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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Frankie donne sa langue au chat... et vous ?

Frankie donne sa langue au chat... et vous ?

En guise de vœux pour cette nouvelle année, Frankie s’est attelée à retrouver de bonnes vieilles expressions que l’on emploie couramment sans forcément en connaître la signification. Lorsqu’une discussion tourne court et que les arguments viennent à nous manquer, lorsque la colère nous anime ou bien l’ironie, l’admiration, le dégoût, tous ces sentiments humains sur lesquels il nous faut mettre des mots, la mémoire comme par miracle nous rattrape sous une forme qui nous surprend lorsque de notre bouche vient à sortir une expression venue d’un autre temps, sans même que l’on en connaisse les origines, ni comment et par qui, elle fut véhiculée au fil du temps.

Nos amis les animaux en font souvent les frais, protagonistes d’expressions fondées ou non, ils font partie de ces phrases toutes faites que l’on utilise parfois à tort et à travers :

Par exemple, il nous est tous arrivés d’être un jour enroué et de dire « j’ai un chat dans la gorge » tout en se demandant comment un chat avait pu atterrir en un endroit si étroit. A la fin du XIe siècle, le mot « maton » désignait le lait caillé. Il fut ensuite utilisé pour tous types d’amas ou de grumeaux, mais également pour dire « chat ». L’expression d’origine aurait donc été « avoir un maton dans la gorge », jeu de mots sur les deux sens de « maton ». Peu à peu, le « chat » a remplacé le « maton », mais l’expression signifie toujours que l’on est enroué...

Sachez que lorsque vous employez la formule « Des yeux de lynx », cela n’a rien à voir avec les mirettes de ce superbe félin. Il s’agit d’une déformation de Lyncée, le pilote des argonautes qui guida, grâce à sa vue perçante, Jason vers la Toison d’Or.

Quant à l’expression « C’est un canard boiteux », il faut savoir que, jusqu’au XIIIe siècle, le « canard » ne désignait pas l’animal, mais un surnom péjoratif que l’on donnait aux individus trop bavards pour se moquer d’eux. L’animal, lui, portait le nom d’« ane », issu du latin « anas ». Cependant le « canard » a depuis cette époque gardé une connotation négative. Expression qui rappelle également le conte d’Andersen « Le vilain petit canard », où le petit cygne est rejeté par tous ses compagnons canards. Le « canard boiteux » est un individu dont un groupe a honte et qu’il cherche à isoler.

De nos jours, « Poser un lapin » signifie ne pas se rendre à un rendez-vous, sans prévenir la personne qui nous attend. Mais que vient faire le si gentil lapin dans tout ça ? Le sens était autrefois différent. En 1880, cela voulait dire « ne pas rétribuer les faveurs d’une jeune fille ». En effet à cette époque, le « lapin » désignait un refus de paiement. Par la suite, il a également désigné un voyageur clandestin. L’expression, sous sa forme actuelle, serait apparue vers 1890 chez les étudiants. Elle proviendrait de « laisser poser », soit « faire attendre quelqu’un ».

L’expression « Passer du coq à l’âne » serait un dérivé de celle datant du XIVe siècle : « saillir du coq à l’asne ». Au XIIIe siècle, le mot « asne » désignait une cane. Le mot « saillir », quant à lui, n’a pas changé de sens : il signifie toujours « s’accoupler ». Or, il semble que les coqs essaient parfois de se reproduire avec des canes. « Saillir du coq à l’asne » serait donc devenu « passer du coq à l’âne » par déformation du mot « ane » sans accent. Cette expression signifie que l’on parle d’un sujet, puis d’un autre, alors que ceux-ci n’ont pas de liens directs.

Autrefois, on disait « jeter sa langue au chien » et non « donner sa langue au chat ». Cette expression, vous l’aurez deviné, n’était guère valorisante car on ne « jetait » aux chiens que les restes de nourriture. « Jeter sa langue aux chiens » signifiait ne plus avoir envie de chercher la réponse à une question. L’expression s’est transformée pour devenir « donner sa langue au chat », au XIXe siècle. Et pourquoi donnerions-nous notre langue à ce félidé ? En raison du fait que le chat était considéré, à cette époque, comme un gardien de secrets. Sa parole avait une valeur considérable et en « donnant sa langue au chat », c’était lui prêter la parole pour qu’il nous donne la réponse à une devinette.

« Retomber sur ses pattes » est une formule utilisée lorsqu’une personne, en dépit de ses ennuis, parvient toujours à se tirer d’une mauvaise situation et à en sortir indemne. L’histoire veut que Mahomet ait coupé la manche de sa chemise pour ne pas réveiller sa chatte qui dormait dessus. Elle lui aurait fait une belle révérence en récompense de laquelle le prophète aurait donné le don aux chats de toujours retomber sur leurs pattes.

Votre voisine est « bavarde comme une pie », sachez alors que le mot « bavard » est issu du nom « bave » qui, dans la langue française, symbolise la salive et, par extension, la parole. Une personne « bavarde » est donc quelqu’un qui utilise beaucoup de salive, autrement dit qui parle beaucoup. Dans cette expression, la comparaison avec la pie vient renforcer le sens. En effet, la pie est un oiseau réputé pour être très bruyant.

