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David LaChapelle, roi de la « pop-photo » et du « glam-sex »

 
David LaChapelle est un ovni dans le monde de la photo. Américain de 46 ans et des centaines de clichés qui ne laissent jamais indifférent. Son style est reconnaissable entre tous : des couleurs vives, saturées ou chatoyantes, des décors surréalistes, créés grandeur nature qui dépassent parfois l’entendement.
 
David LaChapelle est l’un des plus grands photographes de mode de ces dernières années. Tout ce qui compte de glamour dans le monde a été caressé par son objectif. Son domaine de prédilection, les portraits de vedettes américaines : Marilyn Manson, Drew Barrymore, Uma Thurman, Madonna, Amanda Lepore, Eminem, Leonardo DiCaprio, Pamela Anderson, Lance Armstrong, Naomi Campbell, Elizabeth Taylor, David Beckham, Paris Hilton, Mohammed Ali ou encore Britney Spears… stop ! La liste serait trop longue à énumérer !
 
Et pourtant ne voir dans ses photos qu’un travail sur la mode ou les stars serait réducteur…
 
L’émission Tracks sur Arte (le 4 décembre 2009 à 23H00) consacre un reportage très (trop ?) court sur la dernière exposition de David LaChapelle à Los Angeles à la galerie David Desanctis, après la galerie Alex Daniels à Amsterdam : The rape of Africa, « Le viol de l’Afrique ».
 
Le viol de l’Afrique s’inscrit dans la continuité de sa série « Déluge » qui pointait du doigt la catastrophe vers laquelle nous nous dirigeons inéluctablement si nous ne réduisons pas notre rythme de consommation des richesses.
 
David LaChapelle revient sur la genèse du "viol de l’Afrique", comment il a revisité le Vénus et Mars de Sandro Botticelli.
 
L’original de Sandro Botticelli peint en 1484 montre comment l’amour triomphe de la guerre : après avoir fait l’amour, Mars, le dieu de la guerre épuisé dort et Vénus la déesse de l’amour, victorieuse, le contemple.
 

 Sandro Botticelli : C. 1484, Vénus et Mars © The National Gallery, Londres
 
David LaChapelle, The rape of Africa
 
David LaChapelle réalise une « pièce-spectacle ». En entrant dans la salle on est confronté au « viol de l’Afrique », une image extravagante de couleurs et de détails. Naomi Campbell est présentée, altière comme une Vénus africaine. Mais le glamour que notre œil occidental perçoit n’est qu’un vernis de surface et laisse apparaitre une seconde couche moins visible, comme une vérité que l’on ne veut pas voir mais qui plane au-dessus de nos têtes. Le Dieu de la guerre est un mannequin blanc qui dort paisiblement : allégorie des souffrances infligées à l’Afrique par l’Occident.
 
Le reportage passe comme un flash, mais les aficionados apprécieront.
 
Afin de mieux comprendre sa démarche, revenons un peu plus en détail sur David LaChapelle et ses influences artistiques.
 
Pop-photo et influences
 
David LaChapelle est né en 1963 dans le Connecticut. Au grand dam de ses parents, pour qui l’éducation est primordiale, David LaChapelle décide de partir à New York à 18 ans et vivre de petits boulots. Une plongée dans l’univers nocturne des clubs comme le Studio 54 et Harrah où il est serveur. Ce monde édulcoré dans lequel il est plongé très jeune marque sa vision de l’art.
 
Sous la pression familiale qui l’encourage dans ses études artistiques, il retourne néanmoins finir ses études à la North Carolina school of Arts. C’est là, qu’il a le « déclic » pour la photographie. Il comprend que la photographie ne se résume pas à ses aspects techniques et mathématiques de mise au point et d’exposition, mais qu’il s’agit d’une grande cuisine dans laquelle l’instinct fait la différence.
 
