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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Henri Potier et le mystère du rayonnement disparu

Henri Potier et le mystère du rayonnement disparu

Quel subtile instrumentation scientifique est donc nécessaire pour détecter, à l’étranger, le mythique rayonnement culturel de la France ?

Ceux d’entre vous qui étaient en caisson cryogénique au fond d’une mine de sel ces deux dernières semaines sont peut-être ignorants du fait que le dernier tome de la série Harry Potter est sorti le 21 juillet dans toutes les bonnes librairies, ainsi que les librairies passables, les pas terribles, les franchement mal tenues, mais aussi les buralistes, supermarchés, stations services, épiceries, drogueries, merceries... S’il est trop tôt pour avancer des chiffres, il semble qu’il faille s’attendre à des ventes de l’ordre de 200 000 exemplaires en France (le tome 5 s’était écoulé à 150 000 exemplaires).

C’est donc un gros succès de librairie, l’équivalent d’un "petit" Goncourt. Mais ce qui est surprenant, c’est que nous ne parlons là que de la version originale du titre, la version anglaise ! Aussi curieux que ça puisse sembler au premier abord, il se trouve en France un vaste public populaire pour lire un pavé de 900 pages écrit dans un anglais qui, sans être du Shakespeare, n’en est pas moins littéraire. L’ampleur du phénomène est stupéfiante. Il est impossible de prendre les transports en commun sans rencontrer quelqu’un qui se potasse des muggles, il n’y a pas un open-space de la Défense qui n’arbore son Deathly Hallows sur un bureau. Le phénomène du reste ne se circonscrit pas à la France, on s’attend à des ventes de l’ordre de 400 000 unités en Allemagne. Et il ne faut pas oublier que la cible principale du sorcier à lunettes, ce sont les enfants. Combien de parents ont-ils eu la surprise de voir leur cancre rejeton les tirer par la manche pour qu’ils lui achètent un livre en anglais ? Combien de bambins ont-ils donc passé des nuits blanches, Potter sur un genou, Harraps sur l’autre, pour finir l’ouvrage avant les autres ? La plupart des gens s’émerveillent devant ce spectacle, héberlués que des enfants fassent l’effort de lire, et qu’en plus, ils pratiquent les langues, et ce sans qu’on doive les y forcer à coups de trique. Quelques autres poussent les hauts cris devant cette manoeuvre grossière du lobby anglo-saxon visant à pourrir les cervelles tendres de nos petits en prélude à l’invasion rosbive de la sous-culture Mac Donald’s.

Mais si l’on retient cette hypothèse, comment expliquer le phénomène Tokio Hotel ? Ceux d’entre vous qui subissent des adolescentes à la maison ont probablement déjà entendu parler de ce groupe de jeunes rockers chevelus qui traînent partout en Europe des sillages de midinettes hystériques. Ce type de phénomène n’est d’ailleurs pas récent, on se souvient des Beatles, des Stones et de bien d’autres. Or, il se trouve que ce groupe est allemand, et chante dans sa langue. Il en résulte que depuis un an, les classes d’allemand des lycées et collèges sont prises d’assaut par des légions de gamines avides d’ouir sans traduction aucune les divines paroles. On ne peut guère imputer aux manigances de la CIA le fait que les jeunes se mettent à parler l’allemand. Il est tout de même assez paradoxal de constater que si l’Education nationale, Arte et toute l’intelligentsia culturelle européenne ont échoué à enrayer le déclin de la langue germanique dans nos écoles, un groupe sans prétention d’alolescents débraillés y est parvenu en deux ans, par inadvertance et sans effort apparent.

J’ai moi-même connu, voici quelques années, le phénomène manga à son apogée. S’il est commun aujourd’hui de trouver des bandes dessinées nippones dans toutes les gares, à l’époque, il n’y avait que quelques librairies parisiennes très spécialisées qui importaient quelques opuscules directement du pays du Soleil Levant, ou bien les rares traductions américaines. Autant dire que les amateurs étaient condamnés à apprendre le japonais. Et pour se taper des kana et des kanji à tire-larigot, il faut vraiment avoir l’amour de la bande dessinée ! Ils sont aujourd’hui plus nombreux qu’on ne croit, ceux qui ont gardé de leurs jeunes années quelques notions de japonais, quelques ouvertures sur la culture nippone. Là encore, on a beau écarquiller les yeux, on cherche en vain le complot de la NSA et du British Council pour ruiner le crédit de la langue française et le rayonnement culturel de notre pays.

