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Hadopi, ou comment mettre en évidence l’avidité des artistes qui la soutiennent...

Ça y est ! La loi Hadopi 2 est passée ! Le but de cette loi est de limiter et de contrôler les téléchargements sur internet. Le fait qu’elle soit largement réclamée par de nombreux artistes, de tout genre : rappeur, rocker , réalisateur, violoniste, comédiens m’a emmené à la réflexion suivante : la finalité de la création artistique pour l’artiste d’aujourd’hui est-elle le beau artistique, donc l’œuvre à proprement parler, ou sa commercialisation ? Il est évident qu’il ne s’agit pas là de prétendre que les artistes doivent vivre modestement mais plutôt de réfléchir à leur éthique et leurs motivations.

L’art, notion très difficile à définir, plusieurs fois modifié et exprimé sous différentes formes (on parle aujourd’hui de 10ème voir 11ème art), a depuis le 18éme siècle intégré l’idée de beau artistique. C’est par rapport à cette idée de beau artistique que j’ai construit mon raisonnement. Partons donc de l’idée que l’art consiste à arranger différents éléments qui en constituent la classification (du primaire au xieme) pour atteindre les sens, l’émotion et/ou l’intellect d’un amateur. Cette définition très brève peut être comprise et admise par chacun des lecteurs. On intégrera, par laxisme ou par bonté, l’idée que l’on qualifiera d’artistes (actuels) ceux dont les créations ne touchent en vous ni vos sens ni vos émotions ni votre intellect (le rap, les réalisateurs de film d’épouvante, les dessinateurs de mangas etc….), parce qu’ils peuvent s’adresser et satisfaire quelqu’un d’autre, en bref on va être sympa avec tout le monde (pour l’instant…).

Si le rapport entre l’amateur d’art, celui qui l’apprécie mais ne le crée pas, et l’œuvre elle-même a depuis toujours pu comporter un rapport à l’argent, ou en tout cas, à l’acquisition d’une œuvre, on peut considérer comme déplacé, indécent comme dirait l’autre, le rapport vénal entre les créateurs d’art contemporains, ceux que nous qualifions plus communément d’artistes, dont certains ont également acquis maintenant le statut de « people », et leur œuvre. Car il subsistera le doute concernant le mobile de la création artistique, à savoir : l’appréciation de son œuvre ou la récompense de l’appréciation de son œuvre et donc d’une éthique.

Il est clair que cette question ne date pas d’aujourd’hui, de nombreux très grands artistes ont vécu dans l’opulence et dans l’excès, sans que cela ne perturbe la qualité de l’œuvre. Il ne s’agit pas d’avancer qu’un artiste riche ne peut pas ou plus avoir une création de qualité. En revanche, on ne peut que trouver scandaleux, un artiste qui aurait un rapport de dépendance financière trop important vis-à-vis de son œuvre, alors qu’il vit dans l’opulence. Et c’est ce type de comportement qui est visé dans cet article. Aujourd’hui, avec le développement de la société de consommation, et les réactions de divers artistes à l’égard du téléchargement, on peut se demander si ils ne recherchent pas en priorité à optimiser les gains que pourraient générer leurs créations avant même de ce soucier du plaisir qu’elles peuvent procurer par l’observation ou l’écoute….

En effet, on a pu observer que ce qui importe le plus pour les artistes, musicaux essentiellement, c’est que les gens achètent leurs disques plutôt que de les télécharger et qu’ils se sentent volés lorsque des personnes ne payent pas pour admirer leurs créations. Finalement, si cet artiste ne perçoit pas systématiquement, et par n’importe quel moyens (vente de disque, droit d’auteur, redevance) un revenu, l’amateur n’a pas le droit d’apprécier son art, car il l’a eu gratuitement. En fait ils n’offrent pas leur œuvre et il la vende, et j’irai, par pure brutalité, jusqu’à dire qu’il la prostitue… Le terme est lourd, mais si on considère le plaisir sexuel comme un plaisir qui peut à la fois s’offrir (par amour ou par désir) et s’échanger, alors la personne qui pratique un échange entre le plaisir qu’elle peut donner et la rançon de l’échange est soit une prostituée soit une fille de peu de vertu (une salope quoi !), soit un goujat. Et bien je situe le rapport à l’œuvre artistique, au même niveau qu’un rapport sexuel, tant il peut être intense et engendrer un attachement qui peut durer toute une vie, il n’y a qu’à observer les « fans » pour mesurer l’influence que peut avoir une création artistique sur un être humain. Ceux dont je parle ont fait le choix, ils ont pour mobile la rançon de l’appréciation de leur œuvre et non l’appréciation elle-même. Ils sont en quelque sorte proxénète.

Alors c’est sûr que depuis plus de 30 ans maintenant, que nous considérons la musique comme un bien de consommation, qu’il existe un classement des meilleures ventes de disque et d’albums, on peut concevoir qu’il est très difficile d’imaginer des humains ne pas céder à la tentation. Il est dommage que certaines formes d’art, heureusement pas toutes, aient transformé l’œuvre en marchandises. Je ne pense pas que ceux que l’on considère comme les plus grands, de Victor Hugo, à Mozart en passant par Monnet, Pascal, Rodin ou La Fontaine aient envisagé ce rapport vis-à-vis de leur œuvre. Le capitalisme moderne, le libéralisme, a transformé le comportement de ces artistes et c’est dommageable.

Fort heureusement, il y a encore de nombreux résistants, des personnes qui soutiendront que le plus important pour eux, ce n’est pas le nombre de vente, la baisse ou l’augmentation de leur revenu, mais la plus large diffusion, et par conséquent la plus large appréciation de leur œuvre. Même Francis Lalane est contre Hadopi, je l’ai vu l’autre jour chez Taddeï, improbable, incroyable !! Mais en revanche on voit que le désir d’opulence touche plusieurs formes d’art qui semblaient jusqu’alors immunisées par ce mal. Jeff Koons, artiste contemporain a exposé, l’année dernière, ses œuvres modernes au Château de Versailles, ce qui a eu un impact énorme, par la surprise et la provocation, par conséquent ses œuvres ont vu leur valeur grimper en flèche. Stratégie de communication, marketing, tout y est… Autre exemple : Damien Hirst, autre artiste contemporain, a choqué en 2008 en ne passant pas par le circuit traditionnel, depuis le 19ème siècle, d’échange entre l’amateur et le créateur : les galeries d’art. Il a directement vendu ses œuvres aux enchères… Et son Crane, serti de 8601 diamants (sic !) c’est vendu 100 millions de dollars (presque le prix de Cristiano Ronaldo). L’œuvre était quasiment vendue avant d’être exposée en salle des ventes, et elle a été débattue par un groupe d’investisseurs lui appartenant, afin de faire monter sa cote, et de véritables acquéreurs. Drôle de concept artistique ! Je veux bien admettre que l’art contemporain se veut subversif et provocateur, mais là c’est ce foutre de notre gueule !!! Mais bon, on s’égare…

Les dérives artistiques auxquelles nous assistons, me font réellement douter de la présence d’une éthique artistique non commerciale, aujourd’hui. Il faut dire, loi du marché oblige, que la quantité de marchandises est de plus en plus importante puisque les moyens de communications le sont également, et donc la demande…Espérons que l’on atteindra prochainement un stade de surproduction pour pouvoir procéder à un épurement. Il ne restera alors peut être que des artistes vertueux, avec un éthique, et une production artistique sincère….