La culture artistique et notamment l’histoire de l’Art prennent alors une part grandissante sur son œuvre en devenir. Une tendance artistique ne se fait pas sans une vision panoramique des différents courants. Cette vision des possibilités est indispensable pour être véritablement libre de créer. « Je ne comprends pas aujourd’hui quand un gosse vient me voir en m’annonçant qu’il veut devenir photographe de mode alors que tout ce qu’il connaît, il l’a vu dans le dernier numéro de i-D. Il faudrait au moins se plonger dans l’histoire de la mode. Le monde actuel de la mode est terriblement limité  » confie-t-il a Anne-Céline Jaeger dans l’ouvrage La photographie contemporaine par ceux qui la font.
 
Au début de sa carrière, David La Chapelle ne souhaite pas publier dans les magazines, il se tourne exclusivement vers les galeries où il veut exposer. La galerie 303 à New York est la première à l’exposer en 1984. Il conçoit la photographie comme un art à part entière qui a sa place dans les galeries au même titre que les peintures.
 
Mais un changement de cap a lieu, le nec plus ultra des magazines de l’époque « Interview », créé par Andy Warhol et Gerard Malanga en 1969, publie quelques photos de lui. S’ensuit, une période durant laquelle David LaChapelle fréquente les membres de la Factory et est plongé en son entier dans le Pop art.
 
De cette expérience émerge l’idée que les magazines seraient comme des galeries d’art, mais bien plus puissantes car ils rentrent dans le quotidien des gens. En galerie, une exposition est dédiée à un lieu. En revanche, le magazine est une galerie ambulante, intrusive, dont les photos finissent parfois placardées sur les murs des chambres ou sur les frigidaires. Le magazine est le « média Pop » par excellence qui libère la photographie artistique. David LaChapelle se rapproche du Pop art. Plus qu’un courant artistique, il y voit une catégorie de l’art, un art accessible au grand nombre qui interroge chacun dans son quotidien. La « Pop-photo » était née.
 
David LaChapelle tente de concilier la culture artistique classique et l’art populaire comme s’il avait trouvé une brèche dans la querelle des anciens et des modernes : « Depuis mon enfance, j’ai été fasciné par Michel-Ange. Si l’on parle de pop, voilà, c’est lui l’artiste pop par définition. C’est le seul artiste reconnu partout dans le monde. Face à l’image d’une main, celle de la création d’Adam, tout le monde sait dire le nom de l’artiste qui l’a peinte. Cela est très proche de la définition de pop, c’est-à-dire à être populaire : tout le monde connait Michel-Ange » explique-t-il à Gianni Mercurio (Catalogue de l’exposition ; Giunti). Michel-Ange l’a toujours inspiré : David La Chapelle puise dans ses grandes fresques matière à développer son expression. Il inclut dans les siennes des icônes telles Pamela Anderson et Paris Hilton parce qu’elles parlent aujourd’hui à notre imaginaire, qu’elles font partie qu’on le veuille ou non de nos représentations collectives. Il s’agit de notre réalité.
 
Sa photographie réussit à mêler histoire de l’art avec les obsessions de notre société contemporaine : la consommation, l’environnement, la pornographie et le plaisir, le star system, la religion et le devenir de l’humanité.
 
Etre publié dans des magazines de mode devient l’objectif qui lui permet d’atteindre le plus de monde possible. Il développe la photographie de masse. L’art ne se résume pas pour lui à une œuvre élitiste. Bien au contraire, il veut frapper la culture populaire. Riches, puissants, pauvres, laids, beaux, tout est sujet à composition car c’est à « l’image » de la réalité qui nous entoure. Notre société est envahie et dominée par la publicité et la consommation ! Soit ! La dénonce-t-il ? David LaChapelle n’est pas dans un art de revendication. Il ne la dénonce pas, il la dépeint telle qu’il la voit, quitte à y participer. Il montre l’aspect relatif dans toute chose, y compris dans son travail : bien que l’on soit sujet, on est toujours l’objet d’un autre.
 