Mais à quoi sont-elles dues, ces frénésies juvéniles sporadiques autant que violentes ? Et pourquoi ne sont-elles pas réciproques ? Pourquoi personne n’apprend-il le français pour lire Houellebecq ou Beigbeder ? Si les jeunes filles apprennent l’allemand pour Tokio Hotel, comment expliquer que les Allemandes n’apprennent pas le français pour pouvoir se délecter des bredouillements séniles de sarkozystes cacochymes tels que Polnareff ou Johnny ? Pourquoi n’exportons-nous pas au Japon les oeuvres psychanalytico-artistiques furieusement déstructurées de nos pédants vainqueurs du Festival d’Angoulême ? Pourquoi diable la jeunesse de France va-t-elle chercher ailleurs ce que la jeunesse étrangère ne vient pas chercher chez nous ? C’est un mystère.

Il semble néanmoins au regard de ces exemples qu’une langue ne se diffuse pas parce qu’elle est facile, pratique, utile ou belle. Elle se diffuse lorsqu’elle est illustrée, de telle sorte que des gens ont envie de la parler. Bien sûr, la France a une riche culture. Mais ça intéresse qui ? Hormis quelques équivalents bobos de Greenwich Village, le cinéma français n’est guère hors de l’Hexagone. La République des lettres est trop occupée à ses billevesées germanopratines pour s’être aperçue que son influence était inexistante dès qu’on s’éloigne du périphérique. En somme, le fameux rayonnement culturel de la France est difficilement perceptible ailleurs qu’en France. Car ce qui compte en ces matières, ce n’est pas la richesse de la culture préconisée par le ministère et les Inrockuptibles, c’est la richesse la culture populaire, celle qui se manifeste spontanément, et qui par chez nous, n’est guère encouragée ni par l’Etat ni par les mentalités ni par les "milieux autorisés à parler". La triste vérité est que si Harry Potter avait été français, il prendrait sans doute encore la poussière dans les placards à balais des éditeurs parisiens.


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22 réactions à cet article    


  • Tanphi Tanphi 7 août 2007 19:21

    Constat ô combien lucide.
    La production culturelle française est nulle, tout simplement parce qu’elle suit l’air du temps. Ce n’est plus que produits de grande consommation, qui, en plus, recherchent systématiquement la flagornerie vis-à-vis du pouvoir.


    • liliprune liliprune 7 août 2007 20:14

      Bonjour, je suis parfaitement d’accord avec votre vision ...à titre personnel je me surprends souvent à passer bien plus de temps sur des sites anglais ou allemands, sur les programmes du cable de chaines nationales anglaises car je trouve les médias français bien déprimants....d’ailleurs la plupart des films et séries tv qui sont diffusés sur nos chaines ne proviennent pas de France alors autant tout regarder en VO smiley Je pense que « l’exception culturelle française » est une expression plus adaptée que « rayonnement ». La France reste très attachée à son « identité » (?) tandis que les pays anglo-saxons sont plus tournés vers l’extérieur. Peut être aussi qu’en France ne peut être qualifiée de « culture » que celle choisie par un certain groupe social...le reste n’étant qualifié que de « sous-culture »...vision bien franchouillarde là aussi !!


      • claude claude 7 août 2007 22:49

        bonsoir,

        belle analyse !

        on ne peut que se féliciter que nos chères têtes blondes se mettent aux langues étrangères grâce à un petit sorcier anglais et un groupe d’ado semblant sortis d’un manga...

        le succès de ceux-ci vient peut-être du fait, que cela leur parle : les paroles de tokyo hôtel rapportent les difficultés d’être ado à notre époque, et leur chanteur a la bouille de dragonball...

        jusqu’au XIX° siècle la culture était principalement occidentale, et le français bénéficiait d’une position à part puisqu’il était la langue diplomatique. puis peutà peut d’autres puissances ont émergé : les état-unis,qui s’était constitué une mythologie avec la conquête de l’ouest, et le japon qui lui, est une vieille civilisation.

