alors, etc." est insensé. Jamais vous ne serez renseigné sur les fluctuations de ce bruit de fond broglien, dont les fréquences composantes sont largement au dessus des moyens d'investigation, et demeureront à jamais inaccessibles. Jamais vous ne serez renseigné sur les incessantes et innombrables tentatives de transactions entre atomes, molécules ou cristaux, pouvant aboutir au transfert d'un photon, d'un électron, d'un neutron, d'un alpha, etc. sans compter les neutrinos. Jamais. L'unique fenêtre de connaissance pour nous est au mieux de constater qu'une transaction a réussi, dans un cadre syntaxique contraignant : un seul quantum d'action est transféré, l'impulsion-énergie a été conservée, le moment angulaire total est conservé, le nombre leptonique et le nombre hadronique sont conservés, etc.

Les lois physiques, selon nous transactionnistes, sont déterministes, mais les expériences ne peuvent l'être : le bruit de fond broglien est inévitable, ne sera jamais écrantable. Même si vous pouviez être maître de quel atome sera émetteur, vous ne serez pas maître de l'absorbeur, ni du reste de la date de la transaction ; vous serez tenté d'invoquer le hasard pour camoufler qu'il était inévitable que ce "choix" vous échappe. La théorie vous dit que pour un transfert de photon entre atomes, il faut leur alignement en fréquence, en phase et en polarisation, ce qui fait des conditions sévères, mais vous ne pouvez vous assurer à l'avance de cet alignement qu'en température ultra-basse, avec un interféromètre parfaitement bien collimaté et parfaitement réfléchissant.
 

Ce qu'il faudra perfectionner dans la confirmation de l'expérience de Gouanère & al. ?

Les auteurs (déroulons les tous enfin : M.GOUANÈRE, M.SPIGHEL, N.CUE, M.J.GAILLARD, R.GENRE, R.KIRSCH, J.C.POIZAT, J.REMILLIEUX, P.CATILLON, L.ROUSSEL) se sont inquiétés d'un léger écart : résonance trouvée à k = 81,1 MeV/c quand ils attendaient 80,874 MeV/c, soit un écart de 0,28 %. Une aussi faible variation de la masse effective de l'électron, par l'interaction avec le cristal, n'a pas de quoi bouleverser la physique de l'état solide, mais ils aimeraient bien que l'expérience soit refaite, et dans de meilleures conditions.


Le prochain article sera consacré à un sottisier : Quand des sommités niaisent à pleins tubes.
Sciences exactes... Vous avez dit "exactes" ? Bizarre, bizarre !


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47 réactions à cet article    


  • Croa Croa 12 juillet 2014 09:59

    Ho là là, je suis largué là ! smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 juillet 2014 11:05

      En regardant les images, as-tu au moins saisi qu’il y a un lien incontournable entre la directivité d’une antenne, et son ratio diamètre/longueur d’onde ?
      Cela fait partie de notre vie quotidienne, en ce 21e siècle.


    • Rensk Rensk 12 juillet 2014 14:12

      Oui, manque quelque part la vulgarisation...

      Tiens, dans un de mes ancien travail j’ai fait du traitement de surface (chrome, dorage etc). Il nous a pratiquement été imposé (par nos clients « ISO ») d’acheter une machine qui confirme l’épaisseur du substrat déposé sur les pièces...
      Tous les clients ayant l’ISO ont été content... ceux qui ne l’avaient pas faisaient le contrôle a l’ancienne en détruisant des pièces... Oup’s, le « certificat » de la machine « ISO » ne disait pas la vérité... Mais c’était une machine très « moderne » et donc crédible pour certains...

      Ceci pour vous dire les « guerres » pour mesurer des 10’000ème de millimètres... (Rien que la température fausse les données)


    • alberto alberto 12 juillet 2014 15:26

      Sauf qu’en ce début de 21ème siècle on oublie les antennes radar à focale comme ici !

      Mais dis-moi, tes potes du SLAC, ils font des manips sur la téléportation, ou quoi ?

      Ceci, dit ton article est assez indigeste pour les béotiens que nous sommes, mais merci quand même...

      Bien à toi  smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 juillet 2014 15:35

      S’il te plait Rensk, fais un effort de clarté. Essaie de mieux présenter les faits, en t’affranchissant mieux des émotions qu’ils t’ont inspirées.
      Par exemple, tu as utilisé le mot « substrat » à contre-sens : le substrat n’est pas le métal déposé par la galvanoplastie, mais celui sur lequel on dépose.
      Pour que ton message soit utilisable, il faudrait que tu nous donnes la référence de la norme ISO en question (hé non, nous ne le savons pas), que tu nous précises en quoi la nouvelle machine était mensongère et de quelle manière, et comment toi et tes clients avez découvert le pot aux roses.

