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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Eux aussi furent des Stars ! Aujourd’hui Barbara Stanwyck

Eux aussi furent des Stars ! Aujourd’hui Barbara Stanwyck

Barbara Stanwyck (de son vrai nom Ruby Stevens) est née le 16 juillet 1907 à Brooklyn dans une famille modeste . Elle est décédée le 20 janvier 1990 à Santa Monica (Californie).

Benjamine de cinq enfants, elle perd sa mère accidentellement à 3 ans puis son père à 7 ans et est placée dans des familles d’accueil. De cette une enfance difficile, Barbara Stanwyck en tirera une force et une volonté hors du commun . Elle commence à travailler dés l’adolescence tout en rêvant d’entrer dans le monde du spectacle. 

Elle débute dans des bars clandestins , un passé qu’elle ne reniera jamais.

En 1922 elle participe au spectacle Ziegfeld follies . C’est à cette époque qu’elle choisit de changer de nom.

C’est en 1927 qu’elle fait ses débuts dans le cinéma muet .

Le 26 août 1928, elle épouse l’acteur Frank Fay dont elle divorcera en 1937.

Il l’aidera à se faire des relations ; en effet, les studios ne voient pas son bel avenir mais son passé difficile. Hollywood la condamne à jouer dans des films à petits budgets…

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Mais c’est la rencontre avec Frank Capra qui va changer sa carrière, car même si leurs premiers contacts furent quelque peu explosifs, le réalisateur déclarant à Harry Cohn : « Harry, ta Stanwyck, tu peux te le garder. C’est pas une actrice, c’est un porc-épic… » , Capra changera vite d’avis avant de l’imposer en 1930 dans son film « Femmes de luxe ».

Le réalisateur dira d’elle par la suite : « Elle s’empare de votre cœur et le réduit en miettes » . Elle le remerciera plus tard d’avoir été le guide dont elle avait besoin. Ses émotions, à fleur de peau, se dégagent dès la première prise. Capra décèlera en elle une vulnérabilité que personne n’avait vue jusque là . Ils tournent ensemble quatre films en trois ans, changeant son image et sa carrière. Capra la montre douce et délicate. Il ôte les apparats, la fausse rudesse et en fait une actrice que le public peut chérir. De nouveaux rôles s’ouvrent à l’horizon pour elle .

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En 1936, Barbara Stanwyck rencontre Robert Taylor, une star montante. Elle a quatre ans de plus que lui. Leur romance se reflète à l’écran dans « La Fièvre des Tropiques » en 1936. Les deux acteurs se marieront en 1939, une union qui prendra fin le 21 février 1951.

          

En 1937 elle tourne Stella Dallas de King Vidor, film dan lequel elle incarne un personnage de femme élevant seule son enfant. Elle obtiendra sa première nomination aux Oscars pour ce rôle.

Lors de la même période elle tournera avec des réalisateurs aussi prestigieux que John Ford dans « Révolte à Dublin » (1936) ou Cecil B. de Mille dans Pacific Express (1939) .

Elle est l’une des rares stars de l’époque à gérer seule sa carrière.

        

Elle est capable de manipuler les hommes dans « Boule de feu » en 1941 , dirigée par Howard Hawks . L’actrice est récompensée pour ce rôle par une nomination aux Oscars.

Toujours en 1941, elle retrouve son réalisateur fétiche Frank Capra pour « L’Homme de la rue ». Dans ce film elle retrouve Gary Cooper . Elle incarne une journaliste prête à tout pour réussir, mais l’amour …..Dans ce rôle elle côtoie le drame et la comédie avec talent, ce qui sera annonciateur de ses futurs rôles plus tourmentés.

      

L’un de ses meilleurs films est sans aucun doute « Assurance sur la mort », classique du cinéma noir de Billy Wilder en 1943 qui lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars .C’est le rôle le plus noir mais aussi le plus grisant de Barbara. Ce film est un tournant dans sa carrière.

Le film sera encensé par Afred Hitchcock en personne . Sept nominations aux oscars couronneront le film mais hélas il n’en remportera aucun.

        

Dans ses films des années 40 et 50, elle dégage une nouvelle violence, une rage féroce. Dans « L’Emprise du crime » de Lewis Milestone en 1946, elle est sauvage et mauvaise. Un homme ne doit jamais la sous-estimer et elle est alors l’actrice la plus dangereuse du cinéma. Elle ose jouer toutes les émotions, commettre tous les crimes.

