• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Houellebecq en Forrest Gump de la littérature

Houellebecq en Forrest Gump de la littérature

Si "au commencement était le Verbe", dans ses deux premiers titres - Extension du domaine de la lutte et Les Particules élémentaires -, qu’est-ce que nous disait Michel Houellebecq (si d’aventure cet auteur tentait de nous dire quelque chose) ?

Ce chérubin semblait vouloir nous dire, avant de s’en désoler, qu’il vaut mieux être riche et beau (et puis, jeune aussi) quand on veut tirer* de belles nanas, que pauvre et laid.

Cette affirmation qui ne souffrira aucune contestation ferait donc de Houellebecq un grand écrivain doublé d’un grand moraliste.

Car, si Houellebecq avait été riche et beau à une époque où il ne l’était pas, il aurait bien évidemment et très certainement cherché à séduire des filles pauvres et laides...

C’est donc ça ?

*Tirer des nanas : oui parce que... Houellebecq, les nanas, il voulait les tirer, c’est tout. Et elles ne s’y sont pas trompées bien sûr ! Elles qui ne supportent pas, lorsqu’elles en ont besoin, qu’on leur dise qu’elles en ont envie et vice versa. Mais ça… Houellebecq l’ignorait.

***

Alors maintenant, à quand un auteur mais... de génie celui-là, qui nous expliquera, contre toute attente, combien il est préférable d’être issu d’une catégorie sociale dite "privilégiée" plutôt que d’appartenir à une catégorie sociale dite "défavorisée" ? (défavorisée ? Qualificatif outrageusement euphémisant quand on constate l’ampleur des dégâts sur cette classe) quand on veut, non seulement séduire de belles nanas, mais, aussi et surtout, se faire une place au soleil...

A quand cet auteur de génie ? Parce que... bon... on s’impatiente là !

***

Plus tard, avec un titre comme Plateforme, et aujourd’hui avec La Possibilité d’une île, il semblerait que Houellebecq ait souhaité élargir quelque peu son champ de vision et qu’il se soit décidé à nous donner des nouvelles du monde.

Si Houellebecq connaît réellement notre monde contemporain, et si on oublie un moment une inspiration souvent absente ou poussive, force est de constater que cette connaissance de notre société moderne semble avoir pour source principale, sinon unique, le Journal de 20 heures (TF1 ou France 2, c’est au choix), les émissions de Delarue, Envoyé spécial pour s’être attardé devant son écran (somnolant ?) ; et maintenant qu’il est en Espagne : TV5 ; ce qui, tout le monde en conviendra, n’arrangera rien, bien évidemment.

_____________________

A prendre ou à laisser Houellebecq ?

Un Houellebecq qui est à l’écrit ce que Mylène Farmer est à la musique et à la danse (on me dit que tous les deux partagent le même fan club !) ?

Au diable la culpabilité ! Alors, oui ! Vraiment ! Sans craindre le ridicule et sans prendre le risque de passer à côté d’une œuvre, d’une vraie et d’un chef-d’œuvre, d’un vrai...

On peut sans regret et sans remords laisser Houellebecq ainsi que les fossoyeurs de la littéraire qui l’ont promu au rang d’auteur qu’il faut avoir lu sous peine d’être frappé d’inconséquence ou de nullité, là où ils ne seront jamais, à savoir : dans un lieu qui ressemble fort à un avenir car il y a des auteurs qui savent voir loin et acheminer l’attention de leurs lecteurs plus loin encore et, surtout, là où personne ne peut décemment souhaiter être mené : à tous les drames et à toutes les tragédies, nous tous glacés d’effroi, face au pire.

En revanche - et on l’aura compris -, Houellebecq ne nous mènera guère plus loin que dans sa salle de bains qu’il ne fréquente que rarement, pour une douche qu’il ne se résoudra jamais à prendre en gosse mal léché, difficile et laborieux quant à l’acquisition des apprentissages de la petite enfance... et sur le pot aussi, lieu de toutes les rétentions, en pré-ado attardé...

Alors que le monde d’aujourd’hui et de demain a et aura besoin de titans !

Il faut le savoir : un auteur digne de ce nom, un auteur qui se respecte, doit être sale à l’intérieur, mais... impeccablement mis à l’extérieur, un auteur au linge irréprochable ; et à ça aussi, Houellebecq ne s’y résoudra jamais !

Oui ! Propre à l’extérieur et sale à l’intérieur cet auteur porteur de toutes les ignominies dont notre espèce est capable jusqu’à ce que... une fois la morale évacuée ou expurgée, il ne reste plus que des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, pères, mères, sœurs, frères, filles, fils, bourreaux et victimes, tous terrés, tassés et entassés, au fond d’un puits qui a tous les attributs d’un gouffre - celui de l’existence humaine -, et pour toutes les rares fois où il nous est encore permis de lever les yeux vers le ciel, et la nuit, les étoiles, à la recherche d’une lumière rédemptrice pour les plus coupables d’entre nous, et consolatrice, pour les plus humbles, abandonnés de tous, face à un lecteur non seulement, témoin mais... acteur, incarnant pour l’occasion : le dernier des hommes.

