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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Et si on vivait tous ensemble ? de Stéphane Robelin

Et si on vivait tous ensemble ? de Stéphane Robelin

Une distribution étincelante et une histoire sympathique, servies hélas ! par une mise en images banale.

Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de 40 ans. Alors quand la mémoire flanche, quand le cœur s’emballe et que le spectre de la maison de retraite pointe son nez, ils se rebellent et décident de vivre ensemble. Le projet semble fou mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté... à 75 ans !

Stéphane Robelin a porté ce projet pendant plusieurs années avant de pouvoir le réaliser grâce au coup de pouce de financiers allemands, d'où la présence dans l'opus d'un jeune auxiliaire de vie, un étudiant préparant une thèse d'ethnologie, interprété par Daniel Brühl. Mais comment Jane Fonda, Géraldine Chaplin, Claude Rich, Pierre Richard et Guy Bedos allaient-ils réagir et accepter d'être ainsi confrontés, quel que soit leur statut et leur notoriété, à leur propre rapport avec l'âge ? Eh bien ils ont joué le jeu crânement dans la mesure, soulignait Rich, que le scénario comprenne assez d'humour et de gravité souriante pour que le thème ne soit pas plombé, si bien qu'ils forment à eux cinq le seul intérêt de Et si on vivait tous ensemble ? Car en-dehors de leurs prestations, le film ne recèle aucune qualité particulière et se contente de mettre en valeur ces acteurs épatants et rafraîchissants, mai oui ! - véritables galopins à carte vermeil qui n'en font ni trop, ni pas assez, et nous emportent dans une sympathique histoire qui parvient à nous toucher et à nous faire sourire. Car le pathétique des situations est traité avec suffisamment de légèreté, sans tabous aucuns, pour que cette variation autour de la vieillesse reste une belle leçon de vie. Cette idée de vieux amis réunis dans un pavillon de banlieue pour échapper à la maison de retraite a quelque chose de requinquant et donne au film sa coloration tendre. D'autant que les acteurs entrent parfaitement dans la peau de leurs personnages qui n'est autre que la leur : Jane toujours séductrice et séduisante, Claude malicieux et élégant, Géraldine délicatement présente, bien qu'effacée, Guy dans le rôle du râleur professionnel et militant qu'il a toujours été, enfin Pierre Richard en distrait impénitent qui s'isole dans ses absences qu'accentuent les prémisses de la maladie d'Alzeimer. Mais, hélas ! la mise en images à laquelle a recours le cinéaste, et qui n'est jamais qu'une version pauvre de la mise en scène, enlève à ce film l'impact qu'il aurait pu avoir, et on ne peut que regretter que ce casting éblouissant ne soit pas servi par davantage d'audace et d'originalité cinématographique.

2-e-toiles

Armelle BARGUILLET


Moyenne des avis sur cet article :  4.2/5   (5 votes)




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4 réactions à cet article    


  • Jimmy 20 janvier 2012 14:14

    tous ces vieux acteurs devraient laisser la place aux jeunes


    • TSS 20 janvier 2012 18:07

      Autrement dit que ces vieux cons laissent la place aux vieux cons en devenir... !!


    • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 20 janvier 2012 18:31

      Pourquoi serait-il interdit aux vieux cons de déconner et de laisser la place aux jeunes cons ?


    • jack mandon jack mandon 2 mai 2012 13:22

      Bonjour Armelle,

      Je suis de passage accidentellement.

      Quand ils sont tout neufs
      Qu’ils sortent de l’œuf
      Du cocon
      Tous les jeunes blancs-becs
      Prennent les vieux mecs
      Pour des cons
      Quand ils sont d’venus
      Des têtes chenues
      Des grisons
      Tous les vieux fourneaux
      Prennent les jeunots
      Pour des cons
      Moi, qui balance entre deux âges
      J’leur adresse à tous un message

      Heureusement, jeunes ou vieux...et ici plutôt d’un âge avancé,
      il nous reste l’humour et la dérision.

      Et pourtant à l’intérieur on n’a pas décollé de l’enfance,
      mais ça ne se voit pas, c’est un secret.

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