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Déviances, le dernier Montanari .

Pour tous les amateurs de thriller, insomniaques s’abstenir (ce livre vous empêchera de fermer l’oeil, définitivement...).

Richard Montanari, écrivain américain né à Cleaveland, signe, avec Déviances, son premier ouvrage traduit en français par Fabrice Pointeau. Edité par Le Cherche-Midi éditeur depuis janvier 2006, ce thriller, sombre et gothique, connaît déjà un franc succès auprès du lectorat français.

Après quelques succès aux Etats-Unis ( Deviant Way, The Violet Hour, Kiss of Evil), Déviances est la première œuvre de R. Montanari à être traduite en français.

Le titre original, The Rosary Girls, que l’on traduirait littéralement par “Les filles au rosaire”, fait référence à un fil conducteur qui ponctue la trame de l’histoire. Pourtant, l’adaptation française n’a pas gardé ce titre.

La déviance est par définition un type de conduite qui sort des normes admises par une société donnée ; on observe ici que déviances est au pluriel, ce qui laisse présager non pas une, mais plusieurs anormalités...

L’intrigue se déroule à Philadelphie. Byrne et Balzano sont chargés d’une affaire des plus macabres. En effet, ils retrouvent une jeune fille assassinée, atrocement mutilée, dans une position de prière. Débute alors une série de meurtres, où l’unique piste réside dans le fait que le psychopathe s’en prend à des jeunes filles fréquentant toutes des lycées catholiques, et agit avec chaque victime dans les mêmes circonstances sordides.

Les deux flics qui doivent retrouver la piste de ce tueur, aussi terrifiant que machiavélique, ont plutôt intérêt à être armés de sang-froid. Et pourtant, nous découvrons dès les premières pages que Kévin Byrne, un vétéran de la police criminelle de Philadelphie, doit faire équipe avec une nouvelle recrue, Jessica Balzano. A partir de ce moment s’insère une perspective socialisante, à savoir l’intégration d’une femme au sein d’un monde quasi masculin, ce qui est perçu comme un challenge.

Mais nous remarquons, au fil des pages, que ces deux derniers forment une équipe en parfaite complémentarité. Ainsi, les méthodes de Byrne, à tendances brutales assez “old-school”, se trouvent rééquilibrées par une approche des choses plus noble et modérée de la part de sa partenaire.

Aussi, bien que connaissant tous deux l’échec conjugal, demeurent-ils des parents aimant leurs petites filles, et à plus forte raison lorsqu’ils sont amenés à enquêter sur un dangereux tueur qui s’en prend à des jeunes filles. On comprend bien qu’ils se sentent d’autant plus concernés et proches des parents des victimes, ce qui ne leur facilite pas la tâche.

L’une des particularités de ce livre est que l’auteur, grâce à une technique d’écriture spécifique, nous fait pénétrer au cœur des pensées d’un personnage, puis d’un autre, au fil des chapitres. On se retrouve alors successivement dans la peau de l’inspecteur, puis de l’autre, et parfois même nous sommes le meurtrier lui-même ! Ce qui est assez désagréable, et pourtant nous ne pouvons rien y faire : c’est le livre qui décide. Montanari nous place ainsi au cœur de l’intrigue, et nous passons d’autant plus facilement (ou difficilement) du sentiment de peur, à celui de dégoût, ou encore d’impuissance ...

La religion est un thème récurrent des œuvres de Montanari. Ainsi, bien que le but ne soit pas de christianiser le lecteur, on apprend tout de même un certain nombre de rituels et pratiques catholiques, nécessaire à la bonne compréhension de l’œuvre.

Enfin, pour ceux qui aimeront ce thriller au suspense implacable, Déviances n’est que le premier d’une série. En effet, vous pourrez retrouver les inspecteurs Byrne et Balzano dans une autre aventure, courant 2007 ; et nous savons déjà que dans le second volet de la série, la petite fille sourde de Kévin Byrne sera un personnage au rôle assez important.

NB : pour ceux qui souhaiteraient lire le livre, un dernier conseil, n’allez surtout pas consulter la table des matières au cours de votre lecture, le nom du meurtrier figure clairement dans l’un des derniers chapitres ; une sacrée erreur de conception, qui enlève tout le suspense !

Documents joints à cet article

Déviances, le dernier Montanari .

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1 réactions à cet article    


  • Betty (---.---.182.19) 20 février 2006 12:22

    J’avais déjà entendu parler de ce livre Julie, maintenant je pense que je vais le lire. Il a l’air plutôt angoissant !

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