« Montrer patte blanche », c’est donner un signe de reconnaissance pour être autorisé à entrer dans un lieu. Cette expression semble avoir été popularisée par la fable de La Fontaine « Le loup, la chèvre et le chevreau ». Dans cette fable, la chèvre s’absente en laissant son biquet seul. Elle lui recommande de n’ouvrir à personne et d’attendre qu’elle revienne et prononce une phrase spécifique avant de la laisser entrer. Lorsque le biquet entend frapper à la porte, il demande, en plus de la phrase, de « montrer patte blanche ». Comme chacun sait, ce n’était pas la chèvre qui était derrière la porte, mais le loup. Aucune trace de cette expression n’a été trouvée avant le 19ème siècle, soit deux siècles après la mort de La Fontaine. Certains pensent qu’elle se serait popularisée grâce à l’enseignement des fables à l’école.

« Tirer les vers du nez », voilà encore une de ces expressions mystérieuses qui nous interpelle. Au XVIIIe siècle, les « vers rinaires », parasites du nez, étaient une maladie assez répandue. Cependant, beaucoup avaient honte de dire au médecin qu’ils en étaient affectés. Ce dernier était alors obligé de les soumettre à un interrogatoire pour les faire parler. C’est ainsi que naquit l’expression « tirer les vers du nez ».

« Le bouc émissaire » est celui que l’on accuse et qui paie la faute des autres. Chez les Hébreux, à la fête des expiations, le Grand Prêtre avec force imprécations, envoyait vers le désert, un pauvre bouc chargé de tous les pêchés d’Israël et de toutes les malédictions. Aujourd’hui, en ces temps troublés, force est de constater que nous avons trouvé un éventail de boucs-émissaires que l’on charge de tous nos maux économico-sociaux...

« Un oiseau de mauvais augure » vous fait forcément penser à une personne qui ne laisse rien pressentir de bon. Autrefois, à Rome, les augures étaient des devins chargés d’observer le ciel et d’en communiquer les présages aux autorités. La politique dépendait uniquement de ces présages, et aucune décision n’était prise sans consultation des augures. Il en existait d’ailleurs deux types. D’un côté, les auspices, chargés d’observer le vol et le chant des oiseaux, et de l’autre, les augures, qui devaient lire dans la mise à mort puis dans les entrailles des volatiles. Selon ce qu’on pouvait y voir, on parlait d’un oiseau de bon ou de mauvais augure.

L’expression « Les dés sont pipés » provient du langage de la chasse de jadis. On attirait les oiseaux sur des branches engluées avec des sortes de pipeaux. Ceci s’appelait « attirer les oiseaux à la pipée ». Plus tard, le sens se transposa au figuré et on employa cette expression pour démontrer que l’on avait été trompé, en particulier dans le domaine du jeu.

« Parler comme une vache espagnole » est également une locution troublante car Frankie ignorait que ce ruminant pratiquait une langue ibérique. La première explication concernant les origines de cette expression serait une altération du mot « vasces » qui signifiait « basque ». Ainsi, on aurait pu dire « parler le français comme un Basque espagnol ». Il pourrait également s’agir d’une déformation du mot « basse » qui signifiait « servante », autrement dit une femme de basse souche. Quoiqu’il en soit, la formule a toujours connoté quelque chose de médiocre. Ainsi, l’expression, qui date de 1640, signifie que l’on parle très mal une langue étrangère.

La chandelle est un objet qui a eu tant d’importance dans l’histoire des hommes qu’on la retrouve dans quantité d’expressions. La chandelle était, comme le vin et le pain, un objet essentiel de la vie quotidienne.

En 1464, on ne disait pas « voir 36 chandelles », mais « voir les chandelles ». Au fil du temps, on est passé « des chandelles », à mille, voir cent mille, puis à 36. Cette expression signifie que l’on est tout étourdi, soit à la suite d’un choc physique, soit à l’annonce d’une nouvelle bouleversante. Cela dit n’oubliez jamais d’être reconnaissant, car mieux vaut « devoir une fière chandelle » à ceux qui vous ont sauvé (au sens propre comme au sens figuré) que de « voir 36 chandelles ». Dans cette expression la chandelle n’est pas considérée comme un objet cher, mais comme un objet porteur de lumière. Lorsque l’on est étourdi, ne voit-on pas comme des petits points lumineux dont l’image utilisée pour les décrire fut dès le XVe siècle celle des chandelles ? L’évolution de cette expression est étonnante. D’abord indéfini, on voyait des chandelles. Puis, on se mit à voir mille chandelles, puis cent mille chandelles : la surenchère aurait pu aller bon train, mais à notre époque nous sommes plus timorés, ou plus économes, et nous ne voyons que trente-six chandelles.

