• samedi 26 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Images de l’Afrique : The Constant Gardener
59%
D'accord avec l'article ?
 
41%
(24 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Images de l’Afrique : The Constant Gardener

J’ai assisté il y a quelques semaines au film The Constant Gardener dirigé par le réalisateur brésilien Fernando Meirelles, celui de la Cité de Dieu. Cela n’est pas donc un hasard, car selon une perspective "hollywoodcentriste", Rio de Janeiro (Brésil) et Nairobi (Kenya), c’est un peu la même chose. Il s’agit sans doute d’un bon film, et cela vaut la peine de le louer : la caméra est excellente, les acteurs sont de bon niveau, et la photographie est vraiment belle, avec des prises aériennes à faire perdre le souffle.

Malgré le fait que le film traite d’une problématique jusqu’à un certain point réaliste, le scénario laisse beaucoup à désirer. Pour commencer, la rencontre entre les deux protagonistes est une aberration : un diplomate haut placé couche avec la militante rebelle d’Amnesty international juste après avoir donné une conférence, durant laquelle elle a tenu des propos très agressifs. Mais le personnage de Justin Quayle (Ralf Fiennes) ne s’arrête pas là, non seulement il couche avec Tess (Rachel Weisz) le jour-même de leur première rencontre, mais quelques jours après, il l’amène avec lui au Kenya comme épouse. Le reste du film a un rythme intéressant, avec des allers-retours qui nous rappellent un film de suspense. La caméra tenue, dans la main, donne au film l’allure d’un documentaire. Comment montrer l’Afrique d’une autre façon que telle qu’elle nous est présentée chaque jour à la télévision ? La caméra-documentaire joue le jeu de tromper le spectateur, pour qu’il ait l’impression que Tess est vraiment une militante des causes humanitaires et que tout ce qu’elle vit dans le film est réel. Le regard de la caméra est un regard hollywoodien : il valorise la protagoniste blanche et britannique qui se rend au Kenya pour aider les « pauvres misérables » qui ne peuvent rien faire par eux-mêmes pour changer leur destin. A l’exception du médecin, dont le rôle n’a pas beaucoup d’importance, les Kenyans sont présentés d’un côté comme des misérables, et de l’autre côté, comme des corrompus. Le personnage de Justin Quayle est un diplomate-jardinier cocasse, qui se réveille juste après que sa femme a été cruellement assassinée, pour devenir alors un héros hollywoodien.

par Ana Lucia Araujo mercredi 17 mai 2006 - 27 réactions
59%
D'accord avec l'article ?
 
41%
(24 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox