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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Destins d’étoiles,

Destins d’étoiles,

Temps suspendu au contour du village, rappel du clocher scandant les heures au rythme des saisons. Nostalgie pleine d'odeurs et de bruits familiers. Moment de félicité, humanité laborieuse et fière, abandonnant à la nature ses vrais pouvoirs d'antan. Lente gestation et ferment d'espérance.

Cour d'école d'autrefois. L'enfant visionnaire se distingue déjà dans le feu de la récréation, éminent lieu de liberté et d’invention. Il organise des jeux, les suscite, les ordonne, les lance...et entraîne en un clin d’œil la moitié de la cour. C’est l’exaltation du leader qui enroule et déroule et porte par sa seule présence jusqu’à la plénitude, leurs excès et leurs ruptures.

Au moment où la cour va commencer de sentir comment elle s’amuse, lui n’est plus là, il a dépassé le jeu et n’y a pas trouvé ce qu’il cherchait.

Il ouvre au fond de lui tous les capteurs et récepteurs. Alors s’engouffrent les bourrasques, et les parfums violents de la nature suave et pleine, à l’état brut. Tant de puissance manifestée, tant d’inspiration saisie et absorbée dans cet esprit et ce corps pétris d’innocence juvénile.

Déjà les dédoublements chimériques d’une adolescence précoce. Sans le savoir, il anticipe inconsciemment son univers de chevalier en partance pour les folles croisades de l’aventure. L’adolescence, clé de voûte de l’espérance de vie, traverse en fulgurances soudaines, les mondes insatiables de son imaginaire.

De l'enfant à l'homme devenu. Il est heureux de vouloir et d'inventer. Être un césar impromptu dans les passages du Rubicon journaliers, imaginés ou réels. A chaque instant, éprouver sa propre puissance, délibérer et décider. Percevoir et vivre la vie comme un jeu de hasard pour avoir tous les pouvoirs de risquer ou de ne pas risquer. Tantôt oser, quel que soit le risque, tantôt s'abstenir, quelle que soit l'espérance, se gouverner soi-même. Régner dans son espace de prédilection.

Il y a six ans, j'avais une panne dans le désert du Sahara. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir , tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours...

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toutes les terres habitées. J'étais plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : S'il te plaît dessine-moi un mouton ! (Saint Exupéry Le petit prince)

Le désir et la crainte, importuns conseillers dans les affaires ordinaires, sont ici hors du conseil, par l'impossibilité où l'on se trouve de prévoir. Aussi le jeu est-il la passion des âmes fières. Ceux qui se résignent à gagner en obéissant ne conçoivent même pas le plaisir de jouer.

Mais, s'ils essaient, ils connaîtront au moins pendant un court moment l'ivresse du pouvoir. Tous les métiers plaisent autant que l'on y gouverne, et déplaisent autant que l'on y obéit. L'action laborieuse ou récréative libre et solitaire donne des plaisirs vifs, parce que l'acteur planifie, suit ou bien change son plan, au gré de son humeur, de l'énergie dont il dispose, sans avoir de comptes à rendre, ni à se justifier en formulant ses raisons.

Confronté au désert, l'homme ne flirte pas impunément avec les traversées harassantes infiniment semblables et profondément décourageantes. L’espace illimité est abyssal. Au-dessus de la tête la puissance destructrice d’Hélios. L’épée de Damoclès, le vaste linceul d’ombre de chronos dévoreur insatiable. Les démons intérieurs du doute et de la peur. Un défi surhumain, inhumain, l’initiation du guerrier visionnaire.

« La nature n’est ni morale ni immorale, elle est radieusement, glorieusement, amorale. »« Le désert en tant que tel est très émouvant. On ne peut pas rester insensible à la beauté du désert. Le désert est propre et ne ment pas (…). Le désert appartient à ces paysages capables de faire naître en vous les interrogations les plus essentielles. » (Théodore Monod ) - Extrait des Carnets

Le plaisir des suiveurs et des seconds rôles est bien dérisoire à côté de celui de l'acteur principal, le responsable qui jouit du pouvoir qu'il exerce contre l'émotion, le stress et la surprise. Ainsi ceux qui disent que l'homme cherche le plaisir et fuit la peine se trompent. L'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de loin le plaisir conquis. Mais par-dessus tout il aime agir et conquérir. Il n'aime point pâtir ni subir. Aussi choisit-il la peine avec l'action plutôt que le plaisir sans action. Diogène le paradoxal aimait à dire que c'est la peine qui est bonne ; il entendait la peine choisie et voulue ; car, à la peine subie, personne n'adhère.

Dans le choix d'une longue traversée maritime en solitaire, le marin peut être confronté à l'enfer de la tempête. La mer par nature nourricière et apaisante, entre dans une furie dévastatrice. Des perspectives folles, imprévisibles, hallucinantes et confondantes,s'enroulent et se déploient en hurlant monstrueusement.

Le plaisir est ma seule ambition... Aller sur la mer, c'est aller se promener aux limites de ses capacités et de son savoir. Risquer sa vie...J'ai toujours, presque par philosophie, choisi dans ma vie la route la plus difficile. Le risque. (Le monde comme il me parle, Olivier de Kersauson)

L'alpiniste développe sa propre puissance et se la prouve à lui-même. Il la sent et la pense en même temps. Cette joie supérieure éclaire les cimes. Paysage escarpé, hasardeux, gigantesque qu'une profonde vénération qu'il tient pour sacré. Mais celui qu'un moyen sophistiqué a porté au sommet, n'y peut trouver le même soleil. C'est pourquoi il est vrai que les perspectives du plaisir nous trompent mais elles nous trompent de deux manières ; car le plaisir reçu ne paie jamais ce qu'il promettait, alors que le plaisir d'agir, au contraire, paie toujours plus qu'il ne promettait. L'athlète s'exerce en vue de conquérir la récompense ; mais aussitôt, par le progrès et par la difficulté vaincue, il conquiert une autre récompense, qui est en lui et dépend de lui. C'est un destin d'étoile.

 

L'extrême. C'est une des plus vieilles règles du monde que j'ai comprise...il y a toujours deux voies face à soi, une difficile et l'autre facile. Si on emprunte la plus dure, on a toutes les chances de faire le bon choix. C'est presque une loi physique. La voie la plus dure construit.

(Le monde comme il me parle) Olivier de Kersauson.

 

...Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Nelson Mandela

 

Texte Inspiré des propos d'Alain.

 


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110 réactions à cet article    


  • rocla+ rocla+ 5 octobre 2013 11:59

    Très joli article . 


    Ecouter et suivre son oreille interne , celle qui dit sans les mots 
    fais ça ou çi , vas  à la castagne  de la vie ,  ne crois pas ceux qui disent 
    inscris toi là où c ’est tracé par avance , là où tu sais déjà quarante ans ce 
    que tu seras et auras fait pendant le parcours . 

    Quitte à avoir rien , tu auras vécu .

    Merci Jack

    • Gollum Gollum 5 octobre 2013 12:10

      Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin.. (Nietzsche ?)


      Autre façon de résumer cet article qui met le doigt sur l’essentiel que malheureusement je n’ai pas assez suivi et je m’en mord les doigts aujourd’hui..

      Mais effectivement grande vérité.

      • alinea Alinea 5 octobre 2013 14:02

        Kierkegaard


      • Furax Furax 6 octobre 2013 14:17

        @Bon dimanche Gollum !  smiley
        Je n’arrive pas à retrouver une citation de Castaneda, sur le « chemin ». Mais il dit en gros qu’il faut les essayer tous (les chemins) et garder « ceux qui ont un coeur’ ».
        @Bonjour Jack
        Très belle prose, c’est votre excellent habitude.
        Je ne connais ni l’ivresse du navigateur ni celle de l’alpiniste, mais j’ai eu la chance énorme de connaître l’expérience du désert. Et, là, je vous assure, on est très loin de l’ivresse du pouvoir, de l’ambition, du plaisir, et de la joie procurée par la révélation de sa propre puissance.
        Ecrasement, humilité extrême. Il n’est pas étonnant que des bédouins aient enfanté la religion de la soumission. Vous vous sentez à peu près aussi puissant qu’une fourmi qui traverserait une enclume au moment ou le forgeron lève son marteau. Mais, étrangement, lorsque vous vous éloignez du désert, un seul désir vous hante : y revenir !


      • Gollum Gollum 6 octobre 2013 15:30

        Bonjour Furax. smiley Oui, écouter son cœur pour suivre son chemin est en effet la clé. Notre ami junguien pourrait ajouter : être à l’écoute des rêves de la nuit, là où le cœur s’exprime.


