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Escale des Phéniciens à Paris jusqu’en avril 2008

Pendant plus de douze siècles de son existence, le notable héritage phénicien a gravé la mémoire collective de l’humanité, de comportements perceptibles en plusieurs coutumes et dans plusieurs activités, et à plus d’un titre en matière d’achalandage.

L’exposition qui se tient à l’IMA (Institut du monde arabe, 1 rue des fossés Saint-bernard - Place Mohammed-V, 75005 Paris) jusqu’au 20 avril 2008 révèle, à travers des pièces archéologiques diverses, quelques facettes d’une civilisation peu considérée à sa juste valeur. Rares sont les fois où de tels vestiges anciens, si expressifs et bien conservés, sont donnés au public avec une reconnaissance de leur appartenance à un peuple dont les spécificités sont présidées par une profonde notion du partage et de la dispersion.

Les Phéniciens sont encore des méconnus du fait, en première cause, de la non transcription de leur faramineux patrimoine. La seconde raison de l’ignorance qui les entoure, on ne leur connaît aucun empire. Et la troisième est leur exclusion des livres scolaires due principalement au peu d’intéressement des historiens et chercheurs. Pourtant, ils sont à l’origine de la structure alphabétique essentielle suivie par toutes les langues des grandes civilisations à l’exception du chinois et du japonais. De ce fait, on leur attribue un indéniable apport dans l’intelligence et la fluidité de l’expression écrite, l’esprit communicatif que peut renfermer chaque terme construit de l’alignement de signes. Maîtres absolus des échanges entre les peuples, surtout de négoce qui empaquettent des influences hétérogènes et des disciplines multiples, ils étaient de véritables liens entre des contrées que séparent la géographie et les différences.

Longtemps relégués en classe inférieure, principalement après les Grecs et les Romains, les Phéniciens n’ont jamais réprouvé une philosophie qui leur est propre, dépourvue de violence, indifférente à la domination et même non conformiste. Mais lucides, ils étaient matérialistes en fondant des bazars partout où ils s’aventurent. Chaque cité qu’ils ont eu à fonder était autonome à tous points de vue : divinité, administration (ou politique)... Pendant plus d’un millénaire d’existence, ils détenaient tous les comptoirs méditerranéens où florissaient moult commerces, y compris celui des esclaves qui n’était généralement pas la première devanture afin de mettre en confiance tous les trocs qu’ils opéraient. Unanimement anthropologues et historiens ont vérifié leur dextérité, jamais démentie, dans le transfert des richesses. Pas de moindres valeurs, que des amphores, des bijoux, des ivoires, des animaux, des tapis...

La culture punique, notamment le dialecte oral qui, lui, est scindé, reste celle qui a fluidifié tous les contacts en Méditerranée, comme elle était le principal vecteur de brassage des cultures sélectionnant les us sociaux à plusieurs peuples. Les traces phéniciennes restent de nos jours encore présentes, notamment dans une bonne part du volet intime des cérémonies liées à la famille et à la communauté. Il leur est affecté la prépondérance des rites sacrificiels en général. En similitude avec l’épreuve subie par Abraham tenté par une offrande à la divinité de l’un de ses fils, on leur impute le sacrifice du premier enfant, d’après les urnes contenant de petits squelettes, dénommées trophet, découvertes en Chypre qui a été très longtemps leur poste central de commerce et au sud de la Sicile. En contrepartie, dans ce volet des traditions, la tendance au spectacle envers de larges publics est reconnue en pratiques plus usitées des Grecs (théâtre) et des Romains (gladiateurs), toutes deux marquées de violence par la tragédie, pour la première, et le combat d’arène, pour la seconde.

L’énorme capacité de déplacement des Phéniciens fait d’eux les premiers et les plus habiles marins de l’antiquité. Leurs armadas de flottilles d’une mobilité jamais égalée ont souvent monopolisé la navigation du XIIIe au IIIe siècle avant J.-C. Leurs bateaux, reconnaissables, avec la sculpture d’une tête de cheval à l’une ou les deux extrémités de l’embarcation, étaient fabriqués en séries et fonctionnaient aux rames et à la voile. Ce qui n’est pas aussi reconnu à ce peuple, plutôt jalousé, son habileté dans l’artisanat de tous genres, du moins les prospections des créations partout où elles ont eu la chance de surgir.

Ils doivent leur appellation aux Grecs qui instituèrent plusieurs définitions et répertorièrent les entités de leur époque. Tenant une origine du mot Phoenix, couleur pourpre dont ce peuple maîtrisait la fabrication à partir des coquillages et utilisait dans ces ateliers, et (ou) associé à Punique.

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Escale des Phéniciens à Paris jusqu'en avril 2008 Escale des Phéniciens à Paris jusqu'en avril 2008

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