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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Education nationale... idéologie, candeur et complaisance

Education nationale... idéologie, candeur et complaisance

 A l'heure où la réforme du collège, pour la rentrée 2016, suscite une levée de boucliers et un appel à la grève le 19 mai de la part d'une large intersyndicale et alors qu'il est bien inutile d'en blâmer un ministre de l'éducation,Vallaud-Belkacem, qui n'a pas plus ni moins de compétences que ses prédécesseurs et que ses successeurs pour occuper ce poste, et même si elle semble un peu plus gourde que la moyenne, revenons un instant sur ce ministère, celui de l'éducation ; ministère qui regarde les ministres passer et dont la tradition pédagogique et républicaine serait respectable si elle ne signait pas systématiquement l'échec programmé des classes populaires ; celui d'une génération, voire deux, des 25 au 40 ans que l'on a laissés sans orthographe, sans grammaire et sans syntaxe et alors que des milliers de parents savaient cet échec programmé ; d'aucuns eurent recours au retrait de leurs enfants d'un système éducatif qui les condamnait par avance.

Cette réforme 2016, une de plus ! évoque un "traverser l'eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête" dans un "milieu aquatique profond standardisé" au lieu de parler de "natation" ; "Créer de la vitesse" au lieu de courir ; "Produire des messages à l'oral et à l'écrit" au lieu de faire des exposés et des dissertations...

 Ce ministère ne suscite aujourd'hui plus guère que mépris et colère.

 

____________________

 

 

Classement PISA : la France championne des inégalités scolaires

 

 Mauvaise note attribuée par l'OCDE à la France, dans le cadre de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA)

 

***

 

 Faut-il ici énumérer les politiques sociales, culturelles et économiques qui ont pu conduire en trente ans et plus, des pans entiers de la population française marginalisés à rejeter l'école, les savoirs et la Culture  : celles des livres, des auteurs, des sciences, des langues  ?...

Des dizaines de milliers d'ados ou pré-adultes quittent l'Education Nationale chaque année sans maîtriser l'écrit ou la lecture  ; 50% des étudiants inscrits à la Fac abandonnent leurs études dès la fin de leur première année.

D'aucuns seraient tentés de croire que l'Education Nationale est principalement occupée à gérer un échec de masse, sans oublier la gestion des carrières des pédophiles qu'il faut muter de temps à autre, ici et là, quand vraiment, ça sent le roussi parce que la presse locale, alertée par des parents dégoûtés et en colère, s'en mêle...

Occupée aussi cette institution à préparer les nouveaux outils et les méthodes pédagogiques qui, nul doute, plomberont l'avenir des gosses des classes populaires - et plus particulièrement ceux de l'immigration -, au grand désespoir de leurs parents, impuissants face à cette montagne qu'est devenue l'accès à une réussite scolaire digne de ce nom...

Et si l'on en croit les témoignages : institution dont la vocation consiste aussi à broyer les enseignants qui tenteraient de se révolter...

Et n'oublions pas leurs représentants syndicaux (1), bedonnants (même les femmes  !), à force de déjeuners bien arrosés, avant d'aller négocier sur le dos des gosses... qui... une heure en plus, qui... une heure en moins, qui... une augmentation... enfin bref, tout ce que vous voudrez, sauf les conditions d'une prochaine réussite scolaire des classes populaires.

Il est vrai que l'on nomme depuis quarante ans des ministres de l'Education de gauche comme de droite qui confient leurs enfants aux meilleurs lycées, et aussi et surtout, aux écoles privées (2), tellement la confiance y règne et les résultats y sont encourageants... dans ces établissements publics...

Quant aux enseignants  : aussi préparés à affronter une réalité sociale dont aucun mur ne pourra les protéger que leurs élèves le sont à recevoir un enseignement qui les ignore puisqu'ils ne sont pas supposés s'y épanouir ou y triompher dans et avec cet enseignement...

D'autres enseignants et d'autres établissements y pourvoient, ailleurs.

Voyez donc  ! Seulement 12% de la population possèdent un diplôme d'enseignement supérieur (un des taux les plus faibles des pays occidentaux, sinon... le plus faible).

