Lors de la création du monde, les dieux grecs demandèrent à Prométhée et Epiméthée d’accorder à chaque race des qualités suffisantes pour assurer l’équilibre de la Terre. Epiméthée se chargea de cette tâche. Il donna à chaque animal un atout pour pouvoir échapper à d’éventuels prédateurs. Certains furent créés lents mais imposants, d’autres petits mais rapides, d’autres encore vulnérables mais incomestibles. Mais lorsqu’il dût équiper l’espèce humaine, Epiméthée avait déjà distribué toutes les facultés que les dieux lui avaient confiées. Pour rattraper l’oubli de son frère, Prométhée alla voler le fer à Athéna et le feu à Zeus et les donna aux Hommes. Faute de capacités physiques, la faculté de l’Homme sera désormais dans l’ingéniosité et le savoir-faire technique.
Mais le vol du fer et du feu provoqua la colère de Zeus. Pour se venger de Prométhée, Zeus l’enchaîna au mont Caucase où son foie fut dévoré chaque jour par un aigle.
Depuis lors, les Hommes en voulurent à Epiméthée, coupable d’avoir épousé la femme dispensatrice de tous les maux, et portèrent en héros Prométhée, libéré du mont Caucase par Héraclès. Ils organisèrent leur société autour du mythe prométhéen : désormais sera considéré comme progrès toutes les inventions permises par le fer et le feu. C’est dans l’accumulation de ces choses construites que l’Homme se réalisera. Très vite pourtant, une minorité douta de l’intérêt de cet objectif commun : pourquoi vouloir entasser toutes ces choses façonnées par la main de l’Homme ? La destruction de la nature pour la construction des biens humains est-elle vraiment salutaire ? N’y a-t-il pas un objectif de société plus noble ?
Ivan Illich est né en 1926 à Vienne dans une famille qui dût déménager plusieurs fois, victime de l’antisémitisme du prince Paul de Yougoslavie puis de l’Allemagne nazie. Il étudia la théologie et la philosophie à Rome et devînt prêtre. Après cinq ans passés à New York dans une petite paroisse, il codirigea l’université catholique de Porto-Rico de 1956 à 1960. Il quitta son poste suite à un différend avec un évêque qui militait contre le port du préservatif. Illich fut d’ailleurs souvent en porte-à-faux avec les dogmes de l’église traditionnelle tant et si bien qu’il abandonna la prêtrise en 1969.
montré l’ennemi de toutes les certitudes, rejetant des institutions jugées salutaires par tous comme l’école, l’hôpital ou la voiture. Humaniste en cela que sa vie était toute entière tournée vers l’autre et n’avait d’autre but que de faciliter l’existence de chacun dans un souci d’équité, de justice et de partage. 
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21/01 21:08 - Antoine Diederickillitch, réveille "l’Homme" qui est en nous, vous le dites très bien....
21/01 20:28 - Antoine Diederickbonsoir, j’ai été un fan de Illitch, j’ai préparé un travail de fin d’année (...)
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21/01 12:36 - dapeacemaker911
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