Vous l’avez compris la loi Hadopi m’énerve car elle brise mes illusions, nées de mes cours de philosophie de terminale, elle met en évidence l’avidité de nombreux artistes que je n’aurais jamais soupçonnés, et me fait sérieusement réfléchir sur la qualité de l’art moderne, car finalement, ce n’est peut pas l’avidité des artistes qui m’énerve le plus, c’est l’influence de la société de consommation et la soumission aux règles de marché de l’art moderne.


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42 réactions à cet article    


  • RilaX RilaX 25 septembre 2009 11:56

    Très bien dit.

    J’ajouterai cet argument que j’avais lu je ne sais plus ou : L’inspiration qu’a l’artiste pour créer ne tombe pas du ciel. Il s’inspire de son quotidien, de ce qu’il vit, de ce qu’il voit, de ce qu’il sent et de ce qu’il ressent au sein de la société. Il doit donc son inspiration (tout ou partie) a la société dans laquelle il vit.

    Attention, ça ne veut pas dire que l’artiste doit vivre d’amour et d’eau fraîche, il apporte une part essentielle a l’œuvre, pour preuve, je serais personnellement incapable de « produire » de l’art. Mais un juste retour serait qu’il ne soit pas indispensable pour tous de devoir payer pour profiter de l’œuvre.


    • RilaX RilaX 25 septembre 2009 15:14

      Un très bon article de ReadWriteWeb sur ce sujet qui alimente bien le débat : http://fr.readwriteweb.com/2009/09/25/analyse/remix-culture-droit-dauteur/


    • roquetbellesoreilles roquetbellesoreilles 25 septembre 2009 12:00

      L’avantage de cette loi liberticide, sera au moins d’avoir permis de mieux connaître les motivations de nos cher « artistes » du show business ,ce qui leur donne envie de se lever le matin, et d’en tirer les conclusions...

      En ce qui me concerne c’est le Boycott, autant par l’achat que par l’écoute, de toute cette catégorie « d’artistes », et l’orientation vers des artistes qui sont encore motivés par leur art avant de l’être par le $ :

      Voila quelques bonnes adresses ou l’on peut trouver une quantité impressionnante de Musique Libre :

      http://www.dogmazic.net/index.php?op=edito
      http://rezal404.org/wikini/wakka.php?wiki=Mp3Legal
      http://www.jamendo.com/fr/albums


      • saint_sebastien saint_sebastien 25 septembre 2009 13:31

        sauf que leur art a un cout , l’enregistrement en studio a un coupt, l’équipement de home studio a un cout, les instruments ont un cout ... et c’est eux qui paient aujourd’hui , alors qu’avant c’était vous pour qu’ils puissent rentabiliser leur art.


        ils sont donc comme vous dites , des passionnés , donc des consommateurs , plus des professionnels dans leur métier.

        Tout ces artistes sont donc des résignés qui ne développeront jamais leur art , à moins d’être conseillé financier à coté comme l’auteur du thread lol ...

      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 septembre 2009 08:03

        heureusement que les millions d’artistes qui developpent leur art à travers le monde n’ont pas attendu qu ’un hypothetique impressario leur présente un producteur qui louera pour une montagne de dollars un studio dernier cri à Carnaby STreet !

        Quel paradoxe, de parler de cout de developpement pour l’art !


      • ropi 26 septembre 2009 11:48

        à ELEUSIS :
        "heureusement que les millions d’artistes qui developpent leur art à travers le monde n’ont pas attendu qu ’un hypothetique impressario leur présente un producteur qui louera pour une montagne de dollars un studio dernier cri à Carnaby STreet !« 

        Ne confondez pas les »gros« du show biz et les gens normaux ! Nous sommes des dizaines de milliers en france à n’attendre rien de personne, même pas qu’on nous achète nos disques...
        Il n’y a pas besoin d’une »montagne de dollars« pour enregistrer, seulement quelques milliers d’euros... Mais voilà, vous croyez que c’est facile à trouver, quelques milliers d’euros, vous ? Que neni, c’est la galère ! Voilà la réalité quotidienne des milliers de »petits" artistes en france (et surement ailleurs)... Et pourtant, croyez-moi, dans le lot, il y a de très (très) nombreux artistes de très grand talent...


      • TSS 25 septembre 2009 13:19


        regardez le pourcentage que touchent les « majors » et celui des artistes sur la vente d’un CD et

        vous verrez à qui profite réellement la loi ... !!


        • saint_sebastien saint_sebastien 25 septembre 2009 13:26

          la finalité de votre boulot est elle la satisfaction de votre patron ou votre chèque à la fin du mois ? question stupide , votre travaillez pour toucher un chèque ? et bien un artiste , c’est pareil , si vous jouissez des ses oeuvres sans en avoir payé la licence pour , vous volez le travail de cet artiste.


          Sinon comment justifier vous le piratage de films , logiciels ou jeux vidéos , le but d’un éditeur de logiciel est il le beau informatique ? le but d’un studio de prod est il le beau cinématographique ? et le personnel sur le plateau ils le paient avec du beau ? et la prod qui investie dans l’album d’un artiste , elle récupère ses billes avec du beau ? bref vous n’avez rien dans la tête et c’est assez facile de le démontrer.

          être musicien , plasticien ,ou n’importe quel art est un métier. Mais ça vous vous en foutez ... ici bas c’est chacun pour sa gueule et je raconte n’importe quoi pour défendre mes intérets , comme Sarko ...

          Et vous n’avez absolument pas compris le problème ... quand vous utilisez un circuit de distribution illégal , d’une manière ou d’une autre , quelque gagne de l’argent ( google , le site de trackers , les FAI etc ... ) , mais pas l’artiste à l’origine de l’oeuvre . Vous jouissez de son oeuvre sans payer les droits , pouvez vous rendre gratuitement au boulot aussi , cela fera plaisir à votre patron

          Bref vous avez un discours de mec intelligent , mais en vérité vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez , et vos propos sont totalement stupide. Bien sur que la finalité de l’artiste c’est de gagner sa vie décemment pour continuer de bosser dans son domaine , et ce n’est pas parce que une 100aine de gros artistes sont millionnaires qu’ils le sont tous...

          Alors , la solution ce n’est pas hadopi , mais la taxe. Taxer les FAI encore plus , qu’ils soient libre de répercuter ou non , taxer Google qui profite des liens vers les fichiers illégaux , faire fermer les trackers , etc ... Hadopi ne fait pas rentrer d’argent. La Taxe oui. Et d’un autre coté continuee à éduquer les gens sur le faite que voler les artistes parce que soit disant leur musique ne vaut rien ( un comble ) ne va pas rendre la musique meilleurs , au contraire.

          Et je ne donne pas cher de ceux qui font le jeux de pirates ( radiohead , NIN a déja jeté l’éponge lol ) dans quelques années.