        à notre époque, il y a plus de pays dont la culture rayonne au delà de leurs frontières, et c’est une bonne chose. je suis persuadée qu’il existe des groupes, des chanteurs ou des écrivains français qui continuent à faire le tour du monde et qui invitent à en savoir plus sur notre langue.

        la france rayonne sur d’autres domaines : à travers sa gastronomie, ses grands couturiers, ses parfums, ses joailliers... ainsi que ses coiffeurs et boulangers : c’est un autre savoir-faire...


        • Boileau419 Boileau419 8 août 2007 09:10

          Que Harry Potter ait un tel succès est EFFARANT. J’ai lu les trois premiers tomes de la série en anglais (dans l’avion pour passer le temps)et si j’ai été amusé par le premier livre, j’ai eu du mal à finir le deuxième et j’ai abandonné le troisième à mi-parcours.

          C’est NUL, NUL, NUL. Aucun style. Pas la mondre description de paysage ou de caractère. Aucune densité psychologique. Des redites, des fins compliquées et qui n’en finissent plus.

          Bref, un manque de talent narratif absolument inouï.

          Cela me fait penser à l’autre super-navet qui a pourtant eu un énorme succès de librairie à l’époque : « L’Alchimiste » de Paul Coelho. Là, au moins, l’histoire est intéressante, mais le style est d’une médiocrité à faire pleurer.

          A mon avis, ce n’est qu’un effet de mode, cette passion pour Harry Potter. Un élan de conformisme. Dans le fond, tout le monde sait bien que cela ne vaut rien du tout. Franchement, les livres que je lisais dans ma jeunesse étaient drôlement plus intéressants et mieux écrits (le Club des Cinq, Alice).


          • hood 8 août 2007 10:33

            « Aucune densité psychologique » J’aime beaucoup ces mots qui résument presque le problème. On nous le ressort à chaque fois qu’il est question de culture populaire. Harry Potter, et en particulier les trois premiers tomes, s’adresse avant tout à des enfants. Et pourtant, vous voudriez qu’on s’y scrute les atermoiements du nombril comme dans le premier bouquin de Proust venu ? Le problème de notre haute littérature c’est qu’elle a tout sacrifié, le plaisir, l’humour, l’émerveillement, le sens du scénario, à cette quête de la densité psychologique. Et pour quel résultat ? Des livres vains et creux comme ceux d’un Jardin, d’un Beigbdeder ou d’une Lolita Pill... Désolé mais je crains qu’Harry Potter n’ait plus d’avenir que les pseudos chefs d’œuvres de Houellebecq.


          • ehryx 8 août 2007 13:26

            De tous temps, tous les auteurs de tous les genres littéraires ont été critiqués pour leur style... Parce que personne ne sait vraiment le définir, et qu’il n’y a donc aucun critère objectif pour jauger du style d’un auteur (les ’fautes de style’ des auteurs amateurs étant le plus souvent, en réalité, des fautes de français). Du coup, pour critiquer un auteur, on peut toujours s’attaquer à son style !

            Votre vision du style n’est-elle pas strictement personnelle ? Rowling écrit avec un vocabulaire d’une grande richesse, et sait faire passer des images, des scènes, en quelques mots. Ce sont aussi des qualités d’écriture.

            Néanmoins, si vous voulez quelques raisons autres que le style au succès de Harry Potter, j’en vois un grand nombre :

            - utilisation des références universelles de l’école, où chacun, enfants ou parents, retrouve ses repères. Cela force l’identification aux personnages et à leur univers
            - héros archétypé à l’extrême : malheureux et détesté de tous, il apprend qu’il a des pouvoirs, des parents morts en héros, et devient le messie de tout un peuple... C’est déjà vu d’une manière ou d’une autre dans un bon million de livres, films, bd ou dessins animés, et c’est paradoxalement ce qui fait sa force.
            - ’persistance’ du monde : on est toujours dans l’école de harry potter, avec les mêmes personnages, bons ou méchants, et des règles de base identiques. Commun à toutes les séries me direz-vous.
            - emprunt très appuyé au genre du ’thriller’ : la plupart des romans de HP fonctionnent avec une trame de fond travaillée, des révélations préparées très en amont, et par conséquent, oui, de longues explications finales pour éclaircir la trame du roman. La base est plutôt l’action et l’aventure, l’évolution du héros tire vers le roman initiatique, mais l’intrigue et son riche développement sont clairement du thriller.


