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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > E-book readers en France : un échec programmé

E-book readers en France : un échec programmé

Alors que les e-book readers ou leurs équivalents rencontrent un succès réel à l’étranger, leur marché ne s’est toujours pas développé en France. Mais veut-on vraiment leur succès, pourtant inéluctable ?

Une grande enseigne va proposer des e-book readers à 299 €, et offrir de télécharger une sélection de titres choisis avec une remise de 10 à 15 % par rapport au livre papier. Une mauvaise idée, à mon avis.
D’abord, ce sera un marché captif, car il semble bien que seuls certains livres pourront être téléchargés sur le e-book reader en question, et non pas l’ensemble des livres disponibles sur le net en PDF ou HTML.
D’autre part, à 10 ou 15 % de remise, qui voudra acheter ? Le reader est à 300 €, la remise représente, pour un livre à 20 €, 2 à 3 €. Bref, l’engin ne sera rentable qu’au bout de 100, voire 150 achats (200 pour un livre à 15 € avec 10 % de remise).
Si j’avais l’occasion de monter une plate-forme, je proposerais :
Téléchargement de tous livres disponibles en format compatibles.
Un prix de base de 2 €, qui revient à la plate-forme.
Un prix entre 0,75 et 1 € les 100 000 signes, qui reviendrait entièrement aux auteurs.
Ce qui ferait un livre moyen (300 000 signes, 200 pages, à moins de 5 € HT, un gros livre entre 7 et 8, un très gros livre à 10 €.
Là, ça pourrait devenir intéressant, pour le lecteur, et pour l’auteur, qui ne gagne, avec cette formule, que le même droit d’auteur (à moins qu’il n’ait un droit d’auteur du type "livre de poche" ou "club", moitié moindre), et même pour la plate-forme, qui commencerait à vendre en quantités correctes.
Il serait bon, aussi, que la TVA sur ce type de livre tombe à 5,5 %, comme pour tous les livres.
Mais tout ceci semble très mal engagé. Je crois plutôt que, comme le développement de l’internet, à l’époque du minitel, on ne freine des quatre fers pour retarder l’arrivée inéluctable d’un progrès que j’appelle le E4-book.
Pourquoi E4, parce que le e-book est Electronique, Ecologique, Economique et Equitable.
Mais il faut protéger les bénéfices des distributeurs. Aussi vont-ils tout faire pour empêcher une révolution qu’ils ne savent pas comment accompagner. Gageons donc qu’ils nous jouerons la comédie indignée des "libraires qu’on assassine".
Les grandes enseignes s’en sont-elles préoccupés avant. C’est comme pour les petits disquaires, elle les ont joyeusement tués.
Et maintenant, les téléchargements, paraît-il, tuent les grandes enseignes. Curieux comme la loi de la jungle, si sympa quand elle les favorisait, est maintenant devenue une monstruosité à leurs yeux.
Je crois que le système des e-books, s’il est possible de télécharger (gratuit ou payant) tout livre disponible sur le net, va donner beaucoup plus de liberté aux auteurs, qui n’auront plus à "formater" leurs livres. Ce qui est insupportable aux publieurs
Attendons-nous donc à une lutte farouche contre des e-books universels. Mais c’est une lutte perdue d’avance.
Elle ne fait que retarder l’inéluctable : un meilleur accès au livre et le triomphe de la prescription citoyenne sur la pub.


Moyenne des avis sur cet article :  3.72/5   (53 votes)




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66 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 29 septembre 2008 13:06

    Voilà l’article péteux d’un mec qui ne fait rien et qui en plus donne des leçons.


    • serdan 29 septembre 2008 14:09

      C’est pas ce commentaire qui est péteux ?

      Cet article m’apprend des choses intéressantes. Il pose la question du "business model" pour l’e-Book, il signale l’enjeu écologique, il insiste sur les freins posés par les éditeurs (etc.) pour ce nouveau support.

      Nouveau car il n’a pas encore percé en France.

      serdan


    • foufouille foufouille 29 septembre 2008 13:24

      ca arrivera, comme pour les graveurs multi formats


      • wesson wesson 29 septembre 2008 14:24

        Bonjour l’auteur, merci pour cet article. Je partage votre pessimisme sur le business model de ce nouvel objet : le prix des bouquins est effectivement pas propre à assurer le succès de la machine.

