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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Du douteux « Président » de Lionel Delplanque au bouleversant « Indigènes » (...)

Du douteux « Président » de Lionel Delplanque au bouleversant « Indigènes » de Rachid Bouchareb : de la démagogie à la sincérité

 

medium_inde_1_bis.2.jpgAujourd’hui sort Indigènes de Rachid Bouchareb, un film dont je vous avais déjà longuement parlé lors de mon compte rendu du dernier Festival de Cannes, (pour lire la critique du film, cliquez ici) un film profondément humaniste, sensible, bouleversant, utile, et qui va peut-être même enfin (!) aboutir à la revalorisation des pensions des tirailleurs et combattants étrangers. (cf. informations d’hier. Je suis une utopiste moi, oui, j’y crois). Un film qui pourrait changer l’histoire. Un film dont le montage financier a aussi été un parcours du combattant. Un film sincère surtout.

Il y a quelques jours sortait Président de Lionel Delplanque. A quelques mois des présidentielles, quel sujet plus opportuniste ? Et surtout, quel traitement plus opportuniste ? Le cynisme est à la mode. Et chez certains partis extrémistes, il consiste à mettre tous les hommes politiques dans le même panier, à ressortir le poujadiste « tous pourris ». On accordera au film le bénéfice du doute, en disant que ce n’était pas volontaire, mais c’est exactement le sens dans lequel va ce film à la morale douteuse.

medium_presidentbis.jpgPrésident nous fait suivre les pas d’un jeune président interprété par Albert Dupontel, un président idéaliste (il veut résorber la dette de l’Afrique) et (car ?) calculateur (il obtient des marchés publics auprès de marchands d’armes pour financer sa campagne, il ira jusqu’à faire tuer son père spirituel pour conserver le pouvoir). Derrière lui, un jeune idéaliste (Jérémie Rénier, toujours convaincant) qui, pour venger la mort de son père anarchiste décédé en prison, va séduire la fille du président (décidément bien naïve), lequel président va le prendre comme conseiller. Rien de plus facile alors pour ledit conseiller de faire main basse sur des secrets défense (je crois que nous pouvons sérieusement nous inquiéter, si les secrets défense sont aussi facilement accessibles), dans le but de ternir l’image du président. Evidemment, comme le pouvoir corrompt et fascine, (quel scoop !) le jeune idéaliste va tomber sous le charme de cet homme charismatique (ou du moins censé l’être), et plus encore du pouvoir qu’il symbolise, tellement grisé par le pouvoir qu’il va abandonner brusquement tous ses idéaux, avec une célérité déconcertante.

Prenez et remaniez les pires travers et zones d’ombres de nos hommes politiques (le suicide d’un conseiller dans son bureau de l’Elysée, les écoutes téléphoniques, le trafic d’armes, les liaisons, le mariage de façade), assaisonnez de quelques répliques empruntées à d’anciens présidents (l’expression "Un continent humilié, un continent martyrisé" faisant ainsi référence au célèbre discours du général de Gaulle à la Libération de Paris ; la phrase que prononce Albert Dupontel à certaines personnes de son entourage : "Vous n’êtes pas le meilleur, vous êtes le seul" étant celle que Valéry Giscard d’Estaing répétait aux jeunes ambitieux qui l’entouraient ; le président parle de "veaux" à propos des Français, comme l’a fait de Gaulle, etc.), prenez un acteur dans le vent pour crédibiliser le tout, ajoutez une photographie froide comme le pouvoir, léchée et glaciale en clair-obscur pour souligner les zones d’ombre, au cas où nous n’aurions pas bien compris, et à l’issue d’un tel film (dont l’acteur principal dit lui-même ne jamais voter !) vous vous dites forcément, malheureusement, que cela ne sert à rien de voter.

C’est facile et dangereux d’aller dans le sens du vent. Lionel Delplanque a certainement oublié le 21 avril 2002. Pas moi. Il y a des amnésies périlleuses, des vents qui peuvent provoquer des cyclones. Faire du cinéma, c’est aussi être responsable. On ne peut pas toujours arguer du caractère fictionnel pour se dédouaner. Le film s’intitule Président, et se complaît dans l’abstraction, histoire de bien insister sur son caractère universel, les contradictions d’un homme au pouvoir, certes intéressantes, si elles avaient été un peu plus nuancées !

