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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Elles aussi sont des Stars ! Aujourd’hui Stéphane Audran

Elles aussi sont des Stars ! Aujourd’hui Stéphane Audran

Séphane Audran (de son vrai nom Colette Suzanne Jeannine Dacheville) voit le jour à Versailles le 8 novembre 1932. Elle y grandira paisiblement . La jeune fille est très tôt fascinée par les nombreux films qu’elle voit au cinéma. C’est finalement avec son baccalauréat en poche qu’elle décide de s’orienter vers le cinéma.

C’est grâce à des petits boulots qu’elle réussit à se payer des cours d’art dramatique avec Michel Vitold, Charles Dullin, René Simon et Tania Balachova. Elle monte sur les planches pour interpréter Shakespeare et débute ensuite à la télévision.

Cette solide formation lui ouvre les portes des plateaux de tournage d’autant plus que l’apprentie comédienne fait preuve d’un réel talent. Elle fait ses débuts au cinéma avec Daniel Costelle qui lui confie un rôle secondaire dans son film intitulé « Le jeu de la nuit » en 1957

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Claude Chabrol la fait tourner dès 1959 dans Les Cousins, film du tout début de la nouvelle vague où il porte déjà un regard féroce sur la province et sa petite bourgeoisie. Cette rencontre décisive amène l’actrice à entamer une longue collaboration avec ce réalisateur qu’elle finira par épouser en 1964 après s’être séparée de Jean-Louis Trintignant.

Commence alors une longue série de films pour le couple : Les Bonnes Femmes (1960), Landru (1962), Les Biches (1968), La Femme infidèle (1968), Le boucher(1969) Les Noces rouges (1973). L’actrice Stéphane Audran donne l’image à cette époque d’une femme de tête à la beauté froide et aristocratique.

Lors de cette période l’actrice tourne peu avec d’autre metteurs en scène, et ce n’est qu’au début des années 70 qu’on peut la retrouver dans des films tels que « Le Charme discret de la bourgeoisie » (1972)de Luis Buñuel .

Un an auparavant elle jouait dans le film de Philippe Labro « Sans mobile apparent » .

Toujours dans les années 70, on la retrouve dans « Vincent, Francois, Paul et les autres » de Claude Sautet (1974).

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En 1978 on la retrouve avec Chabrol ou Isabelle Huppert interpréte « Violette Noziere » . Stéphane Audran remportera le César du meilleur second rôle l’année suivante grâce à son interprétation dans ce film .

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Elle fut également récompensée au festival de Berlin, par un Ours d’argent, pour « Les Biches » en 1968.

Lorsqu’en 1980, la comédienne divorce de Claude Chabrol, elle évolue professionnellement en collaborant avec d’autres grands noms du cinéma . Elle interprète des personnages désagréables comme dans le « Coup de Torchon » de Bertrand Tavernier en 1981 ou dans « Mortelle randonnée » en 1983. Elle retrouve tout de même Claude Chabrol en 1985 pour le tournage de « Poulet au vinaigre ».

En 1987 c’est « Le Festin de Babette » où elle campe avec tendresse le rôle-titre, celui d’une Française exilée au Danemark .

Dans les années 90, la comédienne enregistre une carrière très productive avec de nombreux films à son actif dont « Betty » en 1992 ou encore « Belle maman » en 1999 de Gabriel Aghion.

En 2006, l’actrice tourne une dernière fois avec Isabelle Huppert et Claude Chabrol dans L’ ivresse du pouvoir. Elle donne ainsi pour la cinquième fois la réplique à son fils, Thomas Chabrol, après « Au petit Marguery » ou »Jours tranquilles à Clichy ». on la retrouve également dans des films comme « J’ai faim !!! » de Florence Quentin en 2001, et « La fille de Monaco » d’Anne Fontaine sorti en 2008.

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Stéphane Audran tournera également dans de nombreux feuilletons et films pour la télévision .

Elle s’est aussi lancée dans l’écriture, avec un livre qui s’intitule « Une autre façon de voir la vie » en 2009

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Ses principaux films :

1959 : Le Signe du lion d’Éric Rohmer

1959 : Les Cousins de Claude Chabrol

1960 : Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol

1961 : Les Godelureaux de Claude Chabrol

1962 : L’Œil du Malin de Claude Chabrol

1963 : Landru de Claude Chabrol

1966 : La Ligne de démarcation de Claude Chabrol

1967 : Le Scandale de Claude Chabrol

1968 : Les Biches de Claude Chabrol

1969 : La Femme infidèle de Claude Chabrol

1970 : Le Boucher de Claude Chabrol

1970 : La Rupture de Claude Chabrol

1970 : La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil d’Anatole Litvak

