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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Fin d’un monde

Fin d’un monde

C'est au 19e siècle que F. Nietzsche imposa au monde sa vision radicale, crépusculaire, « le crépuscule des idoles. » allusion parodique au Crépuscule des dieux de R. Wagner, quatrième opéra de la tétralogie de l’Anneau de Nibelungen (1869-1874). C’est dans la provocation et le rire qu’il convient de rechercher la pensée de Nietzsche. Son intention était de rompre avec les idéaux anciens, philosophiques et religieux. Cependant, ses références furent essentiellement issues de la Bible et de Schopenhauer. Ses attaques contre les religions monothéistes issues du Judaïsme furent conduites avec la même véhémence que Moïse plus de trois millénaires auparavant contre l'ennemi d'alors.

L'ennemi d'alors (et de toujours), pour Moïse et Nietzsche était l'idolâtrie.

Par les commandements canoniques 1,2,3 du décalogue, Moïse le légaliste, sanctionna son peuple et sonna le glas, au moins pour un temps, de toutes formes de spontanéités créatives de l'humanité. Adoration obligatoire d'un dieu unique, abrogation de toute forme d'expression artistique, condamnation de l'amour libre et fusionnel, voire même de la liberté d'aimer. Rejet et rupture avec la culture orientale et helléniste, qui réalisait une subtile harmonie entre la nature et la culture. Mise en scène et activation involontaire de la cruauté et de la rébellion. Deux modes d'action qui se prolongent et se complètent.

« Tu n'auras pas d'autres dieux devant Ma face. Tu ne te feras pas d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne les serviras pas... »

Le légalisme rigide, c'est un pléonasme, conduisit à l'interprétation fallacieuse réactive. Plus tard, la vision christique nous engagea à vivre d'une manière éthique et non morale, à travers notre libre arbitre, la foi prolongeant et dépassant la loi. Dans un esprit de modélisation conforté, les rois, empereurs et autres tyrans politiques ou religieux, évoluèrent dans l'ombre du droit divin et de l'investiture canonique. Le fanatisme et la propension humaine à mélanger le profane, le sacré et le divin s'enlisa dans la contradiction, le paradoxe et l'iniquité. Le grand livre discutable voire même contestable, la bible, et particulièrement l'ancien testament, engendra quelques bâtards littéraires à son image et des dérives folles innommables dans le monde post christique jusqu'à nos jours.

Jésus, le révolutionnaire, avait déclaré « Je suis Roi », et : « Mon royaume n'est pas de ce monde », Jn 18-36. cela devant Ponce Pilate, le gouverneur de la Judée et représentant de César. Il évoquait le monde de l'esprit, immatériel, infini et le monde terrestre dans sa finitude. Il avait insisté auprès des siens, les pharisiens, politiques et philosophes : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Matthieu 22, 15-21 Toujours deux mondes juxtaposés en rivalité. Nécessité de dissocier le spirituel du politique. Les fondements de son enseignement se résume à la reconnaissance de l'autre en restant à son écoute. « Aime ton prochain comme toi même. » Matthieu (Mt 22, 34-40) Ce que j'ai fait pour toi, fais le circuler, nous sommes des passeurs d'énergie. Va et fait de même. L'autre c'est aussi toi, ton miroir. Relation subtile entre l'ego et l'alter ego. Fondement de la reconnaissance, du partage, de la continuité dans le temps et l'espace. A la femme prise en flagrant délit d'adultère, une invitation à grandir, avec le pardon à la clé, «  Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » ( Jn 8, 1-11) Le pardon

Les modes changent mais l'homme est, au pire, une chimère qui empoisonne son prochain, au mieux c'est un idolâtre qui reste dans sa bulle, là c'est son droit et sa liberté absolue. Il n'y a donc rien de nouveau, quant au fond, sous le soleil...de Satan. Mais retrouvons Nietzsche et ses visions libératrices et sages « La volonté est une force aveugle qui pousse tous les êtres vers des buts, des désirs dont ils ne perçoivent pas le sens. » Une fois atteints, d’autres les remplacent et ainsi indéfiniment. « Vivre, c’est vouloir, désirer »Cette volonté fait de l’homme un jouet, inconscient de ce qui le meut. Aussi pour éviter de souffrir il faut s’efforcer de renoncer au désir, au monde sensible, de nier la volonté. « Le désir-volonté fait vivre et souffrir. »

Nietzsche, en revanche, prétend que l’homme doit affirmer le désir dans ce qu’il a de terrible et de douloureux. Voici l’affirmation dionysiaque.

Au fil du temps et des expériences humaines se produisit la mutation, la métamorphose de l'idole. Si Nietzsche vivait aujourd'hui, que penserait il de la mondialisation qui tend à diluer l'identité humaine, et de la finance qui parfait la déshumanisation ainsi que de la dérive sectaire de certaines religions. Voici bien là des formes nouvelles de l'idolâtrie, en prise avec leurs corrélations, oppositions et prolongements dans des symétries destructrices de l'humanité. En un mot la barbarie politique et religieuse assurée pour demain. Une forme de régression à la limite de l'anomalie et de la folie. Jadis, chez les hébreux, on appelait cette réalité de l'âme « Mammon », en Araméen, qui personnifie l'argent qui asservit le monde. Le veau d'or, dans l’Égypte ancienne, symbole de l'idolâtrie. L’idole de tout les temps, est le faux dieu que l’homme a lui-même créé et qu’il adore, oubliant qu’il se soumet ainsi à ses propres désirs, à ses rêves voire à ses défauts. À l’exemple de Moïse, Nietzsche se présente comme le destructeur des idoles et tous les deux, à leur manière, sont des créateurs d'idoles plus abstraites qui viennent remplacer celles qu'ils anéantissent. Elles sont infiniment plus puissantes. Représentatives de ces maladies nouvelles qui repoussent toujours les limites du génie et l'inventivité des chercheurs. Une petite analyse suffit à démontrer, que ceux qui passionnément dénoncent et combattent l'idolâtrie, du haut de leurs certitudes émotionnelles et morales, sont enclins à la pratiquer et à engendrer en retour la même exaltation, la même violence, les mêmes dérives. Qui n'est pas angoissé à l'idée que la finance, cette boite de Pandore moderne, se dérobe à tout entendement humain. Un monstre créé par les spéculateurs qui échappe partiellement et sans doute complètement au contrôle politique des grands responsables de l'humanité. Préface, trad. Éric Blondel, Ed. Hatier, 2001, p. 6] : « Il y a plus d’idoles que de réalités dans le monde » « Elles changent de nom, mais elles sont éternelles ».

Ainsi l’image des idoles renvoie à la notion de valeur, c’est-à-dire une manière de penser qui paralyse l’esprit critique. L’idole, ainsi, désigne une valeur en décalage avec la réalité. De par son autorité usurpée, elle est hostile à la réalité. Il faut rendre ses droits à la réalité, à la vie. Nietzsche déclare qu’il est : « l’ultime disciple du philosophe Dionysos, l’éternel retour... » ...être soi-même, l’éternelle joie du devenir.

Aucune religion n'a fait de la liberté une divinité, voire une idole. Le rapport de servitude qu'elles établissent entre les êtres humains et les entités supérieures, d'une part, et entre les hommes et les femmes d'autre part contribue à aliéner les humains qui assument ce choix.

« L'idolâtrie est liée à l'absolutisation, totale ou partielle, de ce qui est relatif et qui n'est donc pas un absolu. Rien de ce qui fait partie de l'univers et aucun être humain n'est un absolu, de par leur finitude. L'univers lui-même n'est pas non plus un absolu, car il est relatif à ses lois physiques et celles-ci ne sont rien sans l'univers. Rien de ce que fait l'homme n'est un absolu, ne serait-ce du fait que les créations de l'homme possèdent aussi leurs finitudes. Rien de ce que pense l'homme n'est un absolu, ne serait-ce du fait que le langage est relatif. Mais l'homme peut considérer quelqu'un ou quelque chose de relatif comme étant un absolu. En-deçà de l'idolâtrie, il y a donc une ou des croyances qui ne sont pas ajustées à la réalité ou à la raison. »

éd. GF Flammarion, 2005 Crépuscule des idoles, éd. GF Flammarion, Paris 2005,


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104 réactions à cet article    


  • philouie 12 octobre 2013 13:33

    Rien de nouveau sous le soleil.

    doxa maçonnique habituel.

    les religions vous ont apporté la civilisation : c’est mal.

    cul nu dans la jungle c’est mieux.

    vive l’anarchie.

    vive le chacun pour soi.

    vive la loi de la jungle.


    • Anaxandre Anaxandre 12 octobre 2013 14:38

        S’il y a des gens qui ne connaissent pas le « chacun pour soi », ce sont bien ceux qui vivent « cul nu dans la jungle » et qui ont une conscience religieuse bien supérieure à la moderne nôtre...

        Sur le fond je ne pense pas être en désaccord avec vous, mais il ne faut pas non plus écrire n’importe quoi.

    • Castel Castel 12 octobre 2013 14:56

      Il faut qu’il existe une loi, pour pouvoir la dépasser.

      Le spirituel nait du religieux.

      C’est cela le processus d’individuation.


    • jack mandon jack mandon 12 octobre 2013 19:43

      Bonjour Castel,

      Allez expliquer ça à un musulman sectaire.


    • jack mandon jack mandon 12 octobre 2013 19:47

      Castel bonsoir,

      Allez expliquer ça à un saoudien idolâtre et sectaire.


    • jack mandon jack mandon 17 octobre 2013 11:49

      Castel,

      La réponse la plus juste, tout au moins la plus proche de ma pensée,

      Allez expliquer ça à une personne intolérante, religieuse ou non.

      Une personne qui par sa réflexion, ses recherches et ses études,
      atteint un bon niveau d’humanité, n’est tout simplement plus religieuse.
      Ce qui n’exclut pas une dimension spirituelle, hors système d’influence.
      La part émotionnelle n’étant plus pour elle un facteur dominant.
      Cas d’exception chez les paranoïaques de vocation tyrannique, qui
      connurent peut être dans leur jeunesse des études brillantes mais
      qui basculèrent dans le pouvoir politique aveuglément jusqu’à la maladie.
      Les exemples présents et passés fleurissent dans le monde.


    • alinea Alinea 12 octobre 2013 14:44

      Magnifique texte, si juste et sobre.
      Merci Jack ;
      Quant à Philouie, peut-il développer le « Vive l’anarchie , vive le chacun pour soi, vive la loi de la jungle » ?
      Ainsi, c’est notre condition...


      • philouie 12 octobre 2013 15:10

        J Mandon écrit que « aucune religion n’a fait de la liberté une idôle »

        et pour cause.
        dans la vie collective, c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime.

        mettre la liberté sur un piédestal, est une vision individualiste, dans laquelle la satisfaction des désirs individuels prime sur le bien commun.

        Ce genre d’article est une accumulation de poncifs qu’on nous ressort sans cesse au nom de la grandeur de l’homme, au nom de son élévation spirituelle ou encore au nom de l’amour universel, tout un tas de bons sentiments qui font jolis mais qui en réalité mènent à une conception de l’homme qui fini dans la guerre de tous contre tous.

        les marchands du temple sont revenus. J.Mandon est leur serviteur.


      • philouie 12 octobre 2013 15:14

        On aurait aimé que Mandon fasse le procès des nouvelles idoles.
        Mais il préfère passer les plats.


      • Anaxandre Anaxandre 12 octobre 2013 15:23

          Je sentais bien que nous n’étions pas en désaccord sur le fond.

          La « liberté » moderne ne conduit qu’à détruire toutes les règles, structures et piliers qui fondent une société harmonieuse et saine. Seuls les aveugles ne le voient pas déjà. Ou ceux qui pensent en tirer un bénéfice particulier bien souvent, et de plus en plus, au détriment du Bien commun.

      • philouie 12 octobre 2013 15:33

        Oui.

        Il y a cependant une difficulté, c’est qui fait basculer de l’autorité à la tyrannie.
        Il est assez normal qu’un psychologue se place du coté de la liberté puisque le travail consiste trop souvent à libérer l’individu de ses aliénations.

        Mais on ne peut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

        le vivre ensemble passe par l’acceptation des règles, qui pour certaines, ne sont pas négociables.

        Et c’est le rôle de l’éducation.

        éducation qui se fonde sur la religion.

        Simplement parce que pour transmettre, il faut avoir quelque chose à transmettre, c’est à dire croire.


      • Gollum Gollum 12 octobre 2013 16:36

        Il est assez normal qu’un psychologue se place du coté de la liberté puisque le travail consiste trop souvent à libérer l’individu de ses aliénations.


        Il n’y a pas que les psychologues. Jésus a dit : « La Vérité vous rendra libre ». Donc il y a bien considération de la Liberté comme étant un Bien absolu de la part du Christ. De même les religions asiatiques considèrent la Libération comme le destin ultime de l’homme.

        C’est pas parce que les Lumières se sont emparées de notions religieuses en les affadissant et en les ramenant au niveau de l’ego, qu’il faut rejeter ces notions. Toujours est-il qu’il faut bien faire le distinguo entre la véritable liberté et effectivement la liberté moderne qui n’est rien d’autre que liberté des pulsions sans frein.