Mais le 36, c’est aussi :

 * Le numéro atomique du krypton, un gaz rare.
 * Sur un piano, le nombre de touches noires.
 * L’indicatif téléphonique international pour appeler la Hongrie.
 * Le nombre dans l’expression française : il n’y a pas 36 solutions.
 * Les trente-six stratégies sont une collection chinoise de 36 proverbes commentés comme des tactiques militaires.
 * Le numéro d’un département français, l’Indre.
 * Le nombre d’années de mariage des noces de mousseline.
 * Certains ordinateurs sont 36 bits.
 * Le nom d’une chanson de System of a Down.
 * Le nombre est historiquement associé au 36, quai des Orfèvres, bâtiment historique de la Police Judiciaire de Paris, situé sur l’île de la Cité à Paris.
 * Années historiques : -36, 36 ou 1936.

« Tenir la chandelle » est une expression familière et très ancienne que nous avons tous employés à l’adolescence dans des circonstances parfois humiliantes. Au sens propre, c’est avoir des complaisances honteuses pour un commerce de galanterie. En des termes plus actuels, c’est assister avec plus ou moins de satisfaction à des ébats amoureux. A l’origine, située aux alentours de 1830, cette expression n’impliquait pas l’intention de voir : il suffisait d’éclairer. Parmi les coutumes qui entouraient de prescriptions déplaisantes la nuit de noces, figurait celle qui imposait à un garçon d’honneur la tâche d’éclairer le coucher des mariés ; ce « chandelier » humain devait néanmoins tourner le dos. Ouf !

"Brûler la chandelle par les deux bouts », c’est dépenser à tort et à travers, gaspiller, mais aussi plus largement se dépenser, vivre avec excès. Expression très ancienne qui date du XVIème.

A l’inverse, certains font des « économies de bouts de chandelle », c’est-à-dire des économies insignifiantes. Il est possible que l’expression vienne de l’habitude pour certains domestiques de revendre les bouts de chandelle et de bougies non consumées aux ciriers. L’idée de l’expression est non seulement celle d’économies inefficaces, mais aussi de mesquinerie un peu sordide.

Lorsque « Le jeu n’en vaut pas la chandelle », cela signifie dans l’usage courant que cela n’en vaut pas la peine, ni les frais envisagés. Cette expression date du XVIème siècle et le jeu en question est à l’origine de toute activité où l’on a besoin de s’éclairer (jeu de cartes ou de table...). Si le jeu n’est pas intéressant, il ne vaut pas la chandelle qu’on dépense pour l’éclairer. On est passé du domaine du jeu à tout type d’activité : « pour obtenir ce travail, il faudrait faire la cour au patron et au sous-chef : le jeu n’en vaut pas la chandelle ».

Et puis quand quelqu’un vous a rendu un grand service, vous a délivré d’une charge, d’un problème, a réglé une situation difficile, vous direz que vous lui devez « une fière chandelle ». Cela signifie que vous avez une dette de reconnaissance envers lui. A l’origine de cette expression, une pratique religieuse qui consistait à faire brûler un cierge à l’église pour remercier un saint de l’aide qu’il vous a apportée. Mais alors pourquoi « fière » ? Le mot ne vient pas de l’adjectif fier, mais de fidare (confier, vouer, se fier) et a une idée de fidélité, de foi.

Passons maintenant à toutes ces petites expressions du quotidien telles que :

« C’est la croix et la bannière » : il arrivait souvent, au XVe siècle, que des cortèges religieux accompagnent les personnages importants. En tête, se trouvaient des hommes qui portaient la croix et d’autres qui portaient une bannière, celle-ci servant à différencier la paroisse de la confrérie. Ces cortèges demandaient donc beaucoup d’organisation et de rigueur. C’est pourquoi on emploie cette expression depuis la fin du XVe siècle pour qualifier une situation qui demande beaucoup de méticulosité. On a également dit aux XVIIe et XVIIIe siècles : « il faut la croix et de l’eau bénite ». Par extension, l’expression signifie également que quelque chose est difficile et complexe à réaliser.

« Une vérité de la Palice » est une formule faisant référence à Jacques de Chabannes, marquis de La Palice, qui naquit en 1470. En 1515, il devint maréchal de France, et brilla lors des plus grandes batailles, dont celle de Pavie où il trouva la mort. Au XVIIIe siècle, une chanson écrite par Monnoye ironisa sur les vertus de La Palice. Cette chanson populaire comptait 51 couplets dans lesquels on trouvait des affirmations tellement évidentes qu’elles en devenaient ridicules. On cite souvent à titre d’exemple les paroles suivantes : « il mourut le vendredi / le dernier jour de son âge / s’il fût mort le samedi / il eut vécu davantage ». Depuis, on parle de vérité de La Palice lorsqu’une chose est tellement évidente qu’elle en est risible.

Au XIVe siècle, une « dalle » était une sorte de gouttière. Au sens figuré, il s’agissait de la gorge, l’œsophage. Ainsi l’expression « avoir la dalle en pente » signifiait-elle « boire souvent et beaucoup d’alcool ». Vers la fin du XIXe siècle est apparu « avoir la dalle » dont le sens est « avoir un gros appétit ». Aujourd’hui, on emploie cette expression pour dire qu’on a très faim.