La caste des diplômés n'a pas de souci à se faire et les enseignants non plus puisque ce sont majoritairement leurs chers progénitures qui obtiennent ces diplômes  ; enseignants qui, à propos de leurs élèves, n'hésitent pas à nous parler d'enfants coupables de tous les maux - racisme anti-français et antisémitisme -, et d'ados porteurs de tous les germes de la délinquance et du crime…

Comment peut-on faire preuve d'un tel manque de discernement, alors qu'à l'endroit de leurs propres enfants, ces mêmes enseignants sont capables de toutes les mansuétudes, de toutes les complaisances, voire de toutes les lâchetés  ?

Faudra-t-il un jour parler de la haine des profs face à leurs élèves auprès desquels ils auront épuisé toute capacité de pardon et de compréhension, en vertu d'une nouvelle loi (peut-être pas si nouvelle que ça  !) selon laquelle  : quiconque empêche un enseignant de faire son métier n'aura qu'un devoir et qu'un droit  : s'effacer et disparaître.

Confrontées à un environnement difficile, souvent violent, les enseignants auraient-ils sombré, à l'instar de leurs élèves, dans le fatalisme, le désintérêt, le mépris, le défaitisme et la colère  ? Mais à une différence près - et elle est de taille -, car, si ces enseignants sont face à des enfants ou des ados parfois totalement démotivés, en revanche, leurs élèves ont bien pour référents des adultes éduqués et instruits, des adultes capables de discernement et de sang froid, quand bien même ils l'auraient oublié depuis qu'à Noël, ils se font offrir, tous ces adultes enseignants ou pas, les mêmes cadeaux que leurs progénitures, à savoir  : jeux vidéo et consoles.

 

***

 

 Aujourd'hui, il y a urgence  : ce sont les causes qu'il faut aller chercher, exposer et attaquer  ; et une fois qu'on les a saisies, la mâchoire serrée, tel un chien, ne pas les lâcher  !

________________

 

1 - " ...vaste mouvement de grève pour dénoncer la CASSE ORGANISEE des conditions d'enseignement... " C’était en février 2012 - le public et le privé défilent bras dessus, bras dessous…

Cette casse n'aurait jamais eu lieu sans le concours, le soutien, le développement et l'accompagnement du secteur privé trop content d'y participer  ; secteur privé qui, si l’on en croit les informations recueillies auprès des parents, profite d’une demande bien supérieure à l'offre pour pratiquer au lycée, la sélection à l'entrée et le renvoi, même après des années de scolarité dans leurs établissements, vers le secteur public et ses filières BAC PRO -, de nombre de lycéens, et ce afin de préserver un taux record de réussite au BAC général, S et L.

Que penser alors de cette union du public avec le privé… de cette Gauche qui s’en va coucher avec la Droite ?

De cette Gauche-là, celle de l’Education nationale, Gauche de toutes les trahisons au nom d'un Grand Soir toujours remis à plus tard, il n’y a décidément plus rien à sauver.

 

2 - Enseignement privé subventionné à la hauteur de 500 milliards depuis 50 ans, complice d’une politique de l’abandon d’un enseignement public performant pour tous  ; politique dont les syndicats de l’enseignement public (minoritaires de surcroît chez les enseignants  !) peuvent être tenus responsables car, faute de pouvoir réformer ce système d'enseignement, l’Etat depuis trente ans a dû se résigner à financer un secteur privé destiné à offrir à des millions de familles écoeurées une porte de sortie hors d’un système qui n’a, excepté pour les enfants des profs, qu’échec et relégation à proposer aux classes populaires qui représentent 60% des effectifs  ; système figé, irresponsable car idéologisé jusqu’à l’absurde et le sacrifice de l'avenir de millions d’enfants, toujours les mêmes, génération après génération.

 

Deux réactions d'enseignants suite à la publication de ce billet de blog sur Médiapart en 2013 : 

"....nous plaçons nos valeurs ailleurs que dans le fric et la consommation. La culture, les idées, les amis........ c'est peut être une des clés de la réussite de nos enfants."

"Si tous les enfants des classes populaires réussissaient, ce serait bien embêtant parce que logiquement il ne devrait plus exister de classes populaires..."


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18 réactions à cet article    


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 mai 2015 09:40

    Bonjour,
    La privatisation des services publics est dans la liste des « réformes structurelles de la Commission européenne » .
    Les Français sont très attachés à l’école publique.
    Pour leur faire avaler la privatisation, il faut déglinguer suffisamment le système éducatif, pour qu’ils n’aient pas l’idée saugrenue de se mobiliser pour défendre l’école publique.


    C’est cette méthode qui a été préconisée, dès 1996, par l’ OCDE : extraits :
    « Le rôle des pouvoirs publics en matière d’éducation consiste juste à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable ».