      Merci d’avance !


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 juillet 2014 16:13

      Alberto, les antennes à synthèse de phase ne sont pas une technologie pertinente pour comprendre l’émission d’un photon par un atome ou une molécule, ni la réception d’un photon par un objet d’aussi petite taille qu’un atome ou une molécule. Quant à l’émission et la réception par un cristal, il faudrait l’électronique de commande pour ces déphasages, ce qui n’existe évidemment pas dans la nature.
      Dans les cas, sauf pour les rayons gamma d’origine nucléaire, les atomes et les molécules sont très très petits en regard des photons qu’ils peuvent recevoir ou émettre, cela va du domaine X à l’infra-rouge. Le modèle d’antenne le plus fréquent est le dipôle électrique, ceci pour la polarisation électrique, plane. Sinon, en polarisation circulaire ou magnétique, l’atome (et surtout son nuage électronique autour) change de moment magnétique. Dans les deux cas, à l’émission, il passe d’un mode excité et instable vers un état moins excité, plus stable. Bien sûr l’inverse à la réception.

      Aucune trace de Startrek là dedans.

      Sur les dix expérimentateurs cités ci-dessus, plusieurs sont décédés depuis, et tous les autres sont retraités.


    • JC_Lavau JC_Lavau 17 février 2015 12:04

      Erratum à répéter : « tes potes du SLAC ». Je m’étais trompé de sigle : c’est l’ALS, Accélérateur Linéaire de Saclay.

      Ils sont tous ou décédés ou retraités, à ce jour.


    • joelim joelim 12 juillet 2014 16:04

      Très intéressant et notamment : 

      La relativité nous a appris que le photon voyage à temps propre nul, donc la durée et la distance qui dans notre repère séparent l’émetteur de l’absorbeur a de l’importance pour nous, mais n’en a aucune dans la physique du photon : aussi bien l’absorbeur que l’émetteur sont également causaux.

      C’est dommage que cela ne se sache pas chez les non-spécialistes car cela permet de mieux comprendre l’importance de l’observateur et aussi de mettre à mal la notion de temporalité universelle qui certes depuis Einstein n’existe plus mais beaucoup de gens pensent encore que les différences de temporalité sont à la marge. Avec des temporalités nulles il n’en est rien !

      Sinon je ne comprends pas ceci :

      La théorie vous dit que pour un transfert de photon entre atomes, il faut leur alignement en fréquence, en phase et en polarisation

      Et ’il n’y a pas d’alignement ? S’il s’agit d’un ajustement, sur quoi se fait-il ? Sur la particule émise (mais alors il ne s’agit pas d’un seul transfert de photon) ?

      • JC_Lavau JC_Lavau 12 juillet 2014 16:50

        Alignement, théorie ?
        Ok, je n’avais pas précisé - mais l’article est déjà long.
        Il m’est impossible de construire le diagramme de transfert synchrone d’un photon, et on va prendre pour l’exposé le cas de la polarisation électrique, si chaque antenne, émettrice comme réceptrice, n’est pas perpendiculaire à la direction de propagation, et il faut que le plan d’émission soit aussi le plan de réception, soit des directions de polarisation identiques sur l’émetteur et le récepteur. Tant que cela n’est pas réalisé la tentative de transfert ne peut aboutir. C’est une des raisons pour lesquelles les états électroniques excités ont une durée de vie appréciable. Outre cet accord en polarisation, il faut les accords en fréquence, sinon le transfert est impossible :
        Fréquence du photon dans le repère émetteur = fréquence état initial émetteur - fréquence état final émetteur .
        Fréquence du photon dans le repère récepteur = fréquence état final récepteur - fréquence état initial récepteur .
        L’accord en phase est probablement plus facile à réaliser.
        Enfin ce qui limite la durée des transferts et la finesse des raies, c’est le recul : toute onde électromagnétique, tout photon, transporte de la quantité de mouvement. L’atome émetteur recule durant le transfert, ce qui fait légèrement glisser la fréquence vers le bas. L’atome (ou la molécule) récepteur prend de la vitesse en fuite durant le transfert, ce qui fait glisser de même la fréquence reçue vers le bas. Mais l’accord parfait n’est maintenu que si l’émetteur et le récepteur ont la même masse, la même inertie. C’est ce qui est réalisé dans un laser, où toute la salle de bal est synchrone, où chacun est émetteur et récepteur à la fois, en cadence commune, en phase commune.

