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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Hommage à Denis de La Patellière

Hommage à Denis de La Patellière

Denis de La Patellière est décédé dimanche à l’âge de 92 ans.

On doit au réalisateur quelques-uns des plus grands succès populaires du cinéma des années 50 et 60.

Né le 8 mars 1921 à Nantes, Denys de La Patellière, fils d’un officier de carrière, prépare Saint-Cyr lorsque la guerre éclate. Après avoir servi dans l’Armée de libération, il se tourne vers le cinéma en débutant comme ouvrier développeur dans un laboratoire, puis il devient monteur aux Actualités françaises.
 
Après avoir été l’assistant réalisateur de Georges Lampin, Maurice Labro et Georges Lacombe, c’est à son tour de se lancer dans le grand bain en 1955 avec son premier long-métrage, Les aristocrates, avec Pierre Fresnay.
 
Les plus grands acteurs français de l’époque tourneront sous ses ordres :
Jeanne Moreau et Danielle Darrieux dans Le salaire du péché (1956).
 
 Jean Gabin, Pierre Brasseur et Bernard Blier dans l’excellente adaptation du roman de Maurice Druon, "Les grandes familles" (1958) . Dialogues d’Audiard.
 
 
Jean Gabin, qui fut son acteur fétiche, puisqu’il l’utilisa à 4 reprises. On pense notamment à son rôle de père de famille dans "Rue des Prairies" en 1959.
 
 
Mais son film phare est sans conteste , ‘Un taxi pour Tobrouk" en 1960. Ce film, toujours dialogué par Audiard, nous plongeait au beau milieu de la Seconde Guerre mondiale, entre Tobrouk et El-Alamein, ou quatre soldats français et leur prisonnier allemand se retrouvaient dans le désert africain.
 
 
 Au début des années 1970, il cède la place à une nouvelle génération, signant ses deux derniers longs métrages, Le Tueur (Gabin, Blier) et Prêtres interdits (Hossein). Le succès s’éloignant, il tourne pour la télévision des épisodes du Commissaire Maigret, la série "Un juge, un flic" ou encore "Le comte de Monte-Cristo" (1979) avec Jacques Weber.

 


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16 réactions à cet article    


  • legrind legrind 23 juillet 2013 09:35

    Merci, ce réalisateur ne faisant d’aucun mouvement artistique (nouvelle vague..) politique chouchoutée par la critique, les médias ont été très discret sur son oeuvre et son décès.


    • fatizo fatizo 23 juillet 2013 17:24

      Il était même critiqué par la « nouvelle vague » .

      Mais à choisir entre ce cinéma et celui de Godard ou de Rohmer, je n’hésite pas une seconde, même s’il y aura dans la nouvelle vague des cinéastes moins ch.... comme Chabrol ou Truffaut .

    • Bronstein yvan 23 juillet 2013 11:36

      Etait ce bien indispensable ?
      Quelle nécessité citoyenne exige un tel article ?
      .

      Denys de La Patellière

      Données clés Nom de naissance Denys Dubois de La Patellière Naissance 8 mars 1921
      Nantes, France Décès 21 juillet 2013 (à 92 ans)
      Dinard (Ille-et-Vilaine) Profession réalisateur

      scénariste

      Films notables Un taxi pour Tobrouk

      Du rififi à Paname

      Le Tatoué

      Prêtres interdits

      Denys de La Patellière est un réalisateur et scénariste français né le 8 mars 1921 à Nantes (Loire-Atlantique) et mort le 21 juillet 2013 à Dinard (Ille-et-Vilaine).

      S
      Biographie Formation

      Fils d’officier, Denys de La Patellière prépare le concours de l’école de Saint-Cyr. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée de la Libération. À la fin du conflit, il fait carrière dans le cinéma. Il travaille comme ouvrier dans un laboratoire cinématographique, puis comme monteur pour le journal d’actualités de la société de presse Les Actualités françaises1.

      Carrière cinématographique

      La Patellière est assistant réalisateur de Maurice Labro pour L’Héroïque Monsieur Boniface (1948), de Georges Lacombe pour Prélude à la gloire et de Georges Lampin pour Suivez cet homme2. Il réalise Les Aristocrates, son premier long métrage, en 1955. Le film met en vedette Pierre Fresnay, Brigitte Auber et Maurice Ronet. Il est suivi par Le salaire du péché (1955) avec Danielle Darrieux et Retour de manivelle (1956), un film policier avec Michèle Morgan.