    « Il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. Les parents réagiront violemment à un refus d’inscription, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. »


    Privatisation et remplacement des enseignants par des « prestataires de services » :

    « L’apprentissage à vie ne saurait se fonder sur la présence permanente d’enseignants. Mais doit être assuré par des prestataires de service éducatifs.
    Les enseignants qui subsisteront s’occuperont de la population non rentable. »


    Si nous voulons sauver l’école publique et les services publics, il faut sortir de l’ UE !

    • P-Troll P-Troll 2 mai 2015 09:47

      @Fifi Brind_acier

      pourriez-vous péciser la date, la nature et le tritre des documents de l’OCDE auxquels vous faites référence ?

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 mai 2015 10:00

      @P-Troll
      Excusez moi, j’ai oubliez le lien de l’ OCDE, qui date de 1996.


    • P-Troll P-Troll 2 mai 2015 09:55

      Si ce n’est pas le (la) ministre qui donne les orientations et régit l’Education Nationale, mais le chef de cabiner du ministère et l’administration, recteurs en tête comme vous le suggérez sans le dire, où vont-ils chercher leurs directives ?

      A Bruxelles comme l’affirme l’UPR (ou son porte-parole Fifi) ?
      Peut-être, tout simplement, les mêmes causes produisent les mêmes effets. 
      L’évolution d’un état centralisé vers une société de marché libéral accompagnée d’une diminution du rôle de l’état (grâce aux réformes territoriales en particulier) sur le modèle américain dont nous sommes une colonie à travers l’U.E. induit d’elle-même le glissement de tous les services publics vers un marché privé, quitte à subventionner quand la rentabilité est faible.
      Le seul garant est le contrôle d’un état structuré et doté de moyens.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 mai 2015 10:07

        @P-Troll
        Je peux vous donner la version en anglais ( la langue européenne) des GOPé.
        Les Grandes Orientations de Politique économique de la Commission européenne pour les 28 pays. Elle est publiée par Bruxelles, tous les ans en juin.
        Les GOPé pour 2014/2015.


        C’est l’article 121 du TFUE qui permet à la Commission européenne d’élaborer les projets économiques pour l’ensemble des pays de l’ UE.

        Voici une liste des articles les plus toxiques des Traités qui empêchent les gouvernements de décider en fonction de l’ intérêt général.

      • alinea alinea 2 mai 2015 11:00

        @Fifi Brind_acier
        Tu es bien tendre avec nos politiques « empêchés » !! Moi, je les vois débridés plutôt !
        Alors qui ? Asselineau ? Mélenchon ? ou Le Pen ? qu’est-ce qu’elle veut faire, elle, pour l’Éducation ?
        Tu vois ce que je veux dire...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 mai 2015 06:55

        @alinea
        Pour l’UPR, l’ éducation et la santé doivent être inscrites dans la Constitution comme secteurs stratégiques non privatisables. (article 9 du programme de l’ UPR)


      • Aristide Aristide 2 mai 2015 11:06

        Seulement 12% de la population possèdent un diplôme d’enseignement supérieur (un des taux les plus faibles des pays occidentaux, sinon... le plus faible).


        Voilà donc un constat implacable. Ailleurs : le collège forme des ignares, le lycée les formate, et ici : l’université ne diplôme presque plus personne.

        J’ai voulu vérifié ce dernier chiffre, les avis ici répandus sur le collège et le lycée sont incontestables tellement répétés et rabâchés.

        L’INSEE donne des informations sur 2013  : que voit on : rien à voir avec l’affirmation.

        Sur la population des 25-64 ans : 
        France   :   30,1% des hommes et 34% des femmes
        Allemagne :   30,6% des hommes et 26,4% des femmes
        UE       :    27% des hommes et 29,9% des femmes

        Et voyons donc sur une population plus jeune 
        Sur la population des 25-34 ans :
        France    :  39,3% des hommes et 48,4% des femmes
        Allemagne  :   27,9% des hommes et 32,2% des femmes
        UE        :   31,5% des hommes et 41,1% des femmes

        Voilà, voilà. 12% dans les rêves d’un auteur qui ne vérifie pas ce qu’il écrit ou pire manipule les chiffres pour essayer de démontrer que nous sommes des nuls, des incapables, des ignares, ... On voit d’ailleurs que l’on est de plus en plus efficace en terme de diplômés de l’enseignement supérieur.