          • RilaX RilaX 25 septembre 2009 13:59

            Je ne suis pas bien d’accord avec vos propos.
            Assimiler le travail d’un artiste au travail d’un quidam, c’est du grand n’importe quoi.
            L’artiste n’est pas payé par un patron. Il ne travail pas 35h. Il ne se rend pas au bureau tous les jours.
            L’artiste travail pour ainsi dire tout le temps, ou jamais, ca dépend de quel coté on se place. L’artiste est rémunéré sur l’oeuvre qu’il a créé pendant plusieurs années, et même apres sa mort. Je ne dis pas que c’est bien, je ne dis pas non plus que c’est mal. Je dis que c’est comme ca.
            Donc la comparaison ne tiens pas.

            Vous tentez d’assimiler l’artiste a un ouvrier. L’ouvrier n’a aucun droit sur ce qu’il produit, l’artiste oui. L’ouvrier qui produit de la merde, il est viré. L’artiste qui produit de la merde, il continue a en produire.

            Alors, oui, c’est un métier artiste, mais ce n’est pas un métier comme les autres. Parce que leurs « produits » ne sont pas comme les autres ; parceque leurs « produits » ne PEUT pas se vendre comme les autres.

            Comme vous le dites, la solution, c’est la taxe. Mais pas la taxe sans contre partie, comme vous le sous entendez par « fermer les tracker ». Si taxe il y a, légalisation des échanges de pair a pair il doit y avoir. Bref prendre en compte les usages (massif qui plus est).


          • saint_sebastien saint_sebastien 25 septembre 2009 15:48

            sauf que moi je ne réduis pas le débat Hadopi à la musique.


            Hadopi touche le cinéma , et le monde du jeux vidéo , le piratage touche le monde de l’édition , le logiciel ect ...

            Le débat sur le piratage n’est pas juste un débat artistes contre téléchargeurs , mais bien qui paie pour la création d’un contenu ...

            et ne vous méprenez pas , quand un artiste ne vend pas il est viré de son label , doit se tourner vers l’autoprod ou il vendra encore moins qu’avec un label ...

            D’ailleurs mieux vaut il vendre peu et toucher beaucoup sur chaque vente , ou vendre beaucoup et toucher peu sur chaque vente ? tel est le modèle d’un artiste chez le major. le major est une banque pour l’art , quand vous faites un pret chez une banque , la banque gagnera à tout les coups plus que vous dans l’affaire , il est donc normal qu’un major gagne plus qu’un artiste sur la vente d’un disque , mais la n’est pas le débat , revenons à Hadopi.

            Oui , pour moi , de la même façon que l’ouvrier doit gagner son pain l’artiste doit aussi gagner son pain , le problème est de savoir qui paie , et pas est ce que l’artiste doit gagner de l’argent ou non. Moi je pense que c’est ceux qui profitent du contenu généré par l’artiste ( FAI , google et compagnie , les sites de torrents via la pub) qui doivent payer une partie des revenus de l’artiste.
            l’autre partie doit être payé par le consommateur , car il jouit de l’oeuvre de l’artiste.

            je cite

            « Je suis pas contre payer un petit quelque chose mais certainement pas 1 Euro le malheureux fichier de 3 Mo ... a la rigueur entre 20 et 100 fois moins et ne venez pas me dire que cela coûterait trop cher de mettre en place une structure payante qui existe gratuitement depuis 15 ans. »

            et c’est la que vous faites un contresens total , vous ne comprenez pas ce que vous achetez.
            quand vous achetez un logiciel , un mp3 , un film en avi , ce n’est pas un poids au KO que vous payez mais une license qui vous donne le droit d’écouter , d’utiliser le contenu à des fins publics ou privé , vous n’achetez pas une place sur un disque dur , ça n’a pas de sens , mais ça résume bien l’esprit d’aujourd’hui. Les gens ne comprennent même pas ce qu’ils achètent ou non.

            je cite

             « Moi , aprés mon boulot chiant, je lis de la philosophie, je vais sur agoravox, je fais de la photographie, de la flute, du dessin .... et d’ailleurs, conformément à votre logique, trés souvent les artistes aprés une journée de boulot vont se relaxer sur un poste de travail à la chaine en usine.... sans même payer ! »

            mais libre à vous , de faire ce que vous voulez. Demain , je viens chez vous je prends vos dessins , vos photos , je l’utilise à des fins commerciales sans votre avis et sans vous donner un seul centime sur ce que j’ ai gagner , car à près tout , vous ne faites pas ça pour l’argent donc vous n’avez pas besoin de profiter des millions que je peux me faire avec vos création...

            de plus vous vous dites photographe et dessinateur , montrez moi vos photos et vos dessins qu’on rigole ,tout le monde peut acheter un crayon et gribouiller sur une feuille ,acheter un appareil et prendre des photos de famille , pourtant ça ne fait pas de vous un photographe professionnel ou un dessinateur professionel. Car l’art en lui même est juste 20% du boulot , les 80% qui restent , vous n’avez pas le temps de le faire car vous avez déja un boulot , CQFD.
            Vous n’etes donc pas un pro mais un amateur. et vous vous vengez certainement des artistes qui ont réussi par frustration en piratant leurs oeuvres.

            Donc au final je ne suis pas pour Hadopi , mais je ne suis pas pour non plus pour les gens qui pensent que les artistes qui produisent n’ont qu’a aller se faire foutre car ce ne sont qu’une bande de nantis et qu’ils n’ont qu’a aller faire un taf de merde comme tout le monde , surtout venant de la bouche de quelqu’un qui dit travailler dans la finance , ya pas moins crédible...

            Bref ... si tu veux pas payer , t’écoute pas et puis c’est tout , comme dit l’autre. Bref si pour vous les artistes , les cinéastes ,les concepteurs de logiciels ou de jeux vidéos sont des gens qui n’ont pas besoin d’être payés car on trouve leur produit gratuitement sur le net , reconnaissez juste que vous piratez pour pirater et n’essayer de construire un raisonnement fumeux pour justifier vos actes , assumez juste le fait que vous n’avez rien à faire des conséquences de ces actes , vous voulez juste jouir gratuitement de la production d’autrui.



          • RilaX RilaX 25 septembre 2009 16:27

            Vos arguments ont du sens et du bon sens, et c’est bien.
            Par contre, et la c’est pas bien, vous déformez nos propos.
            Si nous relisons les 2 commentaires en réponses au votre, il est très clairement écrit que nous sommes pour une rémunération des auteurs. Alors je vous en supplie, vous qui arrivez a argumenter, ne déformez pas nos arguments pour servir les vôtres !

            Je suis donc d’accord avec vous sur la première partie de votre dernier commentaire, a peu prêt jusqu’au moment ou vous expliquez ce que l’on achète lorsqu’on paye pour un mp3 : une licence.
            C’est vrai, on achète une licence d’utilisation pour les mp3. Mais très honnêtement, on paye trop cher une licence trop restrictive a l’heure actuelle. Et en disant clairement que c’est une licence qu’on achète, on ne peut plus nous faire le coup du vol de la baguette de pain pour un téléchargement illégal. Donc le terme de « vol » est a proscrire, autrement on ne parle pas de licence.

            Ensuite, vous partez dans un délire ou vous allez voler (au sens propre du terme pour le coup) les œuvres de Actias pour les revendre. Pas pour votre usage personnel, pour un usage commercial. On est loin des pratiques des millions d’internautes la. Et ce n’est plus de l’HADOPI, mais du DADVSI, dans sa partie légitime en plus.

            Bref, nous sommes d’accord sur le fait que les artistes (de tous genre) doivent êtres rémunéré. Mais pour moi, peu de gens piratent pour pirater, et ceux qui le font, ne le font pas longtemps (ça coûte cher au final de télécharger des teras octets de musique pour ne rien en faire). Et ceux qui piratent aujourd’hui sont les ex clients désabusés, et les jeunes qui ont grandit avec le P2P en voyant la réactions des majors se replier sur elles mêmes (avec les DRM pour_pas_être_pirater_mais_qui_emmerdent_que_les_clients_qui_payent, et les refus de diffuser ce avec quoi ils n’espèrent même plus gagner d’argent comme les artistes non réédités, ou encore une fois les beatles). Donc les majors doivent réagir et changer drastiquement de méthode. Elles ont accumulé une rancœur qu’elles vont avoir du mal a faire disparaître maintenant.

            L’industrie du porno l’a compris, gregory dorcel a dit qu’il regardait ce que faisait l’industrie de la musique pour savoir faire ce qu’il ne fallait pas faire. Et l’industrie du disque a été prévenu maintes fois qu’elle ne prenait pas la bonne direction.


          • saint_sebastien saint_sebastien 25 septembre 2009 16:59
            je cite

            « L’industrie du porno l’a compris, gregory dorcel a dit qu’il regardait ce que faisait l’industrie de la musique pour savoir faire ce qu’il ne fallait pas faire. Et l’industrie du disque a été prévenu maintes fois qu’elle ne prenait pas la bonne direction. »

            sauf que les Dorcel ne sont pas du tout anti Hadopi , ils disent juste que ça ne résout pas le problème le la rémunération , pas que cette loi n’est pas bien , blabla bla , lisez attentivement leurs propos ...

            maintenant , prendre pour appui les propos d’un maquereau dans son argumentation , c’est commettre une grossière erreur argumentative ...

            je cite

            « Ensuite, vous partez dans un délire ou vous allez voler (au sens propre du terme pour le coup) les œuvres de Actias pour les revendre. Pas pour votre usage personnel, pour un usage commercial. On est loin des pratiques des millions d’internautes la. Et ce n’est plus de l’HADOPI, mais du DADVSI, dans sa partie légitime en plus. »

            Les problèmes sont liés. Quand vous téléchargez une oeuvre via lien google ou via un tracker ou autre , quelqu’un se fait de l’argent. Et pas l’artiste. De plus vous profitez financièrement du téléchargement puisque vous ne payez pas l’oeuvre. Certains considèrent que parce qu’ils ont payé un abonnement internet , ils peuvent télécharger à tout va , et les FAI jouent la dessus aussi , mais cela ne disculpe en rien le téléchargeur qui doit assumer la responsabilité de ces actes chaque fois qu’il récupère illégalement du contenu.

            je cite :

            « on ne peut plus nous faire le coup du vol de la baguette de pain pour un téléchargement illégal. Donc le terme de « vol » est a proscrire, autrement on ne parle pas de licence. »

            Juridiquement parlant , le piratage , n’est pas du vol mais de la contrefaçon. Donc je ne vois pas ou est le problème , la loi ne parle pas de vol. Seul ceux qui en débattent le font.

            Bref arretons le bla bla , c’est toujours les même arguments bidons des gens qui veulent justifier le téléchargement illégal qu’on retrouve, et ça ne fait pas avancer le débat. 

            Dans l’affaire , le problème est de savoir qui gagne de l’argent. les site de trackers sont en général des sociétés , google est une société , les FAI sont des sociétés et ils gagnent du pognon avec le boulot des autres , sans payer ceux qui font le travail. 

            Les FAI s’en mettent bien plus les poches que les majors , pourtant on voit rarement les internautes dégueuler sur leur fournisseurs comme quoi ils se font du pognon ...

            bref toujours la même hypocrisie , quand à l’auteur qui se dit financier et nous sort son bla bla à 2 balles sur ce que doit être l’art , on est plus dans l’hypocrisie mais le cynisme , caractéristique centrale de notre époque.

          • King Al Batar Albatar 25 septembre 2009 18:06

            A san Sebastian, 


            Si je ne parle pas dans mon article de cinema ou de jeux video, c’est parce que j’ai conscience de la production artistique de cette catégorie d’art a un cout beaucoup plus important et qu’il est indispensable qu’il soit rémunéré pour pouvoir se financer.

            Quand à vos attaques concernant ma profession, si vous aviez grandi dans le ghetto dans le grandi, vous sauriez que quelque boulot que je fasse c’est bien. Croyez moi estimez vous heureux que je travaille dans une banque, car j’aurai peut etre pu vous braquer, vous agressez et tout vous prendre....

          • saint_sebastien saint_sebastien 25 septembre 2009 18:29

            Parce qu’aucune production musicale n’a de coût important ?


            Vous faites le méchant des cités qui s’est rangé , ne venez donc pas sortir votre morale à 2 francs sur la valeur de l’art ... je pourrai vous faire un discours sur la valeur et l’utilité des banques privés de la même manière.

            Par ailleurs j’ai aussi grandi dans une cité bien chaude , et pour autant je ne tient pas ce discours stupide ... mais la racaille doit toujours se trouver des excuses pour justifier son comportement criminel , hein ...


            Vous défendez le fait de pouvoir jouir d’une oeuvre sans la payer , sous prétexte que l’art devrait être gratuit , moi j’aimerai plutôt que le prêt soit gratuit et que les banques cessent l’usure. Mais si ce jour arrive vous serrez le premier à venir défendre votre business ingrat sous prétexte du beau ... de la finance ?

          • King Al Batar Albatar 25 septembre 2009 18:43

            San Sebastian,


            Sachez que ce type de débat est inutile avec moi, car je ne suiis pas un défenseur du systeme financier actuel, même si j’y bosse. J’y bosse pour me nourrir et payer des etudes de journalisme qui coutent cher. Je considére montravail comme nuisible est je le vis de l’interieur. Malheuresement, je n’ai pas d’autre choix actuellement pour vivre, esperons que mes projet aboutirons et soyez assuré que dès que ce sera le cas, je publierai des article condamnant les agissement de mon actuel employeur.... En attendant je subi.

            Voila pour mettre les chose au clair. Je ne sais pas ou vous avez grandi, mais si votre cité est chaude, vous savez certainement qu’en sortir avec un BTS et pas de casier, quelque soit le boulot que vous faites vous étes un exemple. Alors avant de juger quelqu’un pour ce qu’il fait, je préférerai que vous considériez ce que j’écris, et si vous avez assez d’expérience pour me jugez sans me connaitre, je suis sur que si vous me connaissiez vous raviserai votre jugement.

            Et effectivement pour revenir à l’article, je pense que la production musicale, n’a pas un cout monstrueux, car le plus cher c’est la distribution, et aujourd’hui un jeune artiste peut être distribuer via internet sans passer par la case major.... 

            Et je ne parle même pas du cout des oeuvres des pseudo artistes contemporains, plutôt roi du marketing...



          • cariboo cariboo 25 septembre 2009 20:36

            je crois que vous avez parfaitement défini ce qui sépare (ou différencie) l’artiste et le travailleur.
            Quelle offense de comparer une oeuvre d’art (musique, plastique, écriture) à un travail d’usine.
            « les temps modernes » de charlie chaplin sont une oeuvre artistique, le film, pas le guignol qui serre des boulons sur une chaîne.