        La théorie transactionniste est-elle testable expérimentalement, alors que nous maintenons les mêmes équations de base ? Oui, si nous prouvons que les durées de vie des états excités métastables dépendent du contexte récepteur. Il existerait déjà des preuves de ce genre dans le domaine nucléaire (publiées notamment par Georges Lochak), mais il faut encore les confirmer par des contre-expériences.


      • JC_Lavau JC_Lavau 12 juillet 2014 17:06

        « l’importance de l’observateur »
        En 1905, à l’époque où Albert Einstein élaborait la relativité dans un contexte macrophysique, le concept d’« observateur » n’était pas démentiel. En contexte microphysique, dans toute la quantique, c’est au mieux un coq-à-l’âne, ou dit moins poliment : un pur délire anthropocentrique. Il n’y a pas de « observateur » en microphysique, mais il y a bien des réactions quantiques.
        Erwin Schrödinger avait souligné l’absurdité du concept déjà hégémonique en 1935, celui de la clique Göttingen-København, par son apologue narquois du chat mort-vivant. Il s’était respectueusement foutu de leurs augustes gueules, mais ceux-ci étaient tellement imbus de leur supériorité, qu’ils ne l’ont même pas compris.
        Voir notre descente en flammes des postulats clandestins de la clique Göttingen-København à l’adresse :
        http://deonto-ethique.eu/quantic/index.php?title=Microphysique_:_ondulatoire_ou_poltergeist_%3F

        Microphysique : ondulatoire ou poltergeist ?

        Proposition J17 :

        Dans l’expérience du chat de Schrödinger, l’expérience ne sait pas si le noyau instable s’est désintégré, tant que l’observateur humain n’en a pas pris connaissance.

        Jacques : 0 % | Quivoudra : %


      • joelim joelim 12 juillet 2014 20:23

        Oui, plutôt qu’observateur j’aurais dû dire acquisition qui ne suppose pas intelligence mais que tout transfert d’information passe par au moins un phénomène quantique. L’observation n’est pas neutre, c’est forcément une interprétation et la causalité n’est pas unidirectionnelle. Je lirai ton lien avec intérêt.


      • Francais Lambda 13 juillet 2014 01:03

        Bonjour,

        Très intéressant même si je n’ai le niveau que pour comprendre 1% de l’exposé.
        Que pensez vous de l’Orch OR Theory proposée par Hameroff et Penrose ?
        Une interview où Hameroff expose ses idées sur le fonctionnement quantique du cerveau : https://www.youtube.com/watch?v=YpUVot-4GPM
        Admirez les charlottes.


        • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 2014 08:01

          A ce sujet, ma rédaction est encore inachevée :
          http://deontologic.org/deonto-famille/citoyens/debattre/index.php/topic,2089.0.html
          Il n’y est pas encore détaillé les fautes que commet Hameroff par ignorance des principaux théorèmes de la théorie de l’information.
          Par ailleurs, il n’est pas encore lexicalisé : il n’accepte pas de définitions contractuelles qui l’engagent, et se contente d’usages fluctuants et contradictoires selon ses besoins rhétoriques, et autohypnotiques. C’est là un blocage infantile, certes très courant, mais inadmissible chez quelqu’un qui a des prétentions à faire oeuvre scientifique.
          Visiblement, Hameroff n’a pas eu à s’occuper de vieillards, n’a pas reçu le choc émotionnel qu’inspire le lent naufrage de leur conscience. Avoir la charge de déments, ou de traumatisés par un AVC, voire d’une simple bouffée délirante aigüe, lui aurait remis la modestie en place. Hélas, il n’a rien des expériences cliniques indispensables.
          Sa formation en psychologie cognitive est visiblement nulle. Quant à ses connaissances en neuro-anatomie fonctionnelle, celles qu’apprend l’étudiant en neurologie, je m’interroge, je n’en constate aucune. Ses références aussi sont des plus étranges, ne serait-ce que par leurs monumentales lacunes.

          Quelle tristesse !