1971 : Juste avant la nuit de Claude Chabrol

1971 : Sans mobile apparent de Philippe Labro

1971 : Aussi loin que l’amour de Frédéric Rossif

1972 : Un meurtre est un meurtre d’Étienne Périer

1972 : Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel

1973 : Les Noces rouges de Claude Chabrol

1973 : Un pigeon mort dans Beethoven Street de Samuel Fuller

1974 : Comment réussir… quand on est con et pleurnichard de Michel Audiard

1974 : Dix petits nègres de Peter Collinson

1974 : Vincent, François, Paul… et les autres de Claude Sautet

1976 : Folies bourgeoises de Claude Chabrol

1977 : Mort d’un pourri de Georges Lautner

1978 : Les Liens de sang de Claude Chabrol

1978 : Violette Nozière de Claude Chabrol

1980 : Au-delà de la gloire de Samuel Fuller

1980 : La Cage aux folles 2 d’Édouard Molinaro

1981 : Coup de torchon de Bertrand Tavernier

1982 : Boulevard des assassins de Boramy Tioulong

1982 : Le Choc de Robin Davis

1982 : Paradis pour tous d’Alain Jessua

1983 : La Scarlatine de Gabriel Aghion

1983 : Mortelle randonnée de Claude Miller

1984 : Les Voleurs de la nuit de Samuel Fuller

1984 : Le Sang des autres de Claude Chabrol

1985 : Poulet au vinaigre de Claude Chabrol

1985 : La Cage aux folles 3 : Elles se marient de Georges Lautner

1986 : La Gitane de Philippe de Broca

1987 : Le Festin de Babette (Babettes gæstebud) de Gabriel Axel

1988 : Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky

1992 : Betty de Claude Chabrol

1995 : Au petit Marguery de Laurent Bénégui

1997 : Arlette de Claude Zidi

2008 : La Fille de Monaco‎ d’Anne Fontaine


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11 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 23 février 2013 10:14

    Bonjour, Fatizo.

    Le mot « star » m’a toujours fait bondir.

    Qui plus est, si une étoile peut attirer le regard et capter l’attention, rien de tel avec Stéphane Audran à mon point de vue.

    Mises à part quelques rares prestations de bonne qualité, je l’ai toujours trouvée franchement médiocre, voire carrément affligeante (par exemple lorsqu’elle se force à pleurer) dans la plupart des films qu’elle a tournés.

    Sans Chabrol, il est probable que sa filmographie eût été nettement moins étoffée, et le cinéma n’y aurait rien perdu ! 


    • fatizo fatizo 23 février 2013 11:22

      Bonjour Fergus,


      Les avis divergent, je vous rejoints tout de même sur un point .
      Sans Chabrol elle n’aurait pas fait une aussi riche carrière, probablement .
      Mais n’est-ce pas le fait de nombreux artistes, avoir rencontré la bonne personne au bon moment ?
      Bon week-end Fergus 

    • Jean Marie Thiboult Jean Marie Thiboult 27 février 2013 08:24

      Elle a quand même réussi avec Sylvie Joly un très bon numéro dans LES SAISONS DU PLAISIR.


    • rosemar rosemar 23 février 2013 13:14

      Bonjour fatizo 


      j’avais bien aimé le festin de Babette un film bien particulier et qui tranche sur les autres... et tous les Chabrol bien sûr...

      Bon WE

      • fatizo fatizo 23 février 2013 13:34

        Je partage ton avis sur « Le festin de Babette », un très beau film .

        Après sur Chabrol , que dire , son oeuvre parle pour lui .
        Il y avait aussi ce film de Claude Miller ou elle est à peine reconnaissable .

        Belle journée Rosemar (particulièrement froide à Paris)

      • COLRE COLRE 23 février 2013 15:45

        Bonjour, 

        Qui sait ? c’est peut-être l’inverse, Chabrol n’aurait pas faire la carrière qu’il a faite sans son actrice fétiche… Je pense que c’est lui qui l’a un peu formatée. D’ailleurs, je ne trouve pas que Chabrol soit un réalisateur exceptionnel. Mais, dans le « lot », il a fait des films remarquables.

        Sinon, bien d’accord sur le Festin de Babette. Un joyau… Je n’ai toujours pas compris comment on avait pu faire un film aussi génial avec une pareille histoire. Il est dans mon top ten.


        • fatizo fatizo 23 février 2013 19:38

          Bonsoir,

          On peut en effet faire certains reproches à Chabrol , notamment d’avoir peut-être préféré parfois la quantité à la qualité .
          Mais des films comme « Le boucher », « Que la bête meure » et quelques autres sont de grandes réussites . 

          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 février 2013 19:57

            Chez Chabrol j’aime tout , le bonhomme , ses films , et sa femme .....


            • fatizo fatizo 23 février 2013 23:29

              C’est vrai que le bonhomme était vraiment bien .

              J’ai vu la dernière heure des Cesar hier, et lorsqu’on compare ce sentiment ne peut qu’être renforcé .

            • alinea Alinea 23 février 2013 21:09

              C’est pour nous faire flipper, tout ça ? Noiret, Trintignant ; un voyage dans le temps ; bon ça ne me rajeunit pas, ça m’émeut ; Audran, je la confond un peu avec Marie-France Pisier ; je les aime bien toutes les deux parce que, comment dire, elles sont restées en seconde zone, pas des stars justement, et c’est ce qui fait le charme !
              malgré la nostalgie, merci quand même !


              • fatizo fatizo 23 février 2013 23:33

                C’est drôle mais lorsque j’ai préparé ce billet j’ai également pensé à Marie-France Pisier .

                Il y a quelques similitudes physiques et aussi de carrière entre les deux actrices .
                Et la nostalgie ce n’est pas si mal parfois !

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