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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Joyeux anniversaire !

Joyeux anniversaire !

Certains d'entre vous font peut-être partie de ces malheureux qui sont nés peu de jours avant les fêtes. Leur anniversaire passe à l'as.

Ainsi , dès la naissance, l' injustice s'abat .

Je n'en veux pour preuve, parmi mes enfants, que le destin du plus jeune, né en mars, au moment du mistral, quand la maison est glacée, et qui n'a jamais eu droit qu'à de vagues gâteaux , tandis que l'aîné, né en août, a toujours été au centre de fêtes quasi romaines avec barbecues, jeux d'eaux, combats navals, romans photos, déguisements, pièce montées, films sous les pins et cigales !

Certains diront :" Moi, je me fiche de mon anniversaire."
Pas moi.

Il y a tout de même dans notre vie un moment exceptionnel qui est celui de notre naissance. Exceptionnel parce que ce jour-là tout le monde nous adore et nous bade.
"Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris !"
Hé oui ! Quel dommage de ne pas s'en souvenir d'une manière plus précise ! De ne pas voir les visages émerveillés penchés sur notre tête en pain de sucre, les cris d'amour : "Qu'elle est belle ! Qu'il est beau !"qui nous accueillent en ce monde critique.
Le premier lait des nourrissons, c 'est l'admiration générale.
Or, qu'est-ce qu'un anniversaire si ce n'est une occasion de retrouver autour de soi sourires et bisous ?

Mais pas si on est né un 20 décembre.
 On est en plein dans les préparatifs du 24. On fait des listes de courses, on calcule combien ça va coûter. Qui arrive quand. Si l'on reçoit une carte postale, ça va être bien.
Voilà pourquoi, cette année, j'ai décidé de m'occuper de moi.

"Aime-toi, toi-même", voilà la formule la plus honnête de la morale universelle.
" Aimez-vous les uns les autres" est une autre ambition. Plus aléatoire. Plus compliquée.
Mais "Aime-toi toi-même" est la base de l'équilibre et du bien-être. "Gâte-toi toi-même" étant un corrolaire qui ne peut pas faire de mal.
Que voilà une bonne idée quand on est né un 20 décembre ! On se connaît bien. On sait quel cadeau d'anniversaire on désire. On sait comment se donner du plaisir. On sait qu'on ne va jamais se quitter. Que ce cadeau on le gardera. C'est un bon début.

Que pourrai-je m'offrir pour mon anniversaire ?

Je rêvasse en pianotant sur Google. Et là, le hasard m'est favorable ! Une place aller- retour pour Rome by Ryanair à 40 euros TTC ! Certes en prenant ce billet je fais gagner de l'argent à ces abominables Ryanair qui paient leur personnel avec des cacahuètes, je magouille avec ces low cost qui représentent tout ce que je hais ! Enfin ! On est toujours à la hauteur de ses compromis et là, paradoxalement, je suis au ciel !
Puisque je suis à Rome, et si j'allais à Naples ? Et si je réalisais un de mes rêves les plus fous : aller voir un opéra au San Carlo ? Vite Google, je regarde la programmation... Incroyable ! le destin me livre ce merveilleux cadeau : le lundi 13 décembre la Tosca, mon opéra préféré, au San Carlo ! Je suis plus heureuse que devant mon premier sapin de Noël ! Je meurs. C'est trop...

Pour mes 67 ans.

Il y a deux coquetteries qui caractérisent les femmes : mentir sur leur âge ou le donner. N'en disons pas plus.

 Je voudrais faire une petite parenthèse sur un problème qui en tracasse beaucoup est qui est celui de l'âge. On croit qu'on vieillit en vieillissant, mais c'est complètement faux.

Vieillir, c'est jouir davantage.

Premier délice, on se lève quand on se réveille. Plus de sonnerie qui vous vrille le cerveau pour vous jeter dans les vapeurs d'essence et les matins glacés ! On est libre. On glande plaisamment toute la journée. On n'a pas à se soucier de son avenir, de ses études, de la maison à construire, des enfants. Tout est fait.
On a du temps à donner aux amis, aux enfants , aux amours, aux promenades, au jardin, au sommeil, aux rêves.
On est de plus en plus sensible à la joie qui émane de tout.
On lit, on va au ciné. On nage. On court. On ne s'ennuie pas. Tout est intense. Même la douceur.
Une seule condition pour atteindre cette perfection. Ne pas abîmer son corps en mangeant trop ou mal. Chaque bouchée prête à consèquence.Les épicuriens sont de grands rigoristes.
Si l'on est sage, ce qui permet d'être beaucoup plus fou, on peut mettre au fronton de sa vie cette déclaration de paix : Le présent est mon avenir.