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 juillet 2014 12:39

          Bon, voilà, la rédaction au sujet des hm, « originalités » de Roger Penrose et Stuart Hameroff est à présent moins inachevée, moins incomplète :
          http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2091.0.html
          http://deontologic.org/deonto-famille/citoyens/debattre/index.php/topic,2089.0.html

          Un exercice particulièrement cruel est d’ouvrir côte à côte un des articles Hameroff-Penrose cités plus haut, et un manuel de neuroanatomie fonctionnelle, dans la même langue, puis d’interroger Hameroff sur sa connaissance et son usage des notions de neurologie qu’il aurait dû acquérir durant ses études. On y va ?
          Amygdala, amygdaloid body : Inconnu.
          Midbrain, pons : Inconnus.
          Locus coeruleus : Inconnu.
          Hypothalamus : Inconnu.
          Reticular : Inconnu.
          « Nucleus » n’intervient que pour le noyau d’un atome, ou pour l’anatomie externe d’un microtubule, jamais au sens du neuro-anatomiste.
          Raphé, « raphe » en anglais : Inconnu.
          Et on aurait pu continuer ainsi, détaillant tous les faisceaux du système sensitif et proprioceptif, qui sont tous impliqués dans la perception et éventuellement la « conscience » de tas de choses : tout cela est étranger au couple Penrose-Hameroff.

          Quant à leur connaissance de ce qui est « quantique », ils s’en tiennent au folklore d’Eugen Wigner, et à la cruelle incertitude de Werner Heisenberg.

          Rappelons quand même que le principe de cruelle incertitude de Werner Heisenberg n’est rien d’autre qu’un changement d’emballage et un réétiquetage fallacieux des propriétés de base de la transformation de Fourier. Ah wi, mais Fourier était français, et dans le contexte émotionnel de l’Allemagne en ce temps là... Regardez les dates de l’occupation française sur la Ruhr, et de l’hyperinflation :
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar


        • ablikan 13 juillet 2014 05:53

          Le proton de Schwarschild peut-il resoudre votre probleme de directivité ?


          • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 2014 08:22

            J’ignorais tout de cette théorie, que vous me faites découvrir. Je ne m’occupe pas du tout des théories de gravitation.

            Pour nous, en TIQM (Transactional Interpretation of Quantum Mechanics), la question de la directivité du photon est résolue ipso facto. Je croyais avoir été clair en l’exposant, mais il semblerait que ma communication n’ait pas eu toute l’efficacité espérée.


          • Benoit 13 juillet 2014 10:35

            C’est un article de grande poésie et qui lu à haute voix donne le vertige à mon ignorance. On ne lit bien que quand on comprend.

            En tout cas je remercie JC Lavau d’apporter de la couleur et des sujets inattendus à notre quotidien. Cependant je n’ai pas voté au regard de mon incompétence et comme disait Coluche : Si le vote changeait quelque chose il y a longtemps qu’il aurait été interdit.


            • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 2014 11:12

              Vous m’embarrassez beaucoup. Votre réaction redémontre combien il est difficile au grand public de démêler le vrai du faux, le sérieux du bluff.
              Remarquez, même un mathématicien de la trempe d’André Lichnerowicz s’était laissé abuser par les techniques professionnelles d’hypnose d’un escroc :
              http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Theorie_fondee_sur_l_hypnose.html
              http://impostures.deontologic.org/index.php?board=2.0

              Ce qui peut vous aider est l’article de Mario Bunge, traduit en français par l’AFIS :
              http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article695 : La philosophie derrière la pseudoscience.
              Ma propre lecture critique de cet article est à http://impostures.deontologic.org/index.php?topic=13.0
              Il me semble que cela au moins est partageable avec un large public : les critères pour discerner une science d’une pseudoscience.



            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 14 juillet 2014 09:07

              Merci pour ce remarquable article qu’en raison de mes grandes lacunes en science physique, j’ai d’abord apprécié pour son contenu métathéorique et même ravageusement critique à l’égard de la science « réelle » qui apparaît tellement éloignée du mythe de LA science qu’on nous sert comme de la bonne soupe. Je suis parvenu à des conclusions très semblables pour ce qui relève des sciences humaines et j’ai plaisir à voir validée là aussi l’idée de bon sens qui veut que la science est faite par des humains, trop humains qu’il ne faut surtout pas se figurer comme des demi-dieux parce qu’ils prétendent se tenir plus près de la vérité que le citoyen lambda.

              Malgré tout, je me suis aussi régalé de découvrir tant d’aspects et de notions dont j’ignorais tout ou presque et dont, en tout cas, je ne tenais aucun compte.