        J’ai un de ces appareil sony à 299$ (une petite avant première ... ) C’est joli mais pas suffisament de valeur ajouté par rapport à un bête bouquin, qui lui n’est pas prêt de recevoir un DRM !!!



        • Breton8329 rol8329 29 septembre 2008 22:17

          Je vois quand même un avantage majeur : la possibilité de transporter une masse considérable d’ouvrages sans déformer les poches. Et aussi les pages qui se tournent toutes seules = moins de fatigue pour le lecteur smiley. En fait, j’attends ce type de produit avec impatience depuis déjà quelques années. Les utilisations ludiques ne sont rien par rapport à l’usage professionnel. On pourra enfin passer à un monde sans papier. Toute la documentation que nous employons habituellement sera disponible sur une seule tablette, dotée d’un moteur de recherche. Evidemment, l’offre qui est faite ici est en parfaite car elle favorisera la concurence et permettra l’émergence de systèmes plus perfectionnés, mieux aboutis et plus pratique. Je suis prêt à parier que dans deux ans, les librairies et les maisons de la presse auront quasiment disparus.


        • Jean-Paul Doguet 29 septembre 2008 14:37

          Cet article est à l’évidence beaucoup trop allusif. J’aimerais d’abord savoir quels sont ces "réels succès à l’étranger" mentionnés par l’auteur. Des chiffres svp !

          Quel est par ailleurs l’intérêt du livre électronique c’est-à-dire son avantage sur le bon vieux livre papier ? Cette question, qui est la plus importante de toutes, n’est même pas posée par l’article. Je ne crois pas du tout à l’avenir de cette technologie inutile et couteuse qui est le type même du FAUX PROGRES. Il y a vrai progrès lorsque la technique nous permet de faire de façon plus rapide et moins chère ce que l’on faisait déjà sans elle. Mais ici on est dans le domaine de l’absurdité la plus complète, qui rappelle un peu la bétise à la Jacques Tati dans "Mon oncle". Il est facile de prévoir que cette technologie n’a pas d’avenir, ni en France ni ailleurs, pour des raisons qui ne sont d’ailleurs pas simplement économique. Aucun objet textuel ne peut rivaliser avec la mobilité, le bas cout et la commodité du livre papier. On aimerait plus de bon sens de la part de l’auteur. 


          • si_près_si_loin 29 septembre 2008 15:00

            N’oublions pas surtout l’intéret enorme que vont avoir ces engins pour les editeurs : les DRM !!!
            Pour ceux qui ignoreraient cet acronyme, il s’agit d’une espece de signature électronique attachée à un fichier, qui le rend illisible sur un materiel non certifié.
            Vu que tous les livres électroniques sont équipés de cette technologie il va être très facile pour les éditeurs de vous faire payer à tout va : impossible de prèter un livre à quiconque, à moins de ne lui donner toute la machine : le fichier ne pourra être lû que sur la machine ou il a été installé la premiere fois ... Egalement impossible de lire le fichier de l’editeur X sur la machine du constructeur Y, s’il n’ont pas d’accords de commercialisation, et enfin arme suprème : la censure ! Si vous n’avez pas été "approuvé" par un éditeur, et donc que vous n’avez pas la signature numérique qui va bien, impossible de faire lire votre oeuvre à qui que ce soit ... Une merveille en effet  !


          • Halman Halman 29 septembre 2008 15:11

            Lisez en des ebooks, et vous verrez que toute une bibliothèque de vos livres préférés scannés en pdf ou ereader sur votre pc c’est infiniment plus pratique et plus utile que toute une bibliothèque de livres papiers qui s’éffritent avec le temps, que vous le pensez.

            Cette technologie que vous dite n’avoir pas d’avenir a pourtant déjà un sacré passé.

            Même la Bibliothèque Nationale a scanné la majorité de ses ouvrages, consultables sur le net pour ne pas avoir à manipuler c’est à dire abimer des ouvrages originaux et fragiles. La BN stupide comme l’Oncle à la Tati ?