        Cela va à rebours naturellement de l’attitude moderne où l’on ne sollicite que sa tête. D’où un élément supplémentaire de déboussolage des gens qui ne savent plus être à l’écoute de la petite voix intérieure qui murmure....

        Sur le désert je suis à fond d’accord avec vous.. C’est beau, c’est immense, c’est dénudé, ça a des courbes de femme... Et l’on n’aspire qu’à y revenir un jour..

        J’ai connu le Ténéré nigérien et le Hoggar algérien.. J’ai hâte d’y retourner. Si j’arrive à avoir suffisamment de sous le prochain sera le désert du Namib.


      • jack mandon jack mandon 5 octobre 2013 12:24

        Bonjour capitaine,

        C’est vrai, vous aussi un jour avez fait le choix d’espace et de liberté.
        Allant venant au gré des contraintes choisies.
        Promu à la sédentarité confortable du four,
        vous avez préféré partager votre chaleur humaine et nomade avec les autres.
        Ce fut votre choix partagé et pour cela ce fut bien.

        Bonne fin de semaine


        • jack mandon jack mandon 5 octobre 2013 12:39

          Bonjour Gollum,

          « Homme tu es le seul dieu assez puissant pour te rendre heureux.
          Sois à toi même ton propre maître et ton esclave.
          Entraine toi à surmonter, c’est de la boue et de la souffrance
          que naissent les âmes fortes. »
          Diogène.

          Aujourd’hui, jour de Sabbat...méditons.


          • alinea Alinea 5 octobre 2013 14:08

            iOn peut dire autrement aussi : braver ses peurs.
            Sinon on peut croire que le risque pour le risque est un bon chemin ou bien qu’il faille du « spectacle », « être étoile » pour être sur le bon chemin !
            Il y a des risques pour certains qui, vus de l’extérieur sont minables, parce qu’ils ne sont pas les siens ;, les peurs ne sont pas les siennes, et pourtant...
            Je connais un Kersauson qui n’a point fait de télévision ! smiley
            bonne fin de semaine grand frère


            • jack mandon jack mandon 5 octobre 2013 15:36

              Bonjour Alinea,

              Je ne suis pas sur d’avoir saisi ton commentaire.

              Aussi j’en profite pour citer du Kierkegaard puisque c’est la saison,

              « Un livre a ceci de particulier qu’il peut être interprété comme il veut. »

              La communication reste un art difficile à travers toutes ces subtilités

              Merci petite soeur


            • alinea Alinea 5 octobre 2013 17:44

              Je ramène toujours tout à l’ordinaire Jack ; dans le petit peuple humble et inconnu il y a aussi des sages, des aventuriers, des gens qui « bravent leurs peurs » quelles qu’elles soient, etc...c’est pourquoi je prends pour un risque les contents d’eux qui racontent qu’ils ont pris des risques, qu’ils ne pouvaient pas faire autrement et qui l’entortillent dans de jolies phrases qui ont plus de chances de foutre le bourdon à la population qu’à servir d’exemple !
               smiley


            • jack mandon jack mandon 7 octobre 2013 16:36

              Alinea,

              L’ordinaire ?

              Si tu aimes ça, c’est ton choix.

              Ton ordinaire ne m’intéresse pas. La vie pour moi est extraordinaire,
              magique, joyeuse, idéale, grandiose, c’est mon choix.

              Au fond quand je t’appelle ma petite soeur, c’est que derrière tes croyances
              je pressens des choses que j’aime.

              Bonne soirée.


            • Castel Castel 5 octobre 2013 15:15

              Effectivement, entre le plaisir facile et le plaisir d’apprendre et de découvrir, je crois que c’est le second qui motive le plus. Le cerveau n’est-il pas fait pour la complexité ? Le plaisir facile dégrade plus qu’il n’enrichie ; c’est ainsi qu’il attire les gens sans vigueur sans maturité et/ou sans personnalité. Le cerveau a besoin d’une adaptation perpétuelle et se dégrade quand il n’est plus stimulé.


