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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Connaissez-vous les jeux d’aventures textuels ?

Connaissez-vous les jeux d’aventures textuels ?

La fiction interactive, ou jeux d’aventure textuels, est un type de littérature électronique à mi-chemin entre les « livres dont vous êtes le héros » et les jeux de rôles. Les commandes sont entrées au clavier pour interagir avec l’histoire racontée. Ce style évolue donc entre jeu informatique et littérature.

Dans les romans de fictions interactives, vous contrôlez le personnage principal. Ses épreuves et ses choix sont les vôtres.

Une aventure interactive vous raconte le début d’une histoire. Ensuite, c’est à vous de décider ce que le personnage devra faire. Vous tapez des commandes pour les actions à accomplir, et l’histoire vous répond ce qui se passe ensuite.

Une partie de votre rôle est d’aider ce personnage principal à surmonter des obstacles dans sa progression : résoudre des problèmes, étudier ce qui se passe dans l’histoire, découvrir des pistes pour atteindre de nouveaux endroits et objets. Cet aspect des fictions interactives se passe comme dans un jeu.

Et une partie de votre rôle est de l’aider à prendre des décisions. Une fiction interactive peut avoir plusieurs fins, en fonction de vos choix. Cet aspect est comme dans une histoire, mais une histoire ouverte.

Si vous aimez les fictions interactives, vous en trouverez un grand nombre de disponibles pour tous les systèmes d’exploitation (Windows, Linux, Mac OSX, Pocket PC, etc.), la plupart gratuites, mais en anglais, la communauté française étant plus réduite dans ce créneau. Il existe dans notre langue une trentaine de jeux originaux récents, cf. http://ifiction.free.fr/index.php?id=jeux , mais on peut également trouver d’anciens jeux jouables avec un émulateur. Ces jeux (français, anglais, allemands, espagnols, italiens, suédois... pour ceux qui comprennent également ces langues) sortent dans de nombreux styles différents, certains plus proches du jeu, d’autres plus proches de la narration, de l’histoire. Certains sont difficiles, d’autres plus simples ; certains sont sérieux et graves, d’autres plus amusants ou sur des thèmes légers. Il existe des histoires qui nécessitent plusieurs heures pour en venir à bout, et d’autres qui peuvent vous divertir pendant dix minutes pendant une pause. Et, comme pour les livres, les oeuvres de fictions interactives existent dans de nombreux genres : médiéval fantastique (heroïc fantasy), mystère, horreur, science-fiction, amour, historique, surréaliste et vie de tous les jours.

Communiquer avec l’histoire Vous contrôlez la fiction interactive en donnant à votre avatar dans l’histoire des commandes tapées au clavier, généralement une instruction à l’impératif.

Les fictions interactives peuvent analyser et comprendre de nombreux verbes, ainsi que le nom des objets qui apparaissent dans l’histoire. La plupart de ce que vous taperez sera de la forme "verbe-objet" : une action à faire, et un objet sur lequel agir. En fonction de l’action, il pourra être approprié d’ajouter un complément avec un second objet : "mettre le poisson sur le plat" par exemple.

Des jeux existent également avec des graphismes pour rajouter une ambiance particulière à l’histoire (comme dans un livre illustré). Citons par exemple Ekphrasis, une aventure passionnante qui fera parcourir au lecteur les 4 coins de l’Europe, ou Lieux Communs, une série de tableaux inspirés des romans de littérature fantastique de H. P. Lovecraft ! (le lien donné plus haut permet d’accéder directement à toutes ces histoires).

Ces jeux pourraient sembler peu "attrayants" pour la plupart des joueurs dorénavant habitués aux jeux d’action en 3D, mais nous espérons qu’ils réussiront néanmoins à séduire d’autres types de joueurs, à moins qu’ils puissent présenter à tous une autre manière de jouer et lire ?


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24 réactions à cet article    


  • Leekid 15 février 2008 13:53

    C’est vieux comme le monde, et les premiers jeux d’aventures sur C64, Amstrad ou Amiga fonctionnaient comme ça. Cf. les classique The pawn, Borrowed times, ou même des jeux comme Little Computer People, qui n’est certes pas une jeu d’aventures, mais qui fonctionne sur le même principe d’interface texte ("play records", "give food dog", etc :) ). En fait, LCP n’était autre que l’ancêtre du Tamagochi :)


    • Philippe87 Philippe87 15 février 2008 14:33

      "LCP n’était autre que l’ancêtre du Tamagochi"...

      ... et des Sims, phénomène de société dans le monde du jeu vidéo s’il en fut !


    • Philippe87 Philippe87 15 février 2008 14:42

      En effet, les jeux d’aventure textuels ont vieux, sinon comme le monde, du moins comme l’informatique familiale, mais ce qui est intéressant justement, à la lumière de votre article, c’est ce constater ce "retour aux sources" vers le jeu qui raconte une histoire, ou l’histoire qui se joue, comme on voudra.

      (et Dieu sait pourtant comme c’était parfois rébarbatif à l’époque, les analyseurs e syntaxe ayant considérablement évolué depuis...)