En 1948, pour la quatrième et dernière fois elle obtiendra une nomination aux Osacars, pour l’excellent « Raccrochez, c’est une erreur » de Anatole Litvak . Elle interprète dans ce film une femme malade qui surprend une conversation téléphonique entre deux tueurs .

        

Barbara est l’égale de n’importe quel homme et le prouve dans les westerns. Avec l’âge, l’Ouest donne de la profondeur à ses personnages : il est à la mesure de ses émotions. Poussée à l’intériorisation par des paysages étouffants, elle peut désormais s’extérioriser. Dans « Quarante Tueurs » de Damuel Fuller en 1957, elle commande sa propre armée.

Toujours dans les années 50,même si sa carrière est déclinante, elle continue de tourner avec les plus grands tels que : Fritz Lang, Robert Wise, John Sturges, Douglas Sirk

         

Dans les années 60 Barabara Stanwyck prend le virage de la télévision, c’est notamment »La Grande Vallée » . Ce feuilleton populaire sous fond de western durera 4 saisons (1965-1969) et permettra à l’actrice de décrocher un Emmy. Puis elle se retire du système pour y revenir en 1982 décrocher un Oscar d’Honneur après 4 nominations au cours de sa carrière. En 1983, Barbara Stanwyck joue le rôle de Mary Carson dans le feuilleton dramatique « Les oiseaux se cachent pour mourir » au succès international. L’actrice y gagne un nouvel Emmy.

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Les principaux films de Barbara Stanwyck :

1930 : Ladies of Leisure de Frank Capra

1931 : L’Ange blanc de William Wellman

1931 : The Miracle woman de Frank Capra

1932 : Amour défendu de Frank Capra

1933 : La Grande Muraille de Frank Capra

1933 : Toujours dans mon cœur d’Archie Mayo

1934 : Mariage secret de William Dieterle

1935 : La Dame en rouge de Robert Florey

1935 : La Gloire du cirque de George Stevens

1936 : Révolte à Dublin de John Ford

1937 : La Loi du milieu d’Alfred Santell

1937 : Stella Dallas de King Vidor

1939 : Pacific Express de Cecil B. DeMille

1940 : L’Aventure d’une nuit de Mitchell Leisen

1941 : Un cœur pris au piège de Preston Sturges

1941 : L’Homme de la rue de Frank Capra

1941 : Tu m’appartiens de Wesley Ruggles

1941 : Boule de feu de Howard Hawks

1942 : L’Inspiratrice de William Wellman

1943 : L’Étrangleur de William Wellman

1943 : Obsessions de Julien Duvivier

1944 : Assurance sur la mort de Billy Wilder

1946 : Le Droit d’aimer de Curtis Bernhardt

1946 : L’Emprise du crime de Lewis Milestone

1946 : Californie terre promise de John Farrow

1947 : L’Orchidée blanche d’André De Toth

1948 : L’Indomptée de Robert Z. Leonard

1948 : Raccrochez, c’est une erreur d’Anatole Litvak

1949 : Ville haute, ville basse de Mervyn LeRoy

1950 : La Femme à l’écharpe pailletée de Robert Siodmak

1950 : Les Furies d’Anthony Mann

1952 : Le démon s’éveille la nuit de Fritz Lang

1953 : La Plage déserte de John Sturges

1953 : All I Desire de Douglas Sirk

1953 : Le Voleur de minuit de Roy Rowland

1954 : Témoin de ce meurtre de Roy Rowland

1954 : La Tour des ambitieux de Robert Wise

1955 : Le Souffle de la violence de Rudolph Maté

1956 : Demain est un autre jour de Douglas Sirk

1956 : La Horde sauvage de Joseph Kane

1957 : Quarante tueurs de Samuel Fuller

 

Ces principaux rôles pour la télévision 

1965 – 1969 : La Grande Vallée (The Big Valley) (série TV) : Victoria Barkley (112 épisodes)

1983 : Les oiseaux se cachent pour mourir

1985 : Dynastie (Dynasty) (Série TV) : Constance Colby Patterson (3 épisodes)

1985-1986 : Les Colby (série TV) : Constance Colby Patterson (24 épisodes)


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2 réactions à cet article    


  • rosemar rosemar 26 janvier 2013 18:16

    Merci pour cette belle évocation d’une actrice un peu oubliée, qui a vécu une enfance difficile...Je me souviens bien de son visage aux traits marqués : on sent une forte personnalité...



    Belle soirée fatizo ....

    • fatizo fatizo 26 janvier 2013 18:36

      Une femme forte probablement qui n’a jamais oublié son enfance difficile , et qui a souvent interprété des femmes à fort tempréremment .

      Belle soirée Rosemar 

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