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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Georges Moustaki meurt quand la Révolution Permanente s’apprête à (...)

Georges Moustaki meurt quand la Révolution Permanente s’apprête à éclater en France et dans le monde (un concept trotskyste)

Nous chantions la chanson de Moustaki dans des feux de camps, dans des sessions de formation marxiste-révolutionnaire.
Nous avions 20 ans en 1974 !

Un hommage par Yanick Toutain (guitariste-chanteur bénévole ayant chanté Moustaki des milliers de fois & ex-trotskyste pour la Révolution Permanente) publié sur Mediapart-blogs

 

Je voudrais, sans la nommer, Vous parler d'elle Comme d'une bien-aimée, D'une infidèle, Une fille bien vivante Qui se réveille A des lendemains qui chantent Sous le soleil. C'est elle que l'on matraque, Que l'on poursuit que l'on traque. C'est elle qui se soulève, Qui souffre et se met en grève. C'est elle qu'on emprisonne, Qu'on trahit qu'on abandonne, Qui nous donne envie de vivre, Qui donne envie de la suivre Jusqu'au bout, jusqu'au bout. Je voudrais, sans la nommer, Lui rendre hommage, Jolie fleur du mois de mai Ou fruit sauvage, Une plante bien plantée Sur ses deux jambes Et qui trame en liberté Ou bon lui semble. Je voudrais, sans la nommer, Vous parler d'elle. Bien-aimée ou mal aimée, Elle est fidèle Et si vous voulez Que je vous la présente, On l'appelle Révolution Permanente !

Georges Moustaki avait choisi le titre "SANS LA NOMMER" pour chanter le concept de Parvus et de Léon Trotsky.
Ce concept datait de janvier 1905 et reprenait une idée de Karl Marx...
Il s'agissait de faire autant de révolutions que de classes sociales exploiteuses...
Le concept postmarxiste de REVOLISATION est quasiment identique au concept de révolution permanente. Il ajoute la lutte des strates et la victoire inéluctable de la strate des Répétants sur la strate des Parasites et celle des Répétants.

Nous chantions la chanson de Moustaki dans des feux de camps, dans des sessions de formation marxiste-révolutionnaire.
Nous avions 20 ans en 1974 !
C'est en 1969 qu'il avait composé cette chanson qu'il avait interprétée la première fois au festival de l'île de Wight.

Georges Moustaki chantait la Révolution Permanente de Trotsky SANS LA NOMMER© Georges Moustaki


Toute sa vie, Georges Moustaki était resté un innovois et un compagnon de route de la formoisie pseudo-rebelle. Il avait accompagné fidèlement la dégénescence des dirigeants de l'ex LCR jusqu'au réformisme stérile du NPA...

Il soutint donc récemment la candidature Poutou !!!
C'est sur le Huffington Post qu'il soutenait donc l'ombre de ce qu'avait été la LCR trotskyste de 1973-1979.
Il soutenait des gens qui étaient devenus les ombres d'eux-mêmes...
Et Moustaki est mort en étant devenu - aussi - l'ombre de celui qui avait écrit La Révolution Permanente...
IL NE ME SERAIT PAS VENUE L'IDEE D'ALLER LUI EXPLIQUER QUE REVOLUTION PERMANENTE C'EST DONC LE COMBAT POUR L 'ABOLITION DES DROITS D'AUTEUR ET LA DESTRUCTION DE SA PROPRE CLASSE SOCIALE : L'INNOVOISIE SPOLIATRICE !!
Nous gardons dans notre coeur l'auteur de 1969, le chanteur du Temps de Vivre....
Nous gardons dans notre coeur celui qui fut un Innovant avant d'être un corrompu innovois.....
Nous, nous ne sommes pas schizophrènes comme les membres corrompus de la strate des Innovants, nous ne sommes pas comme les innovois....

La révolution anticapitaliste - la première des QUATRE principales révolutions de la révolution permanente - qui vient est SUR LE POINT D'ECLATER....
Georges Moustaki ne la verra pas !

C'est dommage !!!!

Georges Moustaki

Georges Moustaki

Instrumentiste, auteur-compositeur-interprète, poète

Comment je suis venu... au journalisme

Georges Moustaki a vécu plusieurs vies. S'il accepte aujourd'hui, par le biais de cette tribune, de commenter la campagne présidentielle, c'est parce qu'un jour, au sortir de l'adolescence, il a pris la plume... pour un journal.