Si durant les fêtes de fin d’année, vous avez « porter un toast », sachez qu’en ancien français, le « toste » désignait une tranche de pain grillé que l’on trempait dans du vin. Vers 1700, on disait que l’on « toastait une dame » lorsque l’on buvait à sa santé. Par extension, l’expression « porter un toste » s’est appliquée aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

Tout comme « sabler le champagne », expression apparue à la fin du XVIIIe, provenant du verbe « sabler », du siècle précédent, qui signifiait « boire un verre d’alcool d’un seul trait ». En fait, à cette époque, on soufflait dans la coupe pour l’enduire de buée, puis on la saupoudrait de sucre. De cette façon, le vin était encore plus pétillant, mais il fallait le boire rapidement. La notion de rapidité pourrait aussi rappeler celle dont il faut user pour couler un métal en fusion dans un moule de sable fin, opération nommée « sablage ».

Lorsque vous donnez involontairement des arguments à une personne, c’est que « vous apporter de l’eau à son moulin ». Au XIIe siècle, cette formule signifiait que l’on procurait à quelqu’un (ou à soi-même) un avantage matériel. Aujourd’hui, le sens est plus figuré : il s’agit plutôt de donner involontairement à une personne qui soutient une thèse opposée à la nôtre, des arguments pour nous contredire. « Apporter de l’eau à son (propre) moulin » correspond donc à trouver, lors d’un débat, des arguments qui joueront en notre faveur.

« La corne d’abondance » est la source d’abondantes richesses. La mythologie grecque raconte que la mère de Zeus confia son enfant, dès sa naissance, à la chèvre Amalthée. Elle craignait en effet que le bébé ne soit mangé par son père, Cronos. Un jour, Zeus cassa une des cornes de sa nourrice. Plus tard, pour se faire pardonner, il donna à cette corne le pouvoir d’abonder de fleurs et de fruits. Cette « corne d’abondance » est devenue la représentation de la richesse et de la fécondité.

Etymologiquement, les mots « bol » et « pot » signifient en argot « anus ». Au sens figuré, ils désignent la chance. D’où l’expression « Avoir du bol », ou la variante « Avoir du pot » et forcément « avoir du c..l »

« Rentrer bredouille » est une expression qui vient du « trictrac », jeu très en vogue du XIIe au XIXe siècle. Il se jouait à deux personnes, chacune ayant deux dés et quinze dames. Le but était de gagner douze trous. Lorsqu’un joueur gagnait tous les trous sans même que son adversaire ait le temps de jeter ses dés, on disait qu’il « jouait bredouille ». « Etre mis en bredouille » signifiait donc que l’on n’avait rien gagné du tout. L’expression a ensuite pris le sens d’« être ivre », puis « ne pas avoir été invitée à danser » lors d’un bal pour les femmes, et enfin, au XIXe siècle, elle s’est appliquée au domaine de la chasse et a pris le sens de « rentrer sans gibier ». Aujourd’hui, elle sous-entend que l’on n’a pas obtenu ce que l’on cherchait.

« Tirer son épingle du jeu » proviendrait du XVe siècle. On dit que les fillettes jouaient à un jeu qui consistait à placer des épingles dans un cercle dessiné près d’un mur. Elles devaient ensuite les faire sortir avec une balle en réussissant à ce que celle-ci frappe le mur et vienne ensuite ricocher dans le cercle. Au minimum, il fallait récupérer ce que l’on avait mis en jeu. Ainsi, « tirer son épingle du jeu » signifie que l’on réussit à sauver sa cause, ses intérêts propres.

« Un nom à coucher dehors » est une expression aux origines surprenantes. Elle provient en effet d’une époque où lorsqu’une personne était perdue et devait demander le gîte à des inconnus, il valait mieux pour elle qu’elle ait un nom à résonance « chrétienne » pour que quelqu’un accepte de lui offrir un endroit où passer la nuit. Il en était de même dans les auberges où les personnes dont le nom était le plus bourgeois avaient le plus de chances d’obtenir une chambre. Ainsi, les autres allaient devoir dormir dehors. C’est pour ces raisons que l’on dit « avoir un nom à coucher dehors », dont le sens est heureusement aujourd’hui différent puisqu’il s’agit simplement d’avoir un nom compliqué à prononcer ou à retenir, même si l’expression a toujours une valeur relativement négative.

« Avoir un coup de pompe » est une expression apparue vers 1920 qui trouverait son origine dans l’aviation. On aurait effectivement appelé « coup de pompe » les chutes brusques subies lors du passage dans un trou d’air. On comparerait donc la chute de tonus ressentie à ces « coups de pompe », d’où l’expression telle qu’on l’emploie dans son sens actuel.

