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Considérations gastronomiques

Discuter et boire culturellement, c’est rechercher ensemble un savoir au travers de l’approfondissement d’un sujet hédonistique. Se cultiver c’est rechercher, partager et défendre des connaissances pour plus tard les exprimer et les différencier de ceux d’autrui.

Le vin comme la bière c’est un peu tout cela : un produit culturel et un désinhibeur, qui permets aux langues de se délier et au savoir de se faire savoir.

En bref, discourir gastronomiquement, c’est participer à l’avènement de l’immortalité de l’âme. Participer, c’est, d’une fluidité houblonnale, uvale, et raisonnable, il suffit de se poser rationnellement les bonnes questions et de trouver des solutions soit dans un acquis soit dans l’interlocuteur.

Au sortir de ces mots, vous ferez corps avec l’effet irrationnel du raisin ou du houblon et avec celui rationnel de la connaissance, afin de devenir maître en terme de discussion oenophile et bièrophile et vous donnerez peut être plus d’importance au langage qu’aux langues bien pendantes mais peu chargées qui s’abreuvent d’or et de lumière.
 
Mais en dehors de ces considérations philogastronomiques, revenant à regagner un regard plus pragmatique car la curiosité de l’homme gourmet n’a pas seulement raison d’avoir pour objet l’étude du rapport entre sa bouche et son ventre, ou celle saisissante entre les forces de la nature et celles d’un fourneau ; elle est plus excitée encore par le spectacle de l’assiette laissé au sens le plus perfide qui soit la vue, par le désir d’en connaître le résultat gustatif à travers la vision de la structure présentée. Mais quel curieux est capable de donner du lien entre l’art culinaire contemporain, les révolutions gastronomiquement culturelles passées et, s’il se peut, les destinées futures. Ce peu de mots peut suffire pour déjà faire sentir en quoi l’idée de gastronomie diffère de l’idée de la culture gastronomique, et pourquoi l’on pourrait envisager de laisser entrer la gastronomie dans le monde des arts et de la culture.

Mais la cuisine pourrait elle également entrer dans la série des sciences. La physique proprement dite, dans sa branche chimie, est une science auxquelles s’applique en toute rigueur ce que nos anciens disaient de la science en général. Elle a pour objet l’objet, en lui-même, particulier ou individuel, dans tous ses états.
Mais la gastronomie pourrait elle également entrer dans une science sociologique ou démographique ? Une culture historique moderne ou passée ? Une science géographique ? Une science entrant dans le champ des cultures et langues régionales ?

A toutes ces questions, la réponse est oui. Alors pourquoi la gastronomie reste figée à son image de plaisir pratique, marchand ou ménager, et a tant de mal à entrer dans le monde du savoir, des sciences et de la culture ?

Qu’en est il donc du discours gastronomique…pourrait il être un jour adopté en qualité de littérature ?
Qu’en pensez vous ?


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