• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’actualité ? Dérapage entre ombre et lumière

L’actualité ? Dérapage entre ombre et lumière

Voici une modeste hypothèse pour tenter d’expliquer les manières dont nous nous affranchissons des règles de vie les plus fondamentales.

En référence au tableau de Georges.de la tour...J’utiliserai deux concepts en vigueur à l’époque du clair obscur.
Cette technique picturale juxtaposait les parties claires aux parties sombres, créant des effets de contrastes soutenus.
Ce procédé artistique émerge à la Renaissance avec Polidoro da Caravaggio, connait son apogée avec le Caravage, plus tard avec Rambrant.
L’art en général concentre sur lui, les trois critères que nous ont légués les cultures et les traditions de tous les temps.
La loi, l’amour et la raison.
Le choix du tableau n’est pas anodin mais il est aussi très symbolique. Il contient les trois critères fondamentaux.

"La systématisation du clair-obscur chez Caravage a une signification : le monde terrestre est plongé dans l’obscurité tandis que l’intrusion divine se signale par la lumière de l’action. Ce procédé permet d’augmenter la tension dramatique, de figer les attitudes à un moment précis, de mettre en volume les personnages et de donner l’illusion du relief."

Il est question d’évoquer l’identité humaine quand elle tente d’exprimer noblement ses acquis à travers les âges.

En référence aux trois critères, la loi, l’amour et la raison...notre société moderne, pour tous les âges et à tous les niveaux sociaux-culturels m’apparait assez dépourvu de tout.

Le monde terrestre est plongé dans l’obscurité, en cela il respecte dans la forme et le fond l’analyse des peintres initiatiques de tous les temps, "mais où sont les neiges d’antan"...déjà chanté au moyen âge par François. Villon...c’est curieux, à une lettre près, mais je n’y voit pas un signe.

Chez le Caravage, on parle de l’intrusion divine, là on pouffe de rire, mais c’est un rire amer, insolent qui nous ramène à l’inconscience spirituelle. Dans l’analyse, il est souligné que l’intrusion divine se signale par la lumière de l’action.
Comme disait Coluche," là, on n’y est pas ".
En définitive, pas de lumière, pas d’action, pas de spiritualité.
Cela nous ramène au commencement du monde, à la Genèse,

" Au commencement la terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux." Pire, l’espérance divine est quasiment inexistante !
C’est un état d’esprit qui n’est pas étranger à la plupart d’entre nous, les problèmes matériels à côté sont profondément négligeables, malgré tout ce remplissage de vide !.

Pour le reste, tout est relativement conforme à l’analyse, l’augmentation de la tension dramatique, les attitudes figées, cette fois dans l’angoisse, la peur et la misère. Les personnages humains prennent tout leur volume dans une parfaite illusion du relief.

En littérature,
"Le clair-obscur est une figure de style appelée oxymore qui consiste à placer l’un à côté de l’autre deux mots opposés afin de créer un 3e sens. Ce procédé littéraire crée un paradoxe et débouche le plus souvent sur une métaphore Exemple : « Cette obscure clarté » (Corneille, Le Cid )"

Quelques paradoxes de notre temps

"Nous dépensons trop, rions très peu, conduisons trop vite ; nous nous fâchons trop vite, veillons très tard et nous nous levons trop fatigués.
Nous lisons trop rarement, regardons trop la télé et prions trop rarement.
Nous avons augmenté nos richesses, mais nous avons rabaissé nos vertus.
Nous parlons trop, aimons trop rarement et mentons trop souvent.
Nous avons appris comment gagner notre vie mais n’avons pas appris comment vivre notre vie. Nous avons ajouté des années à notre vie mais pas de vie à nos années.

Nous sommes allés sur la lune, mais nous avons du mal à traverser la rue pour rencontrer le nouveau voisin. Nous avons conquis l’espace mais pas notre fort intérieur. Nous avons fait de grandes choses mais pas de meilleures choses.
Nous avons purifié l’air environnant, mais avons pollué notre âme.
Nous avons maîtrisé l’atome mais asservi notre jugement.
Nous écrivons de plus en plus mais apprenons de moins en moins, planifions de plus en plus mais accomplissons de moins en moins."

