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De Star Wars à Indiana Jones, une approche des effets spéciaux au cinéma

L’histoire des effets spéciaux principalement au cinéma s’écrit avec d’une part l’évolution des techniques de création de visuels et d’autre part, la croyance des spectateurs à la vraisemblance des images présentées.

Sur les trente dernières années, le développement des techniques a modifié totalement l’approche que nous pouvons avoir d’un processus de création d’effets spéciaux. Cette évolution est passée de simple rajout d’effets synthétiques dans des images réelles à une vraie création articulée autour de toute une palette d’outils d’écriture synthétique. La série des films Star Wars est un excellent exemple de l’évolution de ces effets spéciaux. Dans ces films, toutes les techniques ont été utilisées, de la maquette avec motion control à la réalisation de personnages totalement synthétiques.

En parcourant l’ensemble des réalisations cinématographiques, nous pouvons assez simplement diviser l’utilisation des effets spéciaux et plus largement des images synthétiques en deux catégories.

Dans la première catégorie de réalisateurs ancrés dans une certaine réalité, les effets spéciaux servent à venir embellir et enrichir un image réelle qui apparaît pour certains assez fade ou au moins ne reflétant pas les impressions visuelles recherchées. Pour cela, les effets spéciaux et particulièrement l’incrustation d’éléments synthétiques 3D se font à l’intérieur d’une image construite à partir d’une réalité filmée.

Les exemples de films ne manquent pas ou les arrières plans d’une scène sont changés modifiant ainsi l’ambiance générale. De même, les spots publicitaires regorgent d’effets spéciaux permettant de créer l’ambiance porteuse de sens pour le produit ciblé.

Dans la deuxième catégorie, les réalisateurs pensent le processus de création cinématographique en donnant une part aussi importante aux effets spéciaux et à l’image synthétique en générale qu’à la partie visuelle venant de la réalité filmée. Dans cette perspective créative, le film « 300 » est un excellent exemple. Zack Snyder, le réalisateur a pensé chaque plan comme une construction visuelle s’apparentant plus à la peinture qu’au cinéma. Bien entendu, le fait que le film soit tiré d’une bande dessinée, celle de Franck Miller a donné de manière plus naturelle la naissance à un cinéma picturale. Toutefois nous voyons que le réalisateur a d’abord pensé la construction picturale et ensuite à défini les parties exprimées par la réalité et les parties construites en synthétique. Au final, le résultat est une œuvre baroque, ou tous les plans sont pensés comme des tableaux. Dans le même processus créatif, nous pouvons citer le film « Capitaine Sky et le monde de demain » ou toute l’œuvre tient dans la reconstitution d’un univers picturale animé.

L’évolution des techniques permet donc aujourd’hui à des réalisateurs de s’exprimer pleinement dans leur création d’images, moins bridés par la réalité.

Du coté du spectateur, les images ont aussi changées. Et selon les catégories cinématographiques, le spectateur a du s’adapter à l’évolution progressive des visuels montrés. Il a du accepter l’évolution du vraisemblable dans les récits filmés. L’exemple classique est, dans un film d’action, une scène ou une voiture percute un obstacle à pleine vitesse et explose quasi totalement dans un brasier de flammes et de fumées. Dans la réalité, une voiture sur un mur s’écrase sans donner lieu à des explosions fantasmagoriques. Mais ne pas mettre d’explosion dans ce type de film ferait perdre de la vraisemblance aux yeux du spectateur.

Le visuel cinématographique fonctionne avec ses propres codes de vraisemblance et les effet spéciaux sont là pour aider et renforcer certains de ces codes.

Le dernier épisode d’Indiana Jones reste dans le même esprit que les précédents, très « old school » du point de vue du scénario et de la réalisation. Du coté des effets spéciaux, il est intéressant de comparer l’évolution des techniques et l’apport du numérique, comme nous pourrions le faire pour Star Wars ou encore la série des James Bond.

Pour en revenir à la notion de vraisemblance au cinéma, Indiana Jones est un bon exemple. Les puristes peuvent critiquer les effets numériques du dernier épisode en disant qu’ils font moins vrais et plus synthétiques donnant l’impression de moins d’ancrage dans la réalité. Mais ils semblent oublier que dans le premier épisode, le héros se retrouve tiré au sol sur plus d’un kilomètre par un camion lancé à pleine vitesse, accroché à son lasso. Bien sur Indiana Jones en sort indemne et le spectateur ancré dans les codes du récit cinématographique accepte sans sourcilier ce surplus d’irréalité.

Les effets spéciaux amènent aussi une part d’esthétique visuelle dans laquelle le spectateur aime perdre son regard en acceptant alors plus facilement certains écarts à la cohérence de l’écriture cinématographique. Il serait assez intéressant de développer un parallèle entre l’apparition de nouvelles esthétiques visuelles dans les effets spéciaux et l’acceptation de certains codes de vraisemblance par le spectateur : une étude espistémologique de l’explosion dans le cinéma.

