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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Du coup de foudre

Du coup de foudre

Dans « la princesse de Clèves », les deux héros entrent en scène d’une manière éblouissante.

Mademoiselle de Chartres, héritière d’une grande maison,  se rend chez un bijoutier italien. Le prince de Clèves, qui va devenir son époux, la remarque, n’a de cesse de savoir son nom, ne peut détacher ses yeux de cette fille qui le foudroie pour toujours, jusqu’à sa mort dont elle sera la cause.

 Pour toujours dans la vie de M . de Clèves, il y aura cette apparition, dans la boutique d’un bijoutier italien, au milieu des pierres et des parures les plus extravagantes, ce visage d’un contour si pur qu’il rendait les diamants invisibles.

Peu de temps après, lors d’un bal de cour, la princesse de Clèves, jeune épousée, est en train de danser lorsque l’arrivée de quelqu’un, derrière elle,  fige son mouvement. Une amie lui chuchote à l’oreille : « C’est le duc de Nemours ! «  Toute sa vie chute dans cette seconde où s’avance, si près d’elle, celui qu’elle ne connaît que de réputation, celui qu’elle n’a jamais vu. Quand elle tourne la tête et qu’elle l’aperçoit, lui, souhaitant danser, étant empêché par une rangée de chaises, saute par-dessus l’obstacle et la rejoint.

Il n’y a pas, au demeurant, plus extravagant que cette entrée. On imagine peu, à la cour empesée d’Henri II, un homme qui saute en collant de soie par-dessus une rangée de chaises !

Mais l’analyse de la raison ne se fait pas lors de la lecture. Il n’y a que le regard qu’ils échangent au moment de l’envol. Nemours est le seul homme au monde qu’elle aimera et pourtant jamais elle ne l’aimera. Par devoir . Par sens de l’honneur. Par peur d’être oubliée.

Mais la seconde parfaite a eu lieu. Elle a été décrite. Elle sera répétée dans le silence par des millions de lecteurs solitaires. Elle  se déposera comme un philtre dans leurs esprits et dans leurs veines . Et tous voudront connaître le foudroiement unique de l’amour unique.  

Ce genre d’histoire est un  poison.

Il faudrait les interdire.

 Dans « Tristan et Yseult », dans « Roméo et Juliette », dans « L’éducation sentimentale », simple silhouette d’une femme qui regarde le fleuve s’écouler, ce sont des apparitions identiques qui signent la première seconde de l’amour fou.

Et chacun d’y rêver, de saigner sa vie en cherchant sous sa peau la couleur de sa fulgurance. 

Dans les écoles d’amour de Chine on apprenait aux élèves à imiter l’apparition de la princesse de Lan qui avait séduit d’un seul mouvement de tête l’empereur Wang.

Ceci s’était passé dans un labyrinthe de feuilles.

Un labyrinthe de sycomores.

Ce jour-là, la princesse qui avait seize ans, jouait avec ses cousins. Ils se poursuivaient, riant et courant dans ce dédale. L’empereur, dans l’ennui d’une vie parfaite, attiré par ces rires qui lui rappelaient une enfance disparue, était à son tour entré sous les feuillages et soudain au détour d’une courbe, avait vu la princesse. Elle cherchait à se cacher d’un poursuivant. Elle se tenait  le dos posé contre un buisson, le visage levé vers le ciel, la main devant la bouche pour s’empêcher de rire, puis des pas trahissant une approche elle s’élança vers l’empereur , tête tournée vers celui qui la rejoignait, puis soudain regardant devant elle et voyant le maître du monde, sa main se leva à nouveau , bras tendus, doigts écartés , comme pour se protéger de cette vision interdite. C’est alors , dans le mouvement de son corps qui cessait de fuir, que ses cheveux balayèrent l’espace devant elle , comme une nuit dont ses yeux étaient les étoiles .   

Cette fille si fine, dans la soie mauve de ses robes, bras tendu, doigts écartés, corps figé dans sa course , dans le fusain du vent de ses cheveux, ne baissant pas les yeux devant celui qui faisait baisser tous les autres, s’inscrivit à tout jamais dans la mémoire  de cet homme et l’ absorba.  