      Il a réalisé les drames avec Jean Gabin en père de famille comme Les grandes familles et Rue des Prairies. Gabin a joué aussi dans les films Le Tonnerre de Dieu, Le Tatoué et Le Tueur (1972). Dans sa carrière on trouve aussi un film de guerre, Un taxi pour Tobrouk (1960) et un film à costumes, La Fabuleuse Aventure de Marco Polo (1963).

      Denys de La Patellière a réalisé son dernier film pour le cinéma en 1973, Prêtres interdits avec Robert Hossein en prêtre et la jeune Claude Jade. Ce grand drame basé sur les mémoires de guerre du réalisateur en son collaborateur au scénario, François Boyer. L’histoire d’un amour exceptionnel contre toutes les hypocrisies reste le testament personnel de La Patellière.

      Carrière télévisuelle

      Denys de La Patellière réalise plusieurs feuilletons télévisés, comme Le Comte de Monte-Cristo, une mini-série de six épisodes adaptée du roman d’Alexandre Dumas, diffusée sur TF1 en 1979, et Bonjour maître, feuilleton en douze épisodes pour Antenne 2. Il réalise également des téléfilms, tels Paparoff (1988) avec Michel Constantin. Durant les années 1990, il dirige deux épisodes de la série Maigret avec Bruno Cremer1.

      Autres activités

      Son premier roman, L’Enfant évanoui, paraît en 20021.

      Vie privée et famille

      Le nom de famille complet est Dubois de La Patellière. La famille est anoblie sous la Restauration en 1817.

      Son fils, Alexandre de La Patellière, est réalisateur et producteur.

      Distinctions

      Denys de La Patellière est officier de l’Ordre des Arts et des Lettres3.


      • fatizo fatizo 23 juillet 2013 22:44

         Le Comte de Monte-Cristo de 1979 n’a pas été diffusé sur TF1 comme le dit Wikiédia, mais sur FR3 .


      • Le Résistant 23 juillet 2013 14:00

        Pas un mot sur son décès, pas un petit reportage , pas un hommage, c’est HONTEUX !
        Ou va notre patrimoine ?
        On aura deux images de ses obsèques au 20h de dix secondes.
        N’étant pas de ma génération, je connaissais qu’un seul de ces films, le Tatoué, vu et revu, une petite bombe de la comédie francaise comme on n’en voit plus, hélas...
        Ca c’était déjà le connaitre aussi peu soit-il, et les médias auraient pu au moins lui rendre hommage..


        • fatizo fatizo 23 juillet 2013 17:29

          Le tatoué n’est pas sa meilleure oeuvre . Ce film ne vaut que par le duo Gabin -De Funès pour la seule fois ensemble à l’écran . Pour l’anecdote, la rencontre entre les deux acteurs ne s’est pas très bien passée .

          Un taxi pour Tobrouk est de loin bien meilleur . La composition des acteurs et les dialogues d’Audiard vous feront passer un excellent moment .

        • rosemar rosemar 23 juillet 2013 19:24

          Merci pour tous ces rappels et cet hommage : il est vrai que les médias en ont trop peu parlé...



          Belle soirée fatizo...

          • fatizo fatizo 23 juillet 2013 19:34

            Le bébé royal occupe l’espace, il est plus vendeur .


            Belle soirée Rosemar .

          • rosemar rosemar 23 juillet 2013 20:51

            Un certain Bronstein est venu aussi commenter mon article : un infatué de lui même qui refait ton article et qui donne des leçons aux autres !



            Encore une bonne soirée fatizo....

          • fatizo fatizo 23 juillet 2013 21:16

            Je l’ai vu . Suis allé voir sa page, il s’est inscrit aujourd’hui .

            3 commentaires dont 2 pour nous . C’est trop d’honneur . Tu te rends compte, créer un compte juste pour se venger .
            Un de tes « amis » smiley qui n’osent pas venir avec son pseudo habituel et qui en a créé un nouveau aujourd’hui .
            Quand je disais qu’ils étaient lâches, et légèrement malade aussi .
            Comme je le plains finalement, passer sa vie à faire le mal , à chercher des subterfuges dans un seul but, nuire et encore nuire . 
            Pauvre type .
            Belle soirée Rsoemar .

          • fatizo fatizo 23 juillet 2013 21:36

            Merci Alfred, je m’en suis douté un peu lorsque j’ai vu que povcon reprenait le même discours chez Rosemar .

            Pour le tatoué, la première partie est m’a fait rire aussi, je l’avoue, mais la seconde partie est moins drôle, et puis en comparaison du "Taxi .....

            Bonne soirée et merci

          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 juillet 2013 22:22

            Bosser avec Audiard ;pas facile à l’époque avec l’Yvan qu’était toujours en retard d’une copie ...Mais quelle copie ...


