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« Fragments d’argile – Gilgamesh » Un mariage idéal entre le sacré et l’éphémère

L’auteur et metteur en scène Tarek RIAHI revisite les mythes antiques en faisant de nos vies ordinaires une grande fresque poétique. Il réécrit pour la scène le mythe de Gilgamesh, en relevant le thème de ce mythe ancestral qu’est la conscience de l’homme de la mort.

Le décès du petit frère du protagoniste déclenche une recherche existentielle et spirituelle dans le sens où la mort et la vie ne sont que deux faces d’une même pièce. Tout part d’une malédiction qui menace la vie du roi Gilgamesh : ce dernier décide d’affronter son destin et essaye de déjouer le sort en se privant de l’amour et des plaisirs charnels. Dès lors, Ishtar, la grande prêtresse essaye de le séduire afin de le piéger mais ses plans échouent. La vengeance d’Ishtar est terrible ce qui déclenche un ensemble d’événements fantasques. Tous les personnages, évoluent dans un espace-temps sacré où l’intérêt se heurte à la force des circonstances tragiques. Fidèle à son esthétique, il fait de la lumière - d’un arbre et de longs fils suspendu qui ponctuent la narration - la seule scénographie d’un plateau quasi vide.

L’interprétation des comédiens est sublimée par la présence magique de tableaux dansés riches en émotion, une empreinte d’une sérénité tout orientale. A travers quatre tableaux tantôt épurés, tantôt flamboyants, ’Fragments d’argile - Gilgamesh’ nous transporte par-delà le temps et l’espace dans un voyage aux sources du mouvement. La musique onirique et exotique, enveloppe la silhouette des personnages, qui évoluent dans un univers à la fois sensuel et spirituel, créant ainsi une harmonie inédite, quasi-miraculeuse entre le drame et la danse. L’équilibre parfait entre Gilgamesh et Ishtar, animé d’une fluidité rare. Les comédiens paraissent glisser de l’univers presque tribal des civilisations antiques à celui, plus sophistiqué, d’une Inde féérique et voluptueuse, vers celui spirituel et pure de la Perse. Du premier cri qui nous transperce les tympans par le personnage frénétique La Mort au bleu profond de la scène finale où ne reste que des âmes errantes sur une scène plongée dans le noir, on vit des moments de rêve, de sagesse et d’expérience scénique. Cette pièce est un ravissement. Un mariage idéal entre le sacré et l’éphémère.

 

Après plusieurs spectacles dans Rabat, Casablanca, Meknes, Fes et Marrakech la tournée continue dans plusieurs villes du Royaume Marocain, cette programmation est diffusé en ligne sur le site www.lephoenix.on.ma de la troupe. La Troupe Le Phoenix – Texte et Mise en scène : Tarek RIAHI – Production et assistant Mise en scène : Omar ZAHI – Chorégraphie : Faiza TALBAOUI – Musique : Béchir RIAHI – Comédiens : Tarek RIAHI – Loubna ETTAZROTI – Layla RAHMOUNI – Béchir RIAHI – Rabab El KHECHIBI

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Lilia_anne

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