Comme il est humain, le président est allergique à la lumière (allergie reliée à un évènement qui a forgé son destin et sa personnalité), et il adore sa fille, évidemment.

Comment dénoncer la démagogie, quand on en fait soi-même à ce point preuve, comme le fait Delplanque dans son film ? Mais d’ailleurs, est-ce cela le propos du film ? Parce que, au fond, que veut-il vraiment nous dire ?

Ce président semble tout droit sorti des Guignols de l’Info qui eux, au moins, ont le mérite d’être souvent drôles et de se présenter d’emblée comme caricaturaux, et donc de permettre le décalage.

J’ai pour principe d’évoquer uniquement mes coups de cœur, et rares sont les films que j’ai ouvertement critiqués, mais devant la complaisance des critiques envers celui-ci, pour une fois, je n’ai pu m’en empêcher, ce film m’ayant profondément agacée, pour les raisons évoquées ci-dessus. Quant à Dupontel, malgré tout le talent dont il a medium_pneur2.jpgfait preuve dans le passé, il interprète ici un président bien maniéré et bien fade, au vocabulaire bien restreint pour l’énarque qu’il est forcément supposé être, et finalement bien peu charismatique au regard de l’engouement que ce personnage suscite. Heureusement, Claude Rich, Jérémie Rénier et Jackie Berroyer, par leurs prestations d’hommes dans les coulisses du pouvoir, rehaussent le niveau.

Fuyez ce film... Et courez voir Indigènes  ! Ou revoyez le magnifique et beaucoup plus nuancé Promeneur du champ de Mars de Robert Guédiguian.


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93 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 11:05

    Donc, d’un côté un film qui vous glace par son cynisme et de l’autre un film généreux ? C’est un point de vue qui repose sur les premières impressions en effet.

    Le film « Indigènes » semble bien mettre en valeur des faits historiques sans les dénaturer. On peut bien critiquer le casting (sur-représentation des beurs en tête d’affiche) mais il s’agit de cinéma donc une certaine liberté est admise. C’est de l’art, donc de la création et c’est surtout aussi commercial...

    Mais on a vu pire pour le téléfilm « Napoléon » en 2002 où le casting avait été âprement disputé (concurrence virile de prétendants internationaux pour décrocher le rôle de Murat, ce qui avait conduit à ofrir une compensation à l’acteur allemand n’ayant pas décroché ce rôle prestigieux et à gonfler l’importance de son personnage au mépris de la réalité historique) et aussi le choix de Clavier bedonnant pour franchir le Pont D’Arcole (cheveux aux vents !). Mais là aussi Delacroix n’avait-il pas enjolivé la scène ?. Bref ! Indigène traite de faits historiques encore ancrés dans la réalité d’aujourd’hui, ce qui aura indéniablement une valeur pédagogique pour la jeunesse et même pour beaucoup de Français moins jeunes et peu renseignés sur ces aspects.


    • Sandra.M Sandra.M 27 septembre 2006 11:19

      Je n’ai pas bien compris votre réflexion sur « Indigènes ». Je ne vois pas bien qui vous auriez mis dans le casting qui justement a choisi de prendre les descendants de ceux dont il est question et qui y sont magistraux. Lorsque j’ai vu le film à Cannes, avant même la proclamation du palmarès le prix d’interprétation collectif était déjà pour moi une évidence.

      La valeur n’est pas seulement pédagogique mais aussi historique puisque les pensions étaient démesurément basses et vont probablement être augmentées... ou comment la petite histoire (celle du film) change la grande... Et c’est ça aussi le cinéma !

      Quant au téléfilm sur Napoléon avec Christian Clavier, il m’avait effectivement fait beaucoup rire. Je crois bien que ce n’était pas le but.


    • Sandra.M Sandra.M 27 septembre 2006 11:26

      Il me semble que vous venez d’une autre époque où la démocratie n’existe pas. Ce film est tout sauf réaliste ! Ne vous a-t-on jamais dit que tout ce qui est exagéré est insignifiant ? Je me demande qui trouve donc grâce à vos yeux alors ? Certainement pas des démocrates, j’en ai peur...