              Mais ma plus grande satisfaction provient avant tout de votre radicalité au plan ontologique. Vous n’imaginez pas ma joie de vous voir marteler l’idée qu’il n’y a que des champs et non pas des particules. Ce qui veut dire, si je ne m’abuse, qu’il n’y a que des processus ondulatoires, cad, cycliques, des oscillateurs. Or, tel est, justement, le postulat ontologique à partir duquel je travaille au niveau des sciences humaines mais avec la claire autant que naïve ambition de le voir se vérifier dans les sciences de la nature.

              Pour le dire vite, je fais la conjecture que TOUT le plan des phénomènes émerge de dynamiques d’accrochages tous azimuts entre les cycles sous-jacents que nous manquons à voir faute de les concevoir mais qui sont pourtant omniprésents, ou plus exactement, denses. Et cela, de la physique infra-Planck (dont on ne sait rien, je sais ;) à la politique — pour reprendre un vieux titre de William Bagehot, un des premiers spécialistes de l’imitation (vous savez, ce phénomène de recrutement ou de résonance au plan de ces supposés « atomes » prétendûment individualisés que sont les humains). smiley

              Dans l’éventualité où vous vous souhaiteriez jeter un coup à ma théorie de la résonance générale, c’est ici.


              • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 2014 20:30

                En tous cas, vous me donnez l’occasion de rappeler envers qui j’ai une dette de reconnaissance complètement imprévisible et hors-normes : mon jeune collègue Sainsaulieu, professeur d’électronique, alors au lycée Patay.
                En 1995, nous encadrions deux classes d’électronique qui avaient à étudier un détecteur de monoxyde de carbone, à la raie IR 2143 cm−1, typiquement pour surveiller l’atmosphère d’une raffinerie ou d’une usine sidérurgique. J’étais chargé de fournir tous les compléments d’enseignements autres qu’électroniques : principe de la détection par l’interception par la molécule CO du rayonnement infrarouge à la résonance 2143 cm−1, rayonnement du corps noir, vibrations de la molécule CO et leur aspect électromagnétique, principes de la sidérurgie et du raffinage pétrolier, structure de l’hémoglobine, nature de la liaison du dioxygène dans la cage de l’hémoglobine, et caractères de la toxicité du monoxyde de carbone...

                Toutefois le jeune Sainsaulieu s’est passionné pour la question, et m’a bientôt présenté ses deux pages d’essai, où avec ses réflexes d’électronicien (un métier où l’on a partout des oscillateurs, voire des hétérodynes), il avait mis en avant les aspects fréquenciels de la résonance. Je l’ai d’abord « descendu », car son idée tombe tout à fait à côté du discours standard, qui répète en boucle « niveaux, d’énergie, niveaux d’énergie... » Puis je me suis aperçu que les deux points de vue sont physiquement équivalents (par le quantum d’action de Planck, h), et que son point de vue fréquentiel était beaucoup plus physique, et heuristiquement bien plus fécond. Evidemment je lui ai présenté mes excuses. Trois ans plus tard, j’ai lu le papier d’Erwin Schrödinger dans la Physical Review à l’automne 1926, qui donnait tous les détails nécessaires.

                De cette success story là, il serait absurde d’en déduire que tout phénomène qui nous intrigue et nous échappe, serait donc fréquentiel. C’était le cas exceptionnel, et il n’y en a pas d’autre.


              • gaijin gaijin 18 juillet 2014 08:40

                luc
                « Ce qui veut dire, si je ne m’abuse, qu’il n’y a que des processus ondulatoires..... »

                alors ceci devrait vous intéresser :
                http://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/on-a-retrouve-la-memoire-de-l-eau-45897


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 18 juillet 2014 13:35

                Merci gaijin, je vais écouter ça ce soir !

                @ l’auteur,
                Merci pour ce détour que je perçois comme une aimable façon de me « descendre » à mon tour smiley (je vous rassure, je ne me mets pas là en position victimaire, j’aime les discussions à batons rompus où on ne prend pas de gant et où on va droit au fait).
                J’entends votre conclusion mais, vous me pardonnerez, je ne peux l’accepter car je crois (c’est tout ce que je peux faire smiley) que vous n’avez pas à portée de main un théorème de limitation qui permette d’étayer cette affirmation.


              • gaijin gaijin 20 juillet 2014 08:53

                luc
                qu’en avez vous pensé ?