          • Dame Jessica Dame Jessica 26 mars 2008 15:16

            Eh bien ! Quelle fougue, quelle impétuosité teintée de hargne pour stigmatiser l’indigence du talent narratif d’un livre destiné à l’origine, non aux esprits éclairés de ce siècle (pour peu qu’il existent), mais à leurs rejetons ! Il m’a semblé déceler dans ce NUL outrageuseument majuscule et trois fois martelé, l’atrabilaire signature des E.A.V (Eternels Aigris de la Vie) et je m’interroge...Sont ce vos "drôlement plus intéressantes lectures de jeunesse"qui donnent à vos écrits cette coloration aussi mesquine que fielleuse ? Il est curieux de constater, une fois encore, la diversité des réactions à un même stimuli ; Ainsi, j’ai moi même, dans ma folle jeunesse, dévoré avec avidité les aventures de ce cher Dagobert ou de cette peste d’Alice sans pour autant tomber, 20 plus tard, dans le ridicule travers de claironner à tout bout de champs "qu’avant c’était mieux écrit" ou "plus intéressant"... il me semble que, soucieux avant tout de soulager votre bile, vous oubliâtes que ce qui vous sembla si intéressant il y a moults années pour diverses raisons, parait aujourd’hui mortellement chiant à une génération de chères têtes blondes, accro à la DS et que les tribulations politiquements correctes de 4 gamins formatés laissent de marbre...

            Miss Rowling, qui, dieu soit loué,ignore votre existence, a parfaitement compris que les interminables descriptions et la pseudo "densité psychologique" dont on nous abreuve n’était en aucun cas la marque de fabrique d’un bon livre jeunesse...Ce qui distingue un bon livre d’un mauvais,c’est que le public pour lequel il est écrit le plébiscite, avec ou sans votre approbation...dont l’auteur semble, lui aussi, parfaitement se passer au demeurant ...

             

             


          • chefdedieu 8 août 2007 09:40

            Je suis d’accord avec vous Boileau quant au phénome de mode se trouvant autour de Potter. De plus je m’aperçois que de plus en plus nous déclinons vers une société de consomation à tous point de vue, et ce qui est le plus navrant c’est que même la culture(sous toutes ses formes) en fait partie smiley


            • Boileau419 Boileau419 8 août 2007 11:01

              Je ne dis pas qu’il faut couper des cheveux en quatre dans des livres pour la jeunesse, mais simplement que les livres de la série Harry Potter n’ont aucune magie. Il faut voir la maladresse avec laquelle l’auteur termine ses livres, on voit bien qu’elle est à court d’idées.

              Quand je pense au merveilleux livre de Rosny Aîné, La Guerre du Feu, ou à Moumine le Troll. Quelle différence !


              • Boileau419 Boileau419 8 août 2007 11:06

                Je pense que l’une des raisons pour lesquelles on fait tant de battage autour de Harry Potter, c’est qu’il s’agit d’un héros foncièrement amoral et anti-chrétien (parce que tout entier pris par la sorcellerie).

                Il faut savoir lire entre les lignes. Je me souviens d’une phrase dans le deuxième tome qui m’a fait bondir où le directeur de l’école dit au petit Potter :

                « Maintenant tu dois choisir entre ce qui est facile et ce qui est bien. »

                Cherchez l’erreur...


              • La mouche du coche La mouche du coche 8 août 2007 11:07

                Si tu nous écrivais un livre Boiboi d’amour ? smiley


              • patrice patrice 8 août 2007 12:26

                Si dire qu’il faut choisir entre ce qui est facile et ce qui est bien est contraire au christianisme... j’aimerais savoir à quelle église vous appartenez !  smiley

                Il me semblait, jusqu’à maintenant, qu’un des rares points communs entre judaïsme, christianisme et islam était dans cette formule que vous rejetez.

                La voie de Dieu est pleine de difficultés, mais c’est la bonne route. Le chemin des enfers est celui de la facilité.