Oui, je sais : ce n’est pas une mince affaire !

(sourire)

____________________

Extrait du titre inédit : Abécédaire des réputations usurpées - Lettre H comme (qui vous savez)


Moyenne des avis sur cet article :  2.58/5   (33 votes)




Réagissez à l'article

11 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 23 septembre 2008 11:11

    Ok, ce n’est pas un titan de la pensée ou de la vision humaine, et son sujet peut sembler réduit, mais il a toujours fallu des aigles et des tortues. A la fois des Victor Hugo et des Balzac. A l’école, j’ai étudier "Eugénie Grandet". Ca devait donc être un bon bouquin ? Or que nous dit-il ? Que c’est le pognon qui compte, et que les histoires d’amour finissent mal en général. On n’est pas très loin. Non, ce n’est pas parce que l’approche est étroite que le sujet est mauvais. Un coup d’oeil sur quelques personnages désemparés peut en dire long sur une époque.

    Donc la vraie question, c’est le talent. L’auteur exprime-t-il bien ce qu’il a à dire ? Prenons par exemple "l’extension". Ce livre réussit à créer chez le lecteur un vrai malaise, un sentiment de vanité, d’absence de valeurs et de sentiments humains. Est-ce un bon livre ? A mon avis non, parce que c’est bourrin. Pour autant, il ne s’en fallait sans doute pas de tant que ça. Un zeste d’humilité et ça passait.

    Mais d’autres ont traité le même sujet mieux que ça. Je conseillerais plutôt - au cinéma - la trilogie de Denys Arcand.


    • polmeuris 23 septembre 2008 11:58

      C’est quoi cette daube imbuvable.


      • polmeuris 23 septembre 2008 16:31

        @ Uleski,


        Au lieu de chercher des poux dans la tête d’Houel, tu ferais mieux de nous causer de l’antisémitisme de la Pologne pendant le XXème siècle et des poussières, mais c’est un sujet qui te plaît moins parce que ça cause de ce qui te gêne.


      • polmeuris 23 septembre 2008 16:39

        Et n’oublie pas de nous coller un tableau dégueu de ta femme pour sa promo. Y a pas de petit profit.


      • JJ il muratore JJ il muratore 23 septembre 2008 17:55

        à ULESKI. En art je me méfie de tout unanimisme. La véritable question c’est "pourquoi j’aime" ou "pourquoi je n’aime pas" Vous avez vos raisons de ne pas aimer la littérature de Houellebecq. Vous nous les livrez et celles-ci en disent plus sur vous que sur l’auteur - comme toujours-
        Quant à moi j’aime sa prose, j’apprécie la vision qu’il nous livre de notre monde occidental et j’aime le regard tendre et sensible qu’il porte sur les humbles, les exclus, les putes, les ratés, et l’on sent bien qu’il ne se regarde pas comme un "winner"...Ne vous déplaise Houellebecq est un nostalgique et un tendre.
        En outre il a un talent singulier, suffisemment éloigné des standards convenus pour ne pas risquer d’être importuné par de mauvais aficionados.


        • Serge ULESKI Serge ULESKI - littérature et peinture 23 septembre 2008 19:52

          Paul Meurice ?

          L’acteur était bien plus intéressant et bien plus riche que ton utilisation de ton pseudo.

          Positive un peu ! 

          Et contribue avec talent et intelligence stp.

          cordialement
          Serge ULESKI


          • polmeuris 23 septembre 2008 19:56

            Tiens l’Uleski aime bien qu’on chambre Houel mais pas l’Uleski qu’est quand même moins que l’Houel. C’est que ça fait chier d’être con Uleski non ?


          • snoopy86 24 septembre 2008 00:00

            @ Léon

            Demian Polmeuris nous manquait à tous

            Moins de talent qu’Houellebecq mais beaucoup plus que l’auteur de cet article amerdique...


          • morice morice 24 septembre 2008 08:34

             A prendre ou à laisser Houellebecq ?

            A laisser depuis toujours.

            e c’est qui au fait "Demian Polmeuris" ??


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 septembre 2008 08:43

               "Demian Polmeuris" ? ?

              C ’ est un mec qui écrit des trucs rigolos , pas comme toi avec tes éternelles nazeries sans queue ni tête , vas te faire embaucher chez Nutelle comme tartineur ..


              • Z Z 24 septembre 2008 13:19

                On imagine l’auteur rédigeant laborieusement son abécédaire... Bon, voilà la lettre H, qui vais-je donc pouvoir tailler ?

                Et c’est dans ce fonctionnariat de la satire qu’il a jeté son dévolu sur Houellebecq, qu’il ne sait même pas lire, mais dont la notoriété et la médiatisation assurent à cet article un accueil minimum, sans trop d’indifférence, de la part du lectorat d’Agoravox .

                Pitoyable.

                Et au passage, dans un roman, ce que disent les personnages peut être différent de ce que pense l’auteur.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès