• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Ghost in the shell, le ver est dans le fruit

Ghost in the shell, le ver est dans le fruit

D’habitude, je n’aime pas chroniquer un film que je n’ai pas apprécié. Il y a foison de gens fort compétents dans ce domaine, d’ailleurs souvent plus prompt à expliquer pourquoi un film est mauvais plutôt que pourquoi il est bon. Mais il est vrai que c’est plus facile. Pour autant il y a des limites à tout, et quand on touche à un petit chef d’œuvre de l’animation dans l’idée d’en faire une œuvre live, autant dire qu’on est attendu au tournant par ses fans.

 Je ne vais quasiment plus voir les films en salle, notamment en raison du prix, mais surtout parce que ça fait un moment que je n’y ai pas vu de bons films. Les distributeurs français n’ont pas l’âme aventureuse, ils préfèrent se fier au nombre de clics sur une bande-annonce, autrement dit une pub, pour distribuer un film plutôt que de se baser sur une réelle réflexion commerciale, ou, soyons fou, un réel intérêt pour le cinéma. La plupart des distributeurs sont devenus des confiseurs, et quand des cinéastes de renom se lancent dans les défis du cinéma de demain, aucune salle n’est équipée ou bien, il s’agit d’en profiter pour augmenter le prix des places. Comme avec la sortie d’Avatar avec une paire de lunettes à trois euros qui ne servira qu’une fois. Trois euros supplémentaires pour assister à un barnum à base de fluo, d’indiens bleus, et d’arbre magique mais fluo, une démonstration de graphiste palette. Beaucoup moins cher qu’une journée à Disneyland certes quoi qu’à peine plus ennuyeux. Or Hollywood, depuis l’invention de la CGI, croit détenir un filon, fabriquer des films à base d’effets spéciaux, en se passant de la moindre intention narrative. Après tout il s’agit de vendre des jouets et de remplir les tuyaux du net, pas de faire de bons films. La multiplication des plateformes et des écrans a transformé la culture cinématographique en un grande marche globale de marchandises taylorisées. Tous les ans Marvel sort une chiée de films formatés sans qualité particulière, en variant sur les costumes et la segmentation des adolescents, Deadpool contre Captain America. Tous les ans, on nous fait le coup du gros film, du film-événement, en nous abreuvant conséquemment de bandes-annonces toute plus séduisantes les unes que les autres, et qui la plupart du temps se suffisent à elles-mêmes en ceci que tout l’intérêt du film se résume à sa promotion. Dans ce cadre Ghost in the shell ne fait hélas pas exception, et ce n’est pas lui qui risque de me ramener dans une salle. Je ne l’ai donc pas vu dans des conditions optimum, mais considérant l’objet, ce n’était pas non plus indispensable.

 

Hollywood ou la nouvelle course au marché asiatique.

Ce n’est pas si nouveau que ça, la tendance a commencé au début des années 90 quand quelques stars d’action comme Van Damne et quelque producteur en mal de renouveau, comme Joey Silver, ce sont donné le mot pour faire venir les réalisateurs et acteurs renommés de Hong Kong, John Woo en tête. Une première approche pour tenter de capter un public qu’en réalité, les Américains ont peine à comprendre (et sur ce sujet Ghost est un cas d’école). Les exécutifs d’Hollywood dans leur logique raciste pensant que d’inscrire un nom chinois au générique suffirait à capter un public notoirement protectionniste et jaloux de sa culture. Et le pauvre Jet Li d’être obligé de faire le guignol en présence de Mel Gibson dans l’Arme Fatale 4, Jacky Chan de se vautrer dans les lamentables Rush Hour, et Van Damne d’être martyrisé et ridiculisé par un Tsui Hark malheureux à Hollywood. Une première tentative qui se soldera par un ratage. Jet Li n’ayant jamais trouvé de film à la mesure de ses qualités, comme ce fut le cas avec Tsui Hark et la série Il était une fois en Chine, et les Ringo Lam et autre Kirk Wong de bien vite repartir à Hong Kong. L’autre tendance sera de demander à des réalisateurs d’origine asiatique, comme Ang Lee (il est taïwanais) de réaliser des films à la sauce locale, comme le soporifique Tigre et Dragon. Décalque sans âme des Wu Xia Pian, des films de cape et d’épée chinois, comme en a produit Hong Kong à la chaîne entre les années 70 et 80, avec son casting pan asiatique (Hong Kong, Chine populaire, Malaisie) et ses passes d’armes précieuses. Démontrant s’il en est qu’Hollywod résumait le cinéma chinois à des épéistes volants et des prises de kung fu. Incapable de comprendre la culture qui sous-tendait derrière puisque imperméable même à la littérature épique chinoise et encore moins à l’approche philosophique et mystique de toute la culture asiatique, de la Chine au Japon, en passant par l’Indonésie ou la Thaïlande. Le bouddhisme zen, le Tao, n’entrant dans l’ADN d’Hollywood qu’à titre d’accessoire exotique, bibelot en plâtre comme presse-papier, et qui explique accessoirement et en partie, la nouvelle catastrophe cyberpunk qu’est ce Ghost in the shell live. 

 

Hollywood et le cyberpunk, une histoire douloureuse.

Le terme même de cyberpunk, on le doit à William Gibson qui avec son livre le Neuromancien va lancer tout un nouveau genre de littérature et de bande dessinée de science fiction, basé autour de l’hyper technologie et de la révolution informatique prédit par Gibson lui-même. Écouter l’auteur parler de l’avenir dans les années 80, c’est déjà entendre des expressions comme « autoroute de l’information » « la toile » (expressions aujourd’hui courantes et qui sont toutes de lui) et de prédire les prothèses bioniques modernes, les puces sous la peau, les lentilles de contact tel que Google les met au point aujourd’hui. En fait, c’est simple, c’est presque à se demander si la réalité n’a pas ouvert un livre de Gibson pour copier absolument toutes ses idées, à commencé par les plus funestes, et les mettre en application de nos jours. Mais Gibson ne se contente pas de débiter un inventaire de nouveaux prodiges inspirés d’une révolution industrielle en marche, il y ajoute toute une dimension mystique et humaniste, prenant notamment en compte la fusion entre l’homme et la machine, et ce que cela sous-tend comme interrogation sur la définition de ce qu’est un être humain, ce qui le distingue d’une machine pensante par exemple. Autant d’interrogations qui ne pouvaient que frapper les esprits notamment japonais. D’une part parce que le boom technologique décrit par Gibson n’est plus depuis un moment une fiction là-bas. Robotique, biotechnologie, nano technologie, autant de domaines qui intéresse depuis longtemps le Japon. Mais au-delà de ça, la simple dimension de la fusion entre l’homme et son être, entre l’être et le grand tout est une donne essentielle de la philosophie zen et taoïste. Et cela explique notamment des œuvres comme le Ghost in the Shell d’origine.

Qu’est-ce qui distingue un être humain ? Qu’est-ce qui le défini en lui-même ? Sa mémoire ? Elle se manipule. Ses sensations, ses émotions ? Ils se manipulent également. Qu’est-ce que l’âme ? Est-ce juste un concept mystique ou est-ce une résonance de notre être profond. Et si oui, la machine peut-elle elle-même développé une âme ? Ces questions, on les retrouvait déjà chez un autre auteur américain, également père du cyberpunk, involontaire cette fois, je veux parler bien entendu de Philip K. Dick. Involontaire, car si ces questions sont bien au cœur notamment de « Les moutons rêvent-il d’androïde électrique », l’imagerie du cyberpunk sera influencée, marquée à jamais, par l’adaptation du roman de Dick, sous le titre de Blade Runner. Tellement que la publicité couvrant tout un immeuble comme dans le plan d’ouverture, va devenir le gimmick obligatoire de tous les films se référant à un futur sombre (alors que cela s’inspire de pub déjà présente au Japon alors). Du maladroit et récent Arès, dans sa version Blade Runner de Paris jusqu’à ce Ghost in the Shell ci, au point du ridicule.