        Je suis atterré de voir sur AV tous les articles qui dénoncent la bêtise de nos collégiens, la faiblesse de nos lycéens, le je-m’en-foutisme de nos étudiants, à croire que nos usines et nos entreprises sont peuplés d’incompétents, nos universités et centre de recherche de débiles profonds ...

        Que l’EN soit à réformer est une évidence, que le système soit trop inégalitaire aussi, qu’il faille améliorer les apprentissage de base le fameux lire-écrire-compter, ... Mais quel plaisir malsain a dénoncer tout et rien, sans distinction de ce qui marche, de ce qui marche moins bien et de ce qui ne marche pas du tout comment faire des réformes efficaces.

        Je sais qu’une majorité d’enseignants hantent les forums, AV n’échappe pas à la règle, je suis toujours étonné qu’ils participent ici à cette enchère permanente au dénigrement de leur métier. Heureusement, il existe quelques enseignants moins désabusés pour exprimer leur confiance actuelle dans une institution perfectible mais qui ne correspond que très peu à la description apocalyptique qui en est faite.








        • Serge ULESKI Serge ULESKI 2 mai 2015 15:15

          @Aristide

          12% niveau licence, maîtrise et au-delà.

          Ce pourcentage n’inclut pas les BTS ni les anciens « deug ».


        • Serge ULESKI Serge ULESKI 2 mai 2015 15:20

          @Aristide

          "Le niveau réel de diplôme des Français est au moins aussi éloigné des discours les plus courus que le niveau de richesse. Qui sait qu’en France seuls 14,3 % de la population disposent d’un diplôme supérieur à bac+2 et que 28,7 % ont, au plus, le certificat d’études primaires ?"

          ICI : http://www.inegalites.fr/spip.php?article34


        • Aristide Aristide 2 mai 2015 16:09

          @Serge ULESKI


          Explication de chiffres  : On avait commençé a 12%. Comment arriver à écrire que seul 14,3% de la population à un « diplôme du supèrieur à bac+2 » : facile.Il faut tout d’abord jouer sur l’ambiguïté du « à BAC+2 », le quidam comprends donc diplôme supérieur et BAC + 2, Que neni, seul les diplômes au delà du BAC+2 sont comptés, exit 15%. C’est vrai que 15% ayant un BAC+2 n’a aucun sens à entendre les manipulateurs. Maintenant il reste encore à choisir le bon chiffre, quoi de plus naturel à intégrer la population de plus de 65 ans, dont la situation est provoquée par les dernières réformes. Une supercherie. Je suis étonné que l’on n’ai pas intégré le niveau de diplôme des enfants et nouveaux nés. CEla aurait permis de faire baisser ce chiffre de 14,3%. 

          C’est bizarre cette manipulation des chiffres, le tableau est présent dans l’article que vous citez. Je reprends les chiffres du tableau. Le diplôme du supérieur, c’est aussi bac+ 2, BTS et DUT qui offrent une employabilité importante.

          Les chiffres du tableau pour les 25-49 ans
          • BAC+2 (BTS, DUT, ...) : 15,9%
          • Supèrieur (Licence, maitrise, Doctorat, ingénieur, ...) : 20,8% 
          • Soit un total de 36,7 % de diplômés de l’enseignement supérieur. Soit plus de trois fois vos chiffres.

          Quelle nécessité à faire passer l’EN comme incapble de former nos enfants ? Si on ajoute les enfants qui apprennent un métier plus tôt : 43,2% qui ont un bac pro, un cap, un bep, il reste 21,1% d’enfants qui sortent sans diplôme ou niveau BEPC.



          Vous essayez de vous rattraper en charcutant des articles, extrayant des chiffres pour dissimuler cette grosse manipulation sur les 12% de diplômés de l’enseignement supérieur. Votre tentative est assez symptomatique de cette tendance récurrente de déformer caricaturalement la réalité pour faire passer des solutions souvent simplistes pour des découvertes.

          La moindre honnêteté voudrait que l’on ne parle pas d’un système global à la dérive, mais que l’on se concentre sur les élèves qui ne sortent qu’avec ce niveau collège. Les enfants qui sortent sans diplômes soit 1 sur 5 en gros, énorme chiffre, nul besoin de triturer la réalité.








        • tf1Groupie 2 mai 2015 16:19

          @Aristide

          Heureux de voir qu’il reste quelques personnes comme vous à ne pas sombrer dans le négativisme et la désinformation.

