C'est à l'ombre d'une tragédie absurde, qui fait perdre au monde douze passionnés de cinéma (le meilleur genre de personnes qui soit) que sort The Dark Night Rises, le Nirvana des Fanboys, la définition même du film événement. C'est pleine de tristesse et d'incompréhension que je rédige pour vous cette critique de la fin d'une trilogie légendaire, du sacré Graal des super-héros, de l'apothéose des types en collants.

Après Avengers, The Dark Knight Rises est, sans doute, l'un des films les plus attendus de ces dernières années. Les films de super-héros, de plus en plus nombreux, sont devenus, selon certains, un genre à part entière. La trilogie de Christopher Nolan, entamée avec Batman Begins, redéfinit cependant le genre par son traitement intelligent, sombre et mature d'un univers et d'un personnage qui semblaient superficiels, triviaux et immatures au public le plus réticent. Au lieu d'un genre en soi, nous voici donc face à une matière première riche et vaste (les innombrables héros de Marvel et DC entre autres) à adapter à autant de sauces qu'offre de possibilités le cinéma. Avec The Dark Knight, Nolan donne une dimension épique à sa trilogie, offrant ses lettres de noblesse au Comic Book Movie en raflant une belle flopée de nominations aux Oscars et en faisant entrer Heath Ledger dans la légende au passage, grâce à son interprétation de l'un des personnages les plus marquant de l'histoire contemporaine du cinéma. C'est donc sans surprise que l'on attend The Dark Knight Rises au tournant, le volet ultime d'une trilogie édifiante. Laissez-moi vous dire que l'exercice critique n'est, ici, pas simple. Les fans sont pour le moins féroces. Chose bien malheureuse après les événements atroces et incompréhensibles qui entourent sa sortie : certains critiques auraient même reçu des menaces de mort pour avoir osé émettre des avis négatifs sur ce qui, après tout, n'est qu'un film. Alors c'est parti les gars. On souffle, on se détend, je me lance ! (Mais j'ai quelques réserves... Ne me crucifiez pas.)
Le spectacle commence avec une scène d'action époustouflante où l'on rencontre Bane, la nouvelle menace terrifiante à la paix que connaît Gotham depuis 8 ans. Après la mort de Harvey Dent, le Chevalier Blanc qui a su apaiser Gotham, Batman n'est plus qu'un vigilante traqué, une créature dangereuse dont la haine nourrit la solidarité des habitants de Gotham. The Dark Knight Rises est donc construit autour d'un Bruce Wayne brisé, autant physiquement que mentalement, ce qui permet au film de sombrer dans le drame, et à moi de vous dire sans spoiler que, face à cette nouvelle menace, notre chauve-souris devra panser ses plaies et se relever pour faire triompher le bien dans une société au bord de l'effondrement. Si Bane est un méchant d'envergure, dont la puissance égale (ou dépasse ?) celle de notre héro, Il n'est pas aussi marquant que ne l'étaient le Joker ou Double-Face. La faute, probablement, revient à son masque, qui a certes pas mal de style, mais qui cache presque entièrement le visage de l'excellent Tom Hardy et, avec lui, une partie de son très grand talent.

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pfff Isga je pense que tu mélanges tout. En quoi le dernier Batman nous explique qu’il (...)
30/07 20:46 - VosslerTuxHum je ne vois pas du tout en quoi ce film est antirévolutionnaire. Je trouve qu’il (...)
30/07 20:32 - VosslerTuxjustement avec cette trilogie on est très loin du pan pan et explosions en tous genre. Nolan a (...)
30/07 20:16 - VosslerTuxC’est vraiment n’importe quoi ce commentaire. Ce n’est pas du tout la vision (...)
30/07 20:11 - VosslerTuxDu très grand n’importe quoi. Batman un vrai fasciste ? Si vous ne savez même pas ce (...)
29/07 01:46 - Erik@AUTEUR/Par Beatrice Thomas (xxx.xxx.xxx.112) 26 juillet 18:04 Vous dites : « Vous avez des (...)
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