 
Pourtant, en dépit du succès planétaire de Blade Runner, de l’explosion de la culture geek, il faudra attendre les années 90 pour voir sur les écrans une des premières tentatives d’adaptation d’une nouvelle de Gibson sur un scénario de lui-même, je veux parler du cataclysmique mais hilarant Johnny Memomnic avec l’inénarrable Keanu Reeves dans le rôle-titre, et, déjà, Takeshi Kitano ici en bad guy, ainsi qu’un Dolph Lundgren désespérant qu’Hollywood lui trouve un rôle à sa démesure (il frise les deux mètres). Hélas non seulement le film ne bénéficie pas de la débauche de CGI actuel, mais quelqu’un a eu l’immense idée de confier la réalisation à un plasticien new-yorkais, totalement à la ramasse du cinéma. Ce qui nous donnera un film massacré au montage, avec un Keanu Reeves mauvais comme un cochon, mais il est vrai que Reeves est un peu l’acteur des films évènement plutôt que celui des bons films où il faut révéler d’autre qualité que de savoir tirer ou décrocher un coup de poing. En fait, il faudra attendre trois ans de plus après cette catastrophique tentative pour voir à la fois un film qui digère et assume totalement ses influences asiatiques. Donnant à la rationalité du public américain une raison de s’intéresser au combat en suspension et autre prodige aérien, mais qui plus est, un film qui comprend parfaitement l’univers décrit par Gibson et d’autres, au point de créer en soi une nouvelle référence au genre. Je veux bien entendu parler de Matrix, sans qui ce Ghost in the shell live n’aurait jamais existé.

 

La Veuve Noire chez les robots.

Dans le Ghost d’origine, une IA née du flux énorme de data proliférant à travers les réseaux et d’un projet militaire secret, venait à développer une conscience propre au point d’acquérir une identité, une « âme », un ghost cherchant à fusionner avec l’humanité afin de se recréer comme entité propre et autonome. Pirate informatique immatériel, sautant de programme et de corps en corps, le Puppet Master, ainsi qu’il se surnomme lui-même poursuit le Major avec qui il développe une relation d’intimité d’autant plus vraie que celle-ci se pose également des question sur son identité, ses origines, qu’elle est elle-même comme son collègue Batou, des êtres cybernétique dont l’humanité effective se résume à quelques cellules animales préservés dans un cœur cybernétique, le fameux ghost. Un fantôme comme chez un amputé qui ressent toujours son membre disparu, au point même de recréer des sensations. Un fantôme pour une humanité amputé d’elle-même au sens physiologique et philosophique du terme, et qui se cherche au travers du mystère que propose le Puppet Master. Ici le tout se déroule sur fond d’intrigue d’espionnage et de lutte d’influence entre les services gouvernementaux. La conclusion du film offrant une vertigineuse perspective sur l’avenir homme/machine, à travers la fameuse fusion entre un être de synthèse et un être optimisé et qui verra son héroïne devenir une autre pleinement, une petite fille au demeurant dans un corps cybernétique récupéré au marche noir. Et où l’on constate que face à la conscience, la différence entre une machine et un être humain est finalement ténue à partir du moment où la première développe une réflexion propre. Autant de thème et d’interrogation qui ne peut être qu’à propos à l’heure où des IA développent leur propre langage cryptique pour discuter entre elles, comme l’a récemment constaté Google, et qui effraient grandement jusqu’à Bill Gates lui-même ou des hommes comme Steven Hawkins. C’est l’avenir déjà développé à travers des films comme Terminator et le programme Skynet ou bien entendu, à nouveau Matrix. Mais bon, tous ces machins compliqués à base d’interrogation philosophique, c’est de la semoule pour les exécutifs d’Hollywood. Si Matrix a réussi à se vendre ce n’est d’ailleurs pas sur la base de son scénario auquel personne ne comprenait rien, mais de l’excellence d’un storyboard et l’énergie de ses deux réalisateurs.