              • jack mandon jack mandon 5 octobre 2013 16:28

                Castel, bonjour,

                Mars, bille en tête aime par dessus tout rencontrer de la résistance.
                Le défi, dans toute forme d’action, amoureuse, sportive, professionnelle, etc.
                Mars, globalement, la libido, l’énergie psychique.
                Les étoiles de premières grandeurs, celles évoquées dans le papier,
                ont manifestement une libido en progression.
                Une nature plus effacée, plus vénusienne sera moins directe, moins abrupte
                mais si elle sait cultiver sa modeste lumière, émettre des pensées,
                comme elle sait ressentir ou aimer, elle saura se positionner mentalement.
                L’essentiel pour chacun est de briller dans sa luminosité.
                La question se pose quand psychiquement, par effet névrotique ou psychotique,
                la nature est paralysée par ses peurs, ses décompensations.
                La liberté d’être, de penser et d’agir sont alors affectées, la pensée plus contrainte,
                moins originale, influençable, est plus encline à se fondre dans le groupe.
                Le plaisir étranger est investi par cette catégorie d’être humain.
                Les étoiles de première grandeur bénéficient en général,
                d’une bonne santé psychique et physique.(la puissance de rayonnement)
                Quand Olivier de Kersauson dit « C’est presque une loi physique.
                La voie la plus dure construit.
                 » son corps et sa tête, de concert, expriment
                ce que vous dites sur le cerveau. Un autre choix, et tout se délite.
                Ces hommes d’exception pensent et agissent de toute leur âme,
                le corps et l’esprit font bloc dans l’adversité.
                J’ai vu sur un plateau de télévision, une personne de la politique,
                au demeurant que j’aime bien, elle se trouvait confrontée, aimablement
                à Olivier. Ce soir là elle m’est apparue vide et superficielle devant
                ce personnage, certes assez simple mais qui donne à ses mots un poids,
                une densité, un vécu, une authenticité. Ce soir là j’ai compris pourquoi
                nos homme politiques sont aussi pauvres et détestables avec leur culture
                de surface, leur manque de vérité. J’ai senti en moi une révolte.
                L’apprentissage de la vie et la capacité de gouverner est un sophisme.
                Je comprend maintenant ce bordel généralisé.
                Depuis quelques temps je me sens très en colère contre ces imposteurs.
                Alors voyez vous Castel, le cerveau marche bien chez eux,
                mais l’énergie est partielle, incomplète, pauvre et improductive.
                Je les imagine se déplaçant sur la voie publique avec un cerveau, un début de
                colonne vertébrale...tronqués, en lévitation. Des fantômes.
                Merci de votre intervention


                • Shawford Shawford42 5 octobre 2013 16:31

                  Et c’est d’ailleurs vrai que Renaud, quand il chante que tous les océans se souviendront de son prénom, il a pas encore foutu les pieds sur un bateau ! smiley smiley smiley


                • Gollum Gollum 5 octobre 2013 18:27

                  Ce soir là j’ai compris pourquoi
                  nos homme politiques sont aussi pauvres et détestables avec leur culture
                  de surface, leur manque de vérité. J’ai senti en moi une révolte.
                  L’apprentissage de la vie et la capacité de gouverner est un sophisme.
                  Je comprend maintenant ce bordel généralisé.



                  Très vrai tout ça. Nietzsche n’aurait pas dit mieux.. Le manque de santé psychique, l’absence d’âme et pour tout dire l’évidente pathologie mentale de la plupart de nos hommes politiques est la cause première du bordel ambiant comme tu le dis si bien..

                  Malheureusement ils sont le reflet du peuple lui-même qui est tout aussi pathologique. Suffit de voir le nombre d’italiens vénérant Berlusconi alors que la médiocrité du personnage saute aux yeux....

                  Autrement dit le peuple a les élites qu’il mérite. Quant au peuple encore relativement sain comme les paysans et artisans et d’autres, on fait tout ce qu’il faut pour les maintenir dans une relative impuissance, ce qui va de pair avec une relative pauvreté..


                • Castel Castel 6 octobre 2013 15:34

                  Bonjour,


                  par manque d’âme, je dirais qu’à force de rechercher à être normal, on dépend des autres. les hommes politiques se figurent qu’il suffit de prendre position pour avoir du succès. Ils peuvent réussir en parlant bien d’un ou plusieurs sujet. Ils se croient ainsi intelligent et deviennent fou de cette manière. Un fou normal quoi.
                  Je viens d’entendre Gérard jugnot à la radio. Bien qu’il est certainement un bon ou un très bon acteur, il a dit « mon complexe est ne pas avoir eu les yeux bleus ! »... il vaut mieux dire une bêtise que ne rien dire, mais quand même, il associe son « art » à peu de choses !
                  En fait, on recherche tous plus ou moins à s’intégrer dans la société et, à partir d’une certaine expérience de la vie, s’intégrer devient moins important (de l’influence intégratrice taureau, on passe à l’authenticité verseau) C’est ainsi qu’on acquiert une véritable valeur.