J'ai quitté l'Egypte vers l'âge de 17 ans. Arrivé en France, j'étais sans ressources. Un client et ami de mon père dirigeait, à Alexandrie, un journal francophone, La Réforme. Il me confia une rubrique dans l'édition du dimanche, La Réforme illustrée. Je racontais alors la vie culturelle parisienne. J'allais au théâtre, au cinéma, je dévorais tous les livres que les éditeurs m'envoyaient. Et les revendais à un voisin libraire pour arrondir mes fins de mois ! Ce métier fut exaltant, je choisissais moi-même les sujets et laissais aller ma prose. J'ai même essayé la critique gastronomique. J'avais un culot monstre : je rentrais dans les plus grands restaurants, habillé plus que modestement et commandais le meilleur de la carte. Certains chefs étaient devenus des copains, du coup, je faisais la pub de leur resto dans le journal. Du copinage, en quelque sorte !

Je pensais exercer ce métier toute ma vie. Mes chansons ne rencontraient pas le succès, alors je vivais de cette activité. Et puis, sur un plan créatif, j'ai bien aimé jouer avec les mots. Mais deux ans plus tard, la crise de Suez éclata. La France rompit ses liens avec l'Egypte, les ambassades tirèrent le rideau et on me retira mon accréditation en tant que journaliste.

Le cas Philippe Poutou

Dans cette présidentielle, s'il y a un candidat dont les arguments m'interpellent, dans le sens où sa parole me touche, c'est Philippe Poutou. Il a l'air perdu dans l'univers politicien. Il le dit lui-même qu'il ne sera pas élu, mais il tient à cette tribune pour que le monde ouvrier ait voix au chapitre. Et je trouve cela attendrissant, oui c'est le terme qui convient selon moi. De surcroît, je trouve ses revendications radicales et justes. J'aimais bien Olivier Besancenot en 2002. Il avait du charisme et de la conviction. Mais je trouve Philippe Poutou plus émouvant. Il est d'apparence plus fragile. D'apparence seulement.

Le plus cabotin dans cette campagne, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui est très bon. En 2007, j'avais soutenu Ségolène Royal. Je m'étais "mouillé". Je n'avais pas de sympathie pour ce que représente Sarkozy. Etais-je en accord avec toutes les idées de Ségolène ? Non. Pour la simple et bonne raison que je ne suis d'accord avec aucune idée politique de manière inconditionnelle. Ce n'est pas dans le monde que l'on propose, ce monde politique, des programmes électoraux, que j'aimerais vivre. J'ai des objectifs marginaux, alors tous les programmes électoraux ne me concernent pas. Je n'ai pas demandé de retraite, ni de sécurité sociale. Bien sûr, j'ai des sympathies de gauche, parce que c'est là que je rencontre les gens les plus proches de moi.

Ma sensibilité se rapproche des libertaires, des grévistes. Pas d'une idéologie ni d'une mouvance. Je n'ai ni pour vocation ni pour mission d'imposer mes idées. J'ai des pulsions, des utopies...

Georges Moustaki


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10 réactions à cet article    


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 mai 2013 17:25

    Super éclairage de cet artiste pâtre .


    Sympa comme toutes les contradictions font un bonhomme . 

    merci l’ auteur .

    • jaja jaja 25 mai 2013 18:30

      "Toute sa vie, Georges Moustaki était resté un innovois et un compagnon de route de la formoisie pseudo-rebelle. Il avait accompagné fidèlement la dégénescence des dirigeants de l’ex LCR jusqu’au réformisme stérile du NPA..."

      La formoisie c’est bien la pensée frelatée de notre auteur guitariste qui nous chante ici ses petites ritournelles à la con dénonçant la dégénérescence des militants du NPA qui, contrairement à lui et aux siens, (s’il n’est pas tout seul) ne sont totalement inconnus au bataillon et ont une existence politique dans la rue.......

      Jamais vu dans sur les boulevards des pancartes dénonçant la formoisie et l’innovoisie.... Histoire de bien me fendre la gueule.... Un de plus qui nous crache ici à la gueule comme le font d’ailleurs un certain nombre de sectes pseudo révolutionnaires....

      Maintenant si l’auteur veut parler au sein des partis révolutionnaires d’une classe sociale en gestation cherchant à s’emparer du pouvoir une fois la Révolution faite par les prolétaires qu’il sache que certains auteurs comme Makhaiski sont allés beaucoup plus loin que lui en remettant en cause tout l’enseignement marxiste vu comme le socialisme des intellectuels, nouvelle classe exploiteuse selon lui....
      Robert Michels lui aussi a mis en garde contre la tendance à la création d’une oligarchie au sein de toute organisation humaine... (même chez les guitaristes chanteurs non formois....)