C’est l’époque des 2 salaires au foyer, mais de plus en plus de divorce ; de maisons de plus en plus sophistiquées, mais de plus en plus de foyers brisés.
C’est l’époque de la paix mondiale, mais c’est aussi la guerre dans les familles.

C’est le temps des grandes technologies.
Ce message vous est parvenu à la vitesse de l’éclair...
Vous pouvez cliquer "supprimer" rapidement
ou le méditer doucement et changer peu à peu...
À vous de décider.etc...

Entre le Clair et l’Obscur il est un travail individuel entre Ombre et Lumière

Carl Gustav Jung pensait qu’au bout de la pénible exploration de notre inconscient se trouvait la découverte du soi, notre lumière intérieure, la part de sagesse divine enfouie au plus profond de nous-mêmes. Mais le psychiatre suisse affirmait qu’avant d’arriver à cette lumière, l’explorateur devait d’abord rencontrer un personnage qu’il a appelé l’ombre.

Dans la psychologie de Jung, l’Ombre joue un rôle central. Elle représente tout ce que nous cachons aux autres et à nous-même pour nous identifier à un modèle idéal. C’est en fait notre partie obscure, le pôle complexe du Moi en creux . Au cours de notre vie, cette zone ignorée reçoit le dépôt de plus en plus dense de nos actes antérieurs, du refoulement de nos désirs illicites, de tout ce que nous avons entrepris et raté, dépôt alimentant notre culpabilité et notre amertume.

L’ombre que l’on porte en soi nous pousse à désigner un coupable qui a simplement l’audace d’afficher les défauts que l’on refuse de voir tout au fond de soi .
Quelques exemples simples et actuels, le conflit entre journalistes et hommes politiques, entre riches et pauvres,conflits interculturels , ethniques, hommes et femmes, entre orient et occident...tous les êtres et tous les systèmes en sont affectés.

Une évolution spirituelle au sens large, non pas à la manière réductrice et dogmatique prônée par les religions, mais à travers un travail libre , autonome et personnel qui ne s’inscrit dans aucun manuel, peut aider à prendre conscience de notre ombre, afin de l’intégrer à la conscience, au delà de tous les préjugés moraux et sociaux qui altèrent son développement.

Je crois que nous pouvons approfondir et méditer sur ces trois piliers de l’humanité que sont la loi, l’amour et la raison, c’est toute notre histoire.

Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • jack mandon jack mandon 16 octobre 2010 03:56

    Pour ma joie personnelle,

    La loi

    La technique picturale, les proportions, les volumes et les couleurs.
    mais aussi la loi de la vie.
    L’enfant jaillissant dans la lumière, attentif et sage,
    l’homme âgé, plié et absorbé dans sa tâche.

    L’amour,

    Enveloppant, protecteur et paternel chez le vieillard,
    offert, transparent et pur chez l’enfant de lumière.

    La raison,

    L’harmonie, le rythme et la mélodie d’ensemble,
    dans la beauté et l’équilibre global du cadre,
    entre horizontalité et verticalité.
    La sagesse et la paix sur terre. 

    J’ai beaucoup de plaisir à redécouvrir ce tableau, à mon âge, j’ai le privilège
    de me glisser dedans discrètement et silencieusement.

    Bien à vous.


    • Fergus Fergus 17 octobre 2010 06:59

      Bonjour, Jack.

      On retrouve tout cela dans un autre tableau célèbre de Georges de la Tour, tableau que je connais bien pour l’avoir souvent admiré (la dernière fois il y a 2 mois) au musée des Beaux-Arts de Rennes : Le nouveau-né. Superbe d’humanité !


    • jack mandon jack mandon 17 octobre 2010 12:07

      Fergus,

      Le nouveau né est sans doute le tableau le plus représentatif d’une intense religiosité.

      Par souci de neutralité, j’ai pensé à une scène laborieuse, artisanale et spirituelle.

      C’est une espèce de pont entre la rudesse et la tragédie humaine et l’espérance

      lumineuse qui émerge de l’enfant.

      Nous devons assumer ce dilemme pour rester debout.