                • jack mandon jack mandon 5 octobre 2013 16:40


                  Bonjour Shawford,

                  Renaud est aussi bon poète qu’il est mauvais navigateur.
                  C’est un cérébral, émotif, délicat, ce qui n’empêche pas la provocation
                  mais lui interdit les traversées maritimes
                  ...c’est en effet la mer qui prend l’homme (qu’il est)
                  Mais l’homme qu’il est ne prend pas non plus la mer.
                  La chanson est une chose, la navigation en est une autre.

                  Merci l’ami


                  • Shawford Shawford42 5 octobre 2013 16:50

                    La chanson est une chose, la navigation en est une autre.


                    Je me permettrai pour ma part dire à ce niveau là que la pratique des deux en même temps, c’est le plus difficile ! Mais pourquoi se fixer des limites hein ?

                    Bonne fin de journée à vous

                  • Fergus Fergus 5 octobre 2013 17:05

                    Bonjour, Jack.

                    Kersauson écrit « il y a toujours deux voies face à soi, une difficile et l’autre facile. Si on emprunte la plus dure, on a toutes les chances de faire le bon choix. »

                    Belle phrase, mais qui sonne creux pour l’écrasante majorité d’entre nous : qui peut dire, au moment des choix de notre vie quelle voie est la plus facile ? Et que sait Kersauson lui-même des voies qu’il n’a pas choisies ? Certaines voies de la « vie ordinaire » peuvent en effet se révéler infiniment plus périlleuses que le franchissement du Cap Horn. Peut-être ces voies-là lui auraient-elles apporté plus de plénitude encore.

                    Une autre question se pose : si l’on s’engage sur une voie réputée plus difficile, n’est-ce pas principalement pour céder à son orgueil ?

                    Vous l’aurez compris, je ne suis pas très adepte de ce genre de philosophie. Ce qui ne veut pas dire que la voie la plus difficile n’est pas la plus enrichissante, mais pour la plupart des hommes, elle est le fruit du hasard, pas le résultat d’un choix délibéré.

                    Cela dit, et pour en revenir à Saint-Exupéry, il est un fait que, volontaire ou pas, la voie la plus difficile est un révélateur comme il l’a écrit : « L’homme se découvre quand il se confronte avec l’obstacle ».

                    Cordialement.


                    • alinea Alinea 5 octobre 2013 17:47

                      Je ne vous avais pas lu avant de faire mon commentaire Fergus !
                      « finalement on voit les petites gens les petits riens du tout qui ne fricotent pas avec Dieu ! » smiley


                    • Shawford Shawford42 5 octobre 2013 17:53

                      Ordo AB chaos, papillon de nuit. mais chut hein smiley ( ou :-> malheureusement aussi)


                    • jack mandon jack mandon 5 octobre 2013 20:48

                      Bonsoir Fergus,

                      Kersauson écrit « il y a toujours deux voies face à soi, une difficile et l’autre facile. Si on emprunte la plus dure, on a toutes les chances de faire le bon choix. »

                      C’est parfaitement limpide. Saint Exupéry dit exactement la même chose, sous une autre forme « L’homme se découvre quand il se confronte avec l’obstacle ». La forme est plus élégante parce que plus littéraire.

                      Si une personne, favorisée par le destin, est une belle personne créative et originale, je ne vais tout de même pas la rejeter parce que mes ancêtres étaient paysans ou artisans. Au fait, crevons l’abcès, je ne suis pas de gauche, ni de droite d’ailleurs, je serais tenté de dire comme Coluche " La droite est nulle, la gauche est nulle, je vote nul. Alinea et vous aviez de la sympathie pour Mélanchon ? Vous voyez ce qu’en pense Ariane Walter maintenant.

                      C’est le charisme d’un homme politique, sa culture aussi. Ne nous égarons pas sur le terme, les énarques dont on a évoqué l’infortune sont tout simplement vulgaires et inaptes. Leur culture dans sa forme digérée et incorporée est faible. C’est du creux. Souvenez vous de l’autre guignol que vous appelez hollande, sans majuscule, c’est un minus. Il voulait punir Bachard. C’est tout au plus niveau seconde au lycée. Et tous les autres enfoirés dans son sillage. Sans média-part nous n’aurions rien appris sur l’affaire Syrienne, Il n’y a plus d’information libre, sur aucun poste aucune chaine. De temps en temps une bonne émission d’information des hommes respectables viennent débattre. Mais le journal du soir nul. La gauche a beaucoup combattu De Gaulle en son temps, le guignol mitterrand, une petite merde qui tout simplement sut bien s’entourer quelques fois. Un excellent communicateur, c’est à dire un être dont l’intelligence consiste à bien utiliser le travail des autres. Sous De Gaulle les informations étaient censurées mais plus intéressantes. Fergus et Alinea vous vous trompez de cible.



