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Culture Peule pour info

La femme Peule, une des plus fières d'Afrique

Parler de sa propre sexualité n'est pas facile, en Afrique. J'ai passé bien du temps, pour savoir comment cela gêne certaines de mes amies africaines, quand la vie intime est abordée. Pourtant, on blague aisément sur le sexe, de façon générale.

Doit on préciser à quel point certaines situations sont encore honteuses, et c'est la victime qui a honte. Avoir un enfant sans être mariée vaut encore à des femmes d'être au banc de leur village. Etre violé est une souillure. Une femme à qui cela est arrivé subit en plus un rejet comme si elle devenait impure, sale ; plus personne n'en veut. Tout son village porte la honte et même sa communauté.

L'ethnie peule est une des plus fières d'Afrique. Il est déjà étonnant qu'une Peule soit femme de ménage, ce n'est pas courant. C'est une ethnie où la femme est assez respectée même si la racine du mot "femme" dans leur langue (debbo)  signifie "soumission"...

voir : http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/colloques2/40385.pdf

La tendance des Peuls est d'être monogames même s'ils sont majoritairement musulmans.

Ce qui est original dans leur culture traditionnelle, c'est qu'un homme doit maîtriser ses instincts. S'il se laisse aller ; alors il déshonore toute sa famille et même certains cas de suicide DE L'HOMME ont lieu s'il s'est laissé aller à violer une femme.

voir : http://books.google.fr/books?id=m9NrtNMYR6IC&pg=PA56&lpg=PA56&dq=demande+en+mariage+chez+les+peuls&source=bl&ots=J7dyUFFGz5&sig=4ey9utgRv0L5K4FfWQHKvdp19hA&hl=fr&ei=QpjbTb38E9Or8AO5lTU&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CCEQ6AEwAQ#v=onepage&q&f=false

Contrairement à certaines cultures où le violeur est tranquille et la victime accusée, voire mise à mort, chez le Peul, la responsabilité est assumée par l'homme, enfin la femme, se cache quelque part dans sa famille et ne se montre plus à personne dans le village.

Dans la culture d'origine de cette ethnie, c'est l'homme qui doit plaire à la femme. Il peut y mettre des jours et des nuits, en spectacle de chant traditionnel, pour démontrer ses capacités musicales et son endurance, 

http://burkinafaso.coteazur.free.fr/documents/traditions-quotidien/peul-musique.pdf

afin qu'elle le remarque. Même si c'est lui qui fait la demande en mariage, moyennant de grands efforts de séduction, et d'offrandes à la famille. Une femme, ça se mérite. Le mot "épouser" en Peul pourrait se traduire par "élévation" pour la femme et "devoir" pour l'homme.

Rien à voir avec l'idée de se servir d'office avec le personnel de "service".

Bien que "civilisé" ou sédentarisé, un Peul ne peut renier sa culture, pas plus qu'un français se passer de pain (sauf exception). Même depuis dix ans aux Etats Unis, une femme Peule, connue dans toute l'Afrique pour sa fierté, sera peut être la dernière à pouvoir être prostituée ou se laisser prendre à la sauvette.


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14 réactions à cet article    


  • Yohan Yohan 25 mai 2011 11:54

    Dans ces cultures à fondement machiste, même si celle-ci n’est pas la pire, et au demeurant si valorisées par nos médias, en pamoison devant les fameuses minorités visibles, ce sont toujours les femmes qui règlent l’addition la plus salée, quoiqu’il arrive.


    • breizhnana 25 mai 2011 13:36

      Oui je m’étais aussi renseignée sur le sujet, après « l’affaire ». Et tout concorde. Pas de pot pour DSK, il est tombé sur une « espèce rare », une femme fière et courageuse, qui ne va pas courber la tête devant le pouvoir du machisme et l’arrogance du fric et du pouvoir…

      Si c’est bien ce genre de situation, je suis de tout coeur avec elle et lui tire mon chapeau bien bas... C’est une grande cause bien trop souvent bafouée qu’elle défend. Et il y a du boulot, à voir la déliquescence des élus comme des médias... smiley

      • Laratapinhata 25 mai 2011 16:36

        Votre article est bien idéaliste...

        J’ai travaillé avec un toucouleur, donc un peul, scientifique nanti de deux doctorats...
        Ses six filles étaient excisées...