Les exécutifs ne comprennent rien, mais quand il s’agit de produire un film de catégorie A, dont le modèle d’origine est une référence absolue (avec Akira, l’autre film qu’Hollywood rêve de faire en live) pour bien des gens, c’est tout le gratin qui se précipite au portillon, Scarlett Johansson en tête dans le rôle du Major, ainsi qu’à nouveau Kitano (décidément malchanceux sur le sujet) Michael Wincott en caméo même pas crédité au générique, l’inénarrable Juliette Binoche dans un rôle crée de toute pièce pour le film, et Johan Asbeak dans le rôle de Batou, acteur danois et présentateur télé déjà vu dans Lucy, si vous avez eu la malencontreuse curiosité de voir ce sommet de nimportnawak cinématographique. Cette fois terminées les réflexions philosophiques et place à la justice des gentils toutous et à la bonne vieille et basique vengeance. Car Ghost in the shell live n’est rien de plus qu’un couteux film d’action pour geek amateur de madeleine cinématographique, de doudou filmique sans le moindre fond autre que cosmétique. Cette fois, le major est The machine ultime, sorte de robocop sexy, fabriqué pour devenir un outil de répression par un industriel diabolique, et le Puppet Master n’est plus le Pupper Master une entité pensante issu du réseau, mais Hidéo Kuze (un japonais donc joué… Par un américain), une pauvre victime des expérimentations du vilain industriel et de la pas si méchante scientifique interprété par Binoche. Pour aucune raison valable, cela semble se passer dans un Japon du futur, où pour autant tous les décisionnaires sont blancs, où même l’héroïne, dont on ignorait l’identité véritable dans le film d’origine a un prénom japonais, raison pour laquelle on la fait revivre sous les traits de Scarlett Johansson parce qu'il ne faudrait pas s’aliéner le public américain qui ne comprendrait pas que la Veuve Noire soit joué par une bridée. Pour aucune raison valable, sinon qu’il ne parle pas anglais, Kitano, qui pour l’occasion s’est fait la coiffure de son personnage animé (parfaitement ridicule et sans intérêt) s’exprime en japonais et on lui répond en anglais. Kuze est protégé par des yakuzas cybernétiques afin d’assurer quelques scènes d’actions au public mâle venu voir Johansson en tenue moulante. Car au fond le film ne fait que ça, jouer sur le crédit actionner que véhicule désormais la comédienne depuis son rôle de super tueuse chez Marvel. Quand à Batou, les trois scénaristes qui se sont donné la main pour écrire cette bouse, ont tenu absolument à expliquer l’origine de ses yeux, et, tout gros nounours violent est-il, il aime les toutous… Il est vrai que l’explication de ses yeux était absolument nécessaire, d’autant que si dans la version originale, toute la Section 6, à laquelle appartient le Major est composé d’êtres cybernétiques fabriqués par la même entreprise, dans sa mouture live, le Major est la seule unique de son espèce, fabriquée « pour la Justice » nous explique-t-elle à fin avant de disparaitre dans le couchant des pubs en 3D telle une super héroïne bientôt de retour dans les écrans avec sans doute Ghost in the shell 2,3,4,5, etc puisqu’il est évident ici qu’on est dans l’espoir de créer une franchise et en aucun cas dans le désir d’explorer une réflexions autour de l’identité. Johansson qui n’a jamais été une grande actrice se contente de froncer les sourcils et de prendre un air concerné devant la caméra, ce qui est censé suffire dans le domaine des interrogations philosophiques, et on ne fait même pas semblant d’ignorer qu’elle est la star sur qui repose tout le film puisque à la fin le chef de sa section demande à son subalterne la permission d’éliminer le méchant.