Au Moyen Age, « être au bout du rouleau » signifiait : ne plus avoir de ressources, avoir utilisé toutes ses pièces. Jusqu’à cette période, le « role » était une sorte de bâton d’ivoire ou de buis sur lequel les anciens collaient des parchemins, et qui faisait office de livre. Plus tard, ce mot s’est transformé et a servi à désigner d’autres types d’objets. Quand le parchemin était de petite taille, on l’appelait un « rollet ». Ce nom s’est appliqué au domaine du théâtre où l’on disait d’un comédien qui avait obtenu un petit rôle qu’il avait un « rollet » soit, peu de répliques, et par extension, peu d’arguments. A partir du mot « role » est également apparu le « rouleau », diminutif de « role de papier », et qui désignait les rouleaux de papier que l’on connaît encore aujourd’hui et qui servaient déjà à l’époque à ranger les pièces de monnaie. Le sens de « Etre au bout du rouleau » s’est aujourd’hui étendu à tout type de ressources physiques ou morales.

Dans les années 1920, le mot « vapes » faisait partie de l’argot des voyous qui l’employaient pour figurer une sorte d’hébétude due à la consommation de drogues ou d’alcool. On disait alors qu’une personne était « à la vape ». L’expression « Etre dans les vapes » n’a été utilisée qu’à partir des années 1960, mais signifie toujours que l’on est dans une sorte de « brouillard », voire que l’on s’est évanoui.

La locution « Passer l’arme à gauche » provient du langage militaire. Au XVIIe siècle, quand les soldats devaient charger leur fusil, ils le tenaient de la main gauche, afin de pouvoir utiliser leur main droite et être plus à l’aise. Cependant, les mouvements à effectuer étaient longs et nombreux, laissant les soldats très vulnérables. « Passer l’arme à gauche » pouvait donc à ces occasions être synonyme de mourir. De plus, lors des funérailles avec les honneurs militaires, les soldats passaient leur arme à gauche, canon vers le sol, en signe de deuil et de respect envers le défunt. Enfin, le mot « gauche » a toujours eu une connotation négative.

« Se faire l’avocat du diable » est une expression qui nous vient tout droit du Vatican. On appelait ainsi le « promoteur de la foi », celui dont le rôle était de mettre en doute les mérites d’une personne que l’on proposait à la canonisation.

« Tenir le haut du pavé » résulte du fait qu’autrefois, le sol des rues était concave pour permettre l’écoulement des eaux au centre. Le haut du pavé se situait donc en bordure des maisons, sorte de trottoirs étroits. Lorsque l’on rencontrait un haut personnage, il fallait lui céder la place pour qu’il ne soit pas éclaboussé.

Certains d’entre vous se sont mis sur leur "trente et un" pour la Saint-Sylvestre. Il existe deux versions à l’origine de cette expression. L’une viendrait du drap de trentain, tissu de qualité et coûteux. Une autre version lui attribue son origine au jeu de carte le "31", très en vogue au XIXème siècle. Le 31ème point étant le gagnant.

L’expression "être médusé" vient de la gorgone Méduse qui changeait en pierre celui qui croisait son regard. Persée lui trancha la tête et de son sang naquit Pegase, le cheval ailé.

"Etre laconique" vient des habitants de la Laconie. Les spartiates étaient réputés pour leur austérité de mœurs, mais également de langage, d’une rare brièveté. Ainsi, pour annoncer à leurs concitoyens la victoire sur Athènes et la fin de la guerre du Péloponnèse, ils se contentèrent de dire : "Athènes prise".

"Battre la chamade", contrairement à ce que l’on croit, n’a rien à voir avec le battement d’un cœur amoureux. La chamade était un signal militaire que donnaient les assiégés d’une ville pour indiquer qu’ils voulaient se rendre ou engager des pourparlers.

"Se mettre en rang d’oignons" laisse entendre que c’est une expression liée au jardinage et aux plants d’oignons soigneusement rangés ! Bien non ! L’expression vient d’un grand maître de cérémonies à la cour des Valois, Artus de la Fontaine Solaro, baron d’Oignon, qui assignait leurs places aux seigneurs. Il avait coutume de s’écrier : "serrez vos rangs, Messieurs, serrez vos rangs"... et les seigneurs de se moquer des rangs d’Oignon.

"S’en moquer comme de l’an quarante" est une locution qui fait référence à l’an quarante du calendrier républicain. L’expression vient des royalistes qui ne croyaient pas que la république survivrait cette année de l’an quarante. Elle se rapproche d’une expression utilisée depuis les Croisades : "s’en moquer comme de l’Alcoran (le Coran)".

"Le talon d’Achille", l’expression localisant le point faible où l’on peut vous blesser vient de la mère d’Achille, la Néréide Thétis, épouse du simple terrien Pélée, qui ambitionnait l’immortalité pour son fils. Pour cela, elle plongea celui-ci en le tenant par un pied, dans le Styx, le fleuve réservé aux Dieux. Mais de ce fait, le talon non immergé resta vulnérable. C’est dans le talon que se planta la flèche de Pâris, qui mit fin aux exploits du plus fameux des héros grecs. Merci maman !