              • lymb lymb 24 août 2007 17:10

                C’est donc sa qui te gene, Boileau, que le livre te parraisse anti-chretien ? Franchement, denigrer un auteur pour des questions si futiles que la religion me semble bien pedent et ridicule, tout comme toute religion l’est dans son ensemble d’ailleurs. Rowlimg est parvenue a ecrire des livres a la fois prenants, suprenants, faciles a lire, IL est bien difficile de ne pas finir d’une traite l’un des Harry Potter, tant ils sont difficiles a lacher. Le tout est de plus tres imaginatif. Tout ce que ne sont pas, en somme, les clubs des cinq. Meme petit je n’ai jamais put en finir un seul tant je me faisait ch***.


              • Le Parcheminé Le Parcheminé 8 août 2007 11:08

                Un article fort intéressant doublé d’un humour grinçant à souhait.

                Certes notre langue n’intéresse presque personne, mais tout n’est pas si négatif.

                En effet, les programmes français qui se vendent très bien, il suffit de voir les succès de caméra café vendu dans de nombreux pays, tout comme kaamelott. Beaucoup de scénarios français se vendent bien à l’étranger. On pourra citer entre autres, « la totale » qui a donné « true lie », etc....

                Il convient ensuite de s’interroger sur la prise de risque des éditeurs, des auteurs, des producteurs, etc... fautes de moyens financiers conséquents, ils n’investissent pas à l’étranger. Rare sont les Bessons et son 5è élément, ou le Stalingrad de Annaud.

                Bref, si la langue française ne s’exporte pas, les idées, elles, se vendent bien. En outre, La culture Française ne s’exporte pas, car les investisseurs n’ont pas le cran pour prendre des risques, ni les reins assez solides.

                Un autre élément entre en ligne de compte. Beaucoup d’anciennes « colonies françaises » voient notre influence reculer, car nos entreprises, mais aussi nos gouvernants, se dégagent de ces pays, pour laisser la place des investisseurs étrangers. De ce fait, l’intérêt pour notre langue recule, et c’est l’anglais qui prend la place, avec une nette progression du Chinois.

                Le problème sera réglé avec la dominance de l’espéranto, mais je ne vous l’apprends pas, je vous sais très sensible à ce phénomène, et je crois savoir que vous suivez l’Espéranto de très près.

                A vous lire prochainement.


                • Iceman75 Iceman75 8 août 2007 11:21

                  Un bémol à cet article puisque certains de nos artistes et de nos dessinateurs rencontrent un grand succès au japon. Ils ne sont justement pas forcément des têtes d’affiche chez nous. Entre un Tokyo Hotel, habile produit marketing sans substance (je ris d’avance de voir les gamines découvrir après traduction le vide des paroles du groupe) et un produit beaucoup plus riche comme Harry potter il y a une grosse différence. Là où Tokyo Hotel sera oublié à jamais dans 2 ans, les mangas et Harry Potter laissent une marque pour longtemps. Les mangas ne sont pas que ces petites choses légères et vulgaires, équivalent de nos romans de gare. Ils sont aussi un moyen d’expression d’auteurs et le reflet de nos sociétés (parmi ceux qui sont traduits).

                  Des JK Rowling français existent ou ont existés à une échelle moindre. Les oeuvres de René Barjavel ou de Pierre Boulle ont eu un retentissement conséquent tandis que Moebius est reconnu à travers le monde comme un grand de la BD. Si Harry Potter a cette universalité c’est peut être parce que JK Rowling a emprunté a beaucoup de mythologies et d’autres histoires unanimement appréciées en évitant des références trop religieusement marquées.


                  • Forest Ent Forest Ent 8 août 2007 13:47

                    Article intéressant.

                    Je trouve léger de dire que « Harry Potter » est mauvais, même si on ne l’a pas apprécié. D’abord, ce n’est pas mal écrit, en anglais tout du moins.

                    Et puis on ne devient pas le premier vendeur de bouquin de la planète sans un minimum de talent. Les succès de S King et J Rowling ne s’expliquent pas que par la pub, ce serait trop simple. D’ailleurs, nombre de leurs lecteurs ne lisent rien d’autre, et le livre ne les attire pas.