            Vous verrez qu’il est bien pratique de lire un livre electronique sur son pda dans les transports, sans avoir à se trimballer un pavé en papier, tripoté au préalable par des gens dont on est pas certains de l’hygiene.

            Couteuse ? Juste le prix d’un pda ou d’un ordinateur que vous possédez peut être déjà, et le téléchargement de centaines d’oeuvres GRATUITES, les autres étant au prix du livre papier.

            Et si c’est l’ergonomie qui vous crispe, avec un tout petit peu d’habitude (au bout de quelques jours cela devient aussi automatique que de tourner une page en papier) vous verrez qu’appuyer sur un bouton est bien plus rapide et facile que tourner des pages de papiers qui se collent, se plient, etc.

            Le livre électronique est le type même du VRAI PROGRES que nous attendions depuis longtemps.

            Au point que même depuis les premiers pc 8086, dès les premiers scanners ocr à reconnaissance de caractères, nous scannions nos livres préférés pour les lire tranquillement à la campagne au soleil, sans avoir à se trimballer des valises de livres dans le train ou la voiture. 3 romans sur une disquete 3.5 pouces, ultra pratique non ?

            Et si c’est l’objet physique versus la "virtualité" de l’écran qui vous pose un problème, une oeuvre, qu’elle soit sur papier ou à l’écran est toujours l’oeuvre totale et entière de l’auteur. Le Discours de la Méthode de Descartes, qu’elle soit sur papier ou à l’écran, c’est toujours Le Discours de la Méthode de Descartes.

            De la silice (la pierre gravée difficilement à la main) au silicium, la mémoire informatique qui vous écrit à l’écran des milliers de pages plus vite que la pensée.


          • Jean-Paul Doguet 29 septembre 2008 16:56

            Je connais fort bien la BNF pour y être abonné, et je peux vous assurer qu’elle n’a certainement pas scanné la majorité de ses ouvrages comme vous l’écrivez. Il y a des microfilms pour certains livres abimés c’est vrai, mais le scannage ne concerne qu’une minorité de livres, très consultés, pour éviter l’usure. Mais scanner une bibliothèque personnelle ? Il faut avoir du temps à perdre.


          • Halman Halman 29 septembre 2008 14:44

            Pourquoi attendre des lecteurs difficilement adaptés comme le Cybook pour se mettre aux livres électroniques ?

            Alors que déjà depuis quelques années des sites comme Ebooksgratuits.com ou Pitbook.com proposent des centaines de titres au format ereader pour pda et pour pc aux formats pdf, rtf ou doc parfaitement utilisables et au point. Du grand classique à la sf, en passant par l’informatique, la cuisine, et même du x.

            Pourquoi s’obnubiler sur un Cybook alors que les pc et pda sont déjà d’excllents lecteurs de livres électroniques ?

            Le problème des droits semble reglé puisqu’ils sont vendus au même titre que les livres papiers.



            • foufouille foufouille 29 septembre 2008 14:51

              imagine un livre electronique en papier qui contiendrait une petite bibliotheque, genre 1000 livres.
              faudrait que ca sente le papier quand meme. et aussi resistant a l’eau. en gnu.........
              ouais on peut rever


            • Jean-Paul Doguet 29 septembre 2008 15:03

              Mais justement, un "livre électronique en papier" ça n’existe pas. C’est bien le problème. 


            • Halman Halman 29 septembre 2008 15:16

              L’epaper cela existe.

              Vous êtes vraiment curieux à vous attacher mordicus à des détails comme l’odeur ou la texture du papier.

              Depuis 25 ans j’ai accumulé une biblothèque d’un bon millier de livres, et franchement je trouve tout aussi agréable de les lire à l’écran une fois scannés.


