L’histoire des effets spéciaux principalement au cinéma s’écrit avec d’une part l’évolution des techniques de création de visuels et d’autre part, la croyance des spectateurs à la vraisemblance des images présentées.
En parcourant l’ensemble des réalisations cinématographiques, nous pouvons assez simplement diviser l’utilisation des effets spéciaux et plus largement des images synthétiques en deux catégories.
Dans la première catégorie de réalisateurs ancrés dans une certaine réalité, les effets spéciaux servent à venir embellir et enrichir un image réelle qui apparaît pour certains assez fade ou au moins ne reflétant pas les impressions visuelles recherchées. Pour cela, les effets spéciaux et particulièrement l’incrustation d’éléments synthétiques 3D se font à l’intérieur d’une image construite à partir d’une réalité filmée.
Les exemples de films ne manquent pas ou les arrières plans d’une scène sont changés modifiant ainsi l’ambiance générale. De même, les spots publicitaires regorgent d’effets spéciaux permettant de créer l’ambiance porteuse de sens pour le produit ciblé.
Dans la deuxième catégorie, les réalisateurs pensent le processus de création cinématographique en donnant une part aussi importante aux effets spéciaux et à l’image synthétique en générale qu’à la partie visuelle venant de la réalité filmée. Dans cette perspective créative, le film « 300 » est un excellent exemple. Zack Snyder, le réalisateur a pensé chaque plan comme une construction visuelle s’apparentant plus à la peinture qu’au cinéma. Bien entendu, le fait que le film soit tiré d’une bande dessinée, celle de Franck Miller a donné de manière plus naturelle la naissance à un cinéma picturale. Toutefois nous voyons que le réalisateur a d’abord pensé la construction picturale et ensuite à défini les parties exprimées par la réalité et les parties construites en synthétique. Au final, le résultat est une œuvre baroque, ou tous les plans sont pensés comme des tableaux. Dans le même processus créatif, nous pouvons citer le film « Capitaine Sky et le monde de demain » ou toute l’œuvre tient dans la reconstitution d’un univers picturale animé.
L’évolution des techniques permet donc aujourd’hui à des réalisateurs de s’exprimer pleinement dans leur création d’images, moins bridés par la réalité.
Du coté du spectateur, les images ont aussi changées. Et selon les catégories cinématographiques, le spectateur a du s’adapter à l’évolution progressive des visuels montrés. Il a du accepter l’évolution du vraisemblable dans les récits filmés. L’exemple classique est, dans un film d’action, une scène ou une voiture percute un obstacle à pleine vitesse et explose quasi totalement dans un brasier de flammes et de fumées. Dans la réalité, une voiture sur un mur s’écrase sans donner lieu à des explosions fantasmagoriques. Mais ne pas mettre d’explosion dans ce type de film ferait perdre de la vraisemblance aux yeux du spectateur.
Le visuel cinématographique fonctionne avec ses propres codes de vraisemblance et les effet spéciaux sont là pour aider et renforcer certains de ces codes.
Le dernier épisode d’Indiana Jones reste dans le même esprit que les précédents, très « old school » du point de vue du scénario et de la réalisation. Du coté des effets spéciaux, il est intéressant de comparer l’évolution des techniques et l’apport du numérique, comme nous pourrions le faire pour Star Wars ou encore la série des James Bond.
Pour en revenir à la notion de vraisemblance au cinéma, Indiana Jones est un bon exemple. Les puristes peuvent critiquer les effets numériques du dernier épisode en disant qu’ils font moins vrais et plus synthétiques donnant l’impression de moins d’ancrage dans la réalité. Mais ils semblent oublier que dans le premier épisode, le héros se retrouve tiré au sol sur plus d’un kilomètre par un camion lancé à pleine vitesse, accroché à son lasso. Bien sur Indiana Jones en sort indemne et le spectateur ancré dans les codes du récit cinématographique accepte sans sourcilier ce surplus d’irréalité.
Les effets spéciaux amènent aussi une part d’esthétique visuelle dans laquelle le spectateur aime perdre son regard en acceptant alors plus facilement certains écarts à la cohérence de l’écriture cinématographique. Il serait assez intéressant de développer un parallèle entre l’apparition de nouvelles esthétiques visuelles dans les effets spéciaux et l’acceptation de certains codes de vraisemblance par le spectateur : une étude espistémologique de l’explosion dans le cinéma.
Certaines écoles cinématographiques et d’effets spéciaux ont pris conscience de cet ancrage spécifique des effets spéciaux dans la réalisation filmique. Comme le propose e-tribArt dans son enseignement ligne, l’apprentissage des effets spéciaux passe par une analyse historique des images. L’avantage de l’enseignement en ligne est qu’il se trouve au centre d’une fantastique bibliothèque Internet dans laquelle les étudiants peuvent nourrir leurs savoirs de manière cohérente grâce aux LTP, outils pédagogiques innovants.
Ces LTP, logiciels tuteurs personnalisés permettent d’agencer et de présenter de manière intelligible des savoirs répandus à travers tout le réseau Internet. En parallèle à cela, Ces LTP gèrent aussi les travaux d’apprentissage des étudiants, principalement en confrontant les différentes solutions techniques pour un même visuel recherché. Ces outils entraînent alors de la part des étudiants un travail de réflexion sur l’équilibre entre technique, esthétique et vraisemblance dans la réalisation du visuel des effets spéciaux.
http://www.indianajones.com/site/index.html
http://wwws.warnerbros.fr/300/

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Je trouve l’article plutôt intéressant, à part les deux derniers paragraphes (...)
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26/05 10:02 - Alexandre De AlmeidaLes effets spéciaux sont trop souvent devenus des artifices destinés à renforcer (...)
26/05 09:46 - fergusmoue. Article creux...pour finir bien malheureusement sur de la propagande...
25/05 16:42 - lasino capsenJeunet a dit un jour : Un bon effet special est un effets qui ne se voit pas. Ex : Dans Amelie (...)
25/05 12:16 - jamesdu75
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