            Tous les essais de justification de Hadopi sont dérisoires tant les comparaisons sont foireuses !

            Alors, continuez à encenser le psychotique et à vous prosterner devant les puissances de fric, mais n’essayez pas de nous prouver que vous avez raison.


          • pingveno 20 novembre 2009 12:35

            @RilaX :

            "L’artiste travail pour ainsi dire tout le temps, ou jamais, ca dépend de quel coté on se place. L’artiste est rémunéré sur l’oeuvre qu’il a créé pendant plusieurs années, et même apres sa mort.« 

            Ce n’est, hélas, qu’en partie vrai. Un chanteur gagne bien plus d’argent en donnant un seul concert qu’en vendant plusieurs milliers d’albums. Après c’est vrai que la rémunération au nombre d’albums s’étale plus sur la durée, mais au fond, l’artiste gagne de l’argent quand il travaille (le concert est un travail) ce qui est la normalité.
            Au fond, la solution ne serait-elle pas de consacrer la gratuité et la légalité des téléchargements, contre un rattrapage au niveau du prix des concerts ?

             »Vous tentez d’assimiler l’artiste a un ouvrier. L’ouvrier n’a aucun droit sur ce qu’il produit, l’artiste oui. L’ouvrier qui produit de la merde, il est viré. L’artiste qui produit de la merde, il continue a en produire."

            Là encore, les contrats que la plupart des artistes signent avec les majors leur donnent à peu près autant de droits sur leur oeuvre que les ouvriers sur ce qu’ils produisent. Voire pire : si un ouvrier est viré, il peut trouver un travail chez un concurrent, alors que pour quitter sa maison de disque, ou même vendre à une autre maison de disques un morceau dont la première n’a pas voulu, lisez les contrats et vous verrez que c’est impossible.


          • jcm jcm 25 septembre 2009 13:26

            La définition de l’art par le « beau » ne tient plus depuis longtemps.

            Il existe une définition fiscale de l’art (en France au moins) qui, appliquée à la sculpture permettra de considérer un « objet » comme une œuvre d’art si cet objet ne peut avoir aucune destination d’usage (aucune utilité fonctionnelle) et s’il est une « pièce unique » qui pourra être un bronze tiré à 7 exemplaires numérotés et 2 « épreuves d’artiste » numérotées comme telles.

            Une très superbe fourchette, d’une originalité renversante, tirée à 25 exemplaires ou à 25 000 ne sera malgré sa beauté pas une œuvre d’art, en vertu de cette réglementation.

            Qu’est donc une « œuvre d’art » ?

            Quelque-chose d’inutile à quoi que ce soit d’autre qu’une forme de contemplation, ce qui serait le cas d’un siège sur lequel nul ne pourrait s’asseoir.

            Autrement dit ce pourrait aussi être le fourre-tout de tout ce qui n’est ni fonctionnel ni utile d’un point de vue matériel.

            Cependant nul ne peut nier l’utilité de l’art en général (dans la mesure où cette dénomination englobe ce que chacun admet reconnaître comme « de l’art », ce qui peut être restrictif par rapport à ce que d’autres accepteront).

            Pour ma part j’ai tiré un immense bien être de l’écoute, perdu en pleine nature, des concerts de musique baroque diffusés par France Musique quelques soirs de Juillet : musique utile à mon bien-être, et très fonctionnelle pour le générer.

            Moyennant l’équipement approprié j’aurais pu enregistrer cette musique (sans risquer de me faire hadopiser), privant éventuellement ses interprètes de ma contribution financière.

            Je pourrais aussi tenter de la télécharger gratuitement, ce que je ne ferai pas, estimant que les interprètes ont droit à une juste rémunération pour des œuvres que je pourrai écouter à l’infini, seul ou avec quiconque désireux de m’accompagner dans l’écoute.

            J’aurai payé cette musque le même prix que je sois seul ou non lors de chaque audition et quel que soit le nombre de ces auditions.

            Il en ressort que le plaisir tiré de ces œuvres aura été plus ou moins largement multiplié pour un prix forfaitaire, qui ne reflètera donc pas la quantité de plaisir produit.

            S’il devait donc exister une tarification proportionnelle à « la quantité de plaisir produit » il faudrait mettre en place un processus de paiement en fonction du nombre d’écoutes...

            Inutile de dire que nous ne parviendrons probablement jamais à une rémunération des artistes proportionnelle à l’utilisation réellement faite de leurs œuvres.

            De ce « fourre-tout » qu’est l’art tout ne passera pas la barrière du temps avec le même succès : c’est seulement dans quelques siècles que nous saurons quels ont été les « grands » (et peut-être les seuls « véritables » artistes d’aujourd’hui : trop tard pour les rémunérer à la hauteur du service rendu à l’humanité).

            Parmi ces « grands » de demain figureront peut-être des artistes d’aujourd’hui largement inconnus du grand public : n’a-t-on pas souvent affirmé qu’un artiste aurait d’autant plus de chances d’être « reconnu » qu’il serait plus... mort ?

            Il y en eut ainsi « mangeant toute leur vie de la vache enragée » dont les œuvres atteignent post mortem des sommets fort élevés.

            Il est possible que le Mozart d’aujourd’hui, ou le Brancusi (le correcteur orthographique me propose le « Branchies », le « Branchues », le « Branchiales » ou le « Brancard »... eh bien non !), ou le Van Gogh « crève la dalle » et ce n’est pas Hadopi qui le nourrira.

            Il y a donc probablement quelque-chose à imaginer, qui n’existe pas, pour que tous les artistes puissent travailler dans de bonnes conditions, en espérant que chacun d’entre eux pourra devenir « grand » un jour ou l’autre !


            • ropi 26 septembre 2009 11:54

              "Moyennant l’équipement approprié j’aurais pu enregistrer cette musique (sans risquer de me faire hadopiser), privant éventuellement ses interprètes de ma contribution financière.« 

              Mais non, vous payez une redevance pour cela, et les artistes touchent de la SPEDIDAM sur les diffusions radio ; ce qui est normal.

               »Il y a donc probablement quelque-chose à imaginer, qui n’existe pas, pour que tous les artistes puissent travailler dans de bonnes conditions"

              ça je suis bien d’accord.


            • kaspersky 25 septembre 2009 14:21

              Une mise au point, que ce soit clair et net pour tout le monde : je ne suis pas Crésus et ne suis pas responsable de « l’effervescence désintéressée artistique actuelle ».

              Mes derniers frais :

              - « coco » de Gad Elmaleh au cinéma : 9 euros 10 cents -> je voulais me détendre, je suis sorti de la séance avec des envies de suicide
              - « Tour 66 » de Johnny Halliday (un cadeau) : 21 euros 50 cents
              - « sweet sixteen » de Ken Loach : 19 euros 95 (certes 1h30 de plaisir, mais que 1h30)

              La TV ? Il faut « étudier » le programme télé et franchement, même avec les abonnements, c’est long et pas top. Je prends un exemple : une série que j’aime bien diffusée après 22 heures à la TV, j’ai le droit à 2 épisodes de la saison 4 (pas dans l’ordre), un épisode de la saison 3 et un épisode de la saison 1... (pour l’instant, je ne lis toujours pas les livres une page sur deux pour revenir ensuite sur page deux sur un).