    • space_cowboy (---.---.131.208) 27 septembre 2006 11:26

      « On peut bien critiquer le casting (sur-représentation des beurs en tête d’affiche) »... ils avaient fait un casting avec des chinois, mais bon euh ça passait pas !!! Assz douteux comme réflexion, monsieur de la taverne des pouêt pouêt* !

      * n’y voyez là qu’un jeu de mot complètement enfantin !


    • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 11:35

      Vos dites : « Il me semble que vous venez d’une autre époque où la démocratie n’existe pas. » Merci de préciser à quel interlocuteur vous vous adressez car manifestement ce n’est pas du tout moi.


    • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 11:39

      Je faisais tout simplement référence à des critiques exprimées hier sur un fil d’AgoraVox. Je ne reprends pas cette critique à mon compte sauf pour dire le côté machine à fric (Des beurs qui vont faire beaucoup d’entrées en salle). C’est tout et rien de plus. Apprenez à lire avant de réagir de façon primesautière !


    • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 12:52

      Vous avez au moins trois avantages sur nous :

      - Vous avez vu le film avant sa médiatisation et sa critique.
      - Vous avez pu le juger par vous-même avant qu’il ne figure au le palmarès de Cannes.
      - Vous êtes une critique maintenant assez rôdée.

      Votre point de vue est intéressant et respectable. Donc, on aurait pu s’attendre à une vraie discussion, respectable elle aussi. Mais non ! nous aurons droit au battage habituel d’insultes raciales et de considérations religieuses (et pseudo historiques, plutôt hystériques d’ailleurs...) inappropriées.


    • Sam (---.---.201.61) 27 septembre 2006 14:19

      Pour l’auteure de l’articleuh

      Pas bien compris votre histoire d’époque. Je ne suis pas un évadé de retour vers le futur, mais votre contemporain.

      Pour ce que j’ai pu comprendre de votre commentaire obscur, votre réflexion laisse croire que nous sommes en démocratie, ce qui confirme votre incapacité relative à saisir les tenants et aboutissants des problèmes politiques de l’heure.

      De plus il quand même que vous sachiez que ce n’est pas parce qu’il pleut sur votre tête que le monde est inondé. smiley


    • pouchy (---.---.99.28) 19 octobre 2006 15:24

      Le bourrage de crâne habituel, bien ancré dans la pensée unique actuelle, en ligne avec l’idéologie dominante dans le monde depuis 40 ans chez nous. Article partial et très partiel. Par exemple dès le début on affirme 240.000 qui ont libéré la France. Le comportement de l’Armée d’Afrique fût exemplaire sous les ordres d’un Commandant en chef exceptionnel et contribua sans aucun doute à accélérer la libération du territoire et la fin de la guerre. Mais c’est mentir aux jeunes qui ne connaissent pas ou mal l’histoire du XXe siècle que de leur laisser croire (par le procédé de l’élision cher aux nouveaux sophistes) que c’est là le tout de la libération. Sans le débarquement de Normandie et les Forces alliées qui l’ont réalisé ce fût l’échec assuré. Par ailleurs sans l’aide et l’appui fort (équipement, armement, financement...) des Américains ce débarquement au sud fût lui-même impossible. L’histoire est globale et tous les évènements sont en intéraction, en sortir un du contexte et le présenter comme le tout est une manipulation. Ce fût une grande et utile épopée dont le comportement de tous les acteurs fût magnifique et exemplaire, puisse-t-il faire école. Et sachez qu’au sein de l’Armée d’Afrique ce sont solidarité et amitié qui règnaient et non pas la projection rétrospective de certains sentiments ou ressentiments actuels, hélas trop fréquents.


    • Sam (---.---.201.61) 27 septembre 2006 11:12

      Lionel Delplanque a certainement oublié le 21 Avril 2002. Pas moi. Il y a des amnésies périlleuses, des vents qui peuvent provoquer des cyclones. Faire du cinéma c’est aussi être responsable.

