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Crowned in Earth, doom et symphonique à la fois

La scène rock alternative se plaît à croiser les genres. Le mélange du métal et du progressif offre bien souvent des résultats intéressants et c’est le cas avec le CD proposé par Crowned in Earth, nouvelle formation apparue sur les radars de la scène alternative. Ce trio anglo-américain vient de sortir son album A vortex of earthy chimes sur le label génois Black Widow qui fait preuve de son éclectisme une fois de plus. Ce groupe est récent, formé en 2008 autour de Kevin Lawry, déjà présent dans une autre formation du même genre, le doom métal. Lawry est la tête pensante, assurant les compositions, les textes et sévissant à la basse, à la guitare, aux synthés et au chant. Darin McColskey œuvre à la batterie alors que Brian Anthony vient compléter ce trio en s’occupant des parties de mellotron. Et c’est sans doute tout le secret de cette alchimie sonore étrange difficile à caser dans un genre tant les exécutions se jouent des styles et s’échappent de toute catégorisation précise malgré une orientation doom.

Le doom fait partie du genre métal et se veut plus lent, pesant, atmosphérique et parfois mélodique, si bien que cette musique séduira plus un amateur du Floyd que les fans de Metallica ou les amateurs hirsutes de black métal qu’on voit débouler au Hellfest. Le premier morceau commence par un lourd martèlement de basse et batterie. On peut y voir une facétie du groupe tant on a l’impression d’entendre le début du premier Black Sabbath. Ensuite, l’atmosphère se fait plus suave, avec des subtilités exécutées par une guitare très seventies jouée à la Fripp, des belles parties mélodiques soutenues par une basse qui elle aussi joue de la mélodie plus qu’elle ne participe à la rythmique, celle-ci étant bien assurée par McColskey. Le premier morceau donne plus l’impression d’une rêverie progressive que d’un pesant voyage dans l’épais brouillard du doom. Le mellotron subtilement ajouté confère à cet ensemble une atmosphère très crimsonienne. Enchaînons avec le second morceau, lui aussi long d’une douzaine de minutes. Cette fois, la lourdeur et les intonations vocales nous rapprochent plus du doom et tout spécialement de choses qu’on entend avec My Dying Bride, sans toutefois que ce ne soit une copie car les pesanteurs sont entrecoupées de passages plus fluides et conventionnels avec une guitare très seventies. Bref, un morceau qui n’a rien de linéaire ni d’évident et qui comme l’ensemble, est très plaisant à écouter. Le troisième morceau se place plus sous le patronage de Black Sabbath mais reste très mélodique avec quelques touches symphoniques, comme du reste le morceau suivant assez étrange car imprévisible, loin de la structure de la pop rock. Et toujours une recherche dans les sons et le style, surtout dans les parties de guitare. Le sixième morceau complète ce CD avec une longue suite elle aussi imprévisible, avec des passages doom et d’autres plus feutrés, voire intimistes avec toujours ce mellotron qui embellit les compositions, complétant les subtiles mélodies exécutées à la guitare. Une fois de plus, une atmosphère crimsonienne qui se dégage.

On ne peut donc qu’être séduit par cette musique qui, selon les dires de Lawry, représente le métal moderne autant qu’un style resté underground dont les instrumentistes constituent une camaraderie soudée, alors que les fans savent rester enthousiastes et fidèles. Bref, c’est comme dans le prog avec cet esprit de grande famille qu’on peut capter toutes les années lors du Crescendo festival. Le doom joué par Lawry et ses complices se veut alternative et comme le suggèrent les propos de l’intéressé, il est question de libérer les consciences des torpeurs et autres œillères fabriquées par les religions et les idéologues. Autant dire que cette musique s’inscrit parfaitement dans les préoccupations de notre époque, l’art étant souvent complice des quêtes de sens. Et maintenant, laissez-vous tenter pour des atmosphères qui peuvent même accompagner un dîner aux chandelles, pour peu que les invités ne limitent pas leur univers musical aux sucreries que les radios nous rabâchent.


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2 réactions à cet article    


  • Suldhrun Suldhrun 31 décembre 2012 17:50

    Le bonjour Dugué

    L à metall musique je lay connue , l odeur en plus .

    La poudre !

    Tac , tac , tac , les mitrailleuses !

    Poum , poum , la les cannoniers !

    Savez vous que l expression , s entendre comme chiens et chats provient d une expression Bolivienne ; comme serbes et Croates ?


    • rouge sang 1er janvier 2013 12:11

      un question Bernard.. pourquoi mettez vous plein d’articles sur la prog en l’occurrence, mais vous ne suivez pas le cours des discussions ? Pourquoi ?

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