              Donc, le soir, après une journée bien stressante, j’ai envie de me faire un petit film avec mes maigres moyens, j’ai le choix de jouer à la « roulette belge » en dépensant mon peu d’argent en DVD ou en misant sur TV poubelle, VOD ou de me mettre un CD détente qui me plait que j’achète sans savoir s’il va me plaire (ayez confiance et ne favorisez surtout pas la découverte).

              Conclusion : certes, cela coûte cher de réaliser un album ou un film mais... je ne suis qu’un CONsommateur et pas une pompe à fric ayant fait des études introspectives pour ne pas me faire couilloner (merci Gad, je suis vacciné à vie).

              Conclusion HADOPI : ce sont les petits téléchargeurs et ceux qui n’y connaissent rien en informatique qui vont se faire piéger. Les autres, pas de problèmes, contourner le filtrage est très facile (je mettrais bien un lien, mais je pense qu’il va être censuré).

              Voilà, donc avec mon SMIC, je vis dans une société où tout est payant et si je ne peux me payer une disctraction à un prix abhérant, je n’ai qu’à m’en passer et à faire des soirées à boire de l’eau et à jouer aux dés.

              Lorsqu’un film me plaît, je l’achète cependant, un album aussi juste parce que j’ai l’impression d’avoir entre les mains quelque chose qui n’est pas une arnaque marketing. Le reste, je télécharge, et j’ai aucune mauvaise conscience si Schwarzy s’achète un F-16 ou une porsche à cause de moi.

              Google est votre ami.


              • curieux curieux 25 septembre 2009 15:12

                Tiens, vous pensez donc tous que HADOPU a été fait pour lutter contre le téléchargement ? Bizarre


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 septembre 2009 08:12

                  bonne remarque.

                  Hadopi est juste à mettre en parrallele du precedent qu elle a crée (une autorité administrative independante dotée de pouvoirs judiciaires) et du contexte dans lequel elle evolue (toujours plus d ’etatisme, fusion RG-DST dans la DCRI, haine envers le net libre ouvertement exprimée par toute la classe politico mediatique, de Val a Hortefeu)

                  reveillez vous les gens


                • norbert gabriel norbert gabriel 25 septembre 2009 15:19

                  Titre plus que racoleur, Hadopi est une mauvaise réponse à un vrai problème, et ce sera une de ces lois inapplicables qui montrent l’approximation avec laquelle sont traités certains sujets à l’Assemblée.
                  Ce ne sont pas « les gros artistes » qui seront le plus atteints par la mort des majors, ce sont les artistes « en développement » qui n’auront plus les moyens et les aides (techniques ou conseils) de faire des premiers ou deuxièmes albums un peu ambitieux. Là il y a un vrai souci pour la création.


                  • RilaX RilaX 25 septembre 2009 15:52

                    Les majors doivent se réinventer. Et c’est justement ce qu’elles refusent de faire. Aujourd’hui, elles se comportent comme des parasites, engrangeant des bénéfices indus et refusant de diffuser plus largement certains artistes (les non réédités, ou le bon vieil exemple des beatles toujours pas dispo en téléchargement légal, mais bien présent en illégal).

                    Une voie qu’elle pourraient explorer, a moindre coût, et pour un retour sur investissement relativement sûr, serait de repérer des artistes sur la toile qui ont un succès relatif, et les lancer. Un seul agent peut ainsi écouter près de 160 morceaux par jour (3min par morceaux pendant 8 heures). De quoi en découvrir des talents à produire. Pour peu qu’il se concentre sur ceux qui ont déjà une petite communauté de fans, le risque est plus qu’amoindrit.
                    Et parallèlement, baisser drastiquement les prix pour vendre plus.

                    Jamais je ne payerai 1€ pour 1 mp3. Je ne suis pas le seul. Ils doivent revoir leurs business model.


                  • King Al Batar Albatar 25 septembre 2009 18:18

                    Bonjour Mr,


                    Je ne suis pas d’accord, du tout avec vous ?

                    Si vous observer les réactions face à Hadopi, on voit que c’est essentiellement les artistes des grosses majors qui se plaignent, et je ne sais pas si vous connaissez des jeunes artistes musiciens, mais, en ce qui me concerne j’en connais, qui ne sont contre, beaucoup plus que des qui sont pour.
                    Vous savez pourquoi ? Parce qu’internet constitue a luiseul un tremplin idéal pour un jeune groupe, qui peut établir directement un lien entre lui et son public.

                    Les seuls qui sont réelement menacés par Hadopi, ce sont les Majors....

                    Si vous les aimez c’est bien, pas moi...

                  • ramonjimenez ramonjimenez 26 septembre 2009 17:21

                    @ Albatar

                    j’en connais aussi des artistes qui font encore ça pour le fun.

                    et ils savent très bien que HADOPI ne leur servira à rien

                    alors ils s’autoproduisent et voilà


                  • goc goc 25 septembre 2009 15:59

                    @ l’auteur

                    pourtant ce n’est pas bien compliqué a comprendre

                    avant on avait la culture pour tous, puis on inventa l’exception culturelle qui etait deja une façon deguisée de faire payer la culture, et maintenant on en arrive a la marchandisation de la culture, a savoir tout se vend et tout s’achete, le seul but c’est de gagner du fric sous couvert de culture

                    quand on dit « le téléchargement tue la créativité », je demande « a qui je doit donner de l’argent à chaque fois que j’écoute un cd des beatles ? à eux ?? ou aux descendants de michael jackson ?? parce que ce dernier a acheté la creation des beatles.

                    hier j’ai vu une émission culinaire sur la cuisine macrobiotique, celle des produits bizarres a base d’azote liquide. Le cuistot expliquait qu’il avait un resto mais aussi il donnait des cours aux amateurs qui voulaient faire ca chez eux. Voila une culture intelligente qui ne tue pas la création mais au contraire qui la développe en initiant des gens a cette cuisine. Les marchands de »culture« n’ont toujours pas compris qu’en ce qui concerne le téléchargement, ce sont leurs meilleurs clients qui le font et non les »auditeurs occasionnels"


                    • norbert gabriel norbert gabriel 25 septembre 2009 15:59

                      depuis plusieurs décennies les majors ont abandonné pour la plupart toute ambition artistique pour confier « leurs intérêts » à des pros de la grande distribution, il est clair qu’« il ne faut attendre de ces gens une ré invention du modèle création musicale. D’ailleurs les grands directeurs artistiques qui ont vraiment aidé des artistes l’ont tous fait »contre" les majors, enfin presque toujours. Et faire payer 1€ pour un titre ne télechargement est une arnaque scandaleuse. Là on est d’accord.


                      • fredleborgne fredleborgne 25 septembre 2009 18:39

                        Vive HADOPI

                        C’est une loi impopulaire qui coûtera cher

                        - à ses concepteurs
                        - aux majors
                        - aux artistes vénaux

                        et qui l’auront bien cherché.

                        Le Libre s’affichera EN GRAND avec téléchargement illimité gratuit dans un premier temps histoire de bien achever l’ancien système.


                        • chlegoff 25 septembre 2009 18:59

                          Vous écrivez : Le but de cette loi est de limiter et de contrôler les téléchargements sur internet.