            • Jean-Paul Doguet 29 septembre 2008 16:04

              Qui donc vous parle d’odeur ou de texture ? J’ai plusieurs milliers de livres et cela ne me viendrait pas à l’esprit de les scanner. Je n’en vois pas du tout l’intérêt, c’est ridicule. J’en transporte très souvent et ce n’est pas possible avec un "livre" électronique que je ne pourrais pâs lire où je veux quand je veux, même là où il n’y a pas d’électricité. Et que dire du cout ? C’est tout simplement absurde et inutile, et ça esquinte les yeux. Les textes virtuels sont intéressants pour d’autres usages de l’écrit, comme les lettres, les articles de journaux ou de revues. Ou à la rigueur je peux consulter l’Encyclopédie que je n’ai aucune envie d’acheter. Mais je ne crois pas du tout à l’avenir commercial de ce genre de "livre" en dehors d’une forme limitée d’archivation, qui n’a rien à voir avec la consommation de masse. D’ailleurs c’est un abus de langage d’employer de genre de mot. Un livre c’est trois choses : la matérialisation d’un texte à disponibilité indéfinie, mobilité illimitée et le plus souvent très bas cout. Le "livre" électronique n’est pas cela. Je pense que c’est une utilisation commerciale abusive de ce mot.


            • foufouille foufouille 29 septembre 2008 17:31

              pour cet attachement a l’odeur et au toucher, c"est surtout personnel
              tous les gros lecteurs adorent ca
              pour moi les bouquins ca pese lourd. 1 dizaine de gros volume = 8kg
              pour l’instant le e-paper est pas encore utiliser pour faire une imitation de livre


            • Hermes esperantulo 29 septembre 2008 14:49

              une longue discution avait euxlieux sur l’e-book,il y a quelques mois sur avox, en résumer les prix vu celui d ela machine, le prix du livre est trop élevé, donc pas franchement vendable. Autre point, la quité du materiel manque quelques elements en plus. Et dernier point les habitudes des lecteurs et surtout du préjugé dutau livre matériel.


              • Jean-Paul Doguet 29 septembre 2008 15:02

                Je soupçonne que vous ne lisez pas beaucoup de livres pour considérer qu’il s’agisse simplement de "préjugés" ou "d’habitudes". Il faudrait des arguments solides pour expliquer la supériorité en termes de mobilité et de compacité du livre électronique sur le livre papier. Il est trop facile d’insinuer qu’il y aurait un retard français etc.. Les vraies raisons sont ailleurs bien entendu. 


              • Hermes esperantulo 29 septembre 2008 19:18

                de quoi vous parlez, j’en lis beaucoup que ce soit papier ou electronique, je parle de prejugés d’habitudes, beaucoup vont avoir du mal à passer au debut au e-reader car ils aurrons plus l’impression de sentir le libre , son odeur, son papier, c’était ce qui en etait resortie de la discution. et oui il manque quelque chose dans certains e-reader, l’autonomie batterie, la couleur, la possibilité pour des notes et c’est surtout le prix au des e-book


              • Hermes esperantulo 29 septembre 2008 20:48

                jean Paul, justement vous semblez être dans ses fameuses habitudes,

                Je vais vous raconter une petite histoire, il était une fois l’avènement de l’internet, de nombreuse personnes ont criées, au scandale, que cela allait tuer l’envie d’écrire. Que c’est t’il passer au final, cela ne l’a pas tué cela l’a tout simplement booster d’une façon si extraordinaire, par le web on n’a jamais vu autant de poèmes, de chanson, d’histoires, de vies personnelles, depuis l’histoire de l’humanité. On écrit toujours et même plus mais avec de outils différents et cet avis ne viens pas de moi mais d’un spécialiste de la littérature et qui a étudié ce phénomène.

                Le problème du livre et des magasins actuellement dans notre univers , c’est leur volume et leur prix, si on peut réduire les volumes donc augmenter le nombre de livre acheté et donc automatiquement faire baisser les prix, la vente de livre va explosé ; Il suffit de voir rien que dans les milieux professionnel, l’explosion des documentation set de leurs échanges grace à l’informatique, je trouve cela prodigieux.


              • Jean-Paul Doguet 29 septembre 2008 23:10

                Votre argument est naif et démagogique. Vous vous contentez d’applaudir ce qui peut apparaître nouveau ou prometteur sans essayer de réfléchir sur la viabilité d’une innovation, alors que c’est là l’essentiel. Et par le biais d’une analogie superficielle et paresseuse avec le passé, vous vous imaginez que le livre électronique finira par s’imposer ou même évincer le livre papier. Personnellement je ne connais personne qui s’en soit pris à Internet. Pour que le livre électronique ait un avenir, il faudrait pour cela qu’il satisfasse à des conditions de maniabilité et d’économie qui le rendraient équivalent et même préférable au livre papier, et ce n’est absolument pas le cas. On peut même douter que ça le soit jamais, et ça n’a rien à voir avec du misonéisme ou du passéisme.  