Le soir il décida de l’épouser .

Mais elle mourut le même jour, en traversant le fleuve, comme si la perfection qui avait visité sa vie n’avait pu supporter de la voir défaite dans un quotidien où elle se serait noyée.  

L’empereur porta dans le silence le deuil de cet amour, et quand il mourut son dernier mot, ce dont personne ne comprit le sens, fut « sycomores ». 

Ces mythes ne sont pas nos destins.

Et pourtant que de rêves ils font naître. 

Inconsciemment , lorsque nous errons dans les rues, dans les  magasins, dans les villes, dans les jardins, nous attendons la rencontre unique.

Y aura-t-il quelqu’un dans un super marché pour sauter par-dessus une rangée de caddies et bondir vers nous ? Entrera-t-il dans le wagon du Tgv où nous sommes installés, rendant immobiles et le train et le monde ? Sera-t-il au théâtre, au sommet des marches de marbre, plus lyrique qu’une aria ?  S’assiera-t-il à côté de nous dans un bus, sa cuisse et son parfum affolant toute matière ?

Nos amours  ne naissent pas dans ces champs de météores.

Ils prennent leur origine dans des grottes obscures où rien tout d’abord ne se décèle. Ce n’est que peu à peu que la grandeur de l’espace, les incroyables créations des stalagmites et des stalactites nous emplissent le coeur d’admiration.

Ainsi en est-il de nos amours, toutes grises quand elles naissent, petit copain de travail qu’on remarque à peine mais qui, avec sa nouvelle chemise, son humour inattendu et sa coupe de cheveux enfin réussie nous fait entrer dans le monde des métamorphoses.

Comme ces filles, engoncées dans leurs pulls d’hiver, qui soudain au printemps, dévoilant leur taille et leurs jambes, deviennent les déesses dont , jamais, on ne les aurait cru filles..

Nos vies sont douces et lentes et nos amours, comme ces petits bouts de bois qui cristallisent dans les mines de sel de Salzbourg, sont des bijoux qui mettent longtemps à briller.

Ils n’en sont pas moins saisissants, pas moins fulgurants dans le déchirement d’un temps qui s’ouvre enfin aux fantasmes et aux légendes.

 Le plus simple devient le plus précieux et la simple main qui hier encore ne disait que bonjour est l’instrument le plus parfait de la connaissance secrète.

Oui, dans le monde de nos amours, le temps et la patience sont nos maîtres.

Patientons…


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68 réactions à cet article    


  • slipenfer 25 novembre 2010 11:57

    Bisous : Texte presque insoutenable !

    une phrase qui sauve de justesse.
    "Y aura-t-il quelqu’un dans un super marché pour sauter par-dessus une rangée de caddies et bondir vers nous ? Entrera-t-il dans le wagon du Tgv« 

    C’est pas dans ces endroits ou il faut se prélasser pour trouver un grand amour.

    Le romantisme aussi a besoin de décore pour se déployer, la passion aussi.

     »Oui, dans le monde de nos amours, le temps et la patience sont nos maîtres."

    pour des amours platonique c’est l’idéale  smiley (je pratique aussi)

    a+++ je me sauve en vitesse ça fout les jetons


    • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 12:21

      @ Slipenfer
       Jetez vos jetons sur la table de jeu, vous allez gagner !
      je prends vos bisous, bien sûr !


      • Arunah Arunah 25 novembre 2010 17:38

        Ah ! C’est nouveau ça ! Sur AV, maintenant on échange des bisous plutôt que des insultes...
        Un pas dans la bonne direction, mais d’aucuns vont se trouver tout désemparés...

        Bisous pour donner le bon exemple.

        ( votre article est très sympa... je viens de lire « La Princesse de Montpensier » et vais relire « La Princesse de Clèves » dans la foulée... On ne s’en lasse pas. )


      • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 17:47

        oui, cher Arunah, je préfère les bisous aux insultes. Je suis une révolutionnaire ! Mort à l’ancien monde ! (Un peu de violence quand même : ce qu’on appelle la passion !!)

        la princesse de Clèves est pour moi une parfaite réussite. Quelle élégance. Quelle finesse.Cela fait du bien de lire une telle écriture.