"Parler comme Saint-Jean Bouche d’Or" c’est avoir une franchise de parole, sans mensonge et avec aisance et assurance. Sachez que Saint-Jean Bouche d’Or a existé. C’était le patriarche de Constantinople au IVe siècle, célèbre pour les vérités et réflexions qu’il n’hésitait pas à annoncer lors de ses homélies. Or au travers des siècles, nous avons assisté à un léger dérapage, car aujourd’hui l’expression ne relève pas de l’exploit à dire la vérité, mais à révéler des choses qui doivent être tues...


"Passer sous les fourches caudines", c’est en clair, devoir accepter des conditions sévères, ruineuses et humiliantes. Cette expression vient de la peine infamante du joug dans le défilé de Caudium, pour les Romains en 321 av. J.C. qui consistait à passer en se courbant, les mains liées dans le dos, sous une pique ou une fourche tendue à l’horizontale.


Suite à sa découverte du nouveau continent, Christophe Colomb rencontra ses détracteurs qui trouvaient que cela n’avait pas du être bien difficile. Christophe Colomb les invita, en réponse, à essayer de faire tenir un œuf debout sur sa pointe. Aucun n’y parvint. Christophe Colomb, à son tour, prit un œuf dur, le cassa à sa base et posa l’œuf droit sur la table. Tout un chacun dit "Quoi de plus facile !" et Colomb de leur répondre "Certes, encore fallait-il y penser !". Voilà d’où vient "l’œuf de Christophe Colomb".


En dépit d’une avantageuse situation, nous ne sommes jamais à l’abri d’un danger ou d’un problème, ce qui nous donne "l’Epée de Damoclès". Damoclès, courtisan du tyran de Syracuse, Denys l’Ancien, vantait toujours le bonheur de son roi. Celui-ci lui répondit "Tu envies ma place, prends-la". C’est en dégustant les vins et les mets les plus merveilleux installés sur un lit couvert de pétales de fleurs qu’il vit au-dessus de lui, une lourde épée accrochée seulement par un crin de cheval. Il s’enfuit sans demander son reste ayant compris que dans toutes situations, tous bonheurs ou élévations dans la société, se paient en retour par de grands risques ou de plus grandes responsabilités.


"Le tonneau des Danaïdes" représente une situation, la mémoire, une émotion que l’on ne peut combler, ou l’avidité. Les cinquante filles de Danaos, les Danaïdes, suite au meurtre de leurs cinquante époux, furent envoyées en Enfer et condamnées à employer leur temps à remplir un tonneau au fond percé.


"La pomme de Discorde" fait référence à un sujet de désaccord, de querelle ou de division. Eris, la Discorde, furieuse de n’être pas admise aux noces de Thétis et de Pélée, qui rassemblaient déesses et dieux, lança sur la table du banquet une pomme portant l’inscription "pour la plus belle". Aussitôt, les trois grandes divinités, Vénus, Minerve et Junon se la disputèrent. On fit appel à l’innocence d’un jeune berger, fils du roi de Troie, pour les départager. Celui-ci donna la pomme à Vénus qui devint ainsi sa protectrice et lui permit d’enlever Hélène, l’épouse de Ménélas. C’est hélas cet événement qui déclencha la guerre de Troie.


Une situation compliquée qui ressemble à un sac de nœuds, d’apparence inextricable est un "nœud gordien". Un oracle a promis l’empire du monde à celui qui parviendrait à défaire un nœud si serré et enchevêtré, rattachant le joug au timon d’un char, qu’on n’en voyait pas les deux extrémités. Ce char était celui d’un laboureur Gordias, qui devint roi de Phrygie après avoir remporté une course où le gagnant était celui qui arrivait le premier au temple de Jupiter. Seul Alexandre, après plusieurs tentatives infructueuses, pensa à trancher le nœud d’un coup d’épée.


L’expression "dans les bras de Morphée" équivaut à passer une bonne nuit de sommeil. Morphée, fils d’Hypnos, personnification du Sommeil dans la mythologie grecque, est le songeur né de la Nuit qui touche les mortels d’une fleur de pavot et qui les endort dans ses bras d’un sommeil plein de rêves.


Celle-ci est pour ceux qui croient que l’expression pour indiquer les déceptions éprouvées suite à de grands espoirs financiers est "ce n’est pas le Mexique". Que nenni, l’expression consacrée est "ce n’est pas le Pérou". Le Pérou devint le symbole de l’enrichissement suite aux fortunes et objets précieux, or, argent, rapportés par les galions espagnols au XVIe siècle.


"Une victoire à la Pyrrhus" c’est gagner beaucoup mais en ayant fait de gros investissements. Pyrrhus, roi d’Albanie, battit les romains par deux fois quand il débarqua en Italie (280-279 av. J.C.). Mais au prix de considérables pertes au niveau de ses soldats. Il dit "Encore une victoire comme celle-là et je suis perdu".

"Casser du sucre sur le dos" est une expression remontant à 1868. Le verbe "casser" montre bien la notion de destruction, physique ou orale, d’une personne ou d’une chose. En argot, "sucrer" signifiait à cette époque "maltraiter". On disait également dès le XVIIe siècle "se sucrer de quelqu’un", pour "le prendre pour un idiot". "Casser du sucre" revient donc à "dire des ragots". Quant à la notion de "dos", elle symbolise la responsabilité d’une personne.

"Un coup de Trafalgar" est un coup imprévu et souvent désastreux. Le 21 octobre 1805, l’amiral Nelson et sa flotte anglaise de vingt-sept unités, attaqua et détruisit complètement, et ce par surprise, les trente-trois navires espagnols et français commandés par le duc de Gravina et l’amiral de Villeneuve, au nord-ouest du détroit de Gibraltar face au cap de Trafalgar.


"Le supplice de Tantale" est un désir ou une envie que l’on ne peut atteindre. Le roi mythique de Lydie, Tantale, le fils de Zeus et d’une nymphe, pour éprouver la divinité des dieux qu’il recevait à sa table, leur servit les membres de son propre fils Pélops. Suite à cela, il fut précipité dans le Tartare et condamné à ressentir une faim et une soif dévorante sans jamais pouvoir les assouvir, bien qu’il soit plongé dans un lac entouré de vergers. Dès qu’il faisait le geste de boire ou de manger, le lac et les vergers disparaissaient.


"Franchir le Rubicon", c’est prendre une décision importante. César, voulant gagner du temps pour atteindre Rome, traversa une petite rivière "le Rubicon", qui était interdite de passage par le Sénat romain sous peine de déclarer "traître à la patrie" tout chef militaire à la tête d’une troupe armée qui la franchirait. César dit en enjamba cette rivière "Le sort en est jeté !".

"Œil pour œil, dent pour dent" est une expression qui provient de la "Loi du Talion" apparu en 1730 avant JC dans le code d’Hammourabi, alors roi de Babylone. Cette loi incitait à la vengeance individuelle, à condition que la peine soit identique au crime commis. Ainsi, si un homme se faisait couper une main, la loi du Talion l’autorisait à en faire de même sur son ennemi. Auparavant, rien n’indiquait que la vengeance devait être égale au préjudice subit, elle pouvait être bien supérieure. "Œil pour œil dent pour dent" signifie que l’on souhaite infliger à une personne une vengeance égale à ce qu’elle nous a fait subir.

L’expression "mettre le feu aux poudres" provient du langage de la marine. On disait au XVIe siècle "mettre le feu aux étoupes". L’étoupe était utilisée pour fabriquer les mèches des armes. A cette époque, lorsque le capitaine du navire jugeait qu’un combat était perdu d’avance, il donnait parfois l’ordre de mettre le feu aux étoupes. Ainsi, le maître canonnier approchait une mèche des barils de poudre qui étaient entreposés dans le bateau, et tous les marins se jetaient par dessus bord avant que l’embarcation n’explose. Les "étoupes" ont été remplacées par les "poudres" au XVIIIe siècle. Dans un sens plus ancien, l’expression signifiait "déclencher des passions amoureuses".

"Se faire appeler Arthur" est une expression qui proviendrait de la Seconde Guerre Mondiale. Elle ferait référence à l’occupation de la France pendant laquelle le couvre-feu avait été fixé à 20h. Le nom "Arthur" serait une déformation de l’allemand "acht uhr’" ("vingt heures !") que les patrouilles ennemies criaient aux retardataires éventuels.

"Mentir comme un arracheur de dents" est une expression du XVIIe siècle faisant référence aux dentistes qui, autrefois, offraient leurs services sur les places publiques et dans les foires, affirmant que le patient ne souffrirait pas. On l’utilise toujours pour parler d’une personne qui ment sans aucun scrupule.

"Faire un tabac" vient du langage maritime du XIXe siècle. On appelait "un coup de tabac" une tempête soudaine qui endommageait la coque des bateaux. Cette expression s’est étendue au bruit provoqué par le tonnerre lors d’un orage, et par extension, au "tonnerre d’applaudissements" qui se faisait entendre lors d’une représentation théâtrale réussie.

"L’affaire est dans le sac" nous vient de l’Ancien Régime. On réunissait les pièces et les documents d’un procès terminé dans de grands sacs de toile ou de cuir. Le juge déclarait "l’affaire est dans le sac" lorsqu’elle était classée et que l’on ne reviendrait plus dessus. Aujourd’hui encore, on utilise cette expression lorsque quelque chose est achevé, ou lorsque l’on pense qu’une entreprise ne pourra pas rater.