        Quant à être libéré des aliénations là aussi il faut savoir de quoi on parle. Toute la pratique d’un guru asiatique est très proche d’un psychologue jungien (sauf que ceux-ci n’étant pas des libérés vivants ne sont pas forcément à la hauteur de leur tâche) et consiste bien à se libérer des aliénations.

      • alinea Alinea 12 octobre 2013 17:47

        Il faut s’entendre sur ce qu’est la liberté !
        Pour moi elle est tellement de responsabilité à l’intérieur de limites connues et acceptées que je n’y vois guère de dérives possibles. Mais si elle peut, pour vous, ressembler aux caprices ou à l’errance, alors, oui, je comprends votre propos !


      • Anaxandre Anaxandre 12 octobre 2013 18:25

          La « Liberté » est un des concepts recyclés par les puissants afin de vous asservir avec votre assentiment. Du grand art ! Tout comme les régimes « représentatifs » et leurs bidouillages électoraux (scrutin majoritaire, etc...).


      • philouie 12 octobre 2013 18:55

        Il faut s’entendre sur ce qu’est la liberté !

        La liberté dont il est question ici est celle évoquée par Mandon : la liberté face aux idoles et le fait que l’on accepte ou pas, que l’idole dicte sa loi. C’est le rôle de la religion de répondre à cette question.

        Alors plus d’idoles ?
        Maintenant vous voulez quoi ? Etre libre d’aller bosser le dimanche à Castorama ?
        c’est ça ?


      • Constant danslayreur 12 octobre 2013 19:01

        « Maintenant vous voulez quoi ? Etre libre d’aller bosser le dimanche à Castorama ?
        c’est ça ?
         »

        Perso je travaille tous les Dimanche que Dieu fait et je ne m’en plains jamais
        Comment ça mon jour de repos c’est le Vendredi ? Et alors ?


      • alinea Alinea 12 octobre 2013 19:16

        Maintenant vous voulez quoi ? Etre libre d’aller bosser le dimanche à Castorama ?
        c’est ça ? 

         smiley


      • jack mandon jack mandon 12 octobre 2013 19:54

        Philouie, bonsoir,

        La liberté dont il est question ici est celle évoquée par Mandon :
        la liberté face aux idoles et le fait que l’on accepte ou pas, que l’idole dicte sa loi.
        C’est le rôle de la religion de répondre à cette question.

        Pas de liberté spirituelle dans un islam sectaire.
        Nous sommes au coeur de l’idolâtrie et de l’ignominie.
        Pas de discussion possible avec un enturbanné islamique
        qui n’est pas libre mais habité par des intentions antédiluviennes.


      • jack mandon jack mandon 13 octobre 2013 05:06

        Gollum,

        « La Vérité vous rendra libre »

        C’est l’essence, mais beaucoup d’enseignements mériteraient une explication personnalisée avant d’être perçus comme des litanies ennuyeuses. C’est précisément le piège dans lequel tombent toutes les religions sans aucune exception. Le travail spirituel est solitaire. La religion, comme la politique sont en prise avec la collectivité. C’est un travail de surface qui n’atteint pas
        vraiment le coeur des êtres, pas inutile, mais tout à fait insuffisant pour édifier.

        Merci de ta visite


      • soi même 12 octobre 2013 15:26

        il est bien pour la rigueur de se que l’on expose de pas coupé à tords et à travers une citation :

        Pilate Lui dit alors : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, Je suis Roi. Voici pourquoi Je suis né, et pourquoi Je suis venu dans le monde : pour rendre têmoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité, écoute Ma voix.

        Le fait de tronqué : Tu le dis fait croit que c’est Jésus Christ qui affirme qu’il est Roi.
        Alors que dans le texte il est dit à aucun moment ?

        Je n’est pas relever d’autre détail, il est évident si vous permettez ce genre de pratique, votre texte même si peut être intéressant doit être lue avec une réserve, car il induit des suggestions qui non pas de raison d’être !


        • jack mandon jack mandon 13 octobre 2013 04:54

          C’est un silence qui parle, un non dit retentissant.
          L’essentiel n’est pas là, et je pense que vous le savez.


        • Gollum Gollum 12 octobre 2013 16:44

          De toute façon l’idolâtrie est la façon de vivre de l’homme normal tant qu’il n’accorde pas à Dieu la première place. Hors il ne peut accorder cette première place qu’en s’effaçant totalement lui-même. Comme le Libéré Vivant de l’Inde qui ne fait plus qu’un avec Brahman.


          Tous les autres sont idolâtres même le musulman pieux qui respecte les 5 piliers.

          • jack mandon jack mandon 12 octobre 2013 20:02

            Bonjour Gollum,

            Bien entendu, l’idolâtrie c’est le conditionnement humain.
            Quand un être est habité par des théories sectaires et totalitaires,
            c’est une espèce de possédé, c’est un malade.
            La religion, comme l’idéologie politique, lui offre l’occasion de se dédouaner
            de son crime.
            L’idolâtre est dangereux il peut aller jusqu’au crime, c’est une illumination
            paranoïaque. Affaire de psychiatrie, ou de justice. 


          • jack mandon jack mandon 12 octobre 2013 18:56

            A tous,

            Dans un premier temps, je vais faire une réponse globale.
            Le seul intérêt du papier, c’est qu’il énumère une somme
            de clés qu’il ne suffit pas de survoler.
            Bien entendu, c’est en méditant que l’on en prend conscience.

            Voici un exemple développé depuis un texte évangélique que
            beaucoup de prêtres et pasteurs survolent s’en approfondir.
            il est donc cité au début du texte.
            Il s’agit d’un travail personnel de méditation extrait de Jean 8, 1-11

            C’est le fondement de l’analyse transactionnelle,

            Une méthode ludique et simple pour localiser en nous et chez les autres les facteurs agissants dans la communication.

            Une triangulation à cultiver

            L’ analyse transactionnelle (AT)est à la fois une théorie de la personnalité et une méthode d’analyse et de compréhension des relations humaines.

            Eric Berne, psychiatre humaniste et pragmatique, a eu l’idée, dans les années 1950, de développer cette technique ludique qui rompt avec la tradition psychiatrique.

            Toute personnalité humaine est animée selon trois modes de comportement qui sont l’état du moi Enfant, Parent et Adulte. Ils interagissent entre eux, mais aussi avec l’autre, les autres et le milieu ambiant qui fonctionnent selon les mêmes critères.

            Quand nous sommes réactifs, spontanés, créatifs, intuitifs, balancés entre l’adaptation et la révolte, nous activons notre état du moi Enfant. L’émotion est au pouvoir.