 Quant à la réalisation et la production design, n’en parlons même pas… Si la version d’origine dans sa description d’une ville futuriste développait une architecture qui ne devait rien à Blade Runner et tout à un sens esthétique développé dans le manga de Masamune Shirow, celle du film live emprunte pour l’essentiel à Blade Runner… et à Johnny Memomnic, avec des fautes de perspective magnifique qui donne parfois le sentiment que des géants (les pubs) se promènent dans le décor. Les combats sont plus acrobatiques qu’efficaces, les fusillades fabriquées pour vendre des fusils high tech, et la combinaison intelligente que porte l’héroïne (et qui est déjà un prototype existant quoi que partiellement au point) une sorte de gadget banal des tueurs du futurs, alors que dans la version animé, c’était un prototype militaire à l’usage exclusif des unités d’élite. Exit également la notion d’aliénation au réseau tel que décrite dans le premier film, la possibilité de pirater un ghost, une identité, à la portée du premier venu si bien équipé. Autant de réalité à laquelle nous sommes désormais confrontés à travers les réseaux sociaux pour un récit, un manga écrit il y a maintenant 35 ans. En résumé Hollywood s’est jeté sur ce titre en espérant en faire une franchise pour sa star et sa doublure. Hélas, ce film qui a coûté 110 millions de dollars n’en n’a rapporté que 40 dans le monde, et ça, dans la logique des comptables ça veut dire merci, mais non. Le réalisateur a beau avoir multiplié les plans de référence, au point du ridicule, offert à ses acteurs des coiffures de manga (hilarant et pathétique), il semblerait que le public soit un tout petit peu plus exigeant. Bref, un beau ratage comme en a la spécialité Hollywood, vous pouvez donc vous abstenir.


Moyenne des avis sur cet article :  3.5/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

27 réactions à cet article    


  • pallas 20 avril 11:01
    pirate

    Bonjour,

    Déjà que l’animée de GITS datant de1995 ne représente absolument pas la bande dessinée originel, mais bon, je laisse passé.

    La critique de l’animé n’est pas sur le monde des machines, mais sur des humains devenant mécanique, donc je peut comprendre. Une critique sur la société japonaise de l’époque.

    A la base l’auteur originel est un amoureux des femmes, que cela soit dans GITS, Apple Seed, Orion, il met toujours des belles femmes, indépendantes. Dommage qu’il soit retourné dans les BD pornographiques (question de pognon je pense).

    Hollywood à repris une deuxième fois GITS, le premier étant Matrix et la une seconde fois en nommant GITS 2017.

    Le film GITS 2017, devrai plutôt s’appeler Robocop 2017, et la franchement, ça passe et largement, rien qu’en changeant le titre, le film devient bon.

    J’espère qu’il n’y aura de Akira et de Gunnm à Hollywood, c’est un vœux pieux.

    En ce qui concerne le Japon, je trouve leurs Animés à limite de la loi, il suffit de voir Log Horizon, personnellement, si j’aurai été au CSA, je l’aurai refusé à l’antenne.

    Nous sommes loin de Cobra, City Hunter, Captain Harlock, Hokuto No Ken, avec des Femmes, Belles et Fortes, indépendantes.

    GITS à la base montre une héroïne, forte, sensuel, vivante, intelligente.

    Salut


    • pirate pirate 20 avril 11:49

      @pallas
      Oui enfin je vous rappel que Ken le destructeur a failli être viré de l’antenne pour sa violence... donc question limite.... quand à Matrix il doit surtout au Neuromancien auquel il emprunte à peu près tout.


    • pallas 20 avril 11:09

      J’espère qu’il n’y aura pas de Akira et de Gunnm à Hollywood, c’est un vœux pieux.


      • pallas 20 avril 12:21
        pirate,

        Les bandes dessinées Japonaises actuels sont ultra violentes, dépassant Hokuto No Ken.

        La société japonaise est pire que la société française en terme de violence domestique.

        En France, les conflits sont surtout d’ordre idéologique ou religieuse, mais au Japon c’est différent.

        La bande dessinée japonaise ne marche plus en France, c’est chose heureuse.

        La Bande dessinée GTO, voulait montrer et résoudre situation, mais surtout monde une réalité de manière douce de la société Japonaise dans le milieu scolaire.

        Je suis plutôt content de vivre en France, auquel je peut dire mes 4 vérités envers mon chef, et dont je ne cacherai pas mon caractère et auquel une femme subissant le harcèlement sexuel ou sexiste remettra en place celui qui se permet de chose avec le soutiens de tout le monde.

        La je parle de la vie dans le monde du travail du secteur du Privé, j’espère que cela est de même dans le secteur Public.

        C’est la différence fondamentale entre la France et le Japon.

