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Eux aussi furent des Stars. Aujourd’hui Gloria Grahame

Gloria Grahame qui n’a jamais été tout à fait une Star de premier plan, n’en demeure pas moins l’une des actrices les plus reconnues de son époque. Ses nombreuses apparitions dans les films noirs autant que sa vie sentimentale mouvementée ont contribué à lui donner une réputation sulfureuse.

Née Gloria Hallward, à Los Angeles, le 28 novembre 1923, elle est la fille de Michael Hallward, et de Jean Mac Dougall, une actrice d’origine écossaise qui fit carrière sous le pseudonyme de Jean Grahame.

Peu intéressée par les études, elle abandonne l’école relativement tôt.Soutenue par sa mère la jeune fille arpente les planches dès son plus jeune âge

Ayant suivi des leçons d’art dramatique à Hollywood, elle rejoint une troupe de théâtre et effectue ses débuts professionnels dans la revue « Good night ladies » (1942) …

                

Elle débute à l’écran, en 1944 dans « Blonde fever » une comédie dramatique de Richard Whorf. On la remarque dans « La vie est belle » (1946) de Frank Capra avec James Stewart , ou encore dans « Feux croisés » de Edward Dmytryk (1947), avec Robert Mitchum, Robert Ryan et Robert Young , film pour lequel elle obtiendra une nomination à l’oscar de la meilleure actrice de second rôle .

Sa voix provocante et sa sensualité la servent dans des rôles de femmes fatales à la fois ingénues et cruelles.

En1945, elle épouse l’acteur Stanley Clements, union qui se soldera trois années plus tard par un divorce .

De 1948 à 1952 , elle sera l’épouse de Nicholas Ray . Celui-ci la fait tourner coup sur coup dans » Secret de femme » en 1949, avec Maureen O’Hara et Melvyn Douglas, et surtout dans »Le Violent », avec Humphrey Bogart en 1950 .

Nombreux sont ceux qui pensent que Gloria Grahame livre sa meilleure performance d’actrice dans ce film.

En 1951, elle apparaît dans l’une des dernières oeuvres de Josef Von Sternberg, « Macao » .

En 1952, Gloria Grahame est à l’affiche de la superproduction de Cecil B. DeMille, « Sous le plus grand chapiteau du monde ».

            

Toujours la même année, elle est à l’affiche du film de Vincente Minnelli, « The Bad and the Beautiful (Les ensorcelés) » . Un rôle qui lui permet de récolter l’oscar de la meilleure actrice de second rôle.

Le réalisateur Fritz Lang lui offre l’un de ses rôles les plus marquants en 1953 « Règlements de comptes ». Personne n’a oublié cette scène ou Lee Marvin n’hésite pas à lui jeter au visage le contenu d’une cafetière bouillonnante au visage !

               

Le même Fritz Lang, qui un an plus tard, la fait massacrer par un mari humilié et furieux (Broderick Crawford) dans « Human Desire (Désirs humains) » .

La même année, elle épouse le producteur, scénariste et réalisateur Cy Howard .

En 1955, on la retrouve dans « La toile d’araignée » de Vincente Minnelli.

À la fin des années 1950, elle se distingue à nouveau dans »Le Coup de l’escalier » (Robert Wise, 1959), avec Robert Ryan et Harry Belafonte, avant de se faire oublier dans des oeuvres de moindre envergure.

En 1960, l’actrice fait beaucoup parler d’elle en prenant comme quatrième mari son ex-beau-fils, Anthony Ray. Ce qui n’empêchera pas le couple d’avoir deux enfants, Anthony Jr (1963) et James (1965). Le divorce sera prononcé en 1974.

Elle tourne encore une bonne douzaine de films sans grand intérêt . On la retrouve également au théâtre et à la télévision, notamment dans les séries « Mannix », « Au-delà du réel », « Le fugitif », « Kojak » etc.

Elle figure aussi au générique de la série télévisée « Le riche et le pauvre » (1976), avec Peter Strauss et Nick Nolte

En 1981, elle fait une dernière apparition dans « Retour vers le cauchemar » un film d’horreur avec John Carradine.

Atteinte d’un cancer de l’estomac qu’elle se refuse à prendre au sérieux, elle se rend en Angleterre pour une nouvelle pièce lorsque la maladie la rattrape. Hébergée près de Liverpool par son ami Peter Turner, elle regagne New York où elle décède peu après son arrivée, le 5 octobre 1981.

Voici ses films principaux :

1946 : La vie est belle (It’s a Wonderful Life) : Frank Capra

1947 : Feux croisés (Crossfire) : Edward Dmytryc

1949 : Secret de femme (A Woman’s Secret) : Nicholas Ray

1950 : Le Violent (It’s a lonely place) : Nicholas Ray

1952 : Sous le plus grand chapiteau du monde (The Greatest Show on Earth) : Cecil B. DeMille

1952 : Le Paradis des mauvais garçons (Macao) : Josef von Sternberg

1952 : Le Masque arraché (Sudden fear) : David Miller

1952 : Les Ensorcelés (The Bad and the Beautiful) : Vincente Minnelli

1953 : Règlement de comptes (The Big Heat) : Fritz Lang

1954 : Désirs humains (Human Desire) : Fritz Lang

1955 : La Toile d’araignée (The Cobweb) : Vincente Minnelli

1955 : Pour que vivent les hommes (Not as a Stranger) : Stanley Kramer

1956 : L’homme qui n’a jamais existé (The Man Who Never Was) : Ronald Neame

1959 : Le Coup de l’escalier (Odds Against Tomorrow) : Robert Wise


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2 réactions à cet article    


  • Yohan Yohan 13 octobre 2012 13:25

    Très bandante, en effet...


    • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 13 octobre 2012 14:17

      Bonjour,


      Je n’ai pas vu tous ses films...
      Mais j’ai adoré ses prestations dans « Réglements de comptes » où elle interpréte une prostituée brûlée au visage par Lee Marvin : du Lang pur jus. Et aussi avec le même partenaire G. Ford, et Lang : « Désirs humains » , dans un beau rôle de garce sublime.

      Merci de ne pas l’avoir oubliée.

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