On peut aussi se mijoter de beaux cadeaux d'anniversaire !
Joyeux anniversaire, moi au San Carlo !

La réalité va-t-elle être à la hauteur de mon rêve ?
J'ai très peur qu'un avatar vienne gâcher ma joie.
 Quand je suis allée à New York pour la première fois après en avoir rêvé des nuits et des nuits, j'ai été assise, dans l'avion, à côté d'un boucher et de sa femme qui parlaient avec un putain d'accent :
"-Ouais, mais si la viande il te dit qu'il la livre et il la livre pas, fait chier le con !"
Devant étaient assis leurs enfants :
"-Oh ! Jessica, tu te calmes un peu ! Mais tu lui fous la paix à ton frère !"
Oh ! New York, New York ! Laissez-moi rêver !
Et je ne parle pas de la chaussée romaine de Djerba : du macadam et un affreux pipe-line et du bateau de marbre du palais d'été de Pékin, horriblement kitsch !
Pauvre de nous si nos rêves sont torpillés !

Quand, dans la nuit de Naples, j'arrive au San Carlo, mon petit coeur bat très fort. Le hall est simple au demeurant , mais dès qu'on entre dans la salle, elle éclate de lumières, de cristaux, de velours, d'ors. Quelle splendeur ! Elle est immense ! Une couronne de loges l'encercle. Elle ne ressemble pas à ces théâtres décatis qui font dire :"Ca va coûter un max pour restaurer tout ça !" Non. Elle est comme neuve . J'éprouve une exaltation frémissante.
 Nous sommes tous les héritiers de princes et de bergers. il y a dans notre sang toute l'arictocratie et toute la paysannerie du monde. Et je suis ce soir là, comme une courtisane qui connaît les lieux, les parcourt avec aisance et comme une petite bonne, humble et terrorisée, qui regarde tant de beautés auxquelles elle n'est pas habituée.

Puis la lumière baisse.
J'ai vécu cet instant,quand on donnait mes pièces et que j'étais dans la régie. C'est à mourir. Le régisseur met ses écouteurs . Il interroge les coulisses : 'Vous êtes prêts ? On ferme les portes. Baissez les lumières. Attention, on commence. un, deux, trois." Je n'ai jamais connu pareille violence. A ce moment-là. je me disais, pour tenter d'exprimer ce que je ressentais que c' était comme si on me réveillait pour me montrer, autour de moi, tous les gens que j'aime que j'aurais tué moi-même. il faut aller aussi loin pour comprendre la main de fer qui vous étouffe le ventre à ce moment-là.

Au San Carlo, bien sûr, c'est différent. Je suis simplement dans le ravissement du spectateur. Ah ! les premières notes, la beauté de cette musique dès qu'elle emplit la salle, dès qu'on reconnaît les leit-motiv de l'oeuvre !
Puccini pour écrire la Tosca s'est inspiré d'une pièce de Victorien Sardou. Il y a eu de longues tractations, Sardou ayant accepté, non sans mal, d'autoriser Puccini à sauter un acte mais exigeant que le troisième soit aussi bref que celui qu'il avait écrit.
 Victorien Sardou cassant les pieds à Puccini qui allait écrire la Tosca. Que c'est drôle !

Mais une autre découverte m'attend : la Tosca est de l'art engagé ! Incroyable, je ne m'en étais jamais aperçue. C'est une histoire qui se passe au Guantanamo de l'époque. Scarpia qui aime baiser, point barre, il le chante avec sa voix de Satan, veut enfin sauter cette Tosca qui ne le regarde même pas. Et soudain les évènements le favorisent. Elle est la maîtresse de son prisonnier, Mario Cavaradossi. Il choisit donc de le faire torturer, hurler le plus fort possible pour qu'elle l'entende et qu'elle lui cède.
Imagine-t-on cela ? Un opéra où l'on entend les cris d'un homme torturé ! Ce second acte est immense. Au début se mêlent les voix de Scarpia, de Mario et d'un choeur invisible. L'harmonie de ces trois partitions qui ne fait pas partie des "best of " de la pièce est saisissant de puissance.
Ainsi, Mario, torturé, hurle. Tosca se tord les mains, ne sait quel parti prendre. L'autre s'approche et lui fait comprendre l'enjeu.