        Salut


        • goc goc 21 avril 10:11

          @pallas

          Les bandes dessinées Japonaises actuels sont ultra violentes,

          +1000
          En plus cette violence dans les dessins animés, est amplifiée par la pauvreté de l’animation (image fixe sur fond qui tremble ou qui clignote)

          Il faudrait interdire ces mangas de mauvaise qualité, surtout aux enfants


        • ELAA 20 avril 14:25

          Bonjour,


          pardonnez-moi, mais j’ai relevé une petite erreur ;)

          Kusanagi est dans la section 9, et non la section 6 (qui dépend du ministère des affaires étrangères et non de l’Intérieur).

          Les chiffres ont leur importance dans cette oeuvre !

          Merci pour l’article !

          Ps : avez-vous vu la magnifique série STAND ALONE COMPLEXE (2 saisons) produite par IG (Mamoru Oshii) qui elle, est une évolution très intéressante du film (et du manga) ?

          • pirate pirate 20 avril 14:34

            @ELAA
            non je ne l’ai pas vu, désolé pour l’erreur mais j’avais revu l’original avant et je me mélange mais dans le film ça n’a aucune importance.


          • pallas 20 avril 14:44

            @ELAA

            J’ai vu GITS STAND ALONE COMPLEXE, pourquoi mettre l’héroïne en maillot de bain tout le temps ??.

            Dans STAND ALONE COMPLEXE elle en devient un fantasme sexuel, surtout dans un épisode ou elle est dans un lit avec gamin, c’est indécent.

            A la base GITS m’est en scène une héroïne joyeuse, et qui fini triste en la faisant avatar dans différentes séries, devenant un jouet sexuel et militaire, donc une poupée.

            Je ne comprend pas vraiment.

            La femme dans Thorgal ou Largo Winch est mieux traité, ou bien dans Dragon Ball, et le GITS Originel (la bande dessinée).

            J’aime les femmes, pas des poupées sexués, la critique dans le film GITS Innocence fait cela, mais sa n’apprend rien, rien, à croire que l’enfer soit le vœux de tous.

            Nous sommes loin des années 1990.

            Salut


          • ELAA 20 avril 16:18

            @pallas

            Bonjour,

            vos remarques sont tout à fait pertinentes, je dirais même fondamentales.

            Je pense que dans la première saison, ils se sont rapprochés de l’esthétique du manga (qui peut parfois flirter avec la pornographie, qu’adore Masamune Shirow, du moins dans la version d’origine non-censurée). 

            Là où en effet, je suis gênée par cette image de « femme poupée » dans la plupart des séries, je le suis moins dans GITS tout simplement parce que la personnalité de Kusanagi est très affirmée. C’est un personnage à la fois très masculin (elle commande) ET très féminin (elle a beaucoup d’intuition). Et ça, c’est intéressant.

            Par ailleurs, le physique de Kusanagi n’est pas « elle » : son corps ne lui appartient pas, il est la propriété de l’Etat (c’est en cela qu’elle a de profondes réflexions métaphysiques dans le premier film). C’est un corps de cyborg ultra sophistiqué, c’est assumé et clair. D’ailleurs, dans la série et le film, ce corps est montré comme asexué (alors que ce n’est pas le cas dans le manga...)

            En tant que spectateur, nous savons parfaitement que ce corps est synthétique, non humain, qu’il pèse une tonne, qu’elle risque sa vie en faisant de la plongée, ce corps n’est qu’un OBJET optimisé, perfectionné. D’ailleurs, plusieurs épisodes se font l’écho de ces réflexions (Batô lui demande par exemple pourquoi elle ne choisit pas de prendre un corps d’homme, plus musclé... sa réponse est alors parfaite !).

            On la voit par ailleurs, à plusieurs reprises, changer de corps (prendre celui d’une jeune ado dans la série notamment) ou déchirer ses membres (film et série) sans montrer la moindre expression sur son visage impassible de poupée. C’est tout simplement fascinant : le corps n’est rien, c’est du consommable (hors de prix, mais quand même).

            Ces réflexions sont pertinentes et on peut remarquer que, dans la saison 2, les concepteurs l’ont « rhabillée » (ouf !).