      Merci pour l’information picturale.

      Bonne semaine


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 octobre 2010 18:08

      Bonjour Jack ,

      Vous étiez parti et vous êtes revenu ?

      En fait il semble que l’ on croit connaître les autres de la même façon qu’ il semble que l’ on croit se connaitre .

      Il semblerait que l’ on soit victime d’ une illusion .

      C’ est trop compliqué .

      Bien à vous .


      • jack mandon jack mandon 17 octobre 2010 12:18

        Capitaine,

        La lumière rougeâtre et la chaleur qui se dégage des tableaux de Georges de la tour,

        indépendamment de l’école picturale du moment, peut nous rappeler que l’enfant ,

        qui devint plus tard le peintre que nous connaissons, a été visuellement impressionné

        par le four à pain, son père était boulanger.

        Il y aurait beaucoup à dire sur ce thème.

        Merci de votre visite.


      • Fergus Fergus 16 octobre 2010 19:26

        Bonsoir, Jack, et merci pour ce texte d’un très grand intérêt, tant pictural que littéraire et humaniste.

        Oui, Le Caravage, Rembrandt et tant d’autres, ont utilisé le clair-obscur pour accentuer le message et notamment souligner, entre autres, l’humilité confrontée à la présence divine, la servilité au pouvoir, la vassalité à la puissance seigneuriale.

        Cela dit, ils ont aussi été, de manière réaliste, les premiers à rendre en peinture justice à ce que qu’un oeil humain perçoit lorsqu’une scène est éclairée par une source lumineuse intense mais de portée réduite. Quiconque a fréquenté une étable et observé celle-ci à la lueur d’une lampe à pétrole connaît cela. 

        Mais chut ! il ne faut surtout pas réduire ces peintres à cette observation réaliste. Ce serait occulter leur intention manifeste d’élever l’esprit dans nombre de toiles.

        Cordiales salutations. 


        • jack mandon jack mandon 17 octobre 2010 12:30

          Fergus,

          Il semblerait que le capitaine, vous et moi soyons sensibles aux mêmes valeurs culturelles,

          Nous avons l’âge de l’artisan menuisier arcbouté au-dessus de son ouvrage.

          Nos origines, et sans doute la chance d’avoir connu des parents...

          espèce en voie de disparition, à l’origine, partiellement, du dérapage.

          A bientôt


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 octobre 2010 18:21

            Salut Jack

            Ayant passé deux jours au bord de mer vers les Saintes Maries , j’ ai pu observer la mer pendant un tour de cadran .

            Matin bonne heure le soleil frais du jour jette sa lumière insolente aux flots capiteux de bleus miroitants des reflets écume de mer , captive l’ oeil ébloui d’ un bonheur indigne .

            Succession au cours des heures de tous les intermédiaires de nuances entre bleu gris vert . Une manière de clair-obscur interprété par madame nature .

             ( Les flammes à l’ intérieur d’ un four à bois sont à l’ origine de la même fascinantion )

            Bien à vous Jack .


            • jack mandon jack mandon 20 octobre 2010 08:19

              Capitaine,

              A vous entendre, vieux loup de mer camarguais on sent que la nature
              fait bien les choses entre flammes et flots comme entre ombre et lumière.
              L’incompatibilité nait de notre incompétence à gérer les contraires.

              Merci de votre éclairage

              Salut capitaine


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 octobre 2010 18:33

              oups , voici un petit moment du jour
               http://www.youtube.com/watch?v=As3lZxbbTnk


              • Salsabil 19 octobre 2010 18:52

                Bonsoir Grand Frère,

                Je te soupçonne de savoir tellement pertinemment ce que tu nous racontes là. Superbe technique picturale, analyse intelligente, valeur espérée...

                Que dire de mouvements de foules qui se déplace dans les fumigènes et pleure des gaz lacrymogènes. De cette ombre ressort pourtant la lumière d’un espoir porté pour que vive encore et toujours l’amour et non pas la division systématique.

                Pour qu’au travers de la loi, il soit permis encore de rêver de la lumière d’un futur.

                J’ai adoré ce texte, merci beaucoup de ta sagesse.