      Moi non plus, j’ai pas oublié. J’ai pas oublié non plus qui était les responsables :

      quatre partis majoritaires regroupant 9/10ème des élus de ce pays. Ils ont organisé voilà trente ans, avec à la manoeuvre le Chef, le racket des entreprises consentantes. Ces mafieux-là se sont amnistiés, sauf rares qui ont fait de la prison.

      Du conseil municipal au conseil des ministres, j’imagine que la grande majorité des élus savaient. Ont-ils dénoncés ?..Non.

      Aujourd’hui, les mêmes sont en place, cyniquement aux manettes, ou pressés de l’être. Ils vitupèrent, ils promettent, ils menacent et ils dénoncent. Les autres, ceux qui ont pati de leur corruption, de leur soumission à l’argent, de leurs privilèges exhorbitants, de leurs lois tordues faisant porter la charge toujours à ceux que leur démission de rois faignants déjà condamnait...ils subissent.

      Faire du cinéma présentant un tableau réaliste de la politique et de la caste qui s’en est emparée, sans donner un contour froid, cynique, calculateur et impitoyable aux personnages de cette fiction, ne peut que produire un film lénifiant, irresponsable qui fera méconnaître aux spectateurs le misérable passé de la caste des seigneurs.

      Et ils seront évidemment condamnés à le reproduire.


      • Patrick Adam Patrick Adam 27 septembre 2006 11:28

        @ Taverne des poètes

        En écrivant « Le film »Indigènes« semble bien mettre en valeur des faits historiques sans les dénaturer ». Vous vous aventurez sur un terrain miné. Ce film vous convient. Soit. On peut aimer El Greco et aussi Goya.

        Qu’il restitue une réalité historique sans montrer ni les réelles conditions d’engagement, ni les « pratiques » originales des goumiers décrites par les gens qui les ont accompagnés, reste à prouver. Mais peut-être préfèrez vous ces visions saint-sulpiciennes de l’histoire de l’Afrique du Nord. Patrick Adam


        • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 11:50

          Oui, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos commentaires sous votre article d’hier. On voit que vous connaissez bien certaines questions. Ils étaient très instructifs. (malgré la présence de grossièretés de langage peu respectueuses).

          Un film reste un film : un bon divertissement avant tout et une création, non pas un reflet exact et rigoureux. Il ne peut tout contenir et mettre en lumière surtout lorsqu’il s’agit de présenter une thèse prédéfinie (et ici très honorable). On a vu bien pire dans le genre film historique. J’irai le voir sans parti pris.


        • zalka (---.---.119.109) 27 septembre 2006 11:53

          « Ceux qui les ont accompagné » comme vous dites, en bon produit de leur époque, avaient un avis préconçu sur les gens qu’ils accompagnaient, celui de la grande époque du colonialisme triomphant, du dénis des cultures soumises, une opinion qui à travers nos valeurs contemporaines s’assimile à du racisme pur et simple.

          Sans nier l’intérêt de ces témoignages, il convient de les prendre avec des pincettes. Malheureusement, vous basez vos jugements uniquement là dessus.


        • Marsupilami (---.---.92.253) 27 septembre 2006 12:16

          @ Taverne des poètes

          « Un film reste un film : un bon divertissement avant tout et une création, non pas un reflet exact et rigoureux. Il ne peut tout contenir et mettre en lumière surtout lorsqu’il s’agit de présenter une thèse prédéfinie (et ici très honorable). On a vu bien pire dans le genre film historique ».

          Justement, ce n’est pas qu’un film. Il n’y a qu’à constater le tapage mémoriel qui accompagne sa sortie, sans parler de la réapparition du problème des indemnités. Ce film prétend restituer une réalité historique. Le quatuor de beurs et le réalisateur ne cessent de le dire. Il aurait probablement été plus crédible si les rôles de Noirs n’avaient pas été éliminés volontairement par le réalisateur, ainsi qu’il l’a avoué dans son interview de Libération. Zappé, le tirailleur sénégalais trop noir : il aurait fait de l’ombre à la beuritude. Comme je l’ai écrit dans l’autre fil consacré aux goums, c’est absolument dégueulasse et c’est du racisme pur et simple... exactement le même racisme que dénoncent les beurs-pipole de service. Et en plus, cela s’apparente à une falsification de l’Histoire, la même que dénonce le quatuor de beurs.


        • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 12:34

          @ Marsipulami qui vous veut du bien :

          Vous dites : « c’est absolument dégueulasse et c’est du racisme pur et simple ». Non ! c’est du commercialisme pur et simple. Un non beur aurait fait de même hélas !

          Je n’apprécie pas les commentaires qui dénaturent totalement (au sens « totalitaire ») le propos d’un article et le détournent systématiquement vers des considérations de race et de religion à chaque fois. J’avais écrit un article humoristique pour apaiser quelque peu le côté pousse-au-crime actuellement répandu sur AgoraVox avec la redondance des sujets qui ne sont souvent que prétextes à l’empoignade barbare. Cet article n’est toujours pas publié. Dommage car il initiait une réflexion « philosophico-sociologique » -si j’ose le dire ainsi- sur un prétexte d’amusement et cela aurait eu un effet des plus sains ici !


        • Marsupilami (---.---.92.253) 27 septembre 2006 12:50

          @ Taverne des poètes

          Mon commentaire ne détournait rien du tout. Ce film est un film engagé : son réalisateur le dit sans détour. Il fait clairement allusion au racisme (celui dont étaient victimes les « indigènes ». L’éviction d’un Noir des rôles principaux pose clairement le même problème. Donc il est légitime d’aborder ce thème. Et je te ferai remarquer que je n’ai pas parlé de religion, parce que ce n’est pas le propos. Et tes leçons, tu peux te les garder.


        • Antoine Diederick (---.---.238.195) 27 septembre 2006 12:51

          Marsu, il serait temps que tu fasses un film sur le tirailleur sénégalais ds les tranchées de Verdun et qui la nuit allait châtrer le boche en rampant sous les barbelés.

          Je vois d’ici le script et les images de carnage, splatch...et que cela gicle, splotch que cela coule.

          Ok, je suis idiot...« idiooote », Ja Ich bin.

          Bon, décidement l’art n’est plus ce qu’il était avant la prise de pouvoir des marsiens et l’intolérable dictature des esprits.


        • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 13:14

          La seconde partie de mon commentaire ne s’adressait pas seulement à vous mais à d’autres aussi. L’expression démocratique n’exonère pas d’un certain esprit de responsabilité et du respect de l’autre.


        • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 27 septembre 2006 15:17

          Ce film est peut-être un film engagé, certes, mais que de partis pris. Il ne m’a pas ébloui. Je me demande même si le président Chirac n’avait pas émis un avis sur cette supposé création, serions-nous là entrain de débattre ?

          Personne ne semble choqué de la façon dont ce metteur en scène de m... dépeint les officiers.


        • José w (---.---.25.142) 27 septembre 2006 11:29

          Cela donne envie d’aller voir Président...

          Indigène, sans doute un bon film aussi, sera bientôt à la TV, donc on peut patienter un peu.


          • Sandra.M Sandra.M 27 septembre 2006 11:33

            Ma deuxième réponse s’adressait à « Sam » au cas où il y aurait méprise...


          • La Taverne des Poètes 27 septembre 2006 12:36

            Merci pour ce rectificatif.

            P.S : vous êtes charmante ! smiley


          • ropib (---.---.27.229) 27 septembre 2006 11:48

            Je n’ai pas vu le film mais il m’intéresse.

            Vosu reprochez au Président d’être à la fois cynique et glacial et trop humain. Le film enfonce les portes ouvertes en disant que le pouvoir corrompt mais on ne va pas les refermer pour autant. De plus « lacteur à la mode » faut pas exagérer, c’est peut-être un bon acteur tout simplement.

            Enfin j’irais voir le film pour me faire une opinion mais je crois qu’entre « l’état de Grace » avec une présidente mièvre et les documentaires qui nous montrent des hommes toujours dignes c’est peut-être intéressant. Je n’ai pas l’impression justement que le discours soit « tous pourris ! », mais peut-être justement que la réalité n’est pas une séparation entre gentils et méchants et que de dire « tous pourris » ou le nier n’est pas le point de vue le plus pertinent.


            • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 27 septembre 2006 11:50

              Le film indigènes bouleversant, smiley beurk


              • ropib (---.---.27.229) 27 septembre 2006 11:53

                Pourquoi ?


              • Antoine Diederick (---.---.238.195) 27 septembre 2006 13:09

                oui, ds le fond Christian, pkoi « Beurk » est-ce une contraction « beur » et de « ke ».

                Mais alors que veut dire « Kebeur » ? hein...


              • yan Essal (---.---.101.117) 27 septembre 2006 11:56

                J’ai vu Président .... ça ne vaut pas un clou . sauf claude Rich qui effectivement relève le niveau .

                Pour l’autre , film politique ... je n’irai pas .

                la propagande politicienne a assez duré et libre aux gogos de payer pour recevoir la propagande .

                Chirac a trouvé l’astuce , il fait payer sa propagande par les veaux qui votent pour lui !

                allez les veaux , allez au cinéma !


                • ropib (---.---.27.229) 27 septembre 2006 12:18

                  Je n’aime pas Rich. Je n’ai pas vu le film mais justement est-ce que vous ne sortez pas la prestation du lot parce qu’il reste digne ? Je ne crois pas à la mythification des hommes politiques présentés toujours droits dans leurs bottes, dignes, à la hauteur... quant à Rich justement vraiment je trouve que toutes ses postures font chiquées. On se dit « il joue bien la comédie » mais quand on voit Isabelle Carrée par exemple on ne se dit pas forcément qu’elle est une bonne actrice parce qu’on a l’impression qu’elle est tout court, mais bon on compare là des performances incomparables.


                • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 27 septembre 2006 12:00

                  Monsieur Ropik, on n’a pas besoin de faire autant d’éloge, un film de plus sur la guerre, arrêtons de parler de la guerre. Le film a un parti pris NAZE


                  • ropib (---.---.27.229) 27 septembre 2006 12:11

                    D’accord, je comprends. Mais je suis intéressé par les différents avis quoi. Les films de guerre il y en a qui parlent de l’humanité et qui dépassent le thème. Je ne sais pas si vous avez lu l’Iliade par exemple, a priori ça parle de guerre mais bon il y a plus.

                    Au niveau de la propagande... bon. Mais enfin montrer que l’immigration peut avoir des causes diverses et retracer un moment historique archi-connu avec un nouveau point de vue je ne trouve pas ça forcément inintéressant. Je pense qu’en France nous n’avons pas traité le sujet jusqu’à plus soif comme les américains avec des « Paris brûle-t-il ? » ou « Un point trop loin » par exemple qui sont vides de sens parce que vides de discours et de parti pris. Le cinéma doit-il être neutre ? C’est comme les bouquins... Mauss et Proust parlent de la même chose en réalité mais pas avec la même méthode on va dire.


                  • Antoine Diederick (---.---.238.195) 27 septembre 2006 12:40

                    « Indigènes »

                    A mon avis ce film passerait sans doute un peu sur le côté s’il n’y avait le contexte.

                    Je n’ai pas vu le film est donc je ne vais pas me prononcer sur la qualité artistique de ce produit cinématographique.

                    Personnellement, si le passé colonial est douleureux pour tous les français, je pense qu’il aurait mieux valu une tentative documentariste plutôt qu’un produit commercial.

                    Je pense que c’est un produit commercial qui exploite la sensibilité actuelle et je ne suis pas persuadé qu’il va contribuer à éclairer le passé ni ré-inventer le présent.

                    C’est peut-être aussi un film commercial qui acquiert une qualité politique et que les producteurs ont exploité cette confusion pour vendre leur produit.

                    Ceci écrit, il me faudrait aller voir le film, mais j’ai peur d’un pogrom à la sortie des salles ;-p


                    • Antoine Diederick (---.---.238.195) 27 septembre 2006 12:42

                       smiley smiley ....j’en tire la langue au chat.