Certaines écoles cinématographiques et d’effets spéciaux ont pris conscience de cet ancrage spécifique des effets spéciaux dans la réalisation filmique. Comme le propose e-tribArt dans son enseignement ligne, l’apprentissage des effets spéciaux passe par une analyse historique des images. L’avantage de l’enseignement en ligne est qu’il se trouve au centre d’une fantastique bibliothèque Internet dans laquelle les étudiants peuvent nourrir leurs savoirs de manière cohérente grâce aux LTP, outils pédagogiques innovants.

Ces LTP, logiciels tuteurs personnalisés permettent d’agencer et de présenter de manière intelligible des savoirs répandus à travers tout le réseau Internet. En parallèle à cela, Ces LTP gèrent aussi les travaux d’apprentissage des étudiants, principalement en confrontant les différentes solutions techniques pour un même visuel recherché. Ces outils entraînent alors de la part des étudiants un travail de réflexion sur l’équilibre entre technique, esthétique et vraisemblance dans la réalisation du visuel des effets spéciaux.

http://www.indianajones.com/site/index.html

http://www.alamaison.fr/

http://wwws.warnerbros.fr/300/

http://www.e-tribart.fr

 

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De Star Wars à Indiana Jones, une approche des effets spéciaux au cinéma De Star Wars à Indiana Jones, une approche des effets spéciaux au cinéma

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5 réactions à cet article    


  • jamesdu75 jamesdu75 25 mai 2008 12:16

    Jeunet a dit un jour : Un bon effet special est un effets qui ne se voit pas. Ex : Dans Amelie Poulain, Pitof s’est amusé a mettre de la fumée sur des pates sortant de la casserole pour paraitre plus réaliste.

    Le contre exemple est le cheap sans aucun intêret, comme beaucoup de films ou serie. Les Fx ne servent pas a grand choses a part dire qu’on sait faire des effets speciaux. La ou il y a le plus c’est les bluckbuster ou ils sont trés souvent. Par exemple Star Wars ou c’est du n’importe quoi, quand ils se masturbaient avec du 99% de plan a Fx. Le premier a été trés mal acceuillis, alors que le second ou il y avait moins de plan, des effets qui se voient a été le plus apprecié de la seconde trilogie.


    • lasino capsen 25 mai 2008 16:42

      moue.

      Article creux...pour finir bien malheureusement sur de la propagande...


      • Fergus fergus 26 mai 2008 09:46

        Les effets spéciaux sont trop souvent devenus des artifices destinés à renforcer l’émotion des spectateurs. Des artifices la plupart du temps sans grand intérêt. Un gros plan sur la détresse d’un gamin ou sur une peluche partiellement incendiée dans les ruines d’une maison en diront toujours plus sur les réalités d’une guerre qu’un grand renfort d’explosions et de cascades spectaculaires. Mais je parle ici de cinéma, pas de business !


        • Société RACETOOLS Alexandre De Almeida 26 mai 2008 10:02

          Pour les Journées Portes Ouvertes du 26 juin, l’institut e-tribArt se prépare à vous présenter son campus universitaire dans son monde persistant en 3d temps réel permettant à chacun de pouvoir rencontrer, échanger et partager sa passion pour l’infographie 3D.

           

          Ce campus universitaire est d’abord le lieu des formations dispensées par l’école e-tribArt : formation initiale - cycle 3d - sur 2 ans, ateliers de formations continues.

          Mais ce campus est de manière générale un lieu d’échanges entre professionnels du secteur de l’infographie 3D et des effets spéciaux cinéma : Médias spécialisées, studios de production, éditeurs de logiciels et de hardware,...

          Chaque professionnel trouvera sa place pour pouvoir montrer et développer ses produits ou ses services par des échanges permanents avec des partenaires, des clients ou des sous-traitants présents dans le campus universitaire.

          Chaque étudiant de e-tribArt bénéficiera de cet environnement pour développer sa future carrière professionnelle.

           

          http://www.e-tribart.fr/

          http://www.institut-virtuel.com

           


        • Stéfan Stéfan 29 juillet 2009 16:43

          Je trouve l’article plutôt intéressant, à part les deux derniers paragraphes publicitaires à la fin.

          Concernant le dernier Indiana Jones, ce qui m’a choqué ce n’est pas l’utilisation d’images de synthèse qu’on ne retrouve pas dans les autres épisodes ; c’est plutôt le côté très hi-tech et futuriste de la scène finale, alors que toute la saga Indiana Jones est ancrée dans le passé très lointain (avec les anciens mythes, l’archéologie, etc.) et dans le passé proche (milieu du 20ème siècle). Par conséquent, toute l’imagerie associée aux films est vide d’objets modernes ou associés à la modernité, à la seule exception de cet énorme vaisseau spatial qui apparaît à la fin du film, et qui est donc en complet décalage avec l’image générale associée à Indiana Jones dans l’esprit des spectateurs.

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