C'est un opéra dans une salle d'or et de miroirs.
Quelle audace, Puccini, d'avoir choisi ce sujet, de le lancer à la face d'un public mondain pour dénoncer la tyrannie. Que l'on est fier de l'art dans ces cas-là ! L'opéra, à ses débuts, n'eut aucun succès. On comprend pourquoi.
 Vient le moment où Tosca, ne pouvant supporter les cris de celui qu'elle aime, dénonce le prisonnier que Mario a caché. Elle a trahi. C'est fait. Le supplice s'arrête. Mais Il va falloir qu'elle paie.

C'est alors que la lumière rougeoyante de cet acte s'estompe, laissant Tosca seule dans un cercle bleuté.Et jaillissent les premières notes du plus grand air de cette oeuvre :
Vissi d'arte...Vissi d'amore
Je vivais d'art...Je vivais d'amour.
La salle frissonne , saisie par cette beauté attendue. Combien d'hommes et de femmes, tant et tant de fois, ont été hérissés dans la jouissance commune de cet instant ? Combien ont pleuré comme j'ai pleuré moi-même. J'aurais pu sangloter, je crois, tant le poids qui pesait sur moi, le poids de ce génie pur et parfait, était au-dessus de mon calme et de ma pudeur.

 Le mot sublime trouve alors son sens. L'horreur et la douleur deviennent beauté. Le fer des armes et des blessures devient l'or de nos émotions. Eternelle transmutation .

Quand je me retrouve dans la nuit de Naples, j'ai une intuition du monde qui échappe à ce que je sais. Je le perçois comme un oeuvre d'art . Non pas au sens métaphorique, une oeuvre qui sous-entendrait un créateur. Non . Une oeuvre qui ne doit rien à personne, qui porte en elle les germes de son évolution.
Il est insensé d'imaginer que l'homme ait inventé la musique, la pensée, les émotions , le théâtre. Tout ceci est tellement antérieur à sa petite existence. La vie est l'Art. La matière est sentimentale. Le théâtre, la poésie, la musique qui sont les colonnes de notre culture ont existé des milliards et des milliards de siècles avant nous et nous, posés sur l' étoffe de leurs rêves, nous inventons les nôtres.
 
Cette idée me bouleverse. Je ne vis pas dans un monde étranger avec des punitions, des mystères. Je vis dans le cercle parfait de toute perfection. J'en fais partie. Je suis l'héritière de cette beauté éternelle, comme tous les hommes autour de moi.

Je pleure encore.

Décidément, quel anniversaire !!

C'est un soir de pleine lune. Un de ces soirs où l'on apprend le mot "poésie".
 


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32 réactions à cet article    


  • Gasty Gasty 20 décembre 2010 10:55

    Moi qui suis né le 24, je peux vous dire que j’en ai accumulé de la rancœur face à tous ces joyeux Noel qui me reléguait à la seconde place.

    J’en ai gardé une cicatrice, le comble de malchance serait que je meurs un 2er Novembre, jour de la fête des morts.

    Faut que je pense à me convertir, j’ai trop souffert.


    • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 11:03

      Que votre texte est amusant gasty ! J’en recommande la lecture !
      C’est un texte humoristique. Comme vous le voyez ,« nos souffrances », nous amènent à rire et à faire rire, ce qui est une bonne chose en ce monde trop sérieux !
      Vous m’avez appris pourquoi juillet et août ont le même nombre de jours ! Incroyable ! Comme quoi l’orgueil de nos ditigeants est de toutes les époques !! Joyeux anniversaire pour le 24 !!!!


      • Deenye Deenye 20 décembre 2010 11:04

        Je suis né le 11 décembre.

        En 2008, j’ai décidé de ne plus jamais fêter quoi que ce soit au mois de décembre !

        Plus d’anniversaire (de toute façon, celui de ma soeur tombant 2 jours avant le mien, le mien était toujours oublié, même par ma famille...), plus de Noël, plus de jour de l’An...

        Je me contente d’un petit repas au resto avec quelques amis qui ignorent que c’est mon anniversaire, c’est beaucoup mieux comme ça...

        Et quel bonheur d’avoir un peu de tranquillité au moment où les autres se font ch**r dans des magasins, s’emmerdent à faire les bouffons auprès de gens qu’ils n’apprécient même pas, font la fête et se bourrent la gueule sans même savoir pourquoi...


        • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 11:25

          Cher Deenye,
          C’est étrange de voir à quel point ces histoires d’anniversaire oubliés ou mal fêtés nous touchent. J’aime votre remarque (celui de ma soeur tombant deux jours avant le mien, le mien était toujours oublié !) J’avais une amie au tel, née le 22 et qui me disait à quel point pour son anniv, les gens de sa famille faisaient un effort avec cadeaux bâclés sans grande conviction !!!
          Voilà pourquoi il est bon de penser à soi, loins des grands magasins de Noël, je vous suis tt à fait !


          • jack mandon jack mandon 20 décembre 2010 12:14

            Chère Ariane,

            Parle moi, j’ai des choses à te dire...

            Vous aussi mon amie faites dans la confidence ?

            Je me sens moins seul depuis quelques temps.

            A vingt ans, j’avais une fiancée en Sorbonne qui vous ressemblait,

            quelques années plus tard, avec son agrégation elle partit au Maroc

            pour enseigner la littérature.

            Au fait comme Gasty, je suis né le 24 décembre, mais en 1940, à 19 h.

            Hiver glacial qui saluait la défaite française et nous entrainait dans une expérience

            peu commune de soumission, de peur et de misère.

            Beaucoup de gaité dans votre texte, merci


            • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 13:29

              Cher Jack,
              Oui, on va rappeler notre cher Victor qui écrivait, quand on lui reprochait de dire « je » : « O ! Insensé ! Qui crois que je ne suis pas toi ! »
              Se confier, c’est éveiller des ressemblances, des émotions communes.
              cette histoire d’anniversaire paraît si futile. Et pourtant...
              C’est une preuve d’amour ou de moindre amour.

              Amusant votre fiancée qui est partie au Maroc. J’ai enseigné trois ans au Maroc à Azrou, village minuscule où il y avait un lycée berbère de mille élèves !

              Quant à l’hiver glacial dont vous parlez, en connaîtrions-nous un autre, actuellement ?

              bien à vous.


            • pépé 20 décembre 2010 12:55

              Ben moi je suis né le 28 et bien je fête mon anniversaire le 15 août.


              • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 13:31

                @ pépé,
                On peut aussi, comme dans « Alice au pays des merveilles, » se souhaiter tous les jours son non-anniversaire ! C’est pas mal comme idée !


              • JL JL 20 décembre 2010 13:09

                Bonjour Ariane, bravo pour tous ceux qui sont concernés et qui ne liront pas cet article.

                Vous écrivez : « ce jour-là tout le monde nous adore et nous bade »

                Mon Petit Larousse ne connait pas le verbe bader pas plus que moi. Merci d’éclairer ma lanterne ?


                • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 13:35

                  Cher JL
                  Vous m’avez fait chercher dans le dico, car pour moi « bader » est courant. En fait c’est un mot qui vient de ma vie d’enfance. C’est un terme occitan qui signifie regarder avec admiration. A mon avis « bouche bée » doit venir de là car, à l’usage, le « d » entre deux voyelles est en position fragile et disparaît !
                  Il la bade, induit donc un regard amoureux un peu idiot !!!


                • JL JL 20 décembre 2010 14:13

                  Merci Ariane, j’espérais augmenter mes chances au Scrabble, c’est raté.

                   smiley


                • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 14:17

                  JL,
                  Quatre lettres sans z et y ,ça doit pas payer cher !!! Zieuter doit être plus rentable !


                • jack mandon jack mandon 20 décembre 2010 14:49

                  Chère Ariane,

                  Originaire de la Charente, au-dessous la ligne d’influence de la langue d’oïl,

                  nous connaissons les consonances des villes et villages en finales ac,

                  Jarnac, Cognac, Segonzac, Mornac, Magnac etc...

                  Nous sommes donc sous le règne de l’Occitanie et sa langue d’oc.

                  Mes parents utilisaient cette expression « bader »

                  Je n’en garde pas d’excellents souvenirs car elle s’employait souvent

                  à mon endroit, car mon gout pour le rêve et la nonchalance suscitait

                   chez eux une réaction d’agacement.

                  Je suis entré dans une famille active et concrète pour laquelle

                  tout attitude de méditation et de gratuité constituait une perte de temps.

                  Aussi voici un terme qui m’a beaucoup blessé, au point que je ne le connaissais plus.