                          Vous partez d’un postulat officiel. Rien ne démontre que le but affiché de cette Loi soit sincère. Il est également possible que l’un des buts de cette Loi soit de favoriser la « culture officielle » , faisant partie d’un arsenal d’endoctrinement, mais elle peut également participer à une stratégie globale de prise de contrôle d’Internet..


                          • Yannick Harrel Yannick Harrel 25 septembre 2009 20:42

                            Bonjour,

                            Juste un exemple, très simple, et vous comprendrez tout de suite où je veux en venir : d’abord cette vidéo où Enrico Macias fustige le laxisme de ce projet de loi (à quand la peine de mort pour tout téléchargement illégal, c’est ça Enrico ?) : http://www.dailymotion.com/video/x98ov8_enrico-macias-la-loi-hadopi-nest-pa_news

                            Maintenant cette information où l’on apprend qu’Enrico vient de se voir délester de 20 millions d’euros suite à des placements mal avisés : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/10/01016-20090910ARTFIG00570-enrico-macias-perd-20-millions-d-euros-dans-la-crise-.php

                            Chacun en tirera les conclusions qu’il veut, pour moi elles sont hélas très simples...

                            Il faudra un jour que cette génération Internet prenne enfin les commandes du pays, et foute dans la poubelle de l’Histoire tous ces sclérosés de l’esprit que l’on subit depuis de trop nombreuses années...

                            Cordialement


                            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 septembre 2009 08:15

                              La generation Internet existe, mais les jeunes et les autres n’en veulent pas, jusqu a présent . Nous avons notre parti pirate, en France. Il s’appelle Alternative Liberale . http://www.partipirate.org/blog/com.php?id=123


                            • ropi 26 septembre 2009 12:24

                              En lisant les réactions à cet article, je vois que l’alibi pour pouvoir ne pas payer ce que font les artistes est : « les majors et les stars du show-biz sont des pourris ».
                              Certes, c’est souvent exacts pour les « stars », et presque toujours pour les majors.

                              Cependant, il y a des dizaines de milliers de « petits » artistes qui ne relèvent pas de cette catégorie (j’en fais partie), et qui râment à longeur de temps...
                              Alors là, comment on fait ?

                              Autant le préciser tout de suite, je suis totalement contre HADOPI.
                              Je pense qu’il est honteux de condamner des gens qui téléchargeraient sur internet, alors que c’est un « service » que des sites ou des fournisseurs d’accès leur offrent.
                              C’est toujours le même problème : on met en place, sciemment, un système, et après, on tape sur les doigts des gens en leur disant : « attention, hein ! Ne l’utilisez pas, ce système qu’on à mis en place ! C’est pas bien ! »

                              Et néanmoins, reconnaissons qu’on ne peut pas rester comme ça...
                              Il faut bien qu’on vive, quand même... Non ?
                              Comment je fais, moi (nous), pour enregistrer ma musique si je n’ai pas le moyens de le faire.
                              Si on reste dans un monde où l’argent est le support d’échange qui permet de s’acheter à manger, il faut que quelqu’un paye quelque chose à un moment donné ; non ?

                              Mon dernier disque m’a coûté 15.000 €. Pourquoi ? Parce que le matériel d’enregistrement à un coût ; parce que le technicien est payé, ce qui est normal...
                              Parce que j’ai payé les musiciens de mon groupe, ce qui est normal...
                              Parce que l’imprimeur se fait payer, ce qui est normal...
                              Parce que le pressage du disque à un coût, ce qui est normal...

                              Sachant que je vends environs 1000 disques en moyenne, combien puis-je-le vendre d’après vous ?
                              Puis-je me permettre de le donner purement et simplement aux auditeurs ?
                              Si oui (ce qui, sur le fond, ne me pose pas de problème), comment produirais-je le suivant ?

                              Reste l’option de ne pas presser la musique sur un support CD (diffusion sur le net) ?
                              Alors, pour le cas dont je parle, j’y enlève environs 3000 €.
                              Reste 12.000 €.
                              Il va me falloir les trouver ; si , en plus, je la diffuse totalement gratuitement, on en revient au même problème : comment je fais pour les prochains enregistrements ?

                              Et encore là, je ne parle que du re-financement d’un enregistrement ; je ne parle même pas d’en retirer un petit bénéfice qui me permettrait de mettre du beurre dans mes propres épinards...

                              Il y a donc un vrai problème que - hadopi ou pas hadopi - on ne réglera qu’en trouvant une solution pour payer le travail des artistes....
                              Parce qu’encore une fois, il n’y a pas de raison... Non ?... Si ?...

                              Quelle solution, je ne sais pas !! J’avoue être actuellement totalement dépassé, et être suffisamment « assommé » par ce qui se passe pour être en mesure de proposer une solution...


                              • Mougeon Mougeon 27 septembre 2009 07:32

                                Des personnes bien intentionnées prennent en ce moment, des engagements pour tenter de trouver des solutions équitables au problème de rémunération des artistes, de tous les artistes, et je pense que cette initiative va dans le bon sens contrairement aux liberticides lois HADOPI, DADVSI, LOPPSI, etc....

                                Quelques explications et quelques podcasts, sur cette initiative :

                                SARD : première initiative marquante de l’ère post Hadopi ?

                                SARD - Société d’Acceptation et de Répartition des Dons


                              • Mougeon Mougeon 27 septembre 2009 09:05

                                @ropi : Concernant ton problème, je crains qu’il ne soit malheureusement insoluble.
                                En effet si tes frais fixes sont de 15000 Euros pour faire un disque, sachant que tu vends en moyenne 1000 disques, il n’y a pas de solution viable pour résoudre ton problème.

                                L’HADOPI n’a rien prévu pour toi, bien au contraire, car la somme d’argent considérable qui servira à faire « tourner » l’HADOPI sera prélevé sur le contribuable, qui aura encore moins les moyen d’acheter ton disque.

                                D’autre part, vu le nombre de personnes qui se revendiquent artistes, plusieurs centaines de milliers, je ne vois pas comment ils pourraient tous en vivre, surtout avec des frais comme ceux que tu nous indique.

                                L’art est soumis, comme la baguette de pain ( chère aux « artistes » ) à la loi de l’offre et de la demande...

                                Imaginons que dans un village de 500 habitants, 10 boulangers ouvrent une boulangerie, il est évident qu’ils nea pourront pas eux non plus, vivre de leur art ...c’est mathématique !


                              • Ropi 27 septembre 2009 12:06

                                A Mougeon :

                                Bonjour à vous,
                                je me permets de vous citer :

                                Concernant ton problème, je crains qu’il ne soit malheureusement insoluble.
                                En effet si tes frais fixes sont de 15000 Euros pour faire un disque, sachant que tu vends en moyenne 1000 disques, il n’y a pas de solution viable pour résoudre ton problème.

                                Je crains hélas que ce ne soit MON problème, mais celui de tous...
                                Les coût dont je parle n’ont rien d’exceptionnel ; bien sûr il y a moin, mais il y a plus aussi ; ça dépend du nombre de gens qui travaillent sur un projet, et aussi de la façon dont on procède... On peut aussi avoir un bon esprit de groupe et décider de bosser gratos en espérant se raptrapper sur les ventes, mais un bon esprit de groupe, c’est de plus en plus rare...
                                Si je vends mille disques, c’est aussi un problème de distribution, de promotion, etc...
                                Et le net n’arrange pas forcément les choses : il est aussi facile de retrouver son CD perdu au fond d’un bac que ses morceaux perdus au fin fond de la toile...
                                Après, il m’est arrivé aussi de trouver mes disque en libre écoute intégrale sur le net (je ne parlerai pas des sites qui se le sont permis - sans mon autorisation bien sur - , ça leur ferait de la réclame !), mais ça ne m’a en tout cas pas fait vendre un seul CD en plus !
                                La chute est même vertigineuse ces derniers mois !