Du porno chic au glam-sex
 
On connait la vague du porno chic qui prend sa source dans le travail du photographe Helmut Newton et qui a envahi les espaces publicitaires de la fin des années 90 au début des années 2000. Les marques de luxe s’engouffrent dans la brèche et voient leur vente décoller. Les codes de la publicité en sont bouleversés. Mais comme tout abus finit par nuire à la santé, le « porno chic » a fini par être contre productif et avoir des répercussions négatives sur les ventes. Néanmoins que faire après être allé si loin dans le trash ? Difficile de ne pas faire fade quand tous les tabous ont été utilisés ? Violences, sado-masochisme, bondage, zoophilie, orgie etc.
 
Désormais le glam-sex ou l’érotico-chic remplace le porno-chic : le politiquement correct règne. La suggestion pour faire parler l’imagination. La crise économique est passée par là. On ne choque pas un client à terre.
 
Les photographes comme David La Chapelle, Mario Testino, Paolo Roversi ou Bettina Rheims participent à ces vagues. 
 
David LaChapelle ne le renie pas. Il s’agit d’une tendance lourde de notre société à laquelle personne aujourd’hui ne peut échapper. L’important est de ne pas voiler les obsessions du monde contemporain. Il a pris le parti de les exposer et de les décrypter.
 
On aura pu voir toute la complexité de son travail lors de l’exposition rétrospective qui lui fût consacrée à l’Hôtel de la Monnaie à Paris du 5 février au 31 mai 2009. Même si on note avec une certaine déception que le lieu un peu étroit n’ait pas permis l’accrochage de toutes les œuvres prévues.
 
La rétrospective de David LaChapelle a été organisée selon des thématiques connues ou inédites : Deluge, heaven to hell, meditation, recollections in america, accumulation, destruction & desaster, dream evoques surrealism, plastic people, excess, consumption, star system, pop after pop, auguries of innocence. David La Chapelle pose son regard de photographe sans développer une position moraliste, sur certaines thématiques telle que la consommation, la peur de la mort, la présence du divin ou l’idée du beau. Il nous interroge sur la course à la consommation et notre attachement effréné aux biens matériels. Il questionne aussi la chute des valeurs universelles et des valeurs religieuses qui développe des comportements compulsifs dirigés vers l’accumulation.
 
Aussi étrange que cela puisse paraître, on trouve de nombreux parallèles et de nombreuses références avec des œuvres classiques que l’on retrouve dans le catalogue de l’exposition (Giunti) : la bataille des centaures de Michel-Ange avec Room dor Naturalism ; Le jardin des délices de Jérôme Bosch avec The offering ; l’extase de Sainte thérèse de Le Berin avec Lusty srping et Angelina Jolie ; Léda et le cygne du Tintoret avec Mythical Swans et Madonna ; le portrait de Stéphie de René Magritte avec Dolhouse Disaster, home invasion et Cameron Diaz. Odon Vallet, historien des religions, commente en vidéo la fresque "Déluge" et "Cathedral".
 
Il dialogue avec la culture Pop et développe toute une série hommage où nous retrouvons l’environnement du Pop Art, inspirée de James Rosenquist, Claes Oldenburg, Tom Wesselmann, Allen Jones, Richard Hamilton, Wayne Thiebaud et Andy Warhol.
 
Il photographie avec ironie le culte du corps qui, mené à l’excès, dégénère en un syndrome obsessionnel. Il présente une ré-interprétation du glamour lié au désir d’assurance de soi-même qui met en scène fantaisie et inclinaison sexuelle, exhibitionnisme et attitudes violentes : le « glam-sex ». 
L’exposition montre également des clips vidéos musicaux réalisés par le photographe ainsi que le making off de la nouvelle série « Deluge », véritable mise en scène cinématographique.
 
Retour sur un clip qui fait polémique aujourd’hui
 
David LaChapelle a publié ses photographies dans d’innombrables magazines Vogue Italie, Vanity fair, Rolling Stones, i-D, Interview ou GQ, outre ses portraits de stars, il a réalisé des campagnes publicitaires pour l’Oréal, Lavazza , MTC, Philip Morris ou encore Diesel Jeans.
 
On oublie souvent qu’il a aussi réalisé de nombreux films publicitaires, notamment pour Armani, H&M et la série Lost et qu’il est le réalisateur de clips musicaux pour Mariah Carey, Britney Spears, Robbie Williams, Whitney Houston, Macy Gray, Elton John, Christina Aguilera.
 
Il a également réalisé le documentaire Rize sur le krumping et le clowning. Ces danses afro-américaines nées à Los Angeles où la difficulté réside dans la vitesse des mouvements réalisés.
 
 
Aujourd’hui un clip réalisé en 2000 par David LaChapelle pour la chanson Sad Eyes d’Enrique Iglésias refait surface sur le Net. Celui-ci n’avait jamais été diffusé car jugé trop sulfureux. Je vous laisse juger :


 
 
Style et démesure 
 
Quand on regarde une photographie de David LaChapelle pour la première fois, on est persuadé que la composition relève d’effets spéciaux, de trucages et de retouche informatique. Et pourtant non ! « C’est beaucoup plus drôle, si on veut photographier une fille assise sur un champignon de fabriquer le champignon et de l’asseoir dessus, que de le faire à l’ordinateur. De même si on veut mettre une fille nue et un singe en plein Time Square... ».
 
David LaChapelle a un style, c’est indéniable. On est littéralement absorbé par la vivacité de ses couleurs et de ses extravagances. Pourtant, selon lui, il n’a jamais intellectualisé sa marque de fabrique, celle-ci vient avec le temps comme il l’explique à Anne-Céline Jaeger : « Oubliez le style. Tout ça c’est de la foutaise, c’est purement superficiel. Le style, ça vient out seul. En ce qui me concerne, je n’ai jamais vraiment réfléchi à la couleur. Je sais simplement que c’est quelque chose qui m’a toujours attiré. Le principal c’est de photographier vos obsessions, que ce soit les mains de personnes âgées ou des gratte-ciel. ». Les règles limitent la créativité. Ne pensez pas au style. L’Art se réalise avec les tripes de la spontanéité. Il laisse d’ailleurs les autres décider si son travail est de l’art ou non. Plutôt que de répondre à cette question, lui préfère s’amuser. La joie de shooter quand l’équipe est prête est un moment indicible selon lui.
 
Pourquoi a-t-il choisi la photographie couleur ? Il l’a préférée au noir et blanc quand pendant les années sida, il a su qu’il n’était pas contaminé alors qu’autour de lui des amis mouraient très rapidement, les traitements étant quasiment inexistants. La couleur est l’expression d’une joie de vivre, d’une volonté de vivre.
 
Il travaille avec un appareil moyen format et s’est mis au numérique récemment, notamment parce qu’il considère que la technologie est arrivée à un niveau de maturité tel que la qualité égale sinon surpasse la qualité de l’argentique, et permet en outre de réaliser des économies de papier et de produits chimiques dont l’utilisation massive pour le tirage et le développement des épreuves n’était pas forcément bonne pour l’environnement.
 
La recette de sa réussite ? Tout faire pour réaliser l’idée qu’il a en tête. La détermination pour que rien ne soit impossible. Il adapte sa pensée créative à la photo, à la personne qu’il veut prendre et absorbe le tout dans son monde. Ses propres conditions avant tout.
 
David Lachapelle, un ovni dans le monde de la photo. Il a su exploiter la Pop photo et le glam-sex pour se hisser au plus haut niveau tout en s’inspirant de l’histoire de l’art : une tentative intéressante de réconciliation des modernes et des anciens.
 
Présent au 30ème Gala d’anniversaire du MOCA mi-novembre, il ne pouvait pas être en meilleure compagnie qu’avec Lady Gaga, exemple parfait de l’icône pop et de son ascension fulgurante.
 
 
 
Extraits d’un documentaire de HilKa Sinning :
 

 
Sources :
 
Anne-Céline Jaeger, La photographie contemporaine par ceux qui la font, Thames & Hudson, 2007.
 
Mercurio Gianni et Torres Fred, catalogue de l’exposition de la rétrospective David LaChapelle à la Monnaie de Paris, 2009, Giunti.
 
A voir également l’émission Tracks sur Arte (le 4 décembre 2009).
 
 
 
 
 
 

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6 réactions à cet article    


  • morice morice 4 décembre 2009 09:54

    roi du mauvais goût et du trash me paraît beaucoup plus approprié.« David LaChapelle a un style, c’est indéniable » ah pour ça, rarement vu aussi moche et aussi malsain. On lui préférera de loin le peintre Mati Klarwein... l’auteur de la pochette d’Abraxas de Santana




    • LeGus LeGus 4 décembre 2009 10:52

      Kitsh, Bling-Bling, artificiel au possible...

      Un artiste qui va bien avec l’épopée Sarkoléon.


      • Arcane 4 décembre 2009 11:53


        Demian West me manque finalement ...


        • morice morice 4 décembre 2009 22:46

          on n’en doute pas, vous l’aviez déjà dit ici.. et ouais.. bon vous allez être déçu par l’épave, là..


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 4 décembre 2009 14:24

          Bonjour, 


          ce qui me surprend le plus dans cette art de la photo, c’est la différence enter les approches. Du temps de l’argentique, je ne mitraillais pas et n’armais que quand j’étais sur du résultat. Sur 36 poses, j’en avais une ou deux de « bonnes ». Maintenant que je peux y aller, mitrailler, faire troix angles et trois cadrages différents, j’en ai toujours une ou deux de bonnes mais toujours instantanées. Ce qui me surprend chez ces photographes à la mode est que depuis le numérique ils n’ont toujours pas évolué ni changé, mais qu’en plus, ils peuvent passer encore une après midi pour un seul cliché de bon, ou enfin, publié ?

          Un jour, j’ai changé la vie d’une jeune fille lesbienne, nous cassions la croute sur le pare-choc de mon break avant de retourner aux vendanges quand je lui dit : ne bouges pas, j’arrive. Je prends l’appareil situé à l’avant, l’allume et dès qu’il est prêt, reviens à ma position où elle est avec la même expression juste un peu plus étonnée. Clac ! l’éclairage, la pause, sa capuche qui cachait ses cheveux un peu trop court et son sourire non crispé faisaient qu’elle était parfaite. Elle m’a refusé le lendemain d’en faire une deuxième ailleurs tellement elle était pas très bien en confiance en elle. J"ai développé la photo, l’ai imprimée en grand sur un format A4 60gr, et ai dessiné les contours des zones sombres au crayon sur une feuille blanche et à travers une vitre derrière laquelle était allumée une lampe. j’ai mis cinq minutes puis ai passé deux heures à finir le dessin, et lui ai envoyée avec la photo espérant que cela ne la fâcherait pas de l’avoir, et prise par surprise, et ensuite reproduite. Quand elle l’a reçue, elle l’a faite encadrer et m’a dit ; Je l’ai mise en face de mon lit et à chaque fois que je la croise du regard, elle me réconcilie avec moi-même... 

          Tout l’intérêt de la photo d’aujourd’hui est qu’on peut désormais mobiliser le modèle deux millième de seconde, et tout faire sur photochoppe et un tel long article ne participe qu’à donner encore plus d’audience et de poids, dans le pet ( paysage audiovisuel et internet ) à DLC.

          • Lapa Lapa 4 décembre 2009 18:52

            pop photo
            glam-sex

            quand on crée du néant, on invente des mots.

            Magritte parlait de la partie de son oeuvre liée à la publicité (pour vivre) comme une partie honteuse et sans intérêt.

            Magritte était un artiste, pas un publiciste qui a compris comment se faire des couilles en or avec le mauvais goût people.

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