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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Internet et la création culturelle

Internet et la création culturelle

En permettant le téléchargement et l’échange gratuits de fichiers musicaux ou vidéos, Internet va-t-il ébranler in fine la création culturelle ?

Certains le pensent et le craignent. Les majors et les grands studios ont ainsi pris à bras le corps la question du piratage.

Mais le phénomène est-il réellement nouveau ?

Hier, la radio devait tuer le spectacle vivant en permettant, déjà, la production privée de copies. En réalité, elle donna davantage envie d’aller au concert ou d’acheter des disques.

De même, la télé allait tuer le cinéma. Pourtant, il n’y a jamais eu autant de public dans les salles obscures qu’aujourd’hui.

Mieux, loin de se concurrencer, médias et création se complètent. La télé finance le cinéma. La radio produit le spectacle. Chacun gagne finalement au succès de l’autre.

Pourquoi ce qui fut vrai, hier, ne le serait-il pas demain avec Internet ?

Surtout qu’en accroissant l’offre et en réduisant les coûts de diffusion, Internet devrait au contraire multiplier les occasions d’achat et réintroduire de la diversité là où l’uniformisation guette.

Le financement de la création sera nécessairement différent, puisque les prix de vente vont baisser. Mais personne n’a intérêt à un appauvrissement de la création.

Dès lors, ce que craignent les majors, sous couvert d’une communication habile sur les risques pesant sur la création, n’est-il pas davantage la perte de contrôle sur les tuyaux et les contenus qu’elles vont inexorablement connaître dans les années qui viennent ?

Qu’est-ce que vous en pensez ?


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3 réactions à cet article    


  • electroots (---.---.21.222) 25 août 2005 15:52

    Bah On peut en dire autant de la Guitare electrique, quand elle est apparue, ca n’a pas toujours été bien vu Que dire des synthés pas la suite et j’ignore bien dans quelles conditions Mr Sax à crée son Saxophone. Blues, Jazz, Rock, Punk, Funk, Rap et Techno tous ont été décriés à leur sortis et etaient censé annoncer la mort d’une musique qui n’en finit toujours pas d’agoniser depuis, et ce pour quelques longues années encore ... Même Pasteur, il me semble qu’il a été confronté à quelques difficultés en sortant son vaccin à l’epoque, et j’ajouterais qu’on en est pas encore revenu des revelation de Copernic, comme si la Terre pouvait tourner sur elle même !!! Tout ca non pas pour dire que le rejet n’a rien de nouveau, tout le monde s’en doute plus ou moins. Non, c’est juste pour signifier que ca risque de perdurer encore un petit peu ...


    • jb guennec (---.---.228.108) 5 octobre 2005 00:13

      Peut être me trompe’je, mais il me semble que les droits d’auteurs trouvent leur origine durant la Révolution Française. Un certain Mr Fabre d’Eglantine (vous savez, celui qui faisait tant pleuvoir sur les bergères) proposa de protéger les auteurs et leurs oeuvres.

      Tout sytème (aussi vertueux soit-il) porte en lui-même sa propre dérive. Et aujourd’hui les majors, au nom de la protection des droits d’auteurs, s’en mettent plein les poches (sur le dos des auteurs et des « consommateurs ».

      Internet nous oblige à repenser totalement et fondamentalement le sytème de production, d’échange et de satisfaction de tous.

      Voila une petite contribution (mais est ce déjà enfoncer une porte ouverte...)


      • jb guennec (---.---.228.108) 5 octobre 2005 00:28

        Ah ! j’oubliais. Si l’humidificateur de bergères proposait une protection des auteurs, c’est qu’auparavant le « pillage » (pardon, le piratage) des oeuvres d’autrui était la règle.

        Quant aux rémunérations, la plupart des oeuvres étaient produites sur commandes (pardon, grâce à des mécénats) de Grands (prince, évêques,nobles et autres bourgeois fortunés).

        Certes, celà a sûrement réduit la production musicale (et encore).

        Mais Bach, Mozart, Bethoven, Haydn, Haendel, pourtant englués dans ce système ont produit des oeuvres intemporelles. Et se sont allégrement pillés mutuellement sans que personne n’y trouve à redire (aujourd’hui, on trouve même cela « sublime, quoi... »).

        Repenser à cela et s’en servir pour transformer le système actuel serait, peut être, une pîste.

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