                Amicalement.


                • Dora-Rafaella Dora-Rafaella 20 octobre 2010 08:25

                  Pour ma part, l’ombre c’est notre état d’esprit négatif, dépressif. Nos peurs, nos colères, nos émotions destructrices.
                   La lumière, c’est notre état d’esprit joyeux , vivant et vivifiant. Notre confiance en la vie, notre lien divinl, notre foi inébranlable en quelque chose de plus beau et plus pur que la médiocrité de certaines choses terrestres.
                  Certes, sans l’expérience de l’ombre, il n’y a pas de lumière.

                  C. Jung avait compris les pouvoirs du subconscient, comme Einstein et bien d’autres. La pensée positve et les pouvoirs créateurs de l’homme. Compris qu’avec la maîtrise de soi, du développement de son intelligence supérieure et du bon usage de la volonté,on arrive à se suggestionner afin de programmer son subconscient de ce à quoi nous aspirons.

                  L’ombre, c’est voir le verre à moitié vide. La lumière, c’est voir le verre à moitié plein.
                  Tout ce sur quoi nous nous concentrons augmente. Tel est le pouvoir de la pensée.

                  Mais cela vous l’avez bien compris cher Jack, n’est-ce pas ?

                  Amicalement votre,
                  Dora


                  • jack mandon jack mandon 20 octobre 2010 08:56

                    Dora...

                    Tout à fait, très bon commentaire,

                    Si je prend votre icône métaphoriquement,

                    Il n’est pas important de chercher l’aube ou le crépuscule,

                    la lune ou le soleil, mais la lumière que l’on capte dans l’instant.

                    Merci de votre visite.


                  • jack mandon jack mandon 20 octobre 2010 08:48

                    Petite sœur,

                    Eh oui bien sur, même si cela nous arrive de trouver les mots pour le dire
                    faut il encore le vivre et l’expérimenter au quotidien.

                    Les mouvements de foule étaient en toile de fond,
                    comme tout espèce de problème bien réel de notre temps.

                    "Que dire de mouvements de foules qui se déplace dans les fumigènes et pleure des gaz lacrymogènes. De cette ombre ressort pourtant la lumière d’un espoir porté pour que vive encore et toujours l’amour et non pas la division systématique.
                    Pour qu’au travers de la loi, il soit permis encore de rêver de la lumière d’un futur.
                    "

                    Pour te plagier un peu, je trouve que la fumée qui se répand après les fumigènes et bien longue à se disperser.

                    Pour revenir à la métaphore du tableau de Georges de la tour,
                    l’enfant de lumière occupe son espace avec foi et respect,
                    l’homme d’âge avancé s’affaire solide et bienveillant,
                    et chacun dans son rôle, respectueux l’un de l’autre.

                    Voltaire disait « Qui n’a pas l’esprit de son âge, de son âge a tous les malheurs »

                    Les parents ont souvent démissionné, les enfants sont quelques fois d’une arrogance déplacée.
                    D’une manière générale, les français survolent sommairement l’économie politique.

                    Quand l’ombre est mal identifiée, la lumière vient à manquer...et la brume s’installe.

                    Bisous


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 octobre 2010 08:52

                      Joli com Dora ,

                      La jubilation que permet la science du beau est comme une essence qui fait carburer l’ existence .

                      Pompiste , le plein s’ il vous plait  ! 

                      Bien à vous .


                      • Dora-Rafaella Dora-Rafaella 20 octobre 2010 10:13

                        Merci Capitaine ! Je suis une esthète, vous l’avez bien compris... remarquez, puisque l’on a le libre arbitre dans la vie, je ne vois pas pourquoi je m’ennuierai avec le laid. Et ce Cher Mr Mandon en est un également...si si... il faut le connaître...
                         
                        En ce qui vous concerne, on peut dire que vous avez le sens de la répartie... ! Bravo !
                        Et que vive ce cher Cap’tain Haddock, tant apprécié dans les lectures de mon enfance...
                        Milles sabords de Tonnerre de Brest. Tintin que faites-vous ??!!!