              • Hermes esperantulo 30 septembre 2008 07:34

                jean Paul, moi naif et demago, non le ebook existe déjà et est viable surtout pour ceux qui ont un PDA et maintenant un EEE ( le seul manque est l’autonomie de baterrie et le choix de livre qui viennent de sortir) et je n’ai meme pas parler de concurencer le livre papier. Par exemple les emails sont arrivés par le telephone portable avec pelisn de possibilité de faire, cela a t’il tué la carte postale ? non. cela ne tuera pas le livre papier, mais pour de nombreuses personnes cela sera un avantage indeniable.


              • Laurent_K 29 septembre 2008 18:08

                Tout comme Jean-Paul Doquet, j’aurai aimé avoir quelques exemple de succès de e-book à l’étranger. En effet, je n’ai pas vu une seule fois quelqu’un en utiliser ni en Europe, ni en Amérique du nord, ni au Maghreb, ni en Asie.

                Par ailleurs, les obstacles ne me semblent pas être franco-français mais plutôt liés à cette technologie :

                1. Il faut faire changer d’habitude ses prospects. Pas facile...
                2. Il faut acheter un appareil.
                3. Le e-book peut ne plus avoir de batterie.
                4. Un appareil électronique a une durée de vie bien plus limitée qu’un livre papier. J’ai encore des livres de mon enfance mais aucun appareil électronique !
                5. Le confort visuel d’un livre est actuellement largement supérieur aux meilleurs écrans.
                6. Il y a en outre le risque des DRM ou autres pompes à fric.

                Cela fait beaucoup même sans regarder le prix des livres que l’auteur souligne à juste titre.

                • coral 29 septembre 2008 18:34

                   La meilleure preuve du futur bénéfice que je tirerai d’un e-book c’est que je possède d’ores et déjà plusieurs milliers de livres du domaine public au format pdf et que je me ferai plaisir en amenant ma bibliothèque tout entière avec moi dans mes déplacements pour en lire ou relire quelques-uns à ma fantaisie, en toute liberté. Quelle réponse pouvez-vous avoir à ça ? Toutes seront fallacieuses et sans fondements. Vous avez déjà perdu votre lutte absurde avant que ça ne commence.


                  • anatica 29 septembre 2008 19:08

                    Je ne comprend pas qu’on puisse s’acharner autant contre une simple technologie. Il y a sûrement eu de nombreux détracteurs à l’imprimerie quand elle est apparue...

                    Pour moi, le seul problème des ebook reader qu’on nous propose pour l’instant, (problème très important, je l’avoue) c’est le format de fichier utilisé (DRM inside). Si demain il en sort un qui lit les PDF (c’est une simple question de volonté de la part des industriels), alors je l’achète tout de suite.

                    Pour le reste, cette techno n’a que des avantages : moins de papier utilisé, donc moins d’arbres coupés et moins de produits polluants rejetés, le volume d’une bibliothèque se réduit considérablement (dans une toute petite carte SD de quelques gigas, on peut stocker des centaines de gros livres), on pourrait créer facilement des marque-pages ou annoter des passages, on pourrait faire des recherches puissantes très rapidement dans le texte, stocker des documents à durée de vie temporaires (pour une réunion, etc...) au lieu de les imprimer et de les jeter à la fin de la journée, etc...

                    Et surtout, pour tous ceux qui disent "oui mais les écrans ça fatigue les yeux" allez lire l’article "papier électronique" sur wikipedia, vous verrez que l’affichage est beaucoup plus proche du papier que de l’écran. Une fois qu’une page est affichée, elle ne nécessite plus d’énergie, à la différence d’un écran qui est constamment rafraichi, donc l’autonomie ne devrait pas être un problème.