                    • alinea Alinea 5 octobre 2013 21:22

                      Non Jack : on ne parle pas de la même chose, c’est tout.
                      Pour en revenir à Kersauson, que je ne connais pas, il s’est complu, à une époque, à « faire de la télévision » ; c’est un marin : tous les marins ont fait son choix ; c’est ça que je veux dire ! évidemment s’il s’agit de hollande et des politicards !! mais je n’y étais pas du tout.
                      Au fait que vient faire Mélenchon dans ce drame ? Et Ariane Walter ! J’ignore ce qu’elle pense de Mélenchon, et je m’en fous d’ailleurs.
                      Sais-tu grand frère ce que je pense de lui ? C’est un copain d’enfance ( début adolescence), point barre.
                      Je me range personnellement dans la catégorie des gens qui ont pris des risques, qui prend des risques ; je n’ai jamais fait le choix de la facilité du confort ni de la sécurité. Jamais ! Et en ce sens ,je n’ai de leçons à recevoir de personne ! je ne me contente pas de belles paroles dans ma vie, c’est peut-être une preuve de bêtise remarque d’être absolue en tout !
                      Alors non, je ne me trompe pas de cible : les gens que tu cites sont des gens bien, je n’en doute pas, mais curieusement ils ont ( Mandela est à part !!) eu gloire et fric ! c’était le sens de mon message ; j’ai autour de moi des tas de gens bien ( des tas, il ne faut pas exagérer !)
                      Quant à Mediapart, ils ont publié de drôles d’articles sur la Syrie !! mais bon, c’est encore une autre histoire.
                      Désolée d’être un peu à cran depuis quelques temps...


                    • L'enfoiré L’enfoiré 5 octobre 2013 21:34

                      Fergus,

                       Si vous avez lu son livre, il donne la réponse.
                       Il se considère différent tout simplement.
                      J’ai évité de trop remuer pour qu’on ne m’emmerde pas et de peur que ma différence, on me la fasse payer comme à un clandestin social

                      Pour moi, tout était clair.

                    • jack mandon jack mandon 5 octobre 2013 23:11

                      Alinea,

                      mais curieusement ils ont eu gloire et fric ! c’était le sens de mon message.
                      Eh bien justement, à tort ou à raison, dans ce monde, c’est souvent ce qui
                      arrive à ceux qui font rêver les autres...Comme Depardieu en d’autres lieu.
                      Autre sujet de débat en son temps avec Fergus.
                      Si toi et moi vivons modestement, c’est parce que cela nous correspond.
                      Sinon on vit à côté de nos pompes et l’on ignore qui l’on est.
                      il faut chercher la gloire et le fric comme tu dis.
                      Je n’aime pas ce langage pour moi il masque un mal être, une envie.
                      De toute façon, ça me rappelle une réaction de ta copine huguenote,
                      je charrie un peu, qui faisait la même réflexion que toi à propos de Chabrol.
                      Curieux tout de même ces indices socioculturels qui éveillent l’animosité.
                      Pas facile la communication.

                      Bonne nuit petite soeur.


                    • alinea Alinea 5 octobre 2013 23:17

                      on n’en finira pas Jack : il n’était pas question - et excuse-moi, j’avais occulté le titre de ton article, quand j’ai posté ce com- de parler de gens qui font rêver : il était question de choix de vie ! je maintiens qu’il y a des tas de gens qui ne nous font pas rêver parce qu’on ne les connais pas !! et qu’à partir du moment où ils sont connus, quelque chose est gâché, du moins dans notre monde d’aujourd’hui.


                    • Fergus Fergus 6 octobre 2013 09:48

                      Bonjour, Jack.