                  Sous votre plume il s’anime de joie et d’amabilité.

                  Les mots sont des abris pour des habitants versatiles.

                  Une raison supplémentaire qui rend la communication difficile

                  quand on n’a pas le coeur ouvert.

                  Bonne fête Ariane. 


                • Fergus Fergus 20 décembre 2010 17:17

                  Bonjour, Jack.

                  Le suffixe « ac » est surtout d’origine celtique, raison pour laquelle il est très présent en... Bretagne : Trignac, Carnac, Loudéac, Inzinzac, etc...

                  Cordiales salutations.


                • jack mandon jack mandon 20 décembre 2010 18:00

                  fergus,

                  OK, Je prend note, ce que vous me dites me parait tout à fait juste.

                  J’attribuais à la finale ay, que l’on trouve en Vendée par exemple,

                  Le lay, fontenay, parthenay, un lien avec la langue d’oïl, qu’en pensez-vous ?

                  Merci de me donner votre avis

                  Cordialement. .


                • Fergus Fergus 20 décembre 2010 18:37

                  Même origine que « ac », Jack. Et en Auvergne, cela peut être « at » comme dans Gerzat, Chanonat ou Pérignat, mais cela vaut surtout pour le Puy-de-Dôme car plus au sud on retrouve le suffixe « ac ».

                  Bonne soirée.


                • slipenfer 20 décembre 2010 13:14

                  Mon aniv
                  Pas la peine d’y compter !!!
                  Après noël plus personne ne raque pour un cadeau,surtout la veille du jour de l’an
                  (30 décembre à 4h30)
                  je l’ai fêtait tout seul quelques foi, mais arrivé chez des gens le 1er de l’an
                  après une nuit blanche, la tronche fendu et ré-allumé la chaudière
                  plus maintenant.
                  J’ai pris aussi l’habitude de ne pas fêter les anniversaire des autres
                  ça n’existe pas dans mon esprit.
                  ça me ferai mal de vous offrir un cadeau, d’ailleurs je n’y pense pas.

                  BON anniversaire a tous quand même, mais sans plus.

                  Merci pour ce beau texte Ariane smiley


                  • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 13:37

                    merci slipenfer de votre gentille remarque.
                    Vous n’offrez jamais de cadeaux à personne ? Même pas à une petite chérie que vous badez ???

                    Votre tragédie : né un 30 dec , est ,je l’avoue, pire que la mienne !!


                    • slipenfer 20 décembre 2010 19:32

                      @Ariane Walter

                      j’offre des cadeaux le plus souvent en dehors des fêtes.

                       j’ai démoissé tout tes moins1 systématique, une personne
                      qui ne t’apprécie pas je suppose,de la jalousie presque a coup sur....

                      c’est mini cadeau, pour la Mamounia, on verra plus tard a++


                    • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 20:01

                      Cher slipenfer,
                      Pour la mamounia, je suis libre quand vous voulez !
                      merci pour les moinssages mais je n’avais même pas remarqué ces moins. je suis positive et je ne remarque que les plus !
                      (La Mamounia étant un sacré plus !!!!)

                      Je vous souhaiterai votre anniv le 30 dec si on se rencontre sur un fil !!!


                    • luatwork 20 décembre 2010 13:44

                      bon anniversaire
                      ou pas

                      le mien tombe en été, ce qui m’a contraint à toujours le féter sans mes copains/copines étant jeune : vive les vacances !
                      mais quitte à naitre, et comme vous le dites dans votre texte, autant que ce jour fasse le bonheur de quelqu’un, c’est pourquoi j’ai choisi de naitre au 1er anniversaire de mariage de mes parents
                      ça s’est joué à 25 minutes
                      en les laissant passer, j’aurai choisi de ne pas arriver le bon jour, et de gâcher leur anniversaire
                      car après tout, avant d’être le mien, c’est surtout le leur

                      j’ai un ami qui est né le 1er janvier
                      tous les ans, le réveillon se fête chez lui
                      mais attention, ces son anniversaire qui est fété, pas le 1er de l’an : interdit les « bonne année ! »


                      • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 13:56

                        Quelle délicatesse, cher Luatwork, être soi-même un cadeau dès les premières seconde de sa vie !

                        et vous ne fêtiez pas votre anniversaire dès la rentrée ?
                        Encore une fois se vérifie ce point fondamental : le manque rend inventif !

