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Jung, ce plongeur des grands fonds

« La vie de l’homme est une tentative aléatoire. »*

 Une exposition consacrée à Carl Gustav Jung au musée Guimet ne pouvait pas mieux tomber en ce début d’automne riche en résolutions. Inventeur parmi d’autres [1] de la psychologie analytique, ce psychiatre suisse (1875-1961) reste ici négligé car peu compatible avec l’hyper-rationalisme névrotique et autoritaire qui caractérise l’idéologie franchouillarde. Il est vrai qu’il n’y est jamais allé avec le dos de la cuillère : ses expériences transpersonnelles, à la limite du paranormal, frôlent volontiers - pour ne pas dire plus - l’extravagance (entendre par extravagance l’intérêt porté à la foi, au mysticisme et aux phénomènes dits psi, c’est-à-dire aux latrines de la recherche scientifique accréditée chez nous). Heureusement, ailleurs, ses travaux font l’objet d’études de haute volée – dans le champ de la physique quantique notamment [2] - sur les interactions entre l’esprit et la matière. Nous voilà donc rassurés.

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 Quoi de plus significatif qu’une montre qui s’arrête le jour de son anniversaire (le mien, en l’occurrence) ? Des superstitieux y ont vu un mauvais présage quand je reconnus un encouragement, un clin d’œil du destin, un point de convergence ad hoc au dénouement de plusieurs années traversées à tâtons. C’est là que Jung, surfer hors-piste de la psyché humaine, déboula avec son attirail d’explorateur et se posa, de plus en plus irréfutable, au milieu de ma vie. Le père de la notion de synchronicité – coïncidence révélatrice, concept aux antipodes du tableau cartésien – revenait une fois de plus me mettre le nez sur ce que je ne voyais plus : la forêt immense se déployant derrière le petit arbre souffreteux qui me servait de repère. Il était temps de passer aux choses sérieuses : mettre les enclumes aux encombrants, se dépouiller du surplus, se purger de toutes les toxines, aller chercher loin, très loin, très haut et très profond la teneur, le goût et la densité du réel, de la vie réelle. Je venais de paramétrer mon esprit en ce sens lorsque ma montre s’était arrêtée. Synchronicité des plus parlantes : quarante-et-un ans d’apprentissage et de maturation étaient enfin bouclés et me le faisaient savoir.

 Ce vieux Jung insistait encore par le biais de cette expo simultanée dédiée à son fameux Livre Rouge - grimoire énigmatique dont tous ses disciples avaient entendu parler mais dont aucun, ou presque, n’avait vu la couleur. On disait le livre déclic de ses théories, creuset de ses intuitions fulgurantes, boîte de Pandore, caverne d’Ali Baba, saint des saints. On le disait inaccessible au profane, bizarroïde, presque flippant de récits et de cryptogrammes hallucinés. Dans son cube de verre, sous les spots tamisés de la salle, celui qu’on appelle également le Liber Novus (« Nouveau Livre ») - objet de tous les fantasmes chez les psys jungiens et les art-thérapeutes de lamasseries ardéchoises (à en croire les écharpes en soie à écritures sanskrites, les tresses poivre et sel et les tricots en laine de pays croisés ce jour-là) – le Liber Novus donc, trônait comme le Verbe de Vie parmi les mandalas. Le pavé, ou plutôt le bloc de tuf relié pleine peau, cette dernière bien nourrie, luisant de tous ses pores, contenait seize années d’auto-expérimentation et de voyages introspectifs : immersions au plus profond des abysses humaines, piqués et loopings dans l’infini mental, franchissements pieds-nus de braises incandescentes, forages jusqu’au noyau de la cellule. Jung était parti « à la recherche de son âme »* naviguant à vue dans l’immensité de son être, sondant jusqu’à la plus petite brèche temporo-spatiale, livré aux influx du cosmos et aux derniers replis de sa propre noirceur. Il en était revenu les idées plus claires, à peu près débarrassé de l’espèce de purée qui lui engluait la conscience, et avait mis au point un schéma structuré, cohérent, une grille de lecture du psychisme qui le catalogua expert aventurier pour la postérité.