                    • DEALBATA (---.---.166.140) 27 septembre 2006 13:01

                      J’ai toujours pensé que de part sa nature la femme avait un sérieux penchant progressiste (une attirance innée pour la matière ce qui a d’ailleurs donné maternelle entre autre) qui se traduit toujours par une idéologie en apparence tolérante mais qui cache en réalité une poigne d’amazone. Décidément cette civilisation égalitariste ne produit pas que du bon mais il vrai qu’elle vit ses dernières heures ...


                      • Antoine Diederick (---.---.238.195) 27 septembre 2006 13:05

                        hein, cela veut dire quoi ce truc sybillin ?


                      • DEALBATA (---.---.166.140) 27 septembre 2006 13:13

                        La femme est un roseau dépensant.


                        • (---.---.64.24) 27 septembre 2006 13:58

                          A quand un film sur les africains qui ont combattu le colonialisme français ?

                          Sur Samori Touré, par exemple.

                          http://www.mande.net/bibliotheque/yperson/index.html


                          • ropib (---.---.27.229) 28 septembre 2006 11:40

                            ça n’existe pas déjà ça ?

                            Tiens j’ai vu « un homme sans l’occident » il y a quelques années.


                          • David (---.---.17.19) 27 septembre 2006 14:25

                            @ Sandra, la rédactrice de cet intéressant article.,

                            « J’ai pour principe d’évoquer uniquement mes coups de cœur... »

                            - Continuez à le faire, Sandra. Vous le faites bien et c’est toujours avec un grand plaisir que je lis vos critiques.

                            - J’ai vu le film (En rush prè-final, par un heureux concours de circonstances !) et je ne peux que partager votre coup de cœur. Une fiction bien documentée, bien réalisée et bien traduite par les « copains du Bled » qui ont su lui donner un tempo assez vif. Ce film n’a aucune connotation revancharde, bien au contraire ! J’irai le voir avec un très grand plaisir.

                            - Je suis étonné par le nombre de personnes (Surtout sur un autre fil d’Agoravox) qui s’emploie à dénigrer ce film sans même le voir ! Mais bon, c’est, parait-il assez courant sur ce Forum.

                            - Même si c’est hors sujet par rapport à votre article et je vous prie de m’en excuser, je préfère déposer ma contribution sur ce fil plutôt qu’ailleurs afin d’éviter agressivité, mesquinerie et intolérance dont j’ai une sainte aversion, cela se résume à cet hommage :

                            Aux combattants africains engagés au service de la France et à tous leurs frères d’armes. Afin que leurs sacrifices n’aient pas été vains, sur les deux rives de la Méditerranée, puissent les vivants et les hommes libres ne jamais oublier...

                            J’ai appris, aujourd’hui, que notre gouvernement va enfin procéder au paiement de retraites de ces quelques survivants d’indigènes. J’en suis heureux.

                            Cordialement.

                            David


                            • momo (---.---.166.103) 27 septembre 2006 22:02

                              merci pour votre reaction et merci aussi à Sandra d’avoir compris nos parents et grand-parents qui se sont illustrés sous le feu ennemi, notamment à Verdun et à Monté Cassino.

                              J’ai encore le souvenir de mon oncle (caporal au cinquieme regiment de tirailleurs algeriens) me racontant l’enfer de Monté Cassino, assiegé par l’armée d’Afrique sous-equipée pour ouvrir la route de Rome, forcant l’admiration des troupes alliees fortement mécanisées.

                              j’ai egalement le souvenir des propos de mon grand-oncle qui a perdu beaucoup de ses camarades dans les tranchées de verdun et qui a ete invité, à l’issue de la guerre en 18, à s’etablir en France pour la reconstruction du pays, moyennant pecule.

                              ni l’un ni l’autre n’ont touché, jusqu’à present, aucun centime

                              Bien cordialement


                            • David (---.---.17.19) 27 septembre 2006 14:29

                              @ La Taverne des Poètes (IP:xxx.x86.99.20) le 27 septembre 2006 à 12H34,

                              « Je n’apprécie pas les commentaires qui dénaturent totalement (au sens « totalitaire ») le propos d’un article et le détournent systématiquement vers des considérations de race et de religion à chaque fois. »

                              - Je vous partage totalement votre appréciation sur certains fils et commentaires sur Agoravox. Cela devient lassant. J’attends avec impatience votre article.

                              Cordialement

                              David

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