                    Pour conclure, cette technologie n’est certainement pas tout à fait au point, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, ces appareils ont un très fort potentiel. Je pense qu’au fur et à mesure l’offre va se diversifier, les prix baisser, et si le public n’achète toujours pas, les industriels finiront par en proposer un qui lit les pdf. Renseignez vous avant de critiquer bêtement.


                    • Hermes esperantulo 29 septembre 2008 20:26

                      Parfaitement d’accord avec vous, c’est ce que j’en avais conclu. La technologie du e reader, je pense, ira vers le e papier car il permet une grande automie dans le systeme de batterie, une norme de format serait la bienvenue, ameliorer la couleur permettre des rpises de note comme dans un livre classique aussi st la bienvenue. Toutes se spetites choses sont facilement fesable par les groupes industriels. Pour le prix des e-paper, le prix est encore trop élevé et il ne peut baisser car tout simplement pas assez de vente, en plus la technologie evoluant, les appareils vont vite evoluer vers des systemes plus ergonomiques, donc pour le commun des mortels faut voir si ca vaut vraiment le coup d’investir dedans. Donc le seul aspect que l’on peut voir faire modifier la dnne, c’est du coté du prix des e-book. Actuellement ils sont beaucoup trop cher. Vous me direz il existe des gratuits, mais malheureusement ce n’est pas ces livres là qu’en général les gens lisent ; he oui c’est comme ca ,on lit en general les derniers livres sortis, un autre filon non utilisé, c’est celui des magazines et journaux, le potentiel est enorme.

                      Pour resumer, je pense que c’est sur le prix des livres qu’il faut travailler pour pouvoir faire rapidement amortir le prix de l’appareil, disons qu’il faudrait 15 livres acheter par an pour s’y retrouver. Donc la solution est chez les editeurs. Et c’est de là que tout s’enchainera.


                    • kaboukoe 24 octobre 2009 14:04

                      bonjour anatika
                      "Pour moi, le seul problème des ebook reader qu’on nous propose pour l’instant, (problème très important, je l’avoue) c’est le format de fichier utilisé (DRM inside). Si demain il en sort un qui lit les PDF (c’est une simple question de volonté de la part des industriels), alors je l’achète tout de suite."
                      c’est EXACTEMENT mon problème
                      j’ai beaucoup de livres tombés dans le domaine public en pdf et je ne vois pas pourquoi il n’existe pas de lecteur approprié à part bien sûr mon PC, ce qui n’est pas le but.
                      depuis que vous avez posté ce message (il y a un an), auriez vous eu connaissance des progrès dans les lecteurs ?
                      j’essaie de voir, mais n’y comprends pas grand chose je vois par exemple, qu’ils en sortent un chez sony, je crois, ou le kiddle d’amazon, où ils vendent des livres qu’on peut acheter sous forme de fichier machin ou de fichier pdf
                      donc, à votre avis, ce lecteur serait il apte à lire des fichiers pdf ne provenant pas de leur site ?
                      si vous avez trouvé une réponse à votre problème et au mien, pourriez vous me faire part de vos conclusions ?
                      merci et bonne journée
                      kaboukoe


                    • Radix Radix 29 septembre 2008 20:09

                      Bonjour

                      Je suis un gros lecteur et je n’aime pas lire sur un écran.

                      On ne vendra ce gadjet qu’à ceux qui n’aiment pas lire.

                      Encore un publi-reportage !

                      Radix


                      • Rälph128 30 septembre 2008 04:21

                        Bonjour, votre raisonnement est faux.

                        Vous êtes un gros lecteur
                        Vous n’aimez pas lire sur un écran

                        Donc vous en déduisez que

                        Les gros lecteurs n’aiment pas lire sur un écran.

                        Ce qui est faux (On apprend ce raisonnement en 5eme).


                      • coral 30 septembre 2008 08:52

                         D’autant qu’il ne s’agit pas d’un écran mais d’une page papier en plastique si l’on voulait faire un raccourci.


                      • coral 29 septembre 2008 20:25

                         Il ne s’agit pas d’écran bien que cela y ressemble, mais une autre façon d’écrire sur une surface claire, voilà ce qu’il faut arriver à se mettre dans la tête. Ce n’est pas rétroéclairé (ça demande d’être éclairé), ça ne scintille pas. A terme, je pense que cela finira par être encore plus lisible que la plupart des supports papier.

