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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Forage réussi dans l’underground musical français

Forage réussi dans l’underground musical français

Red Noise, Lard Free, Majun, Barricade, Ame Son, Komintern, Crium Delirium, Gong, Etron Fou Leloublan, Semool, Art Zoyd, des noms barbares, inconnus ou oubliés, sauf peut-être d’une poignée de vieux babas nourris au biberon lysergique, pour qui ces noms évoquent une brève, mais intense période d’expérimentation musicale.

Un genre pour le moins débridé qui longtemps a résisté à toute forme d’étiquetage

La musique underground française est apparue à la fin des années 60, un univers foisonnant caractérisé par la brièveté de vie de ses comètes.

En effet, rares sont les groupes de cette période qui affichent plus d’un album au compteur. Mieux, par peur de se compromettre avec le système capitaliste (sic !), beaucoup renoncèrent à passer en studio.

Seuls, deux ou trois d‘entre eux, comme Gong ou Magma, ont pu l’espace de quelques années s’arracher à la chape de plomb qui écrasait la scène alternative, dans la France d’alors, celle de Sheila & Ringo.

Plus souvent ignoré des médias ou parce qu‘ayant choisi de prendre le maquis, le gros de la cohorte aura traversé les années 70 dans un anonymat quasi total.

40 ans plus tard, la petite scène underground française n’est plus qu’un continent englouti.

Quelques vieux vinyles réchappés du pilon ou remontés à la surface, on ne sait trop comment, finissent par atterrir entre les mains de collectionneurs séduits par les accents lysergiques d’un genre qui est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Certains ont été immédiatement frappés par le virus, tel l’égyptologue par Rascar Capac.

Pour d’autres, il s’agit d’une maladie chronique...c’est le cas d’Eric Deshayes (1) et de Dominique Grimaud (2).

Ces deux là n’ont pas hésité à visser la lampe frontale au casque pour descendre dans les sous sols en dédale des années 60-70.

Une plongée vertigineuse dans les entrailles de l’underground.

Parvenus au terme de leur invraisemblable campagne de fouille, ces aventuriers nous livrent un ouvrage particulièrement riche et précis, tout aussi indispensable que fascinant : l’Underground musical en France, paru aux éditions « Le Mot et le Reste ».

Voilà qui devrait ravir, sinon occuper pour de longues heures, tous ceux que la musique non commerciale passionne...

1) Eric Deshayes, 36 ans, gère le site internet Néosphères, dédié au rock et aux musiques actuelles.

(2) Dominique Grimaud, 59 ans, musicien (dans les années soixante-dix avec Camizole) et également chroniqueur musical dirige une collection discographique dédiée à l’édition d’archives musicales.


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22 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2009 11:04

    salut Yohan ,

    j’aime fouiller les archives , et du fond de la mine j’ai retrouvé un bon vieil album du groupe chti Stocks
    http://home.nordnet.fr/ gbally/60_s/Images60s/stocks/stocks-lp-eclats_de_rock-couv.jpg

    le blues rock à biloute !
    http://home.nordnet.fr/ gbally/60_s/pages/stocks.htm

    jamais invités à la starac non plus ! lol !


    • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2009 11:08

      Magma n’est pas oublié , à la dernière de la nouvelle Star , Philippe Manoeuvre avait un joli tee shirt rouge comme ça !
      http://v2.seventhrecords.com/administrer/upload/080608_213608_PEEL_vMyHmK.j pg


      • Yohan Yohan 10 avril 2009 12:14

        Message pour la rédaction d’Agoravox. Le système de votes semble fonctionner à l’envers, comme pour mon précédent article. Je viens de le tester.


        • Yohan Yohan 10 avril 2009 12:16

          Bonjour le Chat.
          Effectivement, Magma reste encore vivant dans les mémoires


          • Marsupilami Marsupilami 10 avril 2009 15:19

            Et un petit lien sur Mekanik Destruktiw Kommandoh, live !


