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Et des poussières…

Spectacle au Théâtre Montfort : chorégraphie et interprétation Marie Bauer, Sylvain Bouillet, Nabil Hemaïzia, Mathieu Desseigne création musicale Malik Mésadri & Thomas Barlatier Collectif 2 Temps 3 Mouvements.

Et des poussières est un spectacle vert, de jeunesse impunie.

Quatre brillants jeunes danseurs (une femme, trois hommes) issus du cirque et du hip-hop (mais pas seulement) sont à la recherche d’une grammaire des corps pour tenir des propos neufs et jeunes. La virtuosité est dans leur bagage, l’énergie aussi. Ils veulent y prendre plutôt une matière à penser que des manières de faire.

Sur un plateau quasi-nu, juste un cône de vêtements entassés à jardin. Un dépôt pour les sans-abris, les va-nu-pieds ? Ils vont changer de vêtements, se passer les T-shirt, faire circuler les couleurs. Peu d’autres éléments dans le décor. Des feuilles mordorées. Automne de la fin.

Beaucoup de moments choraux, musicaux : répétitions, thèmes et variations. La problématique de l’appartenance au groupe par la ressemblance et les dégagements en solitude discrets, bien que cette problématique ne soit pas exposée dans les discours m’a paru assez présente. De la belle poussière qui vole quand on agite ces vêtements, presque des paillettes de souvenirs… souvenirs d’enfance, souvenirs heureux ?

La femme, d’abord seule, les voit arriver en ligne, comme un seul homme, comme un mur, dans une gestique de robots tétaniques. Cette opposition ne dure pas et en tient pas le spectacle. Elle leur ressemble le plus possible. Cheveux courts, jean… Elle est portée magnifiquement, dans une des plus belles séquences.

Chacun à leur tour, ils auront leur moment de texte : qui ils sont, d’où ils viennent, du bâtiment B ou de la farine de la boulangerie familiale, leurs enfants quand ils en ont, leurs trente ans et des poussières…

A la fin de jeunes enfants, de 10/12 ans, diront en voix off le même genre de portrait d’eux-mêmes, avec leurs voix hésitantes et leurs trébuchements sur certains mots. Comme une porte d’entrée sur la fin. Nos quatre danseurs en sont à peine sortis.

D’où ils viennent, où ils en sont… et tous les chouias invisibles… audaces, fougues et avenir…

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Et des poussières…

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