            Kusanagi a été créée par Masamune Shirow comme un personnage hyper sexy certes, MAIS avec un cerveau et une forte personnalité. Et si ça motive le débat, c’est tout à fait intéressant !

            Impossible qu’Hollywood (et ses executives) comprennent la profondeur et la complexité d’une oeuvre telle que GITS, voilà pourquoi je n’ai même pas envisagé d’aller voir ce film.

          • pallas 20 avril 16:39

            @ELAA

            Je ne la vois pas comme masculine.

            Je suis un homme, et mon sentiment est de la voir comme une mère.

            Une Mère défend ses enfants, se sacrifiant même, il n’y a rien de masculin la dedans de vouloir faire survivre ses enfants.

            Maintenant en terme de culture, le mot Kusanagi est l’épée Japonaise culte.
             
            En France son équivalant est l’épée « Durandal », et oui en France aussi il y une épée légendaire, en tant que Sabreur j’apprécierai d’expérimenté notre épée ainsi que celui Japonaise.

            Simple but personnel de l’art du combat, gouter à ces deux épées m’intéressent fortement et voir laquelle est la plus performante.

            Salut


          • ppazer ppazer 20 avril 14:29

            Ca n’a pas marché.
            Pourtant Hollywood a veillé à ce qu’il y ait du nichon bien moulé dans de la combi en lycra : une valeur sûre.
            Je ne comprends pas.


            • pirate pirate 20 avril 14:37

              @ppazer
              ce qui démontre le mépris total des exécutifs pour le public et que celui ci est moins con qu’ils ne le pensent.


            • pallas 20 avril 15:43

              @pirate

              Il est interessant de voir que votre connaissance m’est inférieur dans un domaine factice et superficiel tel que gits.

              L’age peut être ?

              Il me semble difficile d’avoir interlocuteur dans se joyeux monde.

              A titre personnel, même les jeux de triche d’une I.A mis à fond, digne des humains, ne respectant pas les règles, ça ne m’énerve pas, mais montre la plume du programmeur.

              C’est attristant, il n’y a rien delà de ça.

              Je vous rassure, un Stylo, un Outil, ne restera que cela, Pinocchio n’existe pas, et cela sera ainsi.

              Le monde réel semble devenir urgemment devenir règle. Le mythe du Golem et du monstre de Frankenstein, ne sont que des illusions.

              Salut


            • pirate pirate 20 avril 16:48

              @pallas
              1) je ne lis pas de manga, de bd, du tout, rien à voir avec l’âge, je suis cinéphile tendance cinéphage, pas geek.

              2)je ne comprends rien à ce que vous racontez à propos du Golem de Frankenstein et désolé pour votre ignorance mais Pinocchio existe, ça s’appel une chimère en biotechnologie et ça intéresse énormément la science japonaise et l’industrie de l’agro-alimentaire, et deux IA qui causent dans une langue inventé par leur soin, et incompréhensible par leur programmeur c’est récent et ça existe.


            • pallas 20 avril 17:34

              ELAA

              Il me ferait joie d’avoir le plaisir de tester les épées qui sont le Kusanagi et le Durandal, qui sont existantes, j’espère en état de combat, il serait malheureux qu’ils soient rouiller.

              J’en serai fortement malheureux, ces deux épées, je veux les expérimentés, j’en serai satisfait, et surtout en état.

              Monsieur pirate,

              C’est cela la réalité, une histoire d’art martial, mais il manque le bouclier ?, protégeant le « Kusanagi ».

              Salut


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 avril 17:59

                Critique très intéressante qui éclaire bien l’impression de ratage que laisse ce film.
                 
                Juste un point pose problème : le terme ghost ne vient pas de la notion de membre fantôme. Rien qu’en (re)visionnant Ghost in the Shell 1, je ne cessais de penser à la géniale Eve Future de Villiers de l’Ile-Adam, livre écrit au XIXe, durant les beaux jours du spiritisme et qui évoque l’utilisation d’un « esprit » (un fantôme en somme) pour animer un robot réplique parfaite d’une femme au caractère insupportable.
                 