                        Quand les dates ne sont pas bonnes, il faut ruser et c’est encore mieux !!


                        • emile wolf 20 décembre 2010 16:51

                          joyeux anniversaire Ariane !

                          L’italie vous a fait du bien. Vous paraissez en pleine forme.

                          Que cette nouvelle année comble vos souhaits les plus chers et les plus fous.

                          Mille grâces !


                          • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 18:40

                            Cher Emile, Oui, c’était un voyage très agréable. Mon gendre a fait des tas de photos ,j’en mettrai qs unes sur le site. Mille grazie ! ,comme vous dites ! A quand votre prochain article ?


                          • agent orange agent orange 20 décembre 2010 17:13

                            Merci pour ce billet.
                            Vous êtes la première personne à me souhaiter un joyeux anniversaire aujourd’hui (je suis né le 20.12.1961... bien que mon passeport indique le 21)...
                            Quand à NAples, souvenirs, souvenirs... Ma famille maternelle est de Cassino, au nord de NAples, ville où j’ai séjourné quelque temps au début des années 80. Epoque dangereuse où la Camora de Zampa était au zénith...


                            • agent orange agent orange 20 décembre 2010 17:46

                              PS
                              JOYEUX ANNIVERSAIRE à vous aussi Ariane.... (où avais-je la tête ?)


                            • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 18:42

                              Ravie, agent orange d’avoir agité pour vous deux clochettes heureuses : 20 dec et Naples !
                              Vous savez comme ces clochettes que l’on agite à l’entrée des bois sacrés pour appeler les esprits favorables !


                            • Fergus Fergus 20 décembre 2010 17:29

                              Bonjour, Ariane, et bon anniversaire.

                              Content pour vous que vous ayez pu vous éclater au spectacle de Tosca. De quoi effectivement marquer un évènement.

                              Pour ce qui nous concerne, nous faisons partie, mon épouse et moi, de ceux qui n’attachent pas la moindre importance aux anniversaires, préférant choisir d’autres dates en fonction de l’envie du moment et du désir que nous avons à voir ou ne pas voir tel ou telle...

                              Quant à Noël, nous venons de le fêter avec une semaine d’avance autour de notre petit-fils !

                              Peu conformistes en matière d’anniversaire, ma femme et moi ne fêterons pas nos... 40 ans de mariage, mais nos... 500 mois en marquant le coup par un voyage au Japon.

                              Cordiales salutations.


                              • Ariane Walter Ariane Walter 20 décembre 2010 18:51

                                Bonjour Fergus, merci de vos voeux !
                                Êtes-vous allé à l’opéra ? Vous m’aviez dit que vous allier peut-être essayer !

                                en ce qui concerne Noël, le problème des enfants , des pères, des grands pères de toutes ces familles recomposées obligent à un peu de fantaisie ! En ce qui me concerne !
                                Ah ! le japon !
                                Mon fils vient de s’installer à Tokyo car il a rencontré une japonaise !!!

                                Joyeux Noël, en tout cas, quelle qu’en soit la date !


                              • Abou Antoun Abou Antoun 20 décembre 2010 21:54

                                Bon, alors bon anniversaire Ariane !
                                Il m’arrive qu’on me souhaite le mien, certains y tiennent, ça ne m’intéresse pas plus que ça. Le gateau c’est limite mais ça va encore, mais ce qui m’est complètement insupportable c’est cette espèce de scie « Happy birthday to you ... » que c’est la mode de la chanter en anglais maintenant. En français c’est d’ailleurs tout aussi cucu.
                                Remarquez qu’en ce moment il faut se taper à tous les coins de rue la rengaine de Tino et que ce n’est guère mieux.
                                Finalement ’idéal c’est de s’en déboucher une au débotté, comme ça, pour fêter rien du tout et sans raison aucune.
                                Vive l’improvisation !


                                • Ariane Walter Ariane Walter 21 décembre 2010 02:02

                                  @ Abou Antoun,
                                  Absolument d’accord ! J’adore l’improvisation ! Surtout quand il s’agit de déboucher un bon rouge au débotté !!!


                                  • JJ il muratore JJ il muratore 21 décembre 2010 10:06

                                    Ariane. Vous êtes extraordinaire !
                                    Vous trouvez, par un cheminement qui semble autant naturel que mélodique, le moyen de nous faire un cadeau pour votre anniversaire, celui de votre texte...
                                    Bon anniversaire et bon bout d’An !
                                    JJ

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