          • Marsupilami Marsupilami 10 avril 2009 12:43

            @ Yohan

            Je suis scandalisé. Pas un mot sur Dashiell Hedayat et son formidable album Obsolete !

            • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 avril 2009 14:19

              Chrysler
              Chrysler rose
              Elle repose sur ses jantes
              Abandonnée
              Deux de ses roues sont voilées
              Et sa capote est déchirée
              On voit le ciel à travers
              Tant elle est usée
              Chrysler
              Chrysler rose
              Chrysler que j’ai au fond de la cour
              Chryler rouillée
              J’ai une Chrysler tout au fond de la cour
              Elle ne peut plus rouler
              mais c’est là que je fais l’amour
              Il pousse de la mousse
              Et des glycines mauves sur le volant
              D’un doigt malhabile dans la poussière sur la portière
              Les enfants ont écrit que Dashiell est un con
              Chrysler
              une Chrysler rose
              Elle ne peut plus rouler
              Mais quand les ressorts grincent
              quand les ressorts grincent
              Les enfants de l’immeuble
              Aussitôt cessent de jouer
              Pour venir regarder
              Chrysler
              Chrysler
              Une Chrysler rose
              Au 7ème ciel
              A travers la capote déchirée
              J’ai une Chrysler tout au fond de la cour
              Elle ne peut plus rouler
              mais c’est là que je fais l’amour
              Oui une Chrysler
              Ah je sais pas si je vous ai dit
              J’ai une Chrysler rose
              Le levier de vitesse porte un coeur gravé
              Il y pend des bas troués
              Et Sally au moment de monter me dit
              Ta Chrysler est défoncée
              Oui, mais, on est tous défoncés
              Une Chrysler
              Chrysler rose
              Oui une Chrysler
              Et Sally me dit
              Le levier de vitesse en moi
              Non, c’est moi
              Chrysler
              Une Chrysler rose
              Au fond de la cour
              Une Chrysler
              Chrysler
              Chrysler rose
              Elle repose sur jantes, abandonnée
              Deux de ses roues sont voilées
              Sa capote est déchirée
              Et au moment de monter Sally me dit
              Ta Chrysler
              Oui ma Chrysler
              Ta Chrysler est
              Oui mais on l’est tous
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler Rose
              Chrysler Rose
              Elle ne peut plus rouler
              Mais c’est là que je fais l’amour
              On est au 7ème ciel
              Le 7ème ciel à travers la capote déchirée
              le 7ème ciel et ses nuages pas bleus
              Et au moment de monter Sally me dit
              Ta Chrysler
              Ouai ma Chrysler
              Ta Chrysler est salement défoncée
              Oui mais, tu sais
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler rose
              Ah ah
              Chrysler
              Oui une Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Chrysler
              Et au moment de monter Sally me dit
              Ta Chrysler
              Ouai ma Chrysler
              On l’est tous
              Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ah
              Tacata
              ouh
              Yeah
              Allright
              Chrysler


            • Yohan Yohan 10 avril 2009 14:43

              Bonjour Bernard
              C’est quoi est-ce K’ ? 


            • Marsupilami Marsupilami 10 avril 2009 15:15

              @ Bernard

              Merci pour les paroles et voici la musique de la Chrysler rose !

            • Yohan Yohan 10 avril 2009 15:41

              Si si sur celui là


            • Marsupilami Marsupilami 10 avril 2009 16:31

              @ Yohan

              Tu sais qu’il existe un point commun entre Sheila, Ringo et Magma ? Si, si, c’est Stella, l’anti-Sheila destroy qui pastichait la gourde à couettes et qui devint la femme de Christian Vander !

            • Yohan Yohan 10 avril 2009 12:54

              Salut Marsu
              Je suis sûr que les auteurs les ont mis en bonne place dans leur livre.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 10 avril 2009 13:16

                " En effet, rares sont les groupes de cette période qui affichent plus d’un album au compteur. Mieux, par peur de se compromettre avec le système capitaliste (sic !), beaucoup renoncèrent à passer en studio. "

                Les groupes Zao et Gong, partaient au Népal pour enregistrer d’un Ashram et entre les chansons, on pouvait entendre le vent des cimes qui accompagnait également les parties les plus nuancées de leurs morceaux parfois très longs.

                Ce que ces groupes craignaient est de compromettre tout simplement leur liberté. En effet, l’on peut constater aujourd’ hui que les majors tuent l’inspiration et formatent les morceaux à trois minutes afin que ceux-ci viennent boucher les trous dans les émissions rediffusées la nuit sans les dix flashs de pub de 3Os...

                In a gadda da vida, un morceau de dix neuf minutes mémorable. C’était la liberté à l’Etat pur. A chaque concert dans les festivals en plein air où il était permis de fumer ce qu’on voulait, ils refaisaient leur morceau à l’inspiration et il pouvait durer encore plus.

                Ce qui fait la grande qualité des musiques formatées est effectivement le son des studios, et leurs harmonies limitées aux accords majeurs classiques et reconnues du public profane qui sont le plus grand nombre des clients...C’est tout ce qui compte aujourd’hui.

                Pas de péage inox, pas de temps formaté, en plein air dans les cirques rocheux naturels ou sur les grands places du centre ville, enfin la liberté...Il faut absolument vite voter tout plein de lois Hadoptives voire Havortives !


                • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2009 14:21

                  @lisa sion

                  on pourrait plus inviter Rorry Gallagher ou Ted Nugent , incapables qu’ils sont de rester tranquilles dès qu’on leur donne un manche de guitare ! lol !


                • ronchonaire 10 avril 2009 15:03

                  Merci Yohan, je vais acheter ce bouquin sur le champ. Pour les petits cons comme moi, nés 30 ans trop tard et ayant donc totalement manqué la période où la musique avait encore un sens, ce genre d’ouvrages n’a pas de prix. Savez-vous où je pourrais écouter les albums de ces différents groupes ? J’avoue que je suis curieux d’entendre ce qu’un groupe nommé « Komintern » peut jouer !


                  • Yohan Yohan 10 avril 2009 16:05

                    Un annuaire une mine


                  • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2009 15:48

                    @leon

                    sis, si , il y a Komintern sur dailymotion ! (oi punk skin rock france.)


                  • Yohan Yohan 10 avril 2009 15:47

                     @ Leon
                    Tu n’as pas tort, ça part dans tous les sens avec parfois un petit côté musicien amateur, mais c’est justement ce qui fait tout le charme de cette période. En tout cas, c’est beaucoup plus créatif qu’ailleurs. ne serait-ce que ce groupe là que j’ai découvert sur le site neosphères,


                    • Yohan Yohan 10 avril 2009 15:55

                      site neosphères page sur les groupes de cette période


                      • Rilke69 10 avril 2009 17:51

                        MAGMA existe toujours ! je vais les voir le 29 Avril à Lyon.
                        Et ANGE (que j’ai vu une quinzaine de fois ) avec leur leader-poète Christian Décamps , les médias n’en parlent jamais mais ils sortent toujours des albums superbes et vont fêter leur 40 ans de carrière en Janvier 2010 à l’Olympia avec un nouvel album !!


                        • 16 avril 2009 18:33

                          Et Heldon (Richard Pinhas) ?


                          • Lucas Parax 27 avril 2009 13:08

                            Période Intéressante, mais le livre n’est pas très bien écrit. Beaucoup de lourdeur de style, des effets de manche qui tombe à plat, et, du coup la lecture est assez soporifique.
                            De plus, alors que l’auteur s’étend sur le nom des membres de chaque groupe, il n’y a même pas une discographie récapitulative (avec éventuellement des références des cd de réédition).
                            C’est bien dommage.

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