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 C’est que Jung travaillait en 3D - et même au-delà - quand Freud, son confrère, bloqué sur son idée fixe (le kiki, le cucul, le caca), ne dépassait pas la deuxième dimension. Quand l’un se lançait dans le volume, l’autre s’accrochait au linéaire. Ils rompirent d’ailleurs, parce qu’on ne peut pas faire semblant de jouer aux savants qui s’admirent l’un l’autre sans s’accorder au moins sur le minimum nécessaire. Lorsqu’après une carrière touffue et prolifique, Jung écrivit à quatre-vingt-trois ans : « (…) aujourd’hui aussi je suis solitaire, car je sais des choses qu’il me faut bien mentionner, que les autres ne savent pas, et le plus souvent ne veulent pas savoir. »*, il ne jouait pas au mystérieux pour faire le malin ou pour se plaindre de l’incompréhension des autres mais parce qu’être défricheur de jungle impénétrable isolait véritablement du commun des boy-scouts, parce que s’enfoncer sans cordée dans les ténèbres terrorisait - et terrorise toujours - le petit trouillard qui sommeille en chacun de nous. Transpasseur d’éternel, outrepasseur d’éphémère, sa vision plongeante et panoramique brouillait quelque peu la promenade touristique de l’étiologie ambiante.

 La psychologie analytique de Jung, que je connais mal et dont certaines chinoiseries me resteront à jamais fermées (ce n’est pas sans raison qu’elle est qualifiée de complexe) déborde du cadre thérapeutique pour chatouiller d’autres disciplines telles l’anthropologie, l’ethnologie, l’histoire de l’art et des religions. Et lorsqu’on parle de chinoiseries, nous voilà recueillis au musée national des arts asiatiques face au nouvel évangile (apocryphe) de l’inconscient enfin sorti de son coffre-fort de banque suisse.

 page-livre-rouge-page-125Le livre est un manuscrit calligraphié à l’encre de Chine de la main-même de Jung. D’un style médiéval, l’ensemble est généreusement illustré d’aquarelles mêlant personnages et paysages figuratifs, figures abstraites et diagrammes symboliques. L’histoire est celle d’un homme à la recherche de son âme. Sur un plan strictement poétique, la quête s’annonce engageante mais il y a plus. Cet homme en recherche, c’est Jung en personne, nous l’avons dit, le brillant psychiatre qui, de 1914 à 1930 et parallèlement à son activité clinique, prit sa plus belle plume et ses godets de couleurs pour se plonger dans ses rêves, ses fantasmes, ses pérégrinations internes. Les multiples rencontres au fil de son voyage secret (vieillards mythologiques, enfant divin, figures chtoniennes…) et les endroits parcourus (océans, villes, îles chimériques…) constituent la toile de fond à partir de laquelle, au point décisif de sa vie – c’est-à-dire vers quarante ans – il s’astreint sans plus tricher ni se voiler la face à en chercher profondément le sens. L’homme à nu se confronte délibérément à son inconscient, laisse éclater ses conflits, ses tiraillements, ouvre les digues, tombe les murs, abolit les frontières et se meut par l’imagination active, libéré des corvées de façade, dans un espace dilaté où les mondes jusque-là cloisonnés communiquent enfin.

 A partir de cette cosmologie intime et de sa transcription, il essaie de résoudre un rébus : se décoder d’abord soi-même puis accepter, absorber les éléments de son caractère afin de mieux les épanouir. Grosso modo, atteindre l’état d’homme harmonisé. Autant qu’une thérapie, un développement personnel dans lequel des foules de zélateurs new age viendront bientôt puiser. Nouveauté : l’évolution psychique de l’humanité entière est contenue dans chaque âme mais l’hypertrophie de la pensée matérialiste a déconnecté l’homme de celle-ci, d’où la multiplication des névroses et des maladies mentales. Jung affirme que sa psychologie des profondeurs est un outil capable de réduire la fracture entre la foi et la science, de clarifier les liens entre l’homme et le monde qui l’entoure et, pompon de la pomponnette, de se raccorder au royaume des morts. Le bon vieux Freud en aurait fait une syncope.