        • cevennevive cevennevive 25 mai 2011 19:35

          Bonjour Lara,

          Elles sont toutes excisées quand elles ont grandi dans leur pays, filles de médecins, d’ingénieurs ou de bergers... Si elles ne le sont pas, elles sont considérées comme impures, donc impossible de les marier ! Et comme le dit Citoyenne, elles parlent difficilement de cela.

          Votre étonnement est curieux. En Afrique Noire, c’est la règle... Et c’est bien entendu ignoble !

          Qu’est-ce que cela a à voir avec la fierté de la femme Peule dont parle Citoyenne ?


        • Laratapinhata 25 mai 2011 19:51

          Elle la relativise...

          Comme j’étais très choquée, cet enseignant-chercheur m’a expliqué que c’était sa femme qui avait tout organisé, sans le consulter, puisqu’il n’avait traditionnellement pas voix au chapitre... sur ce sujet.

          Alors cette fierté de la femme peul excisée « lisse comme la main » , je la trouve mal placée. Et invoquer la Tradition ,en occultant ce genre de détail, pour singulariser un groupe ethnique de femmes ne me plait pas.


        • une.citoyenne une.citoyenne 25 mai 2011 21:02

          Hors sujet ! Je ne fais pas l’apologie de cette culture, j’en dis ce que j’en sais. Cela n’excuse en rien ces coutumes abjectes et relisez l’article... L’homme achete la femme encore, comme un objet. Je n’ai pas dit que c’était très bien ni idéalisé cela. Ce n’est pas parce qu’il y a excision et ce genre de choses qu’il est interdit de regarder le reste, ou qu’il faille le regarder avec un prisme négatif, comme on observerait quelques singes.... que nous sommes également. Je parlais dans cet article des aspect de la personnalité d’un Peul ; la femme Peule est peut être la plus difficile à forcer, corrompre, parce qu’ils sont très très fiers. J’ai parlé peut être avec poésie de cette culture, sans dire qu’il y en avait des détestables, comme il y en a également partout dans le monde. Nous n’excisons pas, ici, mais nous avons les moyens de désespérer du monde. C’est un éclairage sur l’affaire DSK vis à vis de la plaignante, comme le dit Breiznana, ça va être corsé pour lui faire dire qu’elle ment.


          • Laratapinhata 25 mai 2011 21:36

            Sur le dernier point , je l’espère bien...


          • Zobi Aldo Rifort 25 mai 2011 22:41

            Comment peut-on déterminer un classement de niveau de fierté entre les femmes africaines ?
            Quelle est la difference de fierté entre une femme congolaise, éthiopienne ou algérienne par exemple ? Peut-on réellement établir une généralité sachant que c’est un domaine d’appréciation très personnel ?
            Par exemple, on peut dire qu’un corse, un basque sont fiers. Mais les bretons, les alsaciens sont très fiers aussi ;) Que dire de la fierté des espagnols, des italiens, des allemands si on sort de la France ? ;)
            Bref, je ne suis pas sûr de vous suivre même si ce que vous dites est intéressant et peut éclairer sur certains aspects de leur culture.


            • une.citoyenne une.citoyenne 25 mai 2011 23:54

              tout à fait d’accord, chacun a sa fierté et surtout ceux qui ont peur de « perdre la face ». J’ai souligné que comparativement à d’autres peuplades d’Afrique, la femme peule a été moins dévalorisée que les autres par les comportements et modes relationnels de son ethnie, malgré tout (excision comprise). J’ai horreur des généralisations (c’est comme ça que naît le spectre du racisme) et pourtant, j’en fais une là, parlant de ce qui se passe dans la langue, dans la conception de ce qu’est un mariage, une femme, pour cette ethnie parce que je pense que ça éclaire des aspects de ce qui se passe. Une peule peut faire du commerce, négocier, gérer les affaires de son mari alors que de nombreuses autres ethnies ne le permettraient pas. Une peule a souvent voix au chapitre depuis des centenaires, pour dire si elle veut un mari, comme je disais, il doit s’efforcer de lui plaire, quand chez d’autres, quand j’étais petite, j’ai vu des vieux barbons « épouser » des petites jeunes filles à peine pubères, sans qu’on n’ait rien demandé à ces dernières. J’ai passé toute mon enfance en Afrique noire. Une gamine à qui l’on n’a rien demandé, qui subit tout à un âge tout jeune, n’a plus la même capacité à dire non, à résister ou à s’opposer qu’une femme qui a eu quelque droit de choisir.


              • Zobi Aldo Rifort 26 mai 2011 00:18

                D’accord, je vois. En fait, au lieu de parler de niveau de fierté, on devrait parler de niveau de soumission, malheureusement. ;)
                Amicalement.


              • vivacuba vivacuba 26 mai 2011 07:50

                « Citoyenne », vous avez certainement grandi en AFRIQUE NOIRE , cependant il me semble que vous avez un certain parti pris pour les peuls et un vieux relent colonialiste qui me géne.
                Pour avoir passé pas mal de temps en Guinée , oû l’ethnie peule est effectivement une composante de la société, et pour avoir vécu chez des malinkés, des soussous, des forestiers, des bagas ..... il me parait juste d’affirmer que la place de la femme est finalement la même dans tout ces groupes.
                 . De maniére générale , j’ai pu constater que le pouvoir de la femme dans la famille est plus discret mais au moins aussi fort que dans nos sociétés. 

                Quand au respect du au femmes , parlons en ! Nous avons plus à leur envier que nous le croyons ! le reste est une affaire de traditions et de culture que nous avons bien du mal à comprendre ... en tout cas que nous n’avons pas à juger 


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 mai 2011 10:07

                Bref, c’est le genre de culture où il est extrèmement mal vu que la femme se comporte de manière libertine, à un point tel qu’il est envisageable que son clan doive la punir en cas d’écart pour laver l’honneur clanique : tout le monde sait comment on « lave » l’honneur du clan dans ses cas là !

                Or, transiger pour de l’argent avec DSK est de nature à souiller l’honneur de son clan.

                Donc, elle risque de ne pas vouloir collaborer avec DSK pour trouver un arrangement Win Win puisque ça risquerait de se retourner contre elle.

                J’en connais un qui aurait mieux fait de demander « a second pillow » à la réception comme on dit dans les hôtels bien comme il faut où bien sûr il ne se passe pas ces choses là.

                Que ceux qui ne me croient pas fassent le test !


                • une.citoyenne une.citoyenne 26 mai 2011 12:57

                  voilà Alois, c’est exactement ce que je voulais montrer ! et non pas faire l’apologie de la soumission qui hélas sévit...
                  eh, quand même NON il y a des différences fondamentales entre les ethnies et la place des femmes. Chez les sérères, les hommes et les femmes vont ensemble aux champs, alors que chez d’autres nombreux, le travail c’est pour les femmes.
                  la case appartenait à la femme.
                  L’enfant portait le nom de la femme. C’est l’état civil à la française qui leur a retiré ce droit, en même temps que l’excision d’ailleurs.

                  Je ne fais pas d’apologie je dis juste que selon la place qu’on accorde aux petites filles et aux femmes, et bien, des comportements sociaux vont avoir lieu. Malheureusement, oui Aldo c’est ce que je disais, différents niveaux de soumission. Sur des aspects différents. Accepter de l’argent pour dire avoir menti, perdu sa parole, risque d’être plus difficile chez une ethnie où le mensonge est très mal toléré, alors que chez d’autres (arguments commerciaux de vente) c’est tout à fait compréhensible. L’intérêt n’est pas de glorifier qui que ce soit ou de dénigrer quelque coutume sur lesquels je n’ai pas de jugement, si vous en voyez, je ne m’y reconnais pas ; mais pour dire que la partie pour DSK va être spécialement rude.


                  • Zobi Aldo Rifort 26 mai 2011 16:18

                    Pas de souci, je saisis bien votre message. D’ailleurs, si le mien vous paraît ambigu, je parle bien de la même chose :)
                    Je connais peu voire pas du tout les sociétés africaines, mais pour moi en occident, la soumission est juste cachée par un vernis, un masque de la soit-disante « civilisation ». En grattant un peu, on retrouve les mêmes réflexes conditionnés du rapport contrôle / soumission. Enfin, c’est ce que je constate à titre personnel. Je ne veux pas non plus en faire une généralité, tant certains hommes et femmes se comportent respectueusement.
                    Il y a toujours un fossé, que j’estime illusoire, entre l’homme et la femme que l’on représente comme opposés, contraires, alors que ils sont totalement complémentaires, voire indissociables. ;)

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