      A rapprocher dans une certaine mesure de cette tendance qu’ont les gamers de la première génération (ceux qui, précisément, aujourd’hui, sont en âge de créer des entreprises et de développer ce type de projets) à trouver les jeux actuels, bien que techniquement extrêmement aboutis, beaucoup plus pauvres que bien des jeux "old school" (années 80-90) en termes d’histoire et d’ambiance...


    • Yannick Harrel Yannick Harrel 15 février 2008 14:39

      Bonjour,

      Effectivement ces ludiciels ont comme un goût d’antan : je me souviens encore de mes longues nuits passionnées sur la série SRAM ou Le passager du temps

      Rien de neuf sous le soleil mais si ça peut donner le goût aux jeunes générations de lire avec entrain et se cultiver dans la foulée, c’est toujours bon à prendre !

      Cordialement


      • Escrivio Escrivio 15 février 2008 15:53

        Aujourd’hui nous assistons à un retour en force de ce type de jeu, preuve que la nostalgie de la bonne vieille époque des productions Lankhor, Ere informatique et autres Ubi Soft des eighties est toujours vivace.

        Exemples qui me vient en tête, la série des Ace Attorney sur GBA/NDS qui s’ils contiennent quelques graphismes pour illustrer les propos (à l’instar des jeux sus-cités), reposent sur ces principes indémodables, simples et quoiqu’on en dise, riches et non limitées en terme d’imaginaire.

        En outre, nous avons pu découvrir sur les étals ces derniers temps le grand retour d’une série de livres-jeux mythiques, Loup Solitaire.

        Longue vie à ces productions ludiques en cette ère de surenchère visuelle (le budget de production des jeux vidéo dépassant parfois le coût d’un film entier), qui si elles ne paient pas de mine, apportent toutefois une profondeur d’idées bien souvent occultée...


      • roOl roOl 15 février 2008 16:08

        C’est manqué de lucidité que penser que graphisme rime forcement avec perte d’interet narratif ou scenaristique.

        Quelqu’un ici a t’il entendu parler de Portal ? De Half-Life ?

        Il ne faut pas confondre les demo technique de certains jeux completement denué de scénario (Crysis, pour ne citer que celui ci) avec des vrai oeuvres video ludiques...


      • Escrivio Escrivio 15 février 2008 16:34

        Excusez-moi, mais je ne vois pas le rapport entre des FPS par définition orientés action et les jeux d’aventure par définition orientés intrigues qui font l’objet de cet article. Comparons ce qui est comparable.

        En outre, je ne dénie pas les qualités visuelles des jeux actuels, je ne fais qu’émettre un avis qui aurait été identique si j’avais comparé un film avec un livre : quand bien même l’on aurait un budget phénoménal pour la réalisation de cette oeuvre cinématographique, nous n’arriverions pas à reproduire la totalité des mots, des textes et des idées.

        L’avantage d’un jeu d’aventure en mode texte est le même que celui du jeu de rôle sur table : cela laisse l’immense liberté au joueur de se forger SA vision de l’univers dans lequel il évolue, sans limite (de puissance machine, de capacités ...)

        Les productions comme les films et les jeux n’en sont qu’une représentation filtrée par le talent de ses concepteurs/réalisateurs, qui quant à elle sera sujette à l’appréciation de chacun (çà plait ou çà ne plaît pas, les égouts et les couleurs).


      • roOl roOl 15 février 2008 16:43

        les deux sont des jeux videos ?


      • roOl roOl 15 février 2008 16:45

        Voila bien la preuve que vous n’y entendez rien.

        On peut parler de jeux video et de graphisme sans tomber dans le cliché fps, j’ai un flingue je tire ...


      • Escrivio Escrivio 15 février 2008 16:47

        Oui ce sont des jeux vidéo mais pas réellement des jeux d’aventure au sens de l’article ci-dessus.


      • Escrivio Escrivio 15 février 2008 16:50

        Défendre les jeux d’aventure textuels signifie ainsi pour vous que l’on n’y connaît rien. En outre, prouvez-moi donc en retour qu’Half-Life et Portal, pour ne citer que ceux-là, n’entrent pas dans la catégorie des FPS. Je vous souhaite bien du courage, Messire le connaisseur en art ludique smiley


      • roOl roOl 15 février 2008 16:53

        Definition de FPS : First person Shooter

         

        il n’y a pas d’armes dans Portal. CQFD.

        Sinon, hors de mes exemple, vous trouverez plein de jeu d’aventure en jeu video, et pas uniquement en interface textuel, dieu merci !!!


      • Escrivio Escrivio 15 février 2008 16:57

        Tout à fait d’accord, j’ai des souvenirs émus des jeux de Sierra (Police Quest, Gabriel Knight) , Lucas Arts (Monkey Island, Day of The Tentacle)... J’ai adoré la série récente des Runaway.

        Cà n’en retire pas moins le fait que je puisse ainsi que d’autres personnes apprécier le retour aux sources et leur reconnaître leurs justes attraits.


