L’Hôtel de Ville consacre une exposition au cinéma américain et à sa relation avec Paris .
Paris est sans conteste la ville étrangère qui a le plus inspiré le 7e art outre-Atlantique, avec près de 800 films réalisés sur la capitale française.
Paris dans le cinéma américain c’est bien souvent la Tour Eiffel, les petits restos avec la nappe Vichy avec en fond musical un air d’accordéon, mais pas seulement ….
Pensée de façon chronologique, l’exposition se découpe aussi à travers certaines thématiques.
Dès ses débuts, le cinéma américain est fasciné par Paris et ses décors de carte postale.
Le muet se sert de la littérature qui devient une merveilleuse source d’inspiration pour le cinéma, que ce soit par exemple avec Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris , ou AlexandreDumas dans Les Trois Mousquetaires.
Puis des années 30 aux années 40, la France est considérée comme le pays du désir et de l’érotisme, la patrie du libertinage, et Paris est consacrée capitale de l’amour.
. On pense à Ernest Lubitsch qui y a situé l’intrigue d’une dizaine de ses films dont “Sérénade à trois” mettant en scène un trio sentimental, ou ici Ninotchka…
Les années 50 sont l’âge d’or éclatant, coloré, musical, du Paris Belle Époque dans la représentation hollywoodienne de la ville. Des productions comme
“Un Américain à Paris” de Vincente Minelli ou “Moulin Rouge” de John Huston célèbrent avec magnificence la ville qui a créé la culture moderne .
Un peu plus tard, dans “Drôle de Frimousse” ou encore “Charade” , le réalisateur Stanley Donen utilise à merveille la beauté et la grâce d’Audrey Hepburn pour faire de Paris une ville incontournable, que l’américain moyen s’approprie à travers l’objectif.
“À partir des années 1980, c’est un autre Paris qui apparaît dans les films, notamment d’action, plus inquiétant, plus angoissant.
” En 1987, “Frantic” de Roman Polanski a lancé le genre,
repris depuis par “Da Vinci Code”, “Rush Hour 3″ ou le récent “Inception”.
L’exposition nous offre quelque 70 extraits de films et près de 400 documents ( photographies, maquettes de décor, costumes, scénarios, affiches- provenant d’archives françaises et américaines.)
On peut notamment y découvrir les décors d’”Un Américain à Paris” de Vincente Minelli et de “Midnight in Paris” de Woody Allen, mais aussi des robes créées par Givenchy pour Audrey Hepburn.
On peut également y retrouver les statues créées par le décorateur Dante Ferreti pour “Hugo Cabret” de Martin Scorcese.
Le cinéma Le Champo accueille en parallèle une rétrospective d’une trentaine de films et organise des soirées-rencontres avec des acteurs, réalisateurs, scénaristes, journalistes.

“Paris vu par Hollywood”
Du 18 septembre au 15 décembre 2012
Tous les jours sauf dimanches et jours fériés
De 10h à 19h
Entrée gratuite

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O.K. Donc Paris c’est : la Tour Eiffel. des gros, voir hyper-bourgeois et des femmes (...)
21/09 18:40 - médy...Jusque dans ses expositions, la ville de Paris fait preuve de sa plus grande soumission à (...)
21/09 15:35 - La mouche du cocheBonjour, Fatizo. Merci pour l’information. Cette exposition est une excellente (...)
21/09 10:34 - Fergus
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