              • JC_Lavau JC_Lavau 17 février 2015 12:34

                Le « quantum d’action de Planck, h » pose un problème dimensionnel sérieux, qui échappe à tous mes collègues.
                Inventée au 18e siècle par Maupertuis, puis développée par Euler, et épanouie au 19e siècle, l’action maupertuisienne est la circulation de la quantité de mouvement, autrement dit une intégrale (une somme, pour les moins matheux) du produit scalaire de deux vecteurs, le déplacement et la quantité de mouvement , maximisé quand les deux vecteurs ont la même direction.

                Alors que la constante de Planck et de Dirac a la dimension de l’action, mais par cycle, homogène à un moment angulaire, produit extérieur de deux vecteurs ; ce moment angulaire est donc un tenseur antisymétrique du deuxième ordre, dont le module est maximisé quand le vecteur quantité de mouvement et le vecteur bras de levier sont perpendiculaires.

                C’est là une différence irréductible. Le quantum de Planck-Dirac signe un bouclage, l’unité de bouclage. Un envoi et une réception de photon porte non seulement sur de l’énergie (qui dépend des repères respectifs de l’émetteur et du récepteur) mais surtout sur une unité de bouclage, soit bouclage de moment angulaire orbital d’une orbitale à une autre, soit bouclage de spin si un électron atomique se contente de changer de spin sans changer d’orbitale.

                Etat en cours de la réflexion à http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2127.0.html

                Pour l’électron une grande partie de la solution réside dans le fait qu’un électron n’a pas moins de quatre composantes, en équation de Dirac, fait encore très mal assimilé par les héritiers de la clique Göttingen-København.


              • Robert Biloute Robert Biloute 14 juillet 2014 11:36

                Bonjour,

                Le SLAC est bien un accélérateur linéaire, mais il est en Californie (université Stanford). L’accélérateur utilisé en l’occurence était l’Accélérateur Linéaire de Saclay (ALS).


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 14 juillet 2014 17:34

                  Il me semblait bien en effet. J’ai cru que c’était une homonymie.


                • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 2014 19:32

                  Merci de la correction. Il faudra que je trouve d’où venait mon erreur.


                • JC_Lavau JC_Lavau 16 juillet 2014 00:43

                  J’avais annoncé la suite : Quand des sommités niaisent à pleins tubes, qui depuis le 11 juillet tarde à être approuvé par la communauté des rédacteurs.
                  Vu le délai déjà, on peut pronostiquer qu’il ne passera jamais. Les rédacteurs aussi sont du grand public dès qu’ils s’agit de physique et de l’enseignement de la physique.
                  On peut considérer que j’ai échoué à cette communication avec du grand public : la distance culturelle est infranchissable dans les courts délais dont vous disposez.
                  Il faudra remanier cet article suivant, mais ce serait bien que j’aie quelques retours sur ce que vous en attendez, et quels sont les requis à franchir pour que vous en saisissiez les bases et les aboutissants. Merci d’avance à ceux qui feront cet effort, pour le bien commun. Il s’agit de vos impôts, qui sont mal employés.


                  • gaijin gaijin 18 juillet 2014 08:31

                    je n’ai saisit que les grandes lignes de celui ci si vous souhaitez vous adresser au « tout venant » il vous faut changer complètement de registre ........
                    faire ce qui est précisément interdit au scientifique : réintégrer le point de vue de l’observateur et relativiser votre propre point de vue
                    si vous voulez creuser le sujet vous pouvez tenter de vous pencher la dessus :
                    http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_g%C3%A9n%C3%A9rale
                    sinon écrivez en n’utilisant aucun mot qu’un enfant de dix ans ne pourrait pas comprendre ....c’est un exercice éprouvant mais efficace


                  • JC_Lavau JC_Lavau 20 juillet 2014 13:15

                    Si, c’est publié sur Agoravox, et le débat y est actif, fécond :
                    http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/quand-des-sommites-niaisent-a-154357


                  • berry 20 juillet 2014 23:03

                    « il n’y a que des ondes, vous pouvez jeter à la poubelle la mystique du dualisme. »

                     

                    Je ne suis pas physicien et tout cela me dépasse largement, mais je me souviens être arrivé un jour, un peu par hasard, sur le site d’un physicien canadien, Gabriel Lafrenière, qui disait sensiblement la même chose.

                     

                    Je mets le lien si ça peut vous intéresser.

                    http://www.collectionscanada.gc.ca/eppp-archive/100/200/300/gabriel_lafreniere/matiere_ondes-e/electrons.htm

                     


                    • JC_Lavau JC_Lavau 20 juillet 2014 23:14

                      Oh que non, que Gabriel Lafrenière ne m’intéresse pas, et depuis longtemps !
                      En revanche j’admire et j’envie la qualité technique de ses dessins, même si je n’en approuve aucun.

                      Quel dommage, que ce talent ne serve qu’à un « théoricien » aussi hmm, tubé !


                    • JC_Lavau JC_Lavau 25 juillet 2014 09:24

                      Une info qui se trouve sur le wiki, et qui n’est pas répétée ici : en 1927, Erwin Schrödinger pensa attribuer la diffusion Compton, d’un photon X (ou gamma) par un électron de conduction d’un métal, par la loi de Bragg. Or en 1927, il ne disposait que de l’équidistance selon la formule de Broglie, qui est deux fois trop grande. De nos jours, tout radiocristallographe sait que le réflex d’ordre deux est toujours très faible devant celui du premier ordre ; or ce qui aurait dû être le réflex de premier ordre n’a jamais été observé, et du reste aurait violé les lois de conservation de l’impulsion-énergie en mécanique. Il semble qu’en 1927, ça n’était pas évident pour tout le monde. La loi de Bragg fut découverte en 1912.
                      Le même Erwin Schrödinger découvrit en 1930 la bonne fréquence électromagnétique, comme solution de l’équation de Dirac de l’électron (1928). D’où la bonne équidistance entre fronts d’onde électronique (moitié de l’équidistance brogliennne), mais il n’y a aucune trace qu’il ait alors publié la correction à son article de 1927. Il semble bien que je sois le premier à avoir fait ce travail de correction - et le voir traité comme indésirable


                      • JC_Lavau JC_Lavau 1er août 2014 06:13

                        Oups ! Mauvaise transcription du lien vers William Lawrence Bragg.
                        Correction :

                        William Lawrence Bragghttp://en.wikipedia.org/wiki/William_Lawrence_Bragg
                        Bragg’s law
                        http://en.wikipedia.org/wiki/Bragg%27s_law

                        Et en français :
                        http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Lawrence_Bragg
                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Bragg
                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Condition_de_Laue
                        Encore faudrait-il, pour utiliser le dernier lien, condition de Laue, que vous fussiez familiarisé avec l’utilisation du réseau réciproque d’un réseau cristallin.
                        Or la pédagogie de cette partie de la cristallographie laisse souvent à désirer. Et pour tout arranger, coexistent deux définitions métriques du réseau réciproque, l’une est celle des cristallographes, qui se contentent de prendre les inverses des trois vecteurs de base de la maille cristalline,
                        http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_r%C3%A9ciproque
                        l’autre est celle de la physique du solide, qui multiplie ces trois vecteurs par , pour les faire coïncider avec des vecteurs d’onde.
                        Il existe deux manières de définir le vecteur d’onde : soit sa norme est , on a alors les formules indiquées ; soit sa norme est et on a alors :

                        et
                        où (m, n, p) est une permutation circulaire de (1, 2, 3).

                        C’est un fait public que je suis loin d’approuver l’enseignement ni l’usage de ces « produits vectoriels », mais cet enseignement est hégémonique depuis le début du 20e siècle, alors voilà.

                        Le réseau direct définit des points du cristal ; aucun mystère là dedans.
                        Le réseau réciproque définit des plans du cristal, ou plutôt des directions de plans. Tout le mystère est qu’on dessine ces plans comme des points, dans ce réseau réciproque. Peu d’enseignants sont au clair avec cela : quelle que soit la façon dont on les représente, il s’agit toujours de plans, ou plutôt de directions de plans, dans le monde réel.
                        Quand le cristal a la gentillesse d’être cubique, soit de la plus haute symétrie, la normale au plan (m,n,p) est justement la droite de même indices :

                        <m,n,p>. Dans tous les autres cas, cette affirmation est fausse. L’unique solution est de passer par le tenseur métrique du cristal, lequel n’est enseigné ni aux métallurgistes, ni aux minéralogistes.
                        Deux cours sont à recommander :
                        V. Sirotine, M. Chaskolaskaïa. Fondements de la physique des cristaux. Editions Mir, Moscou, 1984.
                        Et en ligne : http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/syntaxe3.htm
                        ou http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/syntaxe3.pdf.

                      • JC_Lavau JC_Lavau 1er août 2014 06:19

                        Encore de la perte sur les expressions mathématiques par LaTeX.

                        qui multiplie ces trois vecteurs par 2\pi,

                        1/\lambda

                        2\pi/\lambda

                        Et on laisse tomber les « produits vectoriels ».