      • Arunah Arunah 25 novembre 2010 18:15

        @ Ariane Walter

        Oui, « La Princesse de Clèves » est un livre exceptionnel qu’on peut relire souvent sans se lasser... n’en déplaise aux gens pressés... ( « La Princesse de Montpensier » est de moindre envergure ). Le film tiré du roman m’avait éblouie... à tel point que j’hésite à aller voir « La Princesse de Montpensier » de pur d’être déçue...


      • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 18:20

        Oui, vous seriez déçue en tant qu’amoureuse de Mme de La Fayette. Les caractères ne sont pas assez bien posés.La jalousie est présentée d’une manière brutale sans intérêt. Cela se laisse regarder comme on dit....


      • JL JL 25 novembre 2010 12:24

        Bonjopur Ariane,

        beau texte. Vous écrivez : « Ce genre d’histoire est un  poison. Il faudrait les interdire. »

        Hum ... j’en connais un qui, s’il pouvait ... Mais il y a des choses qui ne s’achètent pas, même pour un monarque.

        Pour ceux qui ont aimé « La proncesse de Clèves » : il passe en ce moment sur les écrans « La princesse de Montpensier » tiré également d’une nouvelle de Mme de La Fayette. J’ai beaucoup aimé.


        • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 12:34

          Bonjour JL

          J’ai vu « la princesse de Montpensier » mais je n’ai pas trop aimé le casting. Wilson et mélanie Thierry sont bien mais Leprince-Ringuet incarne un mari fadasse et Uliel n’a pas assez de classe pour De guise.
          Par ailleurs, ces princes vivaient-ils dans des châteaux sans décor ? Il y a un parti pris de faire brut qui n’apporte rien.
          Le début a été inventé par rapport à la nouvelle qui débute par la rencontre alors que Mme de Montpensier est mariée.

          Mais le défaut majeur est technique. Ces comédiens bredouillent et , dans la salle où j’étais avec des amis, on avait du mal à tout entendre.
          Vous aviez peut-être de meilleures conditions que moi.
          Bonne journée et merci .


        • JL JL 25 novembre 2010 13:31

          Ariane, d’accord avec vos objections. J’ai quand même admiré les costumes de la princesse, et j’ai trouvé l’ensemble équilibré malgré la durée relativement longue : 2H15.

          Quant aux conditions, je dois dire qu’elles sont idéales puisque le complexe rennais est tout neuf. Même si je regrette que le très vaste hall soit perverti par les odeurs de friandises et de maïs grillé qui font davantage penser kermesse que culture.


        • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 15:21

          Cher JL

          Je sais quel est le costume de la princesse que vous avez le plus admiré...hum...hum...


        • JL JL 25 novembre 2010 15:47

          Chère Ariane,

          vous ne manquez pas de perspicacité.

           smiley


        • Tall 25 novembre 2010 13:15

          C’est très chouette le coup de foudre ... mais par expérience, je déconseille d’en avoir + d’un par semaine, sinon, ça finit quand même par lasser


          • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 13:22

            Tall is man !


            • LeGus LeGus 25 novembre 2010 13:32

              On vous a dit pas d’antiphrase, voyons Ariane.

               smiley Ok je sors


            • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 15:46

              @ le Gus
              Chut !... Il est fragile ...Un peu cossard aussi....mais il faut l’encourager !


            • Tall 25 novembre 2010 15:53

              cossard ?

              terminus, ma poulette
              on ne me manque jamais de respect 2 fois

            • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 16:07

              C’est amusant , mon poulet, que vous ayez réagi sur ce mot car au moment où je l’ai posté, j’ai vu que ce n’était pas celui que je cherchais.
              je voulais dire , étant donné que vous disiez « j’ai un coup de foudre par semaine », que vous vous « vantiez » (tout ceci étant dans le registre du fun.) Donc, je souhaitais dire...il est...je ne sais pas .Je n’arrive pas à trouver le mot. Pas cossard évidemment qui signifie « qui n’en fous pas une rame » . Comment le saurais-je d’ailleurs...
              Si vous trouvez...
               