                    • nephilim 8 août 2007 13:58

                      ne melangez pas produits de consommation et qualité^^ « tokyo hotel » ou les freres olson ou je ne sais quoi pure produit commerciale voué a disparaitre comme tous ces groupes vendus à coup pub. si votre critere d’achat est ce que vous voyez a la télé ou dans les magazines et bien bon courage et bonne conso^^


                      • orsi 8 août 2007 14:49

                        mais si il y a des artistes français qui s ’exportent, le problème c’est qu’il ne sont pas aimés des critiques français et de smédias, considérés comme populaires ou pas de haut niveau, parce qu’ils se basent sur des critères de goût dépassés. Je parle pas du triomphe d’Adamo au Japon (preuve qu’on peut chanter en français ailleurs), ou d’Amélie Poulain et du Da Vinci Code qui font plus de publicité pour Paris que toutes agences ministèrielles et municipales, mais il arrive qu’on voit à l’étranger (et même aux USA) des gens lire ou écouter des produits français, dont on pensait pas qu’ils étaient connus si loin.


                        • jacky_boy 8 août 2007 15:27

                          le club des cinq était mieux ecrit qu’harry potter ? Je demande à voir. Je ne suis pas du tout fan de Harry Potter, je me suis endormi à la moitier du 1er film et c’est le maximum que j’ai pu faire.

                          Je trouve ca très bien que pleins de jeunes lisent des livres en anglais, quand on voit le retard qu’on a sur son apprentissage par rapport à pleins d’autre pays européens. Et peu importe d’ou le phénomène provient, c’est une bonne chose.

                          J’ai toujours été profondément agacé par l’acharnement à preserver la langue francaise. Ce qui est le plus abbérrant c’est de continuer à ne proposer que des films et séries en VF sur les chaines nationales alors qu’a l’heure de la TNT, on pourrait au moins laisser le choix ! Combien de fois j’avais envi de regarder un fim ou une série sur tf1 ou france 2 mais ou j’ai du me résoudre à les telecharger parce que je ne peux pas supporter ces doublages horripilants. C’est toujours les meme voix en plus. Je vais peut etre un peu loin mais je les trouve meme raciste à tout le temps mettre les meme voix caricaturales aux noirs.


                          • Iceman75 Iceman75 9 août 2007 00:05

                            Cela sort du sujet mais en effet, je préfère 100 000 fois regarder les séries et films en VO que supporter les doublages ridicules. Heureusement le net est là pour les séries et les DVD pour les films lorsque l’on a pas la chance d’avoir une « bonne » salle de cinéma près de chez soi. Non seulement les voix sont mauvaises, mais en plus les traductions sont approximatives, surtout pour des textes bourrés de jeux de mots et allusions culturelles. Même si nos voisins ne regardent pas les productions françaises, faire l’effort ne serait pas un mal quand on connait notre déplorable niveau d’anglais. Même notre président actuel est ridicule (au moins Chirac savait parler, à défaut d’avoir l’accent) dans ce domaine.


                          • Gameplayer 8 août 2007 15:37

                            Les artistes français s’exportent bien pourtant. Si certains arrivent à s’exporter dans le pays du soleil levant en utilisant la langue de Molière comme cité plus haut (mon collocataire revenant du japon il y a 2 semaines m’a dit avoir croisé le dernier album de Tété là bas), d’autres s’exportent de façon masquée en utilisant l’Anglais. Qui n’a jamais entendu parler de la « french touch » sur les dance floors ? Qui n’a pas entendu parler dernièrement d’artistes comme « Justice » ou moins récemment, de David Guetta, Bob Sinclar ou Daft Punk ?

                            L’impression que me donne cet article est que l’on voit plus facilement l’incursion des artistes et de la culture venant des autres pays que la culture française (qui pour moi ne se résume pas aux académiciens, et loin de là) exportée dans d’autres pays. Après, peut être que la langue française s’exporte moins bien que la langue de Shakespear, mais la culture, elle, semble bien s’exporter. Peut être faut il regarder dans la bonne direction ?


                            • Dame Jessica Dame Jessica 26 mars 2008 15:27

                              Mais...vous êtes sûr de parler du bon bouquin ? J’ai hesité à vous signaler pour contenu diffamatoire, injurieux, raciste et d’une incommensurable et insondable connerie mais j’ai finalement opté pour "le lâcher prise"...malheureusement à ce stade de métastase de la bêtise, il n’y a plus que l’amputation pure et simple et...je ne suis pas équipée pour ce genre d’opérations...je vous laisse donc vomir à votre aise votre venin aussi absurde que totalement inepte...en espérant que vous ne vous étouffiez pas avec (c’est ce qui arrive bien souvent, faites attention quand même...)

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