      La révolution à venir devra tenir compte de ce que fut le capitalisme d’État en URSS (Ciliga) instituant la nouvelle classe exploiteuse issue du parti et des spécialistes bourgeois qui sut liquider les Soviets dès 1919, puis réprima les soulèvements des usines Poutilov puis termina son oeuvre destructrice par la répression de l’insurrection de Kronstadt....

      Georges Moustaki était un artiste, en rien affilié à la LCR où au NPA.... Faire un lien entre eux est d’une malhonnêteté crasse... Mais bon....


      • Yanick Toutain Yanick Toutain 26 mai 2013 02:07

        Qu’est-ce que vous fabriquez à l’intérieur de la principale organisation de défense des privilèges de la bourgeoisie de la formation (FORM-OISIE) ????

        Ils ont SABOTER 2010 !!! On aurait du VIRER SARKOZY !!
        Au lieu de faire des délégués révocables UN pour 25, le NPA s’est accoquiné avec les stals de la CGT !!
        Au Havre, avec 40 000 manifestants... au lieu d’appeler IMMEDIATEMENT la population qui ATTENDAIT QUELQUE CHOSE devant l’hôtel de ville... à désigner
        1600 DELEGUES DE BASE
        64 DELEGUES DE CONSEIL
        2 DELEGUES DEPUTES....
        ... les NPA ont fait quoi ?
        ... au moment où je débattais avec l’ancien responsable PCF à l’organisation passé chez les unitaires puis chez..... de la MISE EN PLACE DE CE SYSTEME DE DELEGUES REVOCABLES... ils sont tranquillement rentrés chez eux...
        ET L’APRES MIDI ILS ONT REJOINT LEURS NOUVEAUX AMIS PCF-CGT pour faire QUOI ?
        Aller à QUARANTE occuper les RAILS de la gare SNCF !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        Ils étaient 40 000 le matin et vont à 40 l’après midi faire les CLOWNS en espérant (ils les avaient prévenus) que les FLICS VIENNENT un peu les BOUSCULER !!!

        AU LIEU DE FAIRE DES SOVIETS.... ILS FONT DES CLOWNERIES !!!

        QU’EST CE QUE VOUS FAITES AVEC EUX ???????

        LA REVOLUTION C’EST DEMAIN !
        LES DELEGUES REVOCABLES C’EST DEMAIN
        LA FERMETURE DE LA BOURSE C’EST DEMAIN !
        L’ABOLITION DE L’ACTIONNARIAT C’EST DEMAIN !
        LA CESSATION DE L’OCCUPATION FASCISTE ESCLAVAGISTE DE L’AFRIQUE C’EST DEMAIN !
        TOUS LES JUGES ET LES CHEFS DE LA POLICE EN PRISON .... C’est DEMAIN !!
        LE GOUVERNEMENT DU PEUPLE FORME DE DELEGUES NATIONAUX REVOCABLES
        C’est DEMAIN !!!

        EN AVANT !!!


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 mai 2013 19:38

        La révolution à venir devra tenir compte de ce que fut le capitalisme d’État en URSS (Ciliga) instituant la nouvelle classe exploiteuse issue du parti et des spécialistes bourgeois qui sut liquider les Soviets dès 1919, puis réprima les soulèvements des usines Poutilov puis termina son oeuvre destructrice par la répression de l’insurrection de Kronstadt....


        On en tiendra compte Jaja  , il ne faut pas laisser passer des choses pareilles .

        • Yanick Toutain Yanick Toutain 28 mai 2013 13:23

          Cette classe exploiteuse, c’est la formoisie.
          Mais elle est aussi présente à l’Ouest.
          La couche inférieure de la moyenne formoisie spoliatrice est la base sociale de la LCR-NPA.
          C’est pourquoi ces organisations sont ennemies de l’égalitarisme !

          jeudi 18 novembre 2010

          L’erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre 7

          L’erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre VII. UNE ÉTUDE CRITIQUE SUR LE TEXTE EXACT DU CAPITAL DE KARL MARX
          par Yanick Toutain 16 novembre 2008 21:11

          Abstract : Plus-value, travail simple, travail complexe, skilled labour, unskilled labour, productivité, capital, capital humain, transferts de plus-value, exploitation, appropriation privée de la productivité, philosophie, dialectique en sciences humaines, transformation quantité qualité, analyse sociologique, principe du jaune d’œuf.

          Marx est un géant. Mais comme tout véritable génie, sa pensée philosophique permet de contredire le reste de ses analyses.