"Tous les chemins mènent a Rome" est une expression qui s’inspire des fameuses voies romaines, construites en étoile autour de Rome, pour que toutes les marchandises et autres richesses puissent arriver dans la ville. Ces voies étaient assez larges pour permettre à deux chars de se croiser, et on avait également construit des trottoirs sur lesquels les piétons pouvaient circuler sans danger. Tous les douze kilomètres environ, on trouvait de quoi manger et dormir. En quelque sorte, on peut dire que tout convergeait vers Rome. C’est pourquoi on dit que "tous les chemins mènent à Rome", pour figurer qu’il n’y a pas une façon unique d’atteindre un objectif, même si les autres moyens peuvent être plus longs et complexes

Si de nos jours, "avoir du pain sur la planche" signifie avoir en perspective beaucoup de tâches fastidieuses à accomplir, le sens de cette expression était bien différent à la fin du XIXe siècle. Cela signifiait que l’on avait assez de réserves pour affronter l’avenir. Effectivement à cette époque les paysans préparaient de grandes quantités de pain qu’ils conservaient sur une planche de bois fixée au plafond. Par la suite, l’expression a pris le sens "d’avoir de quoi vivre sans devoir travailler". Le sens actuel "avoir du travail en réserve" semble n’être apparu qu’au début du XXe siècle. Pourtant, une autre explication plausible a déjà été formulée quant à l’origine de cette expression. Au XIXe siècle, le tribunal distribuait les rations de pain aux accusés qui devraient s’acquitter de longues peines de travaux forcés. C’est de là que viendraient les idées de longueur et de pénibilité formulées dans cette expression. Une autre hypothèse se base sur l’expression ait été "du pin sur la planche" et fasse référence au menuisier travaillant une planche de pin.

"Mettre sa tête à couper" vient du Moyen Age. Lorsque les enquêtes concernant la culpabilité d’une personne s’annonçaient longues et fastidieuses, on préférait soumettre les accusés à une épreuve appelée le "jugement de Dieu". Celle-ci existait de différentes manières. Il pouvait s’agir de tournois, de duels, mais également d’autres formes d’épreuves beaucoup plus radicales. On attachait parfois un accusé par les poignets et par les chevilles et on le jetait dans l’eau. Si son corps flottait, c’est qu’il était coupable. Il pouvait également s’agir de tenir dans ses mains une barre de fer sortant des braises ou encore de laisser sa main dans les flammes. Si elle en ressortait indemne, cela signifiait que l’on était innocent. "Mettre sa tête à couper" est donc une référence à ce "jugement de Dieu", et on l’emploie lorsque l’on cherche à convaincre une personne que l’on a raison.

Pourquoi Capharnaüm est désordonnée ? Les laconiens laconiques ? L’an quarante de peu d’importance ? Les carottes toujours cuites ? Et si La Palice n’avait jamais émis la moindre lapalissade ?

Bonne année à tous ! Et n’oubliez pas : "Qui veut aller loin, ménage sa monture" !



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9 réactions à cet article    


  • HASSELMANN 5 janvier 2009 10:18

    Beau lancement de l’année 2009, et beau florilége, qui va nous servir a illustrer le propos, dans les réunions publiques a vocation pédagogique, pour sensibiliser aux mots déformés, aux promesses non tenues, et aux dangers de la tradition orale.
    Pour la conjoncture politique et économique a venir, je livre une expression populaire que chacun traduira :
    "La bourrique a tourné le cul au foin".
    Bel an neuf comme souhaité sur www.libracteurs.fr.


    • jakback jakback 5 janvier 2009 11:46

      Merci, Frankie,
      sabler ou sabrer ? les 2 mon capitaine.
      http://www.maisons-champagne.com/encyclopedie/vignes_au_plaisir/sabler_sabrer.htm


      • Gasty Gasty 5 janvier 2009 11:55

        il y a aussi des noms prédisposés à la confusion.

        Le char d’assaut, le char pour monter à l’assaut de l’ennemi ou le char Dassault. Et l’expression " Arrete ton char Dassault"

        Le bombardier, l’avion remplis de bombes ou Bombardier une marque canadienne.


        • LE CHAT LE CHAT 5 janvier 2009 12:34

          @GASTY

           à Calais , il y a un armurier qui s’apelle J.P Fusil !!  smiley


          bon article sur toutes ces expressions et dictons qui enrichissent notre patrimoine linguistique


        • Gasty Gasty 5 janvier 2009 12:42

          @ LE CHAT

          Chez Mollard, je te conseillerais en entrée ou le saumon ou le foie gras.


        • adeline 5 janvier 2009 19:32

          Gasty bonne année, j’étais persuadée que vous seriez présent pour analyzer cette langue fort chargée non ?


        • L'enfoiré L’enfoiré 5 janvier 2009 19:13

          bonjour Frankie,

          Je n’ai qu’un reproche à l’article : les phrases dictons ne sont pas par ordre alphabétique. Comme répertoire cela aurait été bien.
          Le site "On apprend tous les jours" donne souvent des idées dans ce style.


          • Frankie Frankie 5 janvier 2009 19:51

            Taratata, en voilà une idée ! L’inspiration ne m’est pas venue dans l’ordre, mais il paraît que "CHACUN EST MAÎTRE DE METTRE EN DESORDRE" non mais !!!! smiley


          • L'enfoiré L’enfoiré 6 janvier 2009 12:35

            Frankie,

             C’est mon réflexe de construire des références pour le futur.
             Un répertoire, n’est-ce pas une source de l’information ?
             Une manière de faire d’une pierre deux coups.
             Maintenant, un index annexe peut tout aussi bien servir avec des pointeurs.
             Internet permet tout aujourd’hui sans tambour ni trompette et sans taratata. smiley

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