                                L’HADOPI n’a rien prévu pour toi...

                                Tu prêches un convaincu !

                                D’autre part, vu le nombre de personnes qui se revendiquent artistes, plusieurs centaines de milliers, je ne vois pas comment ils pourraient tous en vivre, surtout avec des frais comme ceux que tu nous indique.

                                Tu penses aux plus de 100.000 intermittents ? L’intermittence à été créer pour alléger la masse salariale de l’audiovisuel public. C’est à dire que, depuis, les chaines télé, par exemple, ne payent plus qu’en partie les salaires mensuels de leurs technos, le reste étant sensé être couvert par l’assurance chomage...

                                Tous ces gens sont des gens dont on a besoin, et je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas vivre de leur travail, même si ce système pervers me semble totalement idiot à long terme

                                Maintenant si personne ne veut plus payer pour tout ce qui touche à ces métiers du spectacle, je ne vois pas en effet comment on va pouvoir continuer à en vivre...

                                J’ai lu ça et là : « il n’ont qu’a se faire payer sur leurs concerts » !! HA HA ! C’est totalement méconnaitre le monde du spectacle que de dire ça.

                                Si les musiciens pouvaient vivre uniquement de leurs concerts, ça se saurait, et ils le feraient avec un plaisir non dissimulé !! Surtout que maintenant, les concerts gratuits se multiplies, et que là non plus, personne ne veut plus payer quoique ce soit.

                                Imaginons que dans un village de 500 habitants, 10 boulangers ouvrent une boulangerie, il est évident qu’ils nea pourront pas eux non plus, vivre de leur art ...c’est mathématique !

                                Comparons ce qui est comparable : un peu plus de 100.000 « artistes » pour 64 millions d’habitants, cela me semble être une proportion viable.

                                Maintenant, mettons seulement 1 boulanger dans un village de 500 habitants, avec seulement 100 ou 150 qui acceptent de payer leur pain, et je ne suis certain, en effet, que ce sera viable pour lui.

                                Maintenant, si on veut tout faire gratos, moi je partant à 100% ! Sérieusement !

                                Mais alors que TOUT soit gratuit et se passe sous forme d’échange ; et pas seulement la musique !


                              • Ropi 27 septembre 2009 12:09

                                PS : désolé pour les fautes ; j’ai honte, mais je n’ai pas le temps de relire ! !


                                • Mougeon Mougeon 27 septembre 2009 15:34

                                  @Ropi je te cite :"Comparons ce qui est comparable : un peu plus de 100.000 « artistes » pour 64 millions d’habitants, cela me semble être une proportion viable."

                                  Effectivement ce pourrait être viable, si :
                                  - l’argent était réparti équitablement,
                                  - les intermédiaires parasites, ne raflaient la majeur partie des recettes,
                                  - une minorité d’artistes ne raflaient pas la majeur partie du reste de cet argent.

                                  D’autre part, s’il y a 100 000 artistes rien que pour la France, c’est certainement beaucoup trop, car il ne faut pas oublier le reste du monde, ce qui fait quelques millions d’artistes potentiels à découvrir et à faire vivre...
                                  Ce qui ressemble à une mission impossible, et qui fait que la masse de la population ne s’intéresse qu’à la minorité qui passe sur les médias soit quelque dizaine d’artistes, qui ne sont d’ailleurs souvent pas et de loin, les plus talentueux...

                                  Seul Internet est en mesure d’aider les autres.

                                  Sinon que pense-tu de la SARD ?


                                  • Ropi 27 septembre 2009 17:01

                                    MOUGEON :

                                    Je pense que nous sommes à peu près d’accord...

                                    Attention, quand on parle de 100.000, il faut penser à tout le monde : un spectacle, ce n’est pas que la face visible sur scène (les musiciens, les acteurs...)... Il n’y a pas 100.000 musiciens ; c’est tout un ensemble...
                                    Il y a ceux qui oeuvrent dans l’ombre : les éclairagistes (ce qui est un comble !!), sonorisateurs, et j’en passe des dizaines, évidemment.... Les métiers du spectacle sont très nombreux...
                                    100.000, ce n’est pas tant que ça, je trouve ; très franchement.
                                    Et en tout les cas, ces gens là aussi, il faut bien les payer...

                                    Tout à fait d’accord avec toi sur les intermédiaires et autres parasites, bien sûr ! !
                                    Et sur la répartition de l’argent aussi ! ! !
                                    (Il y aurait aussi à dire sur la part de la « culture » dans le budget global du pays ! !)

                                    Cependant, les gens ne s’intéresse pas QUE à la minorité, quand même ; il y a du public potentiel pour tout le monde, sans problème...
                                    Les concerts... gratuits sont bourrés de monde en général... ! ! ! (même pour les gens non-médiatisés, je veux dire)
                                    Mais dès qu’il faut payer, là c’est une autre affaire.
                                    Je pense sincèrement que la gratuité de « l’art » - en tout cas de l’expression artistique - est en train de s’imposer chez la majorité des gens, et qu’ils envisagent comme normal de ne rien payer du tout pour la musique ou toute autre forme d’art (la musique principalement quand même je trouve)... C’est un gros problème quand même, et pas que financier...
                                    C’est aussi un manque de considération pour ce type de métiers, qui entre en rampant dans l’inconscient collectif ; et je trouve cela très grave !

                                    Je ne sais pas si seul internet est à même d’aider les artiste ; si tu veux bien faire ta promo, sur internet comme ailleurs - il faut y passer énormément de temps...
                                    Sachant qu’il faut aussi énormément de temps pour créer des spectacles - en tout cas si on a envie de bien faire, c’est très difficile à gérer tout ça.......

                                    Pour la SARD, je n’ai pas encore pris le temps d’aller voir tes liens, mais je vais le faire.

                                    J’en ai entendu parler rapidement sur france inter l’autre jour... Ils avaient l’air de rigoler doucement... Ce qui me laisse à penser qu’il y a peut-être du bon ! ! !

                                    Je te ferai part de mes impressions quand j’aurai pris connaissance de tout ça...


                                    • Mougeon Mougeon 27 septembre 2009 18:44

                                      Concernant la SARD, si ils avaient l’air de rigoler doucement sur France Inter, cela me fait penser à la citation de Gandhi, et je me dis que c’est en bonne voie... :

                                      « D’abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent, et enfin vous gagnez. » ( Gandhi )

                                      Au sujet de la SARD, les personnes qui sont à l’origine de cette initiative, sont tous très crédibles et passionnés par ce projet.
                                      Je crois beaucoup à ce projet, tout en sachant que les médias, les majors, les artistes privilégiés, nos dirigeants actuels, vont tous associer leur forces pour faire capoter ce projet, qui a pour but de favoriser la création artistique, en laissant de côté les parasites devenus inutiles.

                                      Voici le podcast de la conférence de presse de la SARD

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