            Quand nous exprimons les valeurs familiales, sociales, culturelles, les règles, les lois, les normes, les formes, les directives et instructions, nous affirmons notre état du moi Parent.

            Tout être humain possède aussi la capacité de percevoir des notions par lui même, y réfléchir, les évaluer, les analyser, les confronter entre elles, faire des déductions et comprendre, c’est l’état du moi Adulte.

            L’Etat du moi Adulte, c’est l’ordinateur incarné. Il compare, évalue, analyse, réfléchit, enregistre et communique, informe et demande.

            Pour l’essentiel, cet état permet une intégration harmonieuse entre les désirs (Enfant) et les valeurs (Parent).

            Il n’y a pas un état du moi meilleur que l’autre, les trois sont liés et s’articulent ensemble pour le meilleur et pour le pire.

            Pour illustrer les trois composantes dynamiques du caractère, j’aurai recours à un récit connu de tous, il a une puissance pédagogique, mais, à ma connaissance, son utilisation s’est limitée au religieux, c’est en humaniste que je vous le propose dans le but de montrer l’imbrication de tous les états.

            Cela se passe aux temps antiques, le héros principal pourrait être Platon, Aristote, à l’époque ou l’on enseignait librement, sur la montagne, sur la place, dans la rue.

            Nous sommes devant le temple de Jérusalem, un maître du nom de Jésus enseigne.

            Des Scribes et Pharisiens amènent une femme surprise en adultère. Ils la place au milieu du peuple et s’adressant à Jésus : "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse dans la loi nous ordonne de lapider de telles femmes : Toi que dis tu ?"

            Jésus s’étant baissé écrivait avec le doigt sur la terre. Comme il continuaient à l’interroger, il se releva et dit : "Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle". Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, il se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là, au milieu. Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : "Femme, où sont ceux qui t’accusent ? Personne ne t’a t-il condamnée ?« Elle répondit : »Non, seigneur« . Et jésus lui dit : »Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus".

            Un texte ancien, quelques soient nos croyances, contient une partie des racines de l’humanité. C’est ici tout d’abord une réalité historique. C’est aussi le contenu psychique d’un être humain avec les trois composants AT. Chacun des personnages contient les trois acteurs AT, il en joue selon sa maturité.

            Les scribes et pharisiens se vivent exclusivement comme les garants de la loi, des principes de vie, des traditions en vigueur en ce temps, en ce lieu. Ils se réfèrent au prophète Moïse, grand ancêtre de la famille auxquels ils appartiennent...

            S’érige impitoyable, le Parent normatif, il dicte, dirige, impose les modèles de comportement d’autorité, de dominance sur les autres. Son caractère entier occulte l’émotion de l’Enfant et la sagesse de l’Adulte. En soi même, et dans la transaction. Cette incomplétude génère une situation de crise, un drame intérieur qui s’extériorise.

            La femme adultère, excellent exemple de la vie de l’Enfant libre, dans ce temps hors la loi. (Dans un contexte contemporain, toujours d’actualité.)

            Un sage est pris à témoin, la situation est ambiguë et dangereuse. En pareil circonstances, il est indispensable d’activer l’Adulte.

            L’Adulte change de posture, se fait plus humble, réfléchit, analyse et laisse s’écouler du temps. La réponse immédiate serait émotionnelle, elle activerait son enfant intérieur, et se prononcerait pour la pitié, la tendresse, le pardon... exprimerait le mépris de la loi.

            La réponse pourrait adhérer à la loi et permettre l’exécution de la sentence. Elle activerait le parent normatif, elle serait un démenti à la compréhension, à l’humanité, au pardon.

            L’Adulte, se redresse et se positionne face aux interlocuteurs, dignité, courage, respect. Sans invective, dans sa complétude AT, il parle au groupe et à chacun (au coeur de l’Enfant de chacun), sans jugement, posément, respectueusement en activant la réflexion, la méditation, en considérant l’Adulte qui vit au fond de chacun des interlocuteurs.

            Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle :

            L’Adulte renvoie à la conscience de chacun, il responsabilise, élève l’autre, lui permet d’accéder à l’éthique. Les pharisiens se dispersent.

            L’Adulte reprend ses droits au sein du groupe et la situation s’apaise et se normalise.

            Face à la femme, le ton est plus ludique, l’Enfant de l’un parle à l’ Enfant de l’autre : "où sont-ils ceux qui te condamnaient ?"

            Puis l’Adulte... « je ne te condamne pas, va ».

            Et enfin le Parent, on se trouve dans un cadre social et religieux : « ne pêche plus ».

            Chacun des états du moi est apparu dans une chronologie, il s’agissait d’une situation dramatique, j’ai cru bon de focaliser sur cet unique scénario.

            D’autre part, dans notre monde judéo-chrétien, ce verset de Jean est tellement connu qu’il est permis à chacun d’en saisir l’essentiel sur le plan transactionnel. Dans tous les cas de figure, et ils sont infinis, l’important est de travailler notre état du moi adulte. Je vous propose ce petit jeu :

            Devenir plus adulte

            1. Apprendre à reconnaître notre Enfant, ses faiblesses, ses craintes, les principales méthodes d’expression de ses sentiments.

            2. Apprendre à reconnaître notre Parent, ses conseils, ses injonctions, ses positions établies, ses principales façons de les exprimer.

            3. Etre sensible à l’Enfant des autres, parler à cet enfant, le protéger, apprécier son besoin d’expression créative et considérer le fardeau de ses contradictions.

            4. Attendre un certain temps, quelques respirations profondes, afin de donner à l’Adulte le temps d’utiliser sereinement les informations qui parviennent au cerveau.

            5. En cas de doute, s’abstenir. On ne peut être attaqué pour ce que l’on a pas dit.

            6. Établir un système de valeurs. Les décisions se prennent dans une structure éthique.

            La culture et l’activation de l’état Adulte en nous sont à la base de la communication.

            jack mandon

            La dessus on peut extrapoler et conjuguer l’exercice à tous les temps, C’est à dire que c’est ici et maintenant que ça se passe.

            A votre écoute

            Merci de votre participation.


            • alinea Alinea 13 octobre 2013 00:39

              Il y a un truc que je n’ai jamais compris :
              La femme adultère, elle est adultère seule ? Il n’y a pas d’homme là derrière ? Pourquoi on n’en entend jamais parler de l’homme qui est derrière la femme adultère ?
              ( Suit- en toute logique- un petit clin d’oeil à Jack !!)


            • jack mandon jack mandon 13 octobre 2013 04:51

              Alinea,

              La femme adultère, elle est adultère seule ? Il n’y a pas d’homme là derrière ? Pourquoi on n’en entend jamais parler de l’homme qui est derrière la femme adultère ?

              C’est toujours d’actualité...2000 ans après.

              Clin d’oeil surtout à notre ami Georges et la femme adultère.

              Pour mon commentaire, je me sers d’une histoire connu pour que le support
              de travail soit toujours présent dans notre mémoire...pédagogie.
              Regarde l’immense et la belle présence de l’enfant intérieur de Selena.
              Toi tu intellectualises et moi me promène entre vous deux.
              Merci de ton passage


            • alinea Alinea 13 octobre 2013 13:48

              Pourquoi « surtout » ! le clin d’oeil était uniquement vers ton ami Georges !
              Quant à Jésus, il avait bien intégré que le mâle pouvait coïter sans entrave, sans fauter, mais que la femme fautait ; le Père en lui : et ne pêche plus hein : ! une histoire sans issue, non ?
              Je ne dis pas ça pour moi, je n’ai jamais trompé personne ! mais je n’aime pas l’injustice ! surtout prônée, en parole divine ! smiley



            • jack mandon jack mandon 15 octobre 2013 08:32

              Alinea, bonjour,

              Un texte ancien, quelques soient nos croyances, contient une partie des racines
              de l’humanité. C’est ici tout d’abord une réalité historique.

              Difficile pour toi qui, reconnais le, a un préjugé pour la religion, de prendre assez
              de recul et comprendre que le texte évangélique n’est qu’un outil,

              Comme Fergus aime a le souligner, il n’est pas encarté politiquement, eh bien
              pour moi, c’est la même chose, si j’ose dire, pour le religieux. D’ailleurs mon papier
              se montre assez critique pour l’ancien testament. Ceci dit, compte tenu du contexte
              historique, la loi s’imposait au début du balbutiement de l’humanité.

              Ce texte pour moi est important parce qu’il porte un mécanisme psychologique.
              Cela n’a rien à faire avec la loi, le religieux, la morale. C’est comme une éthique
              originelle qu’il serait intéressant de bien comprendre pour vivre harmonieusement.
              C’était une manière pédagogique d’introduire l’analyse transactionnelle.
              Pour faire court, chez un athée ou assimilé, il verrait « la religiosité évangélique »
              Pour un croyant engagé, l’expression d’une transgression insupportable.
              Vu l’intérêt que ce texte a suscité, j’en ai déduit plusieurs enseignements.
              Pour l’essentiel, la présence de certaines personnes ne va pas dans le sens d’un
              échange sincère, voir simplement honnête. Nous avons tous nos critères
              et ne sommes pas vraiment disposés a accepter la différence.

              Il suffit de voir les commentateurs que tu draines positivement comparés aux miens.
              La réponse se fait limpide. D’autre part, les divergences sérieuses existent
              entre personnes qui partagent des points de vue convergents. L’identité

              Donc la communication reste un problème de base, et le partage sincère
              et constructif tout à fait illusoire. En fait, nous avons tous plus ou moins
              le besoin d’écrire quelque chose et ça nous fait plaisir.

              Bonne journée petite soeur.


            • Prudence Gayant Prudence Gayant 12 octobre 2013 19:16

              Jésus a t-il réellement dit toutes ces phrases qui sont perpétuellement rabâchées ?

              Doit-on vivre penser que à travers des paroles, des écrits si lointains continuellement déformés ?


              • jack mandon jack mandon 12 octobre 2013 19:41

                Prudence, bonsoir.

                Une parole, un acte, sont tout au plus métaphoriques.

                Exemple, avec une lame bien aiguisée, un sadique massacre
                en période de crise, la pulsion sadique se meut en crime maladif
                Avec la même lame, un berger de haute montagne va sculpter
                son bâton avec beaucoup d’adresse, la pulsion évolue vers une socialisation artistique
                Avec la même lame, un boucher découpe et prépare une commande, socialisation.
                Avec la même lame, un chirurgien va sauver une vie, socialisation et sublimation.

                Je veux dire que les métaphores évangéliques ne sont pas des récitations,
                bien qu’à travers le temps et l’histoire elles sont devenues morales ennuyeuses.
                Ce sont des clés pour chacun selon ses talents.

                J’ai montré au-dessus qu’avec une petite histoire, qui d’ailleurs
                se produit fréquemment dans certains états islamiques,
                pour se terminer par une lapidation...puisque l’on est dans l’idolâtrie
                et que l’on vit allègrement avec 2000 ans de retard.

                Je disais donc qu’avec cette histoire, à travers mes recherches, il apparait
                pour moi une métaphore qui me permet d’animer une thérapie
                de notre temps. Chacun puise ce qui lui parle, selon son caractère, sa formation.

                Merci de votre visite


                • jack mandon jack mandon 13 octobre 2013 04:37

                  Selena, bonjour,

                  Beaucoup d’intensité, de profondeur et de poésie dans votre papier.
                  C’est vrai, et c’est intéressant d’observer que vous arrivez à l’essentiel.
                  Enfin on se comprend. Certes vous répondez à mon commentaire
                  non pas à l’article. Il faudrait plutôt parler de ce qui n’a pas été dit.
                  C’est d’ailleurs ce qui émerge doucement au risque de la polémique.

                  Merci de votre passage


                • jack mandon jack mandon 13 octobre 2013 11:34

                  A propos de liberté,

                  Bonjour Selena,

                  Cette définition de Victor Hugo

                  La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l’égoïsme et la conscience,
                  qui est l’esclave de Dieu. Celui qui choisit cet esclavage là, c’est l’homme libre.

                  L’acceptation dans la confiance, à la manière d’un enfant.
                  Devenez comme des enfants et vous serez libres.

                  Bien évidemment, l’arrogance intellectuelle n’accepte pas spontanément
                  cette condition humaine de soumission même apparente.


                • alinea Alinea 13 octobre 2013 14:00

                  Il ne s’agit pas de soumission apparente ! Tout cela n’est que dérive de mots et de sens de mots ! Se mettre sous, ou plutôt accepter d’être sous, n’est que clairvoyance et lucidité ; finalement de la part de tous ! Car, pour moi par exemple, la soumission à la nature, aux lois naturelles est incontournable. Mais c’est la seule soumission que j’accepte : le climat, le relief, mon sexe, mon âge, etc..
                  Pour d’autres, qui l’ont vécu comme ça enfant, la soumission au pouvoir est incontournable ! Cela parait impossible à la plupart des gens de déboulonner le pouvoir, parce que les parents étaient pouvoir, pouvoir absolu, et l’enfant s’y soumettra toute sa vie, bien sûr transféré au patron, au pognon, aux politiques, à la loi,etc. !!
                  Devenir adulte, c’est dépasser cette soumission arbitraire : il y a du boulot pour les analystes transactionnels !! Des débouchés... !


                • philouie 12 octobre 2013 21:20

                  Mandon :

                  « Allez expliquer ça à un musulman sectaire.
                  ..
                  Allez expliquer ça à un saoudien idolâtre et sectaire.
                  ..
                  J’ai montré au-dessus qu’avec une petite histoire, qui d’ailleurs
                  se produit fréquemment dans certains états islamiques,
                  pour se terminer par une lapidation..
                  ...
                  L’idolâtre est dangereux il peut aller jusqu’au crime, c’est une illumination
                  paranoïaque. Affaire de psychiatrie, ou de justice.
                  ...
                  Pas de discussion possible avec un enturbanné islamique
                  qui n’est pas libre mais habité par des intentions antédiluviennes. »

                  M. Mandon, ne sombrez pas dans le ridicule.
                  celui qui ici est dans la position du sectaire, c’est vous.
                  Un conseil : consultez.


                  • Constant danslayreur 12 octobre 2013 22:33

                    Baaahhh Philouie vous êtes trop dur avec Mame Soleil. En fait grâce à la véritable passion qu’elle et ses semblables vouent aux musulmans, j’ai pu lire de pures merveilles sur AV et si c’est possible j’aimerais en avoir de nouveau l’occasion. For instance :

                    Par S.Ô.I Sheykh BAbÂD Aboo GuRu Nur Al Kufr (---.---.71.28) 5 novembre 2011 02:18
                    S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ  

                     Le Doc a dit : …Effectivement, l’histoire se répète !

                     Okay Doc, Sheikh Babad est on-ne-peut-plus very much d’accord !

                     Et si on jouait à Doc-et-ses-copines-ont-dit et les Nazis-ont-dit ? Ohhhh…ça va être supermégaFUN, on va godwiniser à gogo !!!….Allez hop, put replay sur la Zistoire avec un grand Z...

                     1. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     L’islamophobie n’est pas de l’incitation à la haine ni raciale, ni religieuse, ni walou…C’est la critique légitime d’une idéoloblablalogie théoglobopoliticofachonazinaliste (ou zun truc du genre)…on a la haine contre le nazislam pas contre les « muzz »… (question : comment qu’on zéradique le nazislam sans zéradiquer les dits « muzz » ?...hmmmm…en voilà une bonne « question… musulmane » qui mériterait bien une solution …)

                     1. les-Nazis-ont-dit :

                     Julius Streicher , fuhrer-éditeur-en-chef de Der Stürmer (soit l’Attaqueur plutôt que le « riposteur » niak niak...)-paru entre 1923/1945- ( une sorte de Riposte Nazique juste-un-peu judenophobe mais qui zavait rien contre les « croyants » : Julius il-a-juré !), leader local du NASPD Nuremberg (et occasionnellement destructeur de synagogues….il devait pas aimer leur archi, ou leurs minarets…à moins que ce soit la vue des kippas…qui sait ?) : jugé et exécuté en 1946…pourtant Julius il se sentait bien innozent, même qu’il-a-dit :

                     “Permettez-moi d’ajouter que c’est là ma profonde conviction que le contenu de Der Sturmer n’en était pas en soi (de l’incitation à la zéluphobie). Pendant toutes ces 20 années, Je n’ai jamais écrit « brûlez les maisons des juifs », « frappez les à mort ». Jamais, une telle incitation n’est apparue dans Der Sturmer« 

                    éke pourkoi on l’a buté le zentil Julius ? Ben, on continue et on va comprendre…

                     2. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     L’islam a pour projet de soumettre l’ensemble du monde (de gré, ou de force) à la loi d’Allah, c’est là la mission des croyants.

                     2. les-Nazis-ont-dit :

                     Julius Streicher dans son ’ti nazimag “Savez-vous que le Dieu de l’Ancien Testament ordonne aux Juifs de subjuguer et d’asservir les nations du monde ?”

                     3. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     Les gôchos, les bobos, et tous les autres qui-pensent-pas-comme-nous : tous des collabo-dhimmis, alliés aux shariaddictés, dans leur grand projet eurabien d’instaurer le Global Kalifat et de lapider Lady Gaga…

                     3. les-Nazis-ont-dit :

                     Julius Streicher  : »les communistes pavent le chemin pour lui (c.à.d : le Juif)« 

                     4. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     Les politiques (c.à.d les « tradis » genre UMPS selon la terminolochie con-venue) ne font rien pour lutter contre la nazislamisation shariaxponentielle de notre doux Frankreich, alors que les Français (well, les vré of souche™ : pas les multicultés ou métèques) attendent que la question « muzz » soit traitée…

                     4. les-Nazis-ont-dit :

                     Toujours et encore Julius “le Gouvernement laisse le Juif faire comme il l’entend. Le Peuple lui attend que des mesures soient prises. »

                     5. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     Le « muzz » pratique le double-langage, tout « muzz » même « modéré » est un taqqiya-iste en puissance : concluchion lozik : on ne peut croire le « muzz » : il est fourbe, déloyal (c’est même sa religion qui lui autorise cela !), et ce qu’il dit aux vré of souche™ est à l’opposé de ce qu’il blablate avec ses potes « muzz » allogèneux.

                     5. les-Nazis-ont-dit :

                     Julius Streicher, en plus d’éditer Der Stürmer écrivait aussi des livres pour enfants (ben ouais, fallé bien penchier aux ’ti nazillons à venir !) et donc dans Der Giftpilz (soit le champignon vénéneuneu ou amanita muscaria : charmant titre pour un livre pour bambins) écrit :

                     « Nous pouvons mentir (aux) et tromper les Gentils. Dans le Talmud, il est écrit : il est permis de tromper les Gentils. »

                     6.Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     Il n’y a pas de différence entre « islam » et « islamisme » , pas plus qu’il n’y a d’islam « modéré » : un « bon » musulman pour la RF est un « mauvais » musulman selon la sharia-doxa nazislamiyya et blablablabla…déloukoumement pragmaticologique : de facto, comme on ne peut pas faire le distingo entre un alqaïdaïste et un « muzz » réglo genre « métro-boulot-dodo-mé-pas-de- bistro » : ben les « muzz » sont tous potentiellement al’kamikacidaires ou halalofachos…

                     6. les-Nazis-ont-dit :

                     Encore dans son mignon-touplein book pour gamins, le pédagogue Julius écrivait : « tout comme il est souvent difficile de faire la différence entre un champignon vénéneux et un champignon comestible, aussi souvent il est très difficile de reconnaître le Juif (implicitement : pour-ce-qu’il-est) comme un escroc et un criminel. »

                     7.Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     La source du MA(-hala-)L est le livre saint des « muzz » OU il n’y a aucune incitation à-la-zaine à toujours citer les mêmes et mêmes versets (décontextualisés) et autres hadiths (occultant les versets appelant à la paix, tolérance, etc… ET en faisant fi de toutes les explications, lectures, etc… que les « muzz » –premiers concernés- pourraient en faire, autant que de toutes les différentes tendances de l’islam : ben ouais, y’a que le nazislam qui existe) et en user pour fournir là l’explication à/de tout acte, partout over-the-big-world, commis par un « muzz »…

                     7. les-Nazis-ont-dit :

                     Allez, encore Julius (qu’est-ce qu’il pouvait parler !) « Dans Der Sturmer, aucun édito n’est apparu, écrit par moi ou écrit par un de mes collaborateurs, où je n’ai pas inclus des références (c.à.d : extraits, passages, etc…) de l’histoire juive, de l’Ancien Testament, ou d’écrits juifs historiques ou récents. »

                     Bref, il était aussi honnête qu’un riposteux post-moderne, le Julius…il « sourçait » toujours le Julius…

                     8. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     Les « muzz » n’ont d’autre choix, niveau relations avec les kafirs, que de les buter, les sododhimmiser ou les convertir : no over way : c’est le nazislam qui le veut. (pas la peine de poster à nouveau les habituels hadiths ou versets pour supporter cette perception « monolithique » de l’islam ET de l’Islam (c.à.d x « islams » ; y cultures « islamiques », z siècles d’Histoire, quelques centaines de millions de « muzz », etc…)

                     8. les-Nazis-ont-dit :

                     Ce bon Julius qui avait la même perception non-hainincitatoire envers les Juifs aimait rappeler –sans arrière-penchiée aucune- dans son ’ti mag dédié au « vivre-ensemble dans le Reich » : le Deutéronome 7:2 : sous cette version « …et quand Dieu te les auras livrés et que tu les auras battus, alors tu devras les détruire complètement : ne pactises pas avec eux, ne leur témoigne aucune merci… » genre que les zélus, ben, c’était un peu comme des « muzz » mais avec la Torah…quoi, j’ai pas con-pris ?

                     9. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     L’islam ne connaît aucune version de « aime tes ennemis » ou « tend l’autre joue… » so tous les « muzz » sont tous des pzykos associaux (zo, on les parque ?on les envoie sur la Lune ? Ou on les interne tous en HP ? Bahhh…ça côute trop cher…j’ai bien une idée…mais ça risque de shoahquer du monde…) : à la différence par exemple des gentils yankeegélistes avec qui nombre de prophètes de nos islamofôbeux zooropéens aiment à fricoter…(bon il y a ôssi des talmudaddictés hardcore dans le zoocial network de nos « croisés de la Laïcité » : bizarrement pas de zimams, ni de zoulémas…)

                     9. les-Nazis-ont-dit :

                     Tiens, c’est marrant Julius pensait exactement la même chose des Juifs : « le Juif n’est pas éduqué, comme nous le sommes, avec des paroles comme « aime ton prochain… », ou »tend l’autre joue« … »

                     hmmm…décidémment, je sais plus si c’est les zuifs à Julius y ressemblaient pâ mal aux muzz des fôbeux, ou si c’est Julius qui ressemblait aux fôbiques riposteux et inversement vize-versa…

                     10. Doc-et-ses-copines-ont-dit :

                     Le nazislam a le monopole de la violence : tous les autres sont des mignon-tout-plein, qui zont fait leur nanajourmento : OU à la différence des autres relichions, le nazislam est la seule idéo-théo-totalitanazi-ligion « hégémonique » ayant développé toute une doctrine de la « guerre sainte » perpétuelle à l’égard des pas-muzz, jusqu’à Allah règne sur tout ce bô monde…

                     10. les-Nazis-ont-dit :

                     Quoi encore Julius ? Ok, on t’écoute : « aucun autre peuple au monde n’a de telles prophéties. Aucun autre peuple n’oserait dire qu’il a été choisi pour tuer et détruire les autres peuples et voler leurs biens. » ..ouais, Julius, un peu comme les muzz qui trafiquent avec la CAF…

                     Allez pour finir, rappelons le motto du ’ti nazimag à Julius : « Die Juden sind unser Unglück ! » soit « les Juifs sont notre malheur (malchance) » : c’est marrant ça me fait penchier au motto des fôbeux : les « CPF » responsables ET de la WAR dans le McWorld, ET du chômage massif, ET du trou de la Sé-Q et de celui de la couche de zozone, ET des zimpôts tro-hô, ET de la perte-de-zidentité hexagonale ET des coupures EDF (ben ouais, avec le zobscurantisme, y’a plus de light…je sais, je sais léger..ok !) ET de la défaite du XV de France, ET de l’infarctus à Papi ET …ET…ET…ET…ETCCC…bref Die Muzz sind unser Unglück !

                     Mais aléluiareusement, comme le ’ti nazimag à Julius « Deutsches Wochenblatt zum Kampfe um die Wahrheit » (soit Hebdomadaire Allemand pour le Combat pour la Vérité), aujourd’hui on za touplein d’assocs, de sites, de blogs, de zexperts, de blablateurs, de fôbeux etc… tout dévotés au CON-bat (ou zà la riposte za dépend) pour la Véritude contre la Pa-véritude (ou le manque de rayonnement UV..well, un truc du genre)…zo, un peu comme les shariaddictés, sôf que c’est une ôtre vérité selon les zuns ou les zôtres : mé tous sont d’accord pour l’opzion « global fight club »…

                     ZINON, Sheikh Babad va pas être inzuste : car comme l’a si bien dit Julius pour sa défense, en effet, il n’a jamais inciter à la Zaine : ni relichieuse, ni raziale, ni walou …il a juste aiguillé pendant des années, jour après jour, les « bons » Allemands (patriotes, défenseurs des valeurs eurochrétiennes, blablabla…) avec des ’ti extraits -nazi-ici, nazi-par-là- sur la bonne voie…hmmmm…

                     so, le Doc il a raison, on dirait bien que : « …Effectivement, l’histoire se répète ! »

                     ZO : on peut et on DOIT défendre ET la Laïcité ET la Démocratie ET les Droits de l’Homme ET la Liberté etc… sans pour autant se mettre à ressembler à ceux qui la vomissent ou vomiraient…

                     un fuhrer latinofasciste antique, connu sous le nom de Marc-Aurèle, écrivit : « Veille à ne jamais traiter les ennemis de l’Humanité comme les ennemis de l’Humanité traitent les hommes. » (et c’était pas un tendre le Marco !)…

                     quand on invoque la Grèce, Rome, les Lumières, l’Humanisme, etc…le minimum est de tenir un discours conforme à ces invocations (question de standing)…sinon ce n’est que de la poudre aux yeux qui ne cache rien du véritable message des autoproclamés défenseurs –en vrac- de la Laïcité, de la Liberté, de la Démocratie, etc…, qui se font juges des autres (collabos, dhimmis, traitres et autres joyeusetés…) : well, pour le coup, pas de grosse dif entre les riposteux laïzistes et les shariaddictés qui chacun de leur côté décrètent qui sont les « bons » et qui sont les « kafirs » de leur camp supposé, suivant chacun leur sharia-à-eux…

                     Ainsi a parlé Sheikh Babad…Lumière de la Bovitude, Puits de Chience, Ampoule de Sachiesse !

                     

                    p.z (1) : pour ceux qui seraient tenté de la jouer à « ouais mais on peut pâaa comparer… » SI on peut : ici, on parle de la rhétorique employée, du discours tenu, etc… et zavant les actes, y a le Verbêuhhhh…demandez à ABB…et pour pas faire de jalouses : oh, il est pas con le Sheikh, je sais très bien que les shariaddictés jihadocideurs donnent dans la même rhétorique : c’est d’ailleurs là le problème : l’idée au début, c’était pas que eux zé les barbares et les zôtres les zivilisés ? Hmmm…

                    p.z (2) : pour ceux qui seraient tenté de la jouer à « ouais mais pour l’instant, y’ a que les shariaddictés qui sont  »actifs« … » ben non pas de mais (et le principe de précau(na)zion ?), les nazis faisaient que papoter au début, pi’ en plus, c’est pas comme si il n’y avait pas jurisprudence en Zoorope, niveau ré-solution finale de telle ou telle question de pâ-zooropéens : et ça avant et après les Lumières…car encore, avant les zactes, il y a le Verbeûhhh…connaissez-pas : « Au commencement était le Verbe… »  ?

                    p.z (3) : zistoire d’être clair comme de l’eau de souche© : ze chie ET sur les nazis, ET sur les fôbeux, ET sur les zlamistes ET sur un paquet d’ôtres d’ailleurs…zo, zaime pâ grand monde…

                    allé, zalâm ô lokoum !

                    http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/caricature-du-prophete-par-charlie-103540#forum3112888


                  • Lord WTF ! Lord WTF ! 12 octobre 2013 23:36

                    Na’âaamm...Si’Jojo...Assis sur son glorious trÔne (de brand zootrichienne que n’ta dois pas connaitre « Fird-Hauss » marque tyrolienne, Lord croit - yeah confirme ze Lord habite au 7ème floor !), Ze Lord a entendu tes salates (c’est comme çà con dit laitue en bédouineux, right ?)...


                    Bon, ze Lord a pas apprécié que tu l’interrompes pendant la lecture de son kitab favori « Hot wa Mwal3a » (number special wa collector) - genre roman-photo pour talib with la’din ’n la’mella (shamelezz koi...) - si n’ta est intéressé, Lord lisait un remake la’halal des zobventures d’Antarah bin Shadad et de la zina Abla...well n’ wa, Lord répondra à tes salates Si’Jojo inzabalabala...Lord a déjà sorti son sayf -naaahh...pas celui-là, vizelard ! l’autre, le Kâlamiteur.... smiley Lord doit juste l’astiquer un peu...naahhh pas comme zà, vizelard !  

                  • jack mandon jack mandon 13 octobre 2013 03:51

                    philouie,

                    Vous avez raison de souligner le caractère répétitif, voire même obsessionnel.
                    Pendant la durée de la rédaction du papier, j’avais quelque chose qui me grattait.
                    J’ai observé que dans votre commentaire quelque chose vous chatouillait.
                    Nous pourrions consulter le Dr Knock.
                    Enfin la rhétorique est une chose, le crime en est une autre.

                    Merci de votre visite.


                  • philouie 13 octobre 2013 10:51

                    Merci constant.
                    cette longue recension pleine d’humour à le gout d’une longue litanie pleine de larme.

                    tu dis :
                     hmmm…décidémment, je sais plus si c’est les zuifs à Julius y ressemblaient pâ mal aux muzz des fôbeux, ou si c’est Julius qui ressemblait aux fôbiques riposteux et inversement vize-versa…

                    Précisément, Jung à décrit ce phénomène qui consiste à projeter sur autrui les noirceurs de son âme, il appelle ça la projection de l’ombre, j’appelle ça le syndrome du saint. Et ce n’est pas sans raison que tu cibles « Mme Soleil » qui nous illumine de sa hauteur.

                    Le principe du syndrome du saint est assez simple : voilà un homme qui veut être un saint, c’est à dire qu’il veut être plein de bonté, de gentillesse, d’altruisme mais dans le fond, dans son tréfonds, restent en lui des miasmes fait de mesquinerie, de veulerie, d’égoïsme et de couardise.
                    mais que nenni, le saint de tous ces miasmes il ne veut pas, il ne veut pas les voir. Sinon il ne serait pas saint. Et c’est là que le mécanisme ce met en place, ce tréfonds malsain est projeté sur autrui, c’est l’autre qui devient le coupable. Je ne suis plus un égoïste mesquin, la preuve, c’est lui là-bas qui l’est.

                    Ici par exemple, le saint Mandon, ne condamne pas la femme adultère.

                    Lui.

                    Mais il ne voit pas, qu’en pharisien hypocrite, il me condamne, moi, en raison de mes idées.
                    Et pire, en me condamnant moi, il agit exactement selon ce qu’il me reproche, à savoir comme un intégriste sectaire.

                    Pour le saint, le mal, c’est l’autre.


                  • philouie 13 octobre 2013 11:57

                    En jetant un oeil sur internet pour voir qui était ce Julius Streicher que je connaissais pas, je vois qu’au moment de sa pendaison, ses derniers mots, furent « Purim Fest 1946 »

                    La fête de Pourim, célèbre chez les juifs la délivrance d’un holocauste programmé par un dénommé Haman. L’histoire est racontée dans le livre d’Ester.

                    Or, la raison de la haine de Haman envers les juifs provient du fait que l’un d’eux ne le reconnait pas à sa juste valeur : ce juif fait de l’ombre au soleil. (qui toujours luit)

                    Rappelons ici que les Nazis prétendaient être le sommet de l’humanité, l’élite des élites. Ils sont Haman, ils sont le soleil et les juifs la lie de l’humanité, celle à la fois qui justifie leur supériorité et qu’il faut détruire en raison de l’idéal de perfection.

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