 Le sujet est ardu et difficile à transmettre tant il contient de finesse, de ramifications, de cas particuliers. Mais ses exercices depage-livre-rouge-page-55 peinture et d’écriture gothique sont d’un abord plus faciles. Décider un beau jour d’esthétiser une recherche clinique par un récit surréaliste agrémenté de délicates illustrations a quelque chose d’incroyablement futile et d’innocent. Carl Gustav a la quarantaine, a dirigé un service de médecine psychiatrique dans un hôpital de Zurich, enseigné à l’université et publié, évolué très à l’aise dans des colloques internationaux, côtoyé les plus hautes sommités de la science et, une fois rentré chez lui, après ses consultations, Carl Gustav s’enferme dans son cabinet de travail et se précipite sur son album à colorier. Imaginons un instant la scène : penché sur son dessin, le nez à deux centimètres de la feuille, la langue sortie, il s’applique à poser les couleurs sans dépasser sur des rosaces, des soleils et des bonshommes, tire des lignes à la règle et au crayon, fignole ses lettres en pleins et en déliés puis lève subitement la tête, affolé, à l’approche de bruits de pas vers la porte (Emma, sa femme, l’appelant pour dîner) l’obligeant à faire disparaître dare-dare son trésor dans un tiroir fermé à double tour et de répondre d’un air détaché : « J’arrive tout de suite, ma chérie », puis de mettre sa mèche et son nœud de cravate en ordre avant de passer à table. Chouquinet Carlito.

 page-livre-rouge-page-154Pourtant, ce passe-temps a priori incongru pour un personnage si considérable n’a rien de ridicule. L’album, coupelle alchimique de son Œuvre au rouge [3] rassemble tous les principes qu’il développera plus tard, matières brutes qu’il raffinera et utilisera aussi bien dans son procédé thérapeutique que dans des investigations plus générales. Pour faire court – et même très court, histoire d’être un peu claire - ses principes peuvent être esquissés comme suit. [effort de concentration] 1) Notre activité psychique tire son énergie de l’inconscient et l’oblige à tisser un lien entre la part consciente qui nous caractérise et la part inconsciente qui nous échappe, de manière à devenir une individualité non plus fragmentaire mais unifiée (processus d’individuation). 2) En pénétrant plus profondément dans l’inconscient, nous traversons différentes zones psychiques qui mettent au jour nos duplicités et nos peurs, nos petites et grandes fragilités, défaillances, lacunes et cette plongée nous permet d’avancer cahin-caha jusqu’au centre de soi-même. 3) Dans l’univers un peu glauque de notre inconscient personnel s’invite un autre monde (l’inconscient collectif) s’infiltrant de l’extérieur et mêlant ses images primordiales (les archétypes) à nos propres représentations. 4) D’où la sensation angoissante de foutoir incontrôlable débordant des cases du cerveau, des niches du cœur et des diverses cachettes de l’ego, profusion de signaux et de symboles se confrontant avec brutalité entre eux (phénomènes paranormaux), parfois sur un mode humoristique (synchronicité), et nous laissant 5) d’abord perplexe, puis méditatif, enfin renseigné sur les tirages de ficelles parallèles et croisés qui animent nos piètres guignoleries.