                      Je n’ai jamais été un fan de Mélenchon, mais en accord avec ses idées, ce qui est très différent. Pour le reste, j’ai dénoncé souvent ses écarts de comportement et les leurres qu’il faisait miroiter, ce qui m’a valu des échanges houleux avec Ariane Walter, à l’époque groupie béate (limite sectaire) de Mélenchon et refusant d’ouvrir les yeux sur les accords PC-PS qui ne manqueraient pas de survenir dans l’optique des municipales. C’est pour ces raisons que, contrairement à AW qui s’est fortement investie au FdG, au risque de tomber de haut, je n’ai jamais été encarté, aucun parti n’étant à mes yeux suffisamment clair dans son mode de fonctionnement et sincère vis-à-vis des électeurs.

                      Comme Alinea, il y a peu de personnes connues qui me font rêver, la célébrité et les petits arrangements avec les médias ou le marketing des éditeurs polluant le fond de leur message. Celles pour lesquelles j’ai le plus d’admiration sont des anonymes à la philosophie de vie plus en harmonie avec leur environnement humain et naturel.

                      Un mot sur de De Kersauson (dont j’ai fréquenté naguère un cousin) : au delà de ses immenses qualités de navigateur, c’est aussi un homme qui s’est longtemps complu dans un registre de pur goujat !

                      Cordialement.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 6 octobre 2013 10:36

                      Cher Fergus,


                      « Je n’ai jamais été un fan de Mélenchon, mais en accord avec ses idées, ce qui est très différent. »

                      Puis je vous dire que vous êtes pour moi, un « Français type ». On parle de sujet hors-politique, de Kersauson, il n’en a rien à cirer de politique et vous arrivez à introduire cette phrase dans le jeu de quilles avec de multiples précisions.
                      Cela m’amuse, ne vous en faites pas. smiley
                      Mais c’est caractéristique. 
                      Et pour cela je rejoins mon « cher » Shaw, on ne peut bien parler de quelque chose, de quelqu’un qu’en dormant presqu’à côté de lui, qu’on ne peut parler d’un pays, de la mer si on n’a jamais quitté l’hexagone natale. Ça j’en ai trouvé des masses des candidats fervents sur cette antenne.
                      On crache sur les Américains, on balbutie la Chine, mais tout cela de loin. 

                      « Comme Alinea, il y a peu de personnes connues qui me font rêver, la célébrité et les petits arrangements avec les médias ou le marketing des éditeurs polluant le fond de leur message. »

                      Le rêve, l’envie de savoir, de manger ne vient qu’à force de recherches, d’envie de manger. smiley


                    • Fergus Fergus 6 octobre 2013 11:06

                      Salut, L’enfoiré.

                      Il ne me serait pas venu à l’idée de parler de Mélenchon (et a fortiori) de Ariane Walter) si Jack Mandon ne les avait introduits lui-même dans ce fil sur un commentaire qui m’était destiné.

                      Bonne journée.


                    • alinea Alinea 6 octobre 2013 11:14

                      L’Enfoiré, c’est Jack qui a , et je ne sais pour quelle raison, introduit Mélenchon et Walter dans ce fil !
                      Quant au français type, si je ne vois pas très bien ce que vous voulez dire, je me dis, moi, que ce serait bien comme type, non ? smiley


                    • L'enfoiré L’enfoiré 6 octobre 2013 14:26

                      Salut à vous Alinea et Fergus,


                        Je suis sur cette antenne depuis 2006. 
                        Pas pour apprendre la politique française, ça je l’entend et le voit sur vos chaines françaises qui nous parviennent, alors que les nôtres vous sont quasiment inconnues.
                       Donc, j’observe et je compte les points.
                       Je lis aussi ce qu’on dit outre-quévrain.
                       J’ai très bien lu sur les lignes et entre les lignes ce qu’écrivait Eric Zemour dans ses deux livre « Le bûcher des vaniteux ».
                       J’en parle ici même, pour montrer la différence avec nous qu’il a découvert un peu par hasard..
                       Alors si vous ne saisissez pas, je relancerai la machine à vapeur... smiley

                    • L'enfoiré L’enfoiré 6 octobre 2013 15:08

                      Correction : " « Le bûcher des vaniteux ».  « Le bûcher des vanités ».


                    • L'enfoiré L’enfoiré 5 octobre 2013 21:30

                      J’ai lu le livre et ai pointé quelques phrases caractéristiques.

                      Je les ai ajouté en commentaire à un article dans lequel j’avais repris déjà un extrait de « Ocean’s Song ».
                      Plus intimiste encore, il reprend les mêmes thèmes en parlant beaucoup moins à la mer mais en parlant de lui. 

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