                        Et puis le livre n’est pas un support très pratique.

                        - Pages souvent difficilement lisibles dans les pliures, quand le livre est péniblement ouvert en certaines circonstances, etc...

                        - Livre lourd, pas annotable, pas analysable, pas reliable à d’autres données, etc...

                        - Livre unique contre bibliothèque transportable.

                        - Livre cher contre e-book bon marché (dans quelques années)

                        - Livre gaspilleur contre e-book écologique.

                        - Livre fermé contre e-book ouvert (sur d’autres livres, d’autres médias...)
                        ....
                        Et puis, les lecteurs que nous sommes seront remplacés par d’autres lecteurs qui liront sans doute de façon différente...

                        Cette discussion me rappelle celle que j’avais il n’y a pas si longtemps avec les défenseurs du microsillon puis ceux qui s’accrochaient aux appareils photos argentiques...Bizarrement, tous ces défenseurs ne s’expriment plus aujourd’hui. Y avons-nous perdu quelque chose ?


                        • Radix Radix 29 septembre 2008 20:43

                          Bonjour

                          Je suis aussi un photographe et j’ai un Nikon argentique !

                          On n’est pas près d’atteindre avec les numériques la définition d’un argentique.

                          Ce cd n’atteint pas la qualité d’un microsillon : il compresse les aigus et les graves, j’ai conservé mes microsillons et la platine pour les lire.

                          Le "progrès" n’est pas toujours pour le client !

                          Radix


                        • Hermes esperantulo 29 septembre 2008 21:04

                          Radix et bien moi de mon coté je connais pleins de photographes qui sont justement passer au numérique pour ses qualités. La photographe qui a fait nos photos de mariage a utilisé un numérique et les photos grand formats étaient superbes. Et maintenant pour les batteries on vend même des chargeurs solaires si on est pleine foret amazonienne ou dans le désert j’ai même vu des affiches publicitaires faites à partir de photo numérique, la qualité était génial. Sans compter tous les avantages de l’électronique annexe


                        • Radix Radix 29 septembre 2008 21:58

                          Bonjour

                          Je passe ma journée à mettre en page des photo venant du numérique et je leurs doit la majorité de mes problèmes.

                          Alors les photos de mariage de tonton Jules je m’en tape tant que je ne suis pas obliger de travailler dessus !

                          Pour faire des photo professionnelles avec un numérique qui approche, seulement approche, la qualité de l’argentique il faut acheter un boitier nu qui vaut 10000 euro et comme celà ne court pas les rue : je galère !

                          Radix


                        • Hermes esperantulo 29 septembre 2008 22:17

                          Vous en avez peut être une utilisation particulière, mais en tout cas c’est bien le numerique qui a détroné l’argentique car les inconvenients ne valaient les avantages dans le cas du numerique. et chez beaucoup de profesionnesl c’est ce que j’en ai observé


                        • Dewey 29 septembre 2008 20:30

                          "Ecologique" le livre numérique, vraiment ? Etant donné la quantité d’eau nécessaire pour fabriquer une simple puce électronique on peut en douter (sans même parler du recyclage de ces matériels). Les livres ne représentent qu’une part infime de la consommation mondiale de papier, très loin derrière les industries de l’emballage.


                          • Dewey 29 septembre 2008 20:32

                            "Ecologique" le livre numérique, vraiment ? Etant donné la quantité d’eau nécessaire pour fabriquer une simple puce électronique on peut en douter (sans même parler du recyclage de ces matériels). Les livres ne représentent qu’une part infime de la consommation mondiale de papier, très loin derrière les industries de l’emballage.


                            • coral 30 septembre 2008 08:48

                               J’ai des milliers de livres dans ma bibliothèque, c’est à dire des tonnes de papier. Je n’aurai qu’un seul livre numérique. Vous n’allez pas me dire que le deuxième est aussi polluant que les premiers, ce serait de la mauvaise foi.


                            • jamesdu75 jamesdu75 29 septembre 2008 21:02

                              L’auteur s’avance beaucoup pour au final ne pas dire grand chose.