                        Salutations,
                        Dora


                      • Dora-Rafaella Dora-Rafaella 20 octobre 2010 10:15

                        Je voulais dire, que Mr Mr est un esthète également bien sûr. Excusez ma syntaxe.


                      • Dora-Rafaella Dora-Rafaella 20 octobre 2010 10:17

                        Je voulais dire que Mr Mandon est un esthète également. Excusez ma syntaxe ! oups !


                      • jack mandon jack mandon 20 octobre 2010 09:02

                        Capitaine,

                        Alors on ne rame plus, on se modernise au fuel de la conscience !

                        Votre carburant est abondant et toujours disponible pour tous.

                        Merci


                        • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 octobre 2010 16:35

                          Merci, cher Jack, pour ce bel article, que j’ai publié également sur « La plume et l’image » et qui a séduit bon nombre de mes visiteurs.
                          Pour moi le clair-obscur utilisé par des peintres comme Rembrandt ou La Tour nous plonge dans l’inconnu nocturne, si cher à Rimbaud. La frontière de l’ombre est franchie et le poète murmure : « Lumière, que te voilà menacée ! » Et il poursuit : qu’ai-je à faire de la lumière si elle n’éclaire que l’extérieur ? Il n’est plus besoin de se représenter ce que l’on est ? Ce qui importe, c’est de s’approcher de ce qui sera...
                          Ainsi, nous aventurons-nous dans un univers surnaturel, familier aux grands méditatifs. Rembrandt extrayait le sien des profondeurs où il reposait, irradié encore de leurs étranges phosphorescences. Quant à Georges La Tour, il allume torches et flambeaux pour rendre visible à nos yeux ce qui ne l’est pas ou si peu. Il nous introduit dans le domaine mystique d’où émane une lumière sans crépuscule, une lumière spirituelle qui ne donne pas à voir, mais à supposer. L’homme marche dès lors sur une crête, sur l’instable ligne de démarcation du jour et de la nuit, du réel et de l’irréel, vers ce quelque chose auquel il aspire sans parvenir à l’atteindre.
                          Bonne continuation et à bientôt.

                          Voici le lien pour prendre connaissance de votre article sur mon blog :

                          http://mon-bloghauteloire.blogs.allocine.fr/


                          • jack mandon jack mandon 26 octobre 2010 12:34

                            Merci Armelle,

                            Paradoxalement, c’est l’ombre qui m’attire, dans un premier temps, car elle contient
                            toute la lumière du monde qui nous est dissimulée, l’inconnu, l’infini potentiel de vie

                            La difficulté consiste dans l’art de soulever le voile avec patience et confiance en évitant
                            de coiffer l’autre, l’interlocuteur, d’un chapeau qui nous est complètement destiné.

                            Cordialement


                            • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 31 octobre 2010 14:18

                              Je crois que nous disons la même chose : nous sommes tous plongés dans ce clair-obscur, nous aventurant sur l’instable, voire l’indistincte ligne, où notre avancée, notre marche, est livrée à notre seul libre arbitre.


                              • jack mandon jack mandon 31 octobre 2010 17:56

                                Armelle

                                Oui, il me semble comme vous le dites si bien que nous sommes dans l’aventure
                                plongés corps et âme dans ce monde inconnu et flottant du contraste.

                                Depuis ce papier je médite sur le tableau de G. de la Tour qui me semble
                                tout à coup prophétique.
                                La lumière vient de l’intérieur, la part du divin au fond de nous.

                                Quant à la masse corporelle animée et paisible, satellisée autour de la flamme comme des planètes lointaines autour du soleil, elle est assimilable à l’ombre.

                                L’ombre en soi est un potentiel, une énergie en sommeil. Ce sont simplement nos peurs et notre imaginaire qui nous placent sur le chemin de la projection et de la méprise.
                                Dans cet état d’esprit qui exclu la sérénité de l’identification et de l’analyse nous dénonçons spontanément nos travers chez l’autre.
                                Dans un bon réflex secondaire il est intéressant d’accepter que l’autre soit le miroir vivant, le terrain d’action de notre développement...et visse versa.
                                Le jeu de rôle tout à fait naturel entre l’ego et le moi chez l’autre.

                                 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès