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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Critique ciné : Blanche Neige

Critique ciné : Blanche Neige

La bataille est lancée entre les deux versions du célèbre conte de Grimm qui sortent cette année au cinéma. Si blanche neige c'est bien joli, j'aimerais revenir avec vous sur les sympathiques épisodes gores, souvent méconnus, du conte d'origine afin de départager les deux candidats. La lutte s'annonce féroce mais je peux vous garantir que, quoi qu'il arrive, je doute que l'on s'approche de l'horreur concoctée par les deux frangins Grimm. A vos pommes empoisonnées et autres chasseurs, nains, princes et poignards, c'est partit pour le combat.

Premier round avec Blanche Neige (ben... ouais... "Blanche Neige", ça a le mérite d'être concis c'est déjà ça.) Le premier film qui nous est présenté est une version colorée, plutôt éblouissante pour tout dire, gaie, drôle, pleine d'ironie, d'auto-dérision et de conscience de soi. Au casting de cette adaptation vitaminée on trouve l'adorable Lily Collins (la fille de Phil) dans le rôle de Blanche Neige, Julia Roberts en méchante reine et Armie Hammer qui, en ce qui me concerne, vole la vedette aux autres dans le rôle du prince le plus cliché, maladroit, incapable et, oui, charmant qui soit. 

Alors, oui, Blanche Neige est magnifique dans toutes les versions qui existent, c'est le principe de l'histoire après tout : expliquer aux petites filles que, si l'on est trop jolie, les méchantes dames jalouses voudront nous dépecer. Heureusement, notre beauté (celle-ci étant notre seule atout digne d'intérêt) sera peut-être assez grande pour qu'absolument toute créature dotée d'un pénis nous prenne de pitié, nous épargne et nous aide (à condition bien sûr de le lui faire la bouffe et le ménage). Et bien oui ! Etre jolie et se taire ce n'est pas suffisant (on note l'exception du prince nécrophile qu'une évidente absence de pouls ne refroidit clairement pas).

Mais la princesse de ce Blanche Neige a le mérite d'être douée d'une ambition politique, d'un sens de la justice, de courage, d'audace et de "skills" quand il s'agit de combat. Une princesse légèrement badass donc, l'angle semble être également celui choisi pour Blanche Neige et le chasseur (dans lequel Blanche Neige sera interprétée par Kristen Stewart mieux connue sous le nom de Bella). Une héroïne moderne plus qu'une demoiselle en détresse mais blanche neige n'est pas le seul personnage a avoir été retouché. La reine jalouse de Julia roberts est sarcastique à souhait, bien que, malheureusement, les dialogues qu'on lui a écrit nous laissent parfois sur nos fins quand on réalise tout le potentiel d'un tel personnage dans les mains d'une géante comme Roberts. Les sept nains sont particulièrement attachants et drôles mais c'est Prince Charmant qui se démarque pour ma part. Je n'en dirais pas trop mais il représente le mieux ce qui, en plus d'un visuel époustouflant, fait la force de ce film : une auto-dérision à tous les niveaux, qu'il s'agisse des acteurs eux-mêmes, des clichés sexistes du conte ou de ses aspects sanglants, sadiques et cannibales.

Saviez vous qu'à l'origine la reine dévore ce qu'elle pense être les poumons et le foie de sa jolie rivale ? Après quoi elle tente de l'assassiner par trois fois elle-même, mais à quoi bon ? Chez Grimm and Co. la mort, quand on est si bonne, ce n'est qu'un détail. Le prince débarque donc en parfait sauveur et décide de sortir avec la morte. Il la ramène à la vie en lui roulant un patin, la marie et lui fait des enfants. Tout deux, joyeusement, forcent ensuite la reine déchue à porter des soulier en acier ardent et à danser pour leur plaisir dans ses escarpins de feux jusqu'à ce que mort s'en suive. Charmant.

En attendant donc de voir ce qu' Universal (aux commandes de Blanche Neige et le chasseur) décidera de nous montrer du carnage dans sa propre adaptation, rendez-vous en salle pour découvrir ce Blanche Neige léger mais malin et agréablement divertissant. 


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2 réactions à cet article    


  • NeverMore 12 avril 2012 13:19

    Je trouve l’attitude de Blanche neige très discriminante. Pourquoi abandonner une douillette cabane (très écologiique de surcroit) peuplée de personnes tout à fait charmantes pour se jeter dans les bras d’un grand dadais aseptisé.

    Je pense me plaindre auprès de la LDH (ou un autre organisme subventionné).

     


    • dom y loulou dom y loulou 3 juin 2012 12:57

      votre plume est très agréable


      mais vous contrevenz à la charte d’agoravox en faisant la promotion de films ici

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Beatrice Thomas

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