            • eric 24 juillet 2013 09:30

              Merveilleux film qu’un taxi pour Tobrouk. Réalisé par un « vrai »résistant, pur produit de la droite française (Saint syrien en puissance fils de Saint Cyrien famille nombreuse catho), il en illustre les valeurs. La possibilité d’un amour entre les hommes quelles que soient leurs différences. La possibilité d’une mixité sociale si on veut employer un jargon de gauche. L’absence de manichéisme. Le fils de Vichyste rejoint la résistance parce qu’il s’ennuie, le malfrat pour échapper a une condamnation a mort, le juif copine finalement avec l’aristocrate allemand, le bon franchouillard va plus loin en marchand que les intellectuels assis. Et on peut être triste le jour de la victoire, sans nécessairement renvoyer dans les cordes l’abrutis moralisateur qui parle de leur chapeau et de respect aux combattants de la première heure.
              L’amour des hommes quels qu’ils soient. Le vrai amour de l’humanité. La détestation de la guerre même si parfois, il en est qu’il faut faire. Il n’y a pas de guerre juste même si il en est de nécessaires.
              Évidemment, les critiques engages de l’époque ont cherche a casser ce truc comme tous ceux de la même veine avec le même message. En gros, tous les plus grand succès du cinéma français.
              Ils trahissaient leur nature profonde de petits bourgeois socialistes prétentieux dans la nature même de leur critique....Du cinéma « populaire », Les plus subtil parlait de « commercial » mais quand on y réfléchit bien, c’est la même chose dans leurs esprits. Si tous le monde comprend, c’est que nous ne sommes pas assez obscurs, donc pas assez supérieurs.
              Aujourd’hui, avec les commission d’avance sur recette et autres procédures de censure bureaucratique, on ne pourrait plus tourner un film comme cela. Heureusement, reste le cinéma étranger. Nos censeurs, par inculture, ignorance, mépris de l’autre, ne comprennent heureusement pas la nature profonde de films comme par exemple ceux de Kusturisa ou de Arcand.
              C’est égal, la profondeur du message est telle qu’après 50 ans de mépris, l’homme de gauche a titre individuel peut désormais admettre qu’il se sent touche.
              Collectivement évidemment, la gauche ne saurait se renier. Il est donc logique qu’il n’y ait pas d’hommage collectif institutionnel fort a Monsieur de La patelliere et que les moins bornes aient du attendre son décès pour le reconnaitre.
              Gageons qu’a la mort de Rappenneau, l’homme qui dans le film « populaire commercial » Les Maries de l’an II a montre que toute révolution est d’abord une cuterie cachant des intérêts individuels souvent irrationnels derrière des postures idéologiques souvent délirantes, quelques personnes honnêtes reconnaitront que son film vaut cent bêtises idéologiques du genre des dernières « brigades du tigre »ou autres médiocres production subventionnées de « l’exception culturelle ».


              • fatizo fatizo 24 juillet 2013 17:28

                Voici un commentaire qui vaut bien plus que des articles, y compris le mien .

                Le cinéma dit « populaire » a toujours été décrié par une certaine élite, qui n’aime qu’une chose 
                au cinéma, se faire ch... ; pour parler vulgairement .
                J’ai toujours été étonné de voir des films comme « Un taxi pour Tobrouk », ou par exemple « Le Président » de Verneuil, être présentés avec de nombreuses réserves .
                Votre analyse du film de Monsieur de La Patellière est remarquable . Vous soulignez à juste titre l’union de gens venant d’horizons forts différents et qui s’unissent dans des circonstances exceptionnelles. Et aussi cette scène finale ou Ventura est vilipendé par ce patriote à deux balles .
                D’accord aussi avec vous sur le cinéma d’aujourd’hui formaté pour la télévision, ou la prise de risque est interdite . 
                Canal a une grande part dans ce désastre .
                Tout cela dit par un homme de gauche, mais qui se moque de tous les partis .
                Comme quoi la droite et la gauche ne se retrouvent pas qu’en période de guerre .
                Quoi qu’en ce moment ....

              • eric 24 juillet 2013 18:35

                En ce moment, il me semble que paradoxalement, les conditions se reunissent progressivement pour retrouver des moments, comment dire sans choquer personne ? « Gaulliens » ?


              • fatizo fatizo 24 juillet 2013 18:46

                Je ne suis pas choqué, d’autant plus que je pense qu’avec lui un type aussi minable que Sarkozy n’aurait pu faire un tel chemin à droite .

                D’ailleurs le problème de la droite des Sarkozy et Copé, c’est qu’elle n’aime pas la France mais le fric, tout comme la gauche a abandonné le monde ouvrier ....pour le fric .

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