                Et je pense avoir eu confirmation que cette intuition est la bonne en visionnant Ghost in the Shell 2 car le film démarre avec, justement une citation tirée de l’Eve Future :
                 
                « Si nos dieux et nos espoirs ne sont rien d’autre que des phénomènes scientifiques, alors notre amour est également scientifique. »
                 
                Il resterait à vérifier que ce n’est pas une simple coïncidence, mais ça m’étonnerait beaucoup.


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 avril 18:09

                  La citation exacte serait celle-ci (selon wikipedia) :
                   
                  "« Puisque nos dieux et nos espoirs ne sont plus que scientifiques, pourquoi nos amours ne le deviendraient-ils pas également ? » — L’Ève future p. 276.


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 avril 18:17

                  Finalement, si j’en crois la fiche wikipedia du manga lui-même, ce serait Arthur Koestler et son fameux « Ghost in the machine » qui aurait inspiré l’auteur. Je ne vois pas trop le rapport car on est ici plus dans une problématique comportementaliste qui consistait à douter de l’existence de l’esprit afin de ne s’intéresser qu’au comportement.


                • pallas 20 avril 18:28

                  Vous n’êtes rien.

                  Juste une chose.

                  Je ne considère que des Hommes ou Femmes ayant fait d’arme, et le bla bla ne représente rien.

                  Je suis dans le concret, et rien d’autre.

                  Vous maitrisez l’art du combat ou du bla bla ,.

                  En ce monde seul la loi plus fort compte, le faible disparait.

                  Bienvenu dans la réalité.

                  Je n’aurai aucunes pitié pour les tricheurs et menteurs.

                  Salut


                • pallas 20 avril 18:50

                  @Luc-Laurent Salvador

                  Ce dialogue, vous dépasser les bornes.

                  J’en suis sincèrement désolé, mais taisez vous, franchement. royalement.

                  Vous êtes dans l’objet de conversation, et vous faites mettre un grain de sable contre vous, détruisant votre défense, non pas que ça ne me plait, mais bon

                  A vous de voir, je ne suis pas Vous.

                  Cela ne vous concernent pas

                  Salut


                • pallas 20 avril 21:31
                  pirate

                  Dire qu’il n’y a que moi qui fait de cet article existant, alors qu’il serait déjà mis dans le tréfonds du net et oublié.

                  Votre objet et conversation est déjà oublié, moi non, mais il semble que j’ai interlocuteur autre, féminin, je l’espère.

                  Une bouteille dans la mer que je mise.

                  Salut

                  PS : un rêve, illusion,, une gueule de bois.

                  .


                  • kalachnikov kalachnikov 20 avril 23:20

                    Ang Lee est plutôt un réalisateur qui touche à tous les styles, non ? Et multi oscarisé avec ’Tigres et dragons’, justement, et ’l’odyssée de Pi’.


                    • pirate pirate 21 avril 16:25

                      @kalachnikov
                      Tigre et Dragon est un film de commande et les oscars sont une arnaque


                    • pyjahman pyjahman 21 avril 16:10

                      Merci pour cet article Pirate !
                      J’avais l’impression d’avoir été le seul à se sentir violé intellectuellement par ce film.
                      Merci aux gens qui défendent les versions originales.


                      • pirate pirate 21 avril 16:26

                        @pyjahman
                        de rien, bah cest moins une question de version que cette bouse est juste ridicule et qui plus est trahi totalement l’original


                      • yvesduc 21 avril 19:07

                        Je suis meilleur public que vous et votre article m’a donné envie d’aller voir le film. smiley Un gros nanar de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Vous dormez bien après avoir vu sur agoravox.tv tout le mal et la violence dont sont capables les possédants ? Il faut savoir s’aérer…


                        • pirate pirate 21 avril 19:13

                          @yvesduc
                          c’est votre fric mais si vous voulez des nanard essayez de ne pas donner votre fric à des possédants comme vous dites. Parce que là c’est comme si vous me disiez je suis végétarien, mais chasser c’est cool. Ou être noir et voter Le Pen...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès