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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Dr en Beatles ?

Dr en Beatles ?

La Liverpool Hope University lance le premier cours de maîtrise sur l’étude du plus célèbre quatuor de la musique pop anglaise, les Beatles. Site Branchez-vous
 
 Les chansons de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr seront en effet au coeur d’un programme intitulé « The Beatles, Popular Music and Society ». Il s’agirait du premier cours du genre en Grande-Bretagne et probablement dans le monde. Parmi les sujets qui seront couverts dans les quatre modules de 12 semaines chacun, on compte par exemple l’industrie musicale d’après-guerre et l’importance de l’authenticité. Le tout débutera en septembre prochain et 30 places au maximum seront disponibles. Olivier Caron
 
She loves your songs…
 
Pour comprendre le phénomène Beatles, il faut l’avoir vécu. En 1963, la musique américaine était faite de rock à trois accords issus de la musique « black » qu’Elvis Presley avait empruntée et traité à la manière des blancs. On parla, par la suite, de musique « volée » aux blues des Afro-Américains.
À la fin des années cinquante, circulait un mouvement de musiques sirupeuses, mélancoliques, amusantes, mais fades. Crooner et mielleuse, elle traduisait ce romantisme américain qui commençait à envahir le monde, collé à cette extase de l’après-guerre, niché dans cette réussite prodigieuse d’un mode de vie qui allait devenir « l’american way of life » tant convoité.
 Il existait, cela s’entend, un mouvement parallèle à la Bob Dylan, musique engagée, mais toujours aux accents folklores.
Arrivèrent les Beatles qui brisèrent en quelque sorte les clichés musicaux de la plupart des compositeurs de l’époque.
 
Mozart de retour sur Terre
On aurait dit Mozart revenu sur Terre pour reprendre son œuvre. Si les premières pièces n’étaient pas des chefs-d’œuvre, ils avaient à tout le moins cette élan nouveau dans l’âme d’un Mozart cabotin, mais inusité.
I Want to Hold Your Hand ( musique de Lennon) et She Loves You ( McCartney) fusèrent à travers le monde dans une percée étourdissante, qui secoua l’attente des amateurs de musique.
Le « combat » Lennon-McCartney donna ensuite, en quelques années, dans une lutte d’ego une révolution qui surprenait à chaque pièce, chaque album.
À la sortie de Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band, un critique anglais de l’époque dut concéder que l’œuvre des Beatles était pour la première fois une œuvre « populaire » qui valait la peine d’être écoutée.
Un critique de musique dite « classique ».
 
La reconnaissance
Le contexte historique de l’époque, la montée du psychédélisme qui mena jusqu’à Woodstock étaient là, comme une graine plantée en terre musicale.
Tous ceux qui peuvent apprécier, décortiquer l’œuvre des Beatles – musiciens de tous genres confondus – ont pris conscience de la complexité de cette création jumelée à un George Martin de génie qui avait compris et précisé la couleur des œuvres. Le Strawbery Fields de Lennon n’aurait jamais eu cet aspect sans ses conseils devant un Lennon hésitant : la chanson dépassait le compositeur. De la version première à la finale, le rythme changea, mais l’essence même du romantisme intrinsèque à celle-ci demeura.
 
Cette œuvre condensée en quelques années – quatre ou cinq – fit explosion et se perpétra par la suite dans les décennies qui suivirent.
 
Il était temps que les Beatles décrochèrent cette reconnaissance à travers des études sérieuses, tant du point de vue musical que du point de vue sociologique dû à l’importance de cette décennie dans l’Histoire.
 
Les fragments précieux
Pour la suite des choses, les Beatles se disloquèrent et se lancèrent dans des carrières solos. Il ne faut pas oublier cependant qu’ils avaient créé une manière de construire des chansons et la perpétua selon leur personnalité délivrée du célèbre quatuor.
Cette partie couvrant les années 70 jusqu’à maintenant, n’est certes pas à négliger.
 
Les rejetons 
Il est quasi impossible de répertorier tous les rejetons, dans tous les pays, de leur œuvre et des « copieurs de structures » dont les suites d’accords ont été transformées pour devenir des œuvres singulières.
À titre d’exemple : Carla Bruni. Dans ma jeunesse .
Même rythme et quasiment même série d’accords que dans la chanson de McCartney For No One .
Les deux pièces sur You Tube.
 
Et le plus sidérant… Un certain Julien avec qui j’ai entrepris il y a quelques mois une série de contacts pour parler de la célèbre basse-violon de McCartney : La Höffner. J’étais bassiste et chanteur dans un groupe. J’ai alors acheté, il y a quelques années une copie de Höffner. J’en ai discuté avec lui, et ce dernier m’a donné des trucs pour en améliorer le son. 
 Frenchytouch, est un fan dans la vingtaine des œuvres des Beatles. Ce français a tellement poussé à fond son amour pour le groupe qu’il a formé un band virtuel : chaque musicien enregistre sa partition. Celles-ci sont ensuite assemblées. Le résultat ? Des chefs-d’œuvre que vous pouvez découvrir par le lien sus mentionné.
Époustouflant !
 
Pour s’inscrire au cours
£3,445. Temps plein.
À ce prix-là, il vaut mieux écouter les Beatles pour comprendre l’importance que l’on vient enfin de donner à ces échevelés qui ont même composé une pièce en jouant les accords à l’envers d’une œuvre classique.
La leur s’appelle Because.

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12 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 6 mars 2009 15:07

    C’est "mignon"


    • Philou017 Philou017 6 mars 2009 15:23

      Strawberry Field for ever ...


      • zelectron zelectron 6 mars 2009 16:20

        @ L’auteur

        Docteur ès Beatles, ça sonne mieux.


        • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 6 mars 2009 16:35

          C’est vrai zelecton.
          J’ai cherché plusieurs titres...
          Merci.


          • Yohan Yohan 6 mars 2009 19:25

            Excellent site ce frenchytouch qui donne envie de reécouter les Beatles. Je reviens d’angleterre et ça passe encore beaucoup en radio.


            • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 6 mars 2009 23:13

              Huhuhuhu,
              Oui, Love Me Tender et quelques autres sont ...différentes. Et même assez complexes... En fouillant, j’ai trouvé plusieurs versions d’accords. 
              C’est plutôt un « accident » dans cette période ou un quantité énorme de chansons ont été contruites à trois ou quatre accords. Sol, Mim, Do, Ré, sur bien des gammes. Si on en faisait l’inventaire, ce serait surprenant. Paul Anka, Dion DiMucci, Everly Brothers, etc.
              @Léon,
              Julien a également un vrai groupe. Il compose, fait des concerts. Mais il s’amuse avec un groupe virtuel de trois musiciens, Exemple :




              • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 6 mars 2009 23:18

                Encore huhuhuhu,
                Le Vox, je ne sais pas.
                Pour la Hoffner, certains trouvent que c’est très mauvais comme basse. McCartney l’aurait acheté parce qu’elle ne coûtait pas cher. Il s’est ensuite acheté une Ricken. Le HEY BULLDOG est avec cette basse.
                Il s’est fait voler sa première Hoffner. Il en a racheté une autre, parce qu’il disait que c’était devenu sa marque de commerce...sic.
                Sans doute que Hoffner a poussé un peu smiley
                GP


                • Surya Surya 7 mars 2009 15:03

                  Il y avait une belle expo John Lennon il y a quelques années à la Cité de la Musique à Paris, et j’ai appris là que la tante de John Lennon, chez qui il vivait pendant un moment durant son adolescence, avait jeté à la poubelle, derrière son dos, tous les poèmes et textes qu’il avait écrit, et l’engueulait parce qu’il passait ses journées à jouer de la guitare dans le salon et ne faisait rien d’autre. 
                  "C’est pas comme ça que tu gagneras ta vie !" lui a-t-elle dit un jour. smiley
                  Les Beatles représentent pour moi le plus grand groupe de pop, même si d’autres artistes de génie les ont suivis. Mon "Beatles préféré" reste George Harrison ("If I needed someone" pour ne citer que ce morceau là, sans parler de ce qu’il a fait après les Beatles, le formidable disque "All Things Must Pass") et même si toutes les chansons des Beatles ne sont pas du pur génie, en tout cas je considère George Martin comme le 5ème Beatles, le 5ème cerveau du groupe. Leurs chansons, et ce qu’elles ont apporté de nouveau à la musique, méritent en effet d’être étudiées.


                  • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 8 mars 2009 01:17

                    Bonjour Surya,
                    Je suis allé visiter ton site.
                    Bon début. Ça promet...
                    Pour IF I NEEDED SOMEONE,il y a une version sur le DVD Concert forGeorge, qu’on peut trouver sur You Tube...
                    Oups, je pense qu’ils l’ont enlevé.
                    ....
                    Si tu n’as pas ce DVD, dis-le moi, je t’en trouverai une copie :
                    Contacter l’auteur
                    gaetanpelletier@wordpress.com


                    • Surya Surya 8 mars 2009 14:55

                      Merci c’est sympa d’être allé voir mon site, je suis allée voir le tien, il est bien aussi smiley

                      Il me semble que c’est le Concert for George qui a été diffusé à la télé un soir (très tard !) non ? Je suis presque sûre de l’avoir vu, il y a un bout de temps. Sur le site que j’ai mis en lien, ils parlent d’une première partie avec la fille de Ravi Shankar et ça me dit quelque chose en effet. Pour ce qui est de ce concert, c’est une belle initiative et un bel hommage. Mais je suis étonnée de l’absence de Bob Dylan ?? Jeff Lynne et Tom Petty, deux autres "Traveling Wilburys", sont là pourtant. C’était assez sympa les Traveling Wilburys.

                      Pour ce qui est des chansons de George Harrison, j’aurais du citer aussi Think for Yourself, avec cette mélodie tout à fait surprenante, While My Guitar Gently Weeps, et bien sûr le magnifique  Here Comes The Sun sur le disque Abbey Road que j’aime tellement.

                      Je n’aime pas être nostalgique, ça sert à rien, mais j’avoue que quand j’écoute les Beatles, je regrette un peu l’ambiance de cette époque, et tout ce qu’ils représentaient en plus de leur musique. Je dois pas être la seule, ça fait deux étés de suite que la chaîne Arte consacre des soirées entières aux "sixties" et "seventies".


                    • Surya Surya 8 mars 2009 16:03

                      Je te posais la question de savoir si ce concert était bien celui diffusé à la télé, j’avais pas fait attention que tu es au Québec, tu n’as donc pas les mêmes chaînes de télé... smiley


                    • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 8 mars 2009 22:10

                      @Surya,
                      J’habite le Québec, exact.
                      Et je ne suis pas nostalgique smiley ,
                      J’ai tellement joué et chanté des pièces des Bealtes.... De temps en temps j’en « revisite » une. Il y a tellement de rappels. Le film ACROSS THE UNIVERSE, le LOVE de Las Vegas. Et tous ceux qui font des « reprises » sur You Tube... Des milliers...
                      À chaque génération, il s’en trouve pour les « redécouvrir ».
                      Même McCartney disait que c’était tellement loin qu’il se souvenait à peine, et se demandait s’il avait vraiment participé à « ça).
                      Bien qu’il y a eu une certaine période un peu « brumeuse » smiley

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