          Le niveau plus élevé des concepts philosophiques leur donne une durée de vie plus grande.

          En l’occurrence, les principes philosophiques, dont Friedrich Engels fit l’exposé complet permettent de contredire l’aspect figé des propos qu’il tient concernant le travail complexe, son développement et les conséquences sociologiques et politiques de ce développement.

          C’est dans la note 19 du chapitre VII de la troisième section du livre I du capital que Marx laissa la petite graine qui allait détruire la totalité de l’édifice qu’il construisait.

          Cette note bâclée montre à quel point la construction scientifique ne peut pas se permettre de laisser dans l’ombre le moindre fragment du jaune de l’œuf qui grossit : ce que Marx néglige en l’évacuant, de la plus parfaite mauvaise foi, c’est ce qui va permettre la dégradation de la deuxième internationale, le ralliement cocardier des partis socialistes à leurs bourgeoisies respectives en 14 18, le sabotage de la révolution de Février 17, de mars jusqu’à octobre, les grèves formoise de 1918, l’échec des processus révolutionnaires en Allemagne, de 1918 à 1923, le sabotage des spetz jusqu’en 1921, puis leur montée en puissance à partir de janvier 1922, la victoire de Staline en 1927, le sabotage de la montée révolutionnaire de 1927 en Chine, l’alliance bourgeoisie-formoisie aux USA sous l’égide de Roosevelt, l’incapacité de Trotsky, en 1938 de comprendre que l’URSS est dirigée par une classe sociale exploiteuse, la volonté de l’URSS de maintenir les États formois de l’Est sous dictature russe en empêchant la construction de la « démocratie prolétarienne », les sabotages des révolutions anticolonialistes des années 50 et 60 par les formoisies compradores, la coexistence pacifique à partir de Kroutchev, le sabotage de la montée révolutionnaire 1963-1979, la destruction de l’URSS et la contre-révolution capitaliste, la dégénérescence mondiale actuelle dans laquelle le capitalisme détruit la Terre tandis que la formoisie et la nouvelle classe innovoise refuse de prendre en charge leur destin historique.


        • Plum’ 25 mai 2013 19:53

          Alors que les chansons connues de Moustaki ont eu un succès immédiat, « Sans la nommer » est une exception. Elle date de 1974 et n’a pris son essort qu’au tout début des années 2000, notamment avec la Compagnie Jolie Môme. Je m’en suis toujours étonné. Comme si la notion de « révolution permanente » prenait alors un sens, ce qui ne m’apparaît pourtant pas évident...


          L’explication trotskyste me semble à côté de la plaque. Je crois davantage à une dénonciation de la « renonciation permanente » dans laquelle nous sommes entrés, c’est une incantation pour mener un combat radical sur le long terme...

          Merci d’avoir rappelé le grand succès de cette chanson qui est presque devenue un hymne. Les grands médias ne l’ont pas citée, ce n’est pas étonnant...

          • Plum’ 25 mai 2013 20:03

            Je précise : je ne nie pas l’explication trostkyste en 1969 / 1974, mais je ne crois pas qu’elle soit la raison du succès de ces dernières années.


          • Yanick Toutain Yanick Toutain 4 février 2015 12:20

            Nous chantions constamment Le Temps de Vivre et Sans la Nommer dans les années 74-79
            Votre phrase n’a strictement aucun rapport avec la réalité historique.
            Où étiez-vous dans ces années-là pour ne pas savoir cela ?
            Où étiez-vous dans ces années-là pour écrire «  Elle date de 1974 et n’a pris son essort qu’au tout début des années 2000 »
            Pour les trotskystes, Révolution Permanente avait le sens exact des textes de Trotsky, à commencer par celui écrit avec Parvus... et pour les autres.... cela signifiait la volonté de ne jamais « devenir un vieux con ».... La « permanence » pour les non révolutionnaires autour de nous - et présents dans ces feux de camps et autres Hotnannies c’était leur refus de se faire intégrer....
            Nous étions des centaines de milliers à chanter régulièrement cette chanson.....
            Il est vrai que les malheureux encore influencés par le PCF à l’époque détestaient cette chanson....


          • Esclarmonde Esclarmonde 26 mai 2013 21:58

            Ce que vous décrivez-là, c’est l’évolution malheureusement de toute cette génération (soixante-huitarde pour schématiser), mais au moins Moustaki avait du talent.... C’est ce que je préfère retenir de lui.


            • Denzo75018 28 mai 2013 10:30

              Ah l’Idéal Trotskyste quand on habite sur l’île de la Cité et qu’on est blindé de tunes ... !!!

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