            • Tall 25 novembre 2010 16:38

              Ariane


              Ah bon !
              Frimeur alors ...et avec la connotation fun, bien sûr
              Parce que j’ignorais ce que signifiait « cossard », et google me dit : 
              Synonyme cossard : paresseux, flemmard [fam], apathique, lent, mou, oisif, inactif, désoeuvré, tire-au-flanc [fam], endormi, fainéant, feignant

              Rien que ça !?

              Dites-moi, Ariane, « agrégée de lettres », ça veut dire que vous avez été emballeuse de nics-nacs ?

              PS : vengeance smiley

            • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 17:23

              @ Tall,

              Oui ! frimeur ! extra !! je savais que ça finissait en « r »....Hihihihi !!!

              Quand à mes « trous de vocab », voici la situation : je m’arrache tellement la tête à taper des mots, corriger des mots, ajouter des mots , enlever des mots, que le soir j’ai la tête en bouillie. je ne sais plus comment je m’appelle. Ainsi je n’ai jamais dit « une télécommande » mais « un change-chaîne. » because le nom ne me venait pas. « fais-moi passer le truc » est ma phrase favorite.

              C’est mignon, frimeur, non ?
              Bon. On n’est plus fâché, alors ? Mon poulet ? (Autre facilité de langage !)


            • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 17:28

              @ Le Gus
              « Dikkenek », je ne connaissais pas ce film !
              Non, pas dikkenek. Frimeur est meilleur. Plus gentil. ca me fait penser à une chanson de Jacques Dutronc.


            • Tall 25 novembre 2010 18:10
              Ariane
              ben non, frimeur, c’est d’autant ok que mon post était fun comme vous l’avez vu
              mais le « cossard » était complètement décalé, d’où ma réac

              bref, au cas où vous m’auriez profilé un fond « maman bobo » genre sousou-chonchon, ben c’est pas ça, vous voyez ...
              en fait, ma « chevelure de Berenice », ou mon idéal, c’est la mécanisation de l’intelligence
              ce n’est donc pas une idéalisation de l’amour
              je dois même faire des efforts parfois pour ne pas devenir misanthrope ... alors, bon ...

              allez, à + , darkness light !

            • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 18:24

              pas du tout sousou-chonchon.
              je dirai même que « fragile » dans le dit post était en antiphrase.
              Ah ! Ces littéraires !
              On peut pas mettre des « lol » partout !!

              Lolissima...


            • kitamissa kitamissa 25 novembre 2010 13:48

              et moi,c’est à Nemours ( mais le Comte n’était plus là) qu’allant acheter mon pain à la boulangerie j’ai été foudroyé sur place par la nouvelle vendeuse embauchée le matin même,superbe dans son petit tablier bien ajusté mettant en valeur sa plastique avantageuse ..


              elle avait un beau......de beaux ......de belles............et moi subjugué ne sachant plus si il me fallait une baguette bien cuite et deux pains au chocolat ,tant son regard langoureux et plein de promesses m’avaient mis en état second,....

              alors n’écoutant que mon courage et mon désir j’ai hurlé > viens ! je t’emmène dans un pays où l’amour sera roi et tu seras reine !! <( j’avais écouté du Jacques Brel la veille ) et d’un élan superbe sauté au dessus du comptoir dans un chaos de Mars et de Bounty et de Carambars ,elle m’a dit > t’es pas un peu ouf non,t’as fumé ou quoi,c’est ma période d’essai et j’ai déjà un mec ! et puis y’ a plus de pains au chocolat ! < 

              > bon alors je vais prendre deux croissants à la place ......< 

              et quand je suis rentré à la maison,celle pour qui j’avais sauté par dessus je me rappelle plus quoi pour l’emmener dans les pays où il y a des perles de pluie même quand il ne pleut pas il y a de ça trente ans en arrière m’a demandé > ben alors ....j’avais demandé des pains au chocolat et tu te pointes avec des croissants ! <....

              et c’est ainsi Messieurs et Mesdames les Jurés que je suis devant vous aujourd’hui !


              • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 15:28

                @ Kitamissa

                J’adore votre histoire ! Et le chaos des Mars et des Bounty derrière le comptoir est d’un romanesque ébouriffant !

                Mais quoi ? Qu’avez-vous fait ? Avec l’ancienne ? Vous l’avez étouffée avec deux croissants ? Adieu les croissants de lune de miel !

                Votre histoire ne m’étonne pas car les hommes sont très romantiques ,ayant inventé le romantisme ! (Et les belles plumes, et les belles écailles, et les belles voix pour plaire davantage. du temps où ils étainet encore des animaux !!)


              • emile wolf 25 novembre 2010 14:04

                Chère Ariane,

                Entre le chapitre IV du Titre X du Livre 4 et la section 3 du chapitre V desdits Titre et Livre du code de procédure pénale, je souffle un peu sur Agoravox. Quelle surprise ! Le coup de foudre, un article à la Walter dans la gazette. A ne pas manquer... Avec un démon comme elle, l’enfer passe trop vite, l’éternité agonise.

                Les rangées de chaises ont plus de chance que les serpents de caddies. Pensez donc un Nemours de duc !. C’est plus que bourgeois c’est noble ! C’est plus que courtois c’est raffiné ! Diantre il faut interdire !

                L’auteur est populiste, il privilègie la grille d’acier froid à roulettes, qui s’emplit et se vide au gré du pouvoir d’achat, à la soie et à la volupté coupables.

                Il est beaucoup plus délicat de sauter une enfilade de chariots à provisions qu’une fine lignée de chaises cathédrales. Les chariots sont plus larges et plus élevés. La performance exigée est plus haute. L’animal qui les franchit est un vrai cerf. Que dis-je ? Un dix-cors ! 
                La petite souris, ma fidèle compagne, me susurre que le dernier séduit, ayant franchi l’obstacle, coule désormais ses jours malheureux aux urgences, le gros orteil coincé dans les mailles du véhicule. C’est du Corneille ! Pas surprenant que l’auteur patiente avec sagesse. Triste quotidien ! Il n’a connu le coup de foudre qu’au palais de la découverte.

                On sent bien le vécu populaire dans les amours grises du camarade de travail, il suffit de suivre avec le doigt la ride du front jusqu’au début de calvitie.
                Enfin on apprécie la culture manuelle de l’intello !

                Pour Ariane au pays des merveilles les mines de sel de Salzbourg c’est encore du Mozart. Les cordes du violon caressées par l’archet c’est le Met prolo à la portée de toutes les bourses..l’agrégation des corps à corps.

                Bon ! J’épuise... A bientôt ! Je retourne : Livre 5 Titre 1er chapitre V section 1.
                  


                • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 15:44

                  Hello, le grand spécialiste du droit civil et incivil !

                  Alors ,on vient se détendre sur Agoravox ?
                  J’ai essayé d’échapper aux modernités accablantes en me penchant sur des histoires qui, au demeurant, n’en sont pas moins tragiques !
                  J’ai essayé de finir sur une note optimiste à savoir que même les petites choses finissent par être grandioses.
                  mais je vois d’après les réactions que la mythologie tient bon la route et que le coup de foudre et le dessert de toute vie. Qui n’a pas goûté a son sucre se sent puni.
                  Moi je voulais être gentille et dire :
                  -Même si ce n’est pas tel qu’on l’imagine cela peut nous emporter bien au-delà. mais c’est un peu comme si, un quatorze juillet on disait : "pas de feu d’artifice, il y a trop de vent, contentez-vous de regarder le ciel.
                  pourtant , c’est beau le Ciel !

                  En fait les rêves tuent le rêve que nous vivons chaque jour.
                  J’aime beaucoup votre malheureuxsauteur de caddies qui se retrouve aux urgences l’orteil grillagé !

                  Bon, vos compliments c’est bien joli mais quand allez-vous sauter par dessus vos piles de bouquins de droit pour me démontrer votre attachement ! Des preuves !!


                • COVADONGA722 COVADONGA722 25 novembre 2010 15:11

                  yep comment disait il déja Brassens ?
                  parlez moi d’amour et je vous fout mon poing sur la ......E
                  sauf le respect que je vous dois
                  mme Walter sauf le respect que.....


                  • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 15:32

                    @ Covadonga
                    je vous pardonne parce que j’adore Brassens ! Vous avez de la chance ! Respect !!


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 25 novembre 2010 16:28

                    @mme Walter , je bat ma coulpe , voulant prendre le contrepied avec un brin d’humour /d’humeur,j’aurais du édulcorer et le paraphrasant toujours « je lui en ai bien voulu mais a present je lui pardonne d’avoir mis mon coeur à feu et à sang pour qu il ne serve plus à personne »
                    yep vous decrivez si joliment des eclairs qui devenus brasiers ne laissent qu un gout de cendres.



                    • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 17:36

                      @ Covadonga
                      Dites donc !
                      Je vois que vous filez admirabmenet la métaphore tissée d’antithèses !!!
                      On dirait du Ronsard !

                      Brassens, Ronsard, bonne compagnie !!

                      Votre photo c’est un moine qui illustre un manuscrit ? Pourquoi ?


                    • COVADONGA722 COVADONGA722 25 novembre 2010 18:50

                      transmission des mémorabilia les peuples sans Histoire sont des peuples sans mémoire.

                      et un peu aussi le livre « un cantique pour Leibowitz » W M Miller


                    • kheops kheops 25 novembre 2010 17:19

                      Aaaahhhh ! L’amour... Très beau texte...

                      http://ahvousecrivez.blogspot.com/


                      • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 17:33

                        @ Kheops

                        Ah ! C’est gentil de me laisser l’adresse de votre blog. je vais le déguster tranquillement. je ne suis pas de la région parisienne, malheureusement mais vos initiatives me paraissent excellentes.
                        Et merci, cher collègue, de votre gentille remarque.


                      • Abderraouf 25 novembre 2010 19:53

                        Jour Ariane,
                        Bon je ne suis pas très fleur bleue, mais si j’osais je dirais que j’aime ma moitié, si j’osais je dirais même que j’aime les 2.
                        Maintenant que j’ai contribué (mais si mais si), permettez moi un hors-sujet : question à une agrégée es lettres sympa (l’agrégée pas les lettres, ni la question d’ailleurs).

                        Où faut-il placer la virgule pour que le sens de ceci :
                         « C’est flatteur finalement d’énerver quelques bureaucrates minables se vengeant de leur vie de merde de la manière la plus con et la plus puérile. »

                        Ne soit pas cela :

                        « C’est flatteur finalement d’énerver quelques bureaucrates minables de la manière la plus con et la plus puérile. »

                        Pour comprendre, il faut savoir qu’avant de poster ce chef-d’œuvre avirgulé, -[-(-« l’auteur »-)-]- avait découvert la joie de replier allègrement ses contradicteurs au demeurant courtois et très corrects...


                        • Salsabil 29 novembre 2010 22:07

                          Très cher Abderraouf (Hmpff ! Fait bizarre...)

                          Jour Ariane,
                          Bon je ne suis pas très fleur bleue
                          ,.......Puis-je oser un superbe « mouaaaarfff » ?

                          mais si j’osais je dirais que j’aime ma moitié, si j’osais je dirais même que j’aime les 2.

                          Oui, je crois que je peux oser... smiley

                          Délicieusement touchantes que ces atmosphères épicées qui gardent si secrets leurs penchants pour la douceur pourtant tellement présente dans chaque geste du quotidien.

                          Vous m’avez fait beaucoup sourire, si ce n’est rire, tout ceci avec une grande proportion de tendresse. Je sais que vous comprenez ce que je veux dire...

                          Bien amicalement.


                        • Ariane Walter Ariane Walter 25 novembre 2010 21:04

                          « C’est flatteur, finalement, d’énerver quelques bureaucrates minables qui se vengent de leur vie de merde de la manière la plus con et la plus puérile. »

                          ou mieux :

                          « C’est flatteur finalement, d’énerver quelques bureaucrates sans envergure qui se vengent de la médiocrité de leur vie par un discours tout aussi médiocre. »

                          Minable, con étant absolument à éviter !
                          gardez de la hauteur !!

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