                      • JC_Lavau JC_Lavau 17 janvier 2015 09:39
                        Liste de postulats hérités du copenhaguisme, et qu’on n’admet plus en TIQM. 

                        Postulat anti-Broglie, anti-Schrödinger :
                        Négation obligatoire de tous phénomènes fréquentiels autres qu’électromagnétiques et sans masse. Négation des fréquences intrinsèques de particules avec masse. Négation des deux composantes rétrochrones dans l’équation d’onde de l’électron, posée par Dirac en 1928. Silence radio sur le Zitterbewegung (1930), qui laisse les profs et rédacteurs de manuels dans l’état d’une poule qui aurait trouvé un couteau.

                        Postulat géométrique macroscopique :
                        Autosimilitude de l’espace et du temps à toutes échelles, avec extrapolation illimitée, et extrapolation vers la microphysique de l’irréversibilité statistique du temps macrophysique, et extrapolation de la topologie à finesse infinie héritée des mathématiciens du 19e siècle.

                        Corollaire 1, de « quelque chose de très petit » :
                        Postulat qu’on peut toujours trouver plus petit permettant de définir qu’un truc, un électron par exemple, est « petit », corpusculaire, voire « ponctuel ».

                        Corollaire 2, anti-absorbeurs :
                        Il n’y a pas d’absorbeurs en microphysique, juste de l’artillerie de corpuscules, tout comme en macrophysique. Mais c’est pas grave, car on a des recettes de statistiques magiques qui préservent le corpuscule de tous verdicts expérimentaux. Ou presque...

                        Postulat positiviste à géométrie variable et opportuniste :
                        Appel systématique aux dimensions de la macrophysique, avec son « observateur », pour régir les réalités microphysiques. Ce télescopage de sept ou huit ordres de grandeurs est au centre de la théorie GK (Göttingen-København).

                        Corollaire anti-Fourier :
                        Les coups de la « dualité » et de la cruelle incertitude de Heisenberg pour dissimuler les propriétés de la transformation de Fourier à l’échelle microphysique.

                        D’ailleurs, Joseph Fourier (1768-1830) était français, alors...

                        Postulat anti-ondulatoire :
                        Même quand on la calcule et que les chimistes s’en servent quotidiennement avec succès, l’onde de Schrödinger demeure fictive, dépourvue de tout sens physique, et ne sert qu’à calculer la probabilité d’apparition du corpuscule farfadique et poltergeist. Lequel est autorisé à aller explorer jusqu’au delà de la planète Jupiter dans son trajet entre le canon à électrons et l’écran cathodique ou le circuit intégré en gravure. D’ailleurs Feynman et Hawking l’ont écrit, alors... L’usage de l’optique de Fresnel (1821) est interdit par la coutume, et sévèrement sanctionné, même avec les corrections fermioniques et bosoniques qui s’imposent selon qu’on l’applique à des fermions ou des bosons.

                        D’ailleurs, Augustin Fresnel (1788-1827) était français, alors...

                        J’en ai oublié ?



                          • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2015 13:34

                            Depuis ce temps là, a été mis en forme l’article dont le sujet était au point depuis 46 mois, et il est envoyé en vue de la publication (mais là ce sera un autre parcours du combattant, obtenir la publication) :

                            Le Zitterbewegung : clé de la diffusion électron-photon selon les lois de Bragg et Compton.
                            http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Zitterbewegung_Bragg_Compton.htm l

                            And some pidgin english later :
                            The Zitterbewegung : key of the electron-photon scattering under the laws of Bragg and Compton.
                            http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Zitterbewegung_Bragg_Compton_eng lish.html
                            A correction has been made for the relativistic momentum of the electron.

                            Du reste, en 46 mois, jamais l’erreur d’une lettre (un v au lieu de c) n’avait été relevée par aucun de ceux qui avaient redoublé d’insultes et de représailles bureaucratiques, jaloux qu’il y ait eu un homme qui ait fait le travail qu’ils ne savaient pas faire.
                            Deux exemples parmi des dizaines, aussi vomitifs :
                            https://www.physicsforums.com/threads/feynman-paths-and-double-slit-experiment.513139/
                            http://www.thescienceforum.com/physics/18025-compton-effect-schroedingers-treatment.html
                            Alors remerciements ? Mais à qui ?
                            Remerciements à Lev Lvovitch Regelson, qui a accompli un acte de résistance inouïe : rendre accessible à tous un article d’Erwin Schrödinger. http://www.apocalyptism.ru/Compton-Schrodinger.htm

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