          Certains noircissent le tableau pour des raisons politiques et idéologiques, mais beaucoup le font par simple besoin de dénigrer.
          « Tout fout le camp », « on est les plus nuls » ... bref, un pays de dépressifs, rien de nouveau.

          Et quand des dépressifs éduquent leurs enfants cela donne d’autres dépressifs, quel que soit le programme, quel que soit le rythme scolaire.


        • Aristide Aristide 2 mai 2015 16:34

          @Serge ULESKI

          J’ajoute ce savoureux «  »28,7 % ont, au plus, le certificat d’études primaires". Quand on sait que le CEP n’existe plus depuis 1989 soit 25 ans. Donner en illustration d’un article du jour un chiffre statistiques sur un diplôme il y a 25 ans est assez loufoque. C’est vrai que pour arriver à donner un chiffre aussi fort, il faut intégrer les plus de 65 ans. 


          Le chiffre de sans diplôme tourne autour de 20%, et contrairement à tout ce qui est dit, il est plus fort pour les anciennes générations, pour atteindre 53 % pour les plus âgés d’entre nous.

          L’analyse de ces chiffres pourrait simplement mettre en évidence la nécessité de concentrer des moyens spécifiques pour réduire au maximum cette population qui sort sans rien de nos écoles. 

          En place, l’accusation généralisée de notre système, fabrique d’abrutis, permet de dissimuler les vrais enjeux et on concentre les discussions et critiques sur le latin, le grec, l’allemand et autres hochets que l’on agitent.



        • Aristide Aristide 2 mai 2015 16:57

          @tf1Groupie


          Je crois que AV est victime de sa visibilité. Il est l’objet de publication de « penseurs » qui n’ont d’autre moyens de faire valoir leurs géniales idées. On retrouve ici les rois de l’énergie par la patate et le ventilateur, de l’école de mon temps c’était mieux, des ignares connectés à tablette, des incultes de l’histoire de la IIe Dynastie égyptienne, ... enfin de multiples penseurs qui exposent en long, en large et en travers leurs propositions géniales.

          Sur le collège, j’ai cru voir un article sur « un nouveau programme du collège », une vraie boucherie dans laquelle des matières disparaissent corps et bien , d’autres obligatoires et en trois/huit, ... enfin, la réflexion extraordinaire d’un génie pédagogique qui sait à lui seul ce qu’il faudrait faire. 

          Mais pour pouvoir briller il faut que la réalité soit la plus noire possible, voilà donc ici les attaques conjointes sur ce sujet. Le collège est en ce moment la cible privilégiée. De part sa position charnière déterminant pas mal de la suite, et surtout représentant le dernier stade de l’éducation de la partie de la population la plus fragile.




        • Crab2 2 mai 2015 11:24

          Réforme du collège

          « La soumission au religieux est un désastre  »  ! - Élisabeth Badinter -

          http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/05/reforme-du-college.html

          ou sur

          http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/05/02/reforme-du-college-5614498.html


          • Alex Alex 2 mai 2015 21:02

            Curieux que personne n’ait relevé une coïncidence frappante : ce déclin commença pile-poil au moment où un PEGC génial abandonna son poste pour faire un commerce lucratif de scanners, avant de se lancer dans les enquêtes aéronautiques sur les trafiquants de drogue.
            Pas étonnant que le niveau scolaire ait fortement baissé après une telle défection !


            • Le p’tit Charles 3 mai 2015 08:17

              Education nationale... idéologie, candeur et complaisance....et enfin Lâcheté du système pour ne rien changer..faire des ronds dans l’eau qui n’apportent que l’incompétence de ceux qui disent faire évoluer les choses.. ?

              l’EN est en phase terminale...sa fin approche...RIP


              • Crab2 5 mai 2015 07:59

                Dans le cadre de la réforme de l’École et du Collège, mais depuis bien avant la réforme l’extrême droite s’est emparé de la laïcité, certes peu crédible sur le sujet, puisque l’extrême droite sur le fond propose de revenir à plus de chrétienté quand de son coté la gauche dans le plus grand mépris de la conscience des incroyants ( un-e français-se sur deux se déclare sans religion ) propose de conforter l’enseignement du fait religieux en ignorant purement et simplement d’enseigner le Fait athée

                Suite :

                http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/05/gauche-synonyme-hypocrisie.html

                ou sur

                http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/05/02/reforme-du-college-5614498.html

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