                              Si le succés du e-book est plus que mauvais pour l’instant. Tout prouve qu’il percera dans quelques années. Et dans au moins trois a quarte decenie, il surpassera le livre papier. Pour tout les pays industrialisé.

                              D’abord on consommera moins de papier. Le principe des DRM va forcement être abandonné, c’est plus que certains. Imaginez la facilité pour les bibliothéques de disposer de plus de titre sans avoir le probleme de stock. Car si on parle déjà de piratage de bouquins et magazine (ca fait un bout de temps quand même que ça existe). On pourra prêter des bouquins, comme de nos jours des logiciels ou des cd de musique.

                              C’est qu’une question de quelques mois d’avoir des E-reader avec ecran Oled couleur et une consommation debattrie pas enorme. De plus le prix va être trés trés bas au même titre que le téléphone portable.

                              Je verrais bien dans quelques années des e-book a 1€ avec 3 bouquins par mois et plus si ont payent plus. Une sorte de forfait de la culture. 


                              • Jean-Paul Doguet 29 septembre 2008 23:00

                                @jamesdu75
                                Ce que vous dîtes est un bon exemple de prophétisme technologique qui n’est absolument pas argumenté. C’est du "je verrais bien un livre électronique à 1€" ou encore du "tout prouve" sans en réalité avancer aucune preuve. Pour qu’un tel abaissement des couts se produise il faudrait une demande de masse qui n’existe pas, parce qu’il n’y a pas d’utilité de masse. Cela n’interesse que des gens qui ont de l’argent à perdre. L’histoire des techniques est ponctuée d’innovations qui ont avorté faute d’utilité évidente pour tous et de cout acceptable. Il y a eu beaucoup de variantes au telegramme de chiappe par exemple. Il me paraît tout à fait évident que c’est le sort qui attend le livre électronique, ce qui ne concerne bien entendu pas du tout les documents, mais précisément ce n’est pas pareil et il y a une complète confusion dans les messages que je lis sur ce qu’est un livre. Tout texte n’est pas un livre, toute mise en réseau d’un texte et même d’un ouvrage imprimé n’équivaut pas du tout à un livre électronique.


                              • Marc Bruxman 30 septembre 2008 01:53

                                Pour qu’un tel abaissement des couts se produise il faudrait une demande de masse qui n’existe pas, parce qu’il n’y a pas d’utilité de masse.

                                Attention ! Vous avez du papier électronique dans des endroits inattendus :

                                • Les étiquettes de rayonnage au supermarché. 
                                • Certaines pubs dans le métro au japon... 
                                Les prix baissent en fait assez rapidement.. Les lecteurs valent aujourd’hui entre 300 et 350 €. La loi de moore ainsi que l’amortissement des frais de R&D vont mécaniquement faire tomber les prix en dessous de 150 € à l’horizon 24 mois. 

                                Si vous pouvez "abonner" votre client pour 24 mois (pas aberrant), cela fait 6.25 € par mois à amortir. 
                                Bref, si vous faites un forfait à 15 € par mois pour 3 livres, vous pouvez d’une part amortir le lecteur et d’autre part donner 2.91 € à chaque auteur. Et pour le client, 15 € c’est moins cher que d’acheter 3 livres. Donc économiquement ca se tient. La seule chose qui pourrait dérailler la belle mécanique c’est si les taux d’intérêts montaient trop au ciel parce que pour monter un business comme cela, votre banquier est votre ami. Mais pour l’instant ca donne un truc comme un ROI au bout d’un peu plus d’un an ce qui n’est pas dégeulasse du tout. Et cela sans compter ceux qui prendront des forfaits plus gros. (type 5 livres ou livres + presse). 

                                Surtout que toujours via la loi de moore et l’amortissement les prix vont continuer à baisser et que vous aurez vite un amortissement mensuel complétement négligeable et surtout un ROI plus rapide. 

                                Bref à moins que la crise financiére s’aggrave vraiment beaucoup, ce genre de trucs devrait se financer car on parle ici de financement à très court terme. Finalement pour le banquier c’est moins risqué de mettre sa thune la dedans que de la foutre dans une imprimerie par exemple. 

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