 Bien, mais quel est le rapport avec l’art asiatique ? On va vous faire un dessin. Un mandala, par exemple : un cercle à figures géométriques avec un centre et un axe principal, le tout très coloré. Il est au bouddhisme ce que les statuettes de Lourdes sont au catholicisme : un emblème validé par la culture environnante et un support rituel de prière. Il évoque une demeure céleste peuplée de symboles à chaque point stratégique (entrées, intersections, cul-de-sac) et menant en plein cœur vers la divinité. Le méditant doit en traverser mentalement les murs considérés comme une progression vers l’éveil. Lorsqu’il arrive au centre, après moult piétinements et péripéties, le courageux voyageur est sensé atteindre le séjour divin, c’est-à-dire l’effigie de sa nature véritable, unifiée et enfin accomplie. Le mandala représente donc pour Jung une excellente illustration du cheminement individuel vers la réalisation de soi, la transformation graduelle et éprouvante de l’homme qui cherche sa vérité. Sur les plans spirituel et psychologique, il permet de se purifier, de guérir ses tourments et de se libérer des peurs et des autres entraves. Tout y est : les archétypes, monstres et démons comme autant d’obstacles, entités lumineuses comme soutiens et renforts ; l’individuation, voyage initiatique au plus profond de l’invisible, la quête de la totalité de l’être ; l’interpénétration des deux inconscients - micro et macrocosmique - et beaucoup d’autres analogies qui rappellent d’ailleurs que le schéma psychique de Jung est universel car comparable aux voies montantes des multiples traditions ésotériques et religieuses de l’humanité. Il est ici question de mandalas mais les rosaces des cathédrales font aussi bien l’affaire : l’itinéraire des âmes vers le dépassement physique et matériel, la quête d’immortalité, la fusion divine demeurent la préoccupation de l’homme intérieur. Et quoi de plus intéressant pour un thérapeute qu’un enseignement qui met la gomme sur les moyens d’apaiser la souffrance ? Le but étant d’en identifier l’origine et de la faire cesser en suivant une ligne réfléchie, par la voie de l’ascèse bouddhique ou la pratique d’une médecine traditionnelle. L’hindouisme, sans dogmes, offre une cosmologie et des mythes inépuisables dans lesquels les figures archétypales ont un rôle prédominant ; les différents systèmes taoïstes insistent sur la libération individuelle des attaches mondaines, la transmutation de l’être par la progression intérieure ou encore l’équilibrage en soi des énergies contraires ; quant au shintoïsme et sa profusion de légendes, la réintégration de l’homme dans le grand tout demeure le but essentiel de son instruction. Le musée Guimet expose en miroir les témoignages de ces différentes croyances étroitement corrélées au travail de Jung – mandalas et manuscrits tibétains, bas-reliefs indiens, peintures népalaises, kakemonos japonais et statuettes chinoises où l’on peut découvrir des affinités de parcours et l’universalité des obsessions humaines auxquelles des réponses convergentes sont données.