      • farvardin 15 février 2008 18:20

        Effectivement, les jeux textuels peuvent apporter des ambiances intéressantes. À noter tout de même que beaucoup de jeux modernes (et même les anciens) apportent une couverture voire des illustrations qui donnent quelques pistes, ou un parasitage c’est selon, sur la représentation que se fait l’auteur de l’histoire.

        Néanmoins c’est on l’espère un médium intéressant pour le joueur et l’auteur, et de plus cela peut être un exercice formateur dans le cadre d’initiation à la programmation et à l’écriture.


      • roOl roOl 15 février 2008 15:50

        Oww...

        Deja que je trouve les point’n’clic ennuyeux a souhait, voila les JDR textuel (o_O’)

        Autant lire un bouquin, au pire un "livre dont vous etes le heros" si vous avez vraiment besoin de cette fausse interactivité. On se souvient tous des ces jeux, cependant, je ne voudrai pour rien au monde y rejouer. Les galeres du "diamant de l’ile maudite"... je ne voudrai pas les revivre.

        Mais c’est de toute façon etre tourné vers le passé... les techniques ont evolués, il faut en faire de meme.

         

        Pour debuter d’autre style de gameplay, je vous conseil un jeu comme Half-Life, premier du nom, ou tout les jeux editer par ValVe.

        Voila une nouvelle manière de narration, sans texte, completement immersive pour le joueur.

        Voila mon avis, et pourtant, je suis un lecteur assidu, presque autant qu’un cinephile.

        Mais la narration videoludique est bien le nouveau continent a decouvrir en ces temps modernes.

         


        • roOl roOl 15 février 2008 16:32

          j’aime ceux qui moinsse sans donner leur avis smiley


        • Escrivio Escrivio 15 février 2008 16:45

          Comme dit plus haut, je n’ai rien contre les jeux cités (Half-Life et autres), bien au contraire.

          Par contre, ces jeux vont avoir tendance à "vieillir" d’autant plus vite car ils prêtent le flanc à quantité de critiques concernant la finesse de leurs graphismes (à comparer avec ceux des jeux d’une PS3), leur étroitesse d’univers (à comparer avec les MMORPG actuels)... à l’instar des films de S-F d’il y a dix ans et plus.

          Quant à considérer comme "rétrogrades" ou "passéistes" les personnes qui y trouvent un intérêt et/ou les apprécient, c’est un peu mépriser tous les joueurs qui ne sont pas intéressés par les jeux vidéo et s’orientent vers d’autres activités ludiques (le bon vieux jeu de carte, la quantité phénoménale de joueurs de Tétris, Dame de Pique et autre Démineur smiley ...).

          Dans cet ordre d’idée, comment expliquer que le phénomène des émulateurs de vieilles machines connaisse autant d’engouement si ce n’est que les jeux qu’on pouvait y trouver étaient "amusants" ? Comment expliquer (je n’ai pas d’actions chez eux) le succès des consoles Wii et DS alors que leurs capacités technologiques sont bien moindres par rapport à leurs concurrentes directes (PS3/XBOX360 et PSP) ? Peut-être parce qu’elles permettent à tous ces amateurs de retrouver quelque chose qui leur plaisait et les jeux d’aventure font partie de ces souvenirs.


        • roOl roOl 15 février 2008 16:46

          "Dans cet ordre d’idée, comment expliquer que le phénomène des émulateurs de vieilles machines connaisse autant d’engouement si ce n’est que les jeux qu’on pouvait y trouver étaient "amusants""

          le gameplay et la gratuité ?


        • Escrivio Escrivio 15 février 2008 16:53

          Vous reconnaissez donc implicitement que les jeux de ces vieilles machines puissent être amusants, vous m’en voyez rassuré Comprenez s’il vous plaît maintenant que l’on puisse apprécier les jeux faisant usage de pareils artifices, sans considérer cela comme une attaque véhémente contre les jeux d’aujourd’hui et les nouvelles façons de s’y immerger.


        • roOl roOl 15 février 2008 16:56

          Oui, au moment ou on n’avait que cette possibilité technique ils representaient une alternative, et encore, au jdr papier ou au livre dont vous etes le heros.

          Desormais....


        • roOl roOl 15 février 2008 16:59

          sur ce... j’ai bien travaillé aujourdhui je m’en vais smiley


        • Escrivio Escrivio 15 février 2008 17:02

          Désormais, vous désireriez brûler ce passé et ses amateurs comme hérétiques et hérmétiques à la logique d’aujourd’hui ? smiley

          Je respecte vos goûts, les partage pour la plupart et me permets de continuer d’en cultiver d’autres. On part sur cela ? smiley


        • Scribe 2 mars 2008 11:36

          Décidémment, les internautes-lecteurs-écrivains vont être très sollicités dans les prochains mois. Entre ces jeux d’aventure textuels et de nouveaux sites tels que Protagonize pour les anglophones, ou Wikiroman pour les francophones, sur lesquels on intervient également dans le cours de l’histoire, les internautes vont encore avoir pendant longtemps de quoi occuper leurs longues soirées d’hiver...

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