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 C’est une histoire complexe et laborieuse que celle de la psychologie jungienne, une histoire dont la compréhension ordinaire bute sur des paramètres oubliés, des choses dérangeantes, inavouables, parfois terrifiques : les dieux et leurs colères, les esprits errants et leurs canulars, les saints et leurs miracles, le branchement fugace aux mondes parallèles où marabouts et magiciens sont les messagers. Tout cela paraît bien exotique vu de nos clapiers en béton, bien désuet aux yeux de la cohue grise vivant en mode accéléré au son des alarmes, des primaires socialistes et des smartphones, le ventre creux d’un vide qu’elle s’acharne à combler d’artifices et de leurres, de petits plaisirs pauvres mais immédiats, d’hyper-communication gonflée de vent. La course contre la montre, la course contre soi-même et les autres, l’adoration du « moi d’abord », la liturgie des apparences, le déroulement tragi-comique de nos petites vies soumises aux injonctions du marché. La conscience initialisée, formatée aurait-t-elle vaincu ? Cette conscience statistique, productive, nécessairement rentable pour éviter de dégringoler à l’échelon du pauvre nase, direction poubelle, objectif déchetterie - cette conscience-là, pleine de bon sens, est-elle seule et incontestable face aux remugles archaïsants du cerveau limbique (ou paléo-quelque chose) ? Et si finalement voyager en soi-même ne servait à rien, si finalement faire sauter nos verrous n’était qu’une occupation dérisoire, l’option « aventure » d’un groupe de taï-chi qui s’emmerde, la version sélect du tricot ou du macramé ? Le ciel est arpenté et pas la moindre trace d’un dieu en toge ou d’un petit homme vert, le progrès technologique a remplacé les incantations collectives aux idoles, toutes les terres et leurs habitants sont inventoriés au fœtus près, et il y a encore quelques has been comme moi (ou plutôt never been) qui s’entêtent à prendre leurs mirages pour des réalités. Le lundi, je baisse les bras, je me dis que la vérité est aussi plate qu’une dalle de ciment, qu’il n’y a ni arrière-plans, ni points de vue latéraux, qu’il faut faire avec et se réconcilier avec les formules algébriques. Et le mardi, la grâce revient, je me dis le contraire. Quel jour a tort, quel jour a raison ? Il faut chercher pour le savoir, sans être assuré du résultat. Quand l’extérieur n’offre plus rien de prometteur, lorsque les perspectives surnaturelles sont complètement aseptisées, Jung définit la détresse de l’homme coincé dans cette voie sans issue comme LE trouble psychique par excellence, la névrose dans tout son relief, « souffrance d’une âme qui cherche son sens »*. S’il veut sortir de son état somnambulique, l’homme, coupé de son ciel et de ses racines, est contraint de trouver en lui-même de nouvelles connexions à la source vitale, de fouiller ses propres entrailles jusqu’à leur extrémité et d’en extraire à la sueur de son front les ferments créateurs. Là, il libèrera, dans les douleurs de l’enfantement, une cosmogonie personnelle et parfaitement cohérente, un monde nouveau et salvateur qui rétablira son équilibre. Un monde qui, même piétiné, reviendra toujours à la charge : celui des mythes, des symboles, des mandalas et des Livres Rouges.

 

*Toutes les citations sont tirées de JUNG, C. G., « Ma vie ». Souvenirs, rêves et pensées, Gallimard, 1973 (éd. revue et augmentée).

[1] Eugen Bleuler, Alphonse Maeder, Franz Riklin et l’inénarrable Sigmund Freud.

[2] Sources bibiographiques disponibles dans LIMAR, I. V., « Carl G. Jung’s Synchronicity and Quantum Entanglement : Schrödinger’s Cat ‘Wanders’ Between Chromosoms » in NeuroQuantology, juin 2011, vol. 9  : http://onu-ua.academia.edu/IgorLimar/Papers/785907/Carl_G._Jungs_Synchronicity_and_Quantum_Entanglement_Schrodingers_Cat_Wanders_Between_Chromosomes

[3] En alchimie, phase du Grand Œuvre visant à obtenir l’incandescence (l’or alchimique) pour parvenir à l’ « incarnation de l’esprit ».

LE LIVRE ROUGE de C. G. JUNG – RÉCITS D’UN VOYAGE INTÉRIEUR, Musée des Arts Asiatiques Guimet, Paris - jusqu’au 7 novembre 2011.

JUNG, C. G., Le Livre Rouge, Liber Novus, L’Iconoclaste/La Compagnie du Livre Rouge, 2011.

Photographies : 1. Planche du Manuscrit des Visions Secrètes du Ve Dalaï-Lama, Tibet central, entre 1674 et 1681, or, argent, couleurs sur papier noir, Musée Guimet, Paris – 2. Quelques pages du Livre Rouge, http://percy3.wordpress.com/2010/02/19/jungs-red-book-the-new-book-liber-novus/ - 3. et 4. Illustrations de C. G. Jung : Rêverie éveillée et La barque du Soleil5.  Illustration de C. G. Jung : Philémon7. Mandala peint par C. G. Jung.

par Sandrine Lagorce (son site) samedi 8 octobre 2011 - 29 réactions
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