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L’affaire à suivre

Depuis quelques temps, une agitation inhabituelle des organismes autorisés à parler de l’affaire nous ont laissés entrevoir l’ouverture imminente de la seconde cellule de crise. Dans la plus grande discrétion nous avons pris contact avec quelques spécialistes de l’organisme autorisé à suivre l’affaire afin de recueillir leurs premières conclusions.

Rappelez-vous ! Il y a un an, beaucoup de réponses soigneusement préparées étaient restées sans questions. L’affaire fit grand bruit parmi les organismes autorisés ; mettant dans l’embarras les spécialistes de la réponse aux questions que l’opinion publique ne s’était jamais posée.
 
  Il fallait de toute urgence et avec la plus grande prudence, trouver….sans trop se poser de questions une réponse qui désamorcerait l’affaire. A l’époque, l’élargissement du fossé conduisant à l’impasse avait plongé les organismes autorisés dans le désarroi. Il fut décidé de faire appel aux spécialistes des affaires à suivre qui immédiatement furent dépêchés ailleurs.
D’ailleurs, ceux-ci nous ont déclarés que cela faisait maintenant, pratiquement un an qu’ils suivaient l’affaire. Certains d’entre eux n’en sont pas encore revenus, nous craignions le pire nous ont-ils confié. D’ores et déjà, il semblerait que des familles ont demandé l’ouverture d’une commission d’enquête sur les disparus de l’affaire à suivre.
Et de ceux qui en sont revenus, certains se retrouveraient avec des questions existentielles dont ils ne savent que faire car sans rapport avec l’affaire. C’est pour cette raison que la commission des comptes refuse à ce que ces questions soient prises en compte.
 
Mais ce n’est pas le plus grave ! Des réponses de premières nécessités ont été perdues au point que nous ne sommes plus en mesure de savoir si l’opinion publique serait encore en mesure de porter un intérêt quelconque aux questions qu’ils ne se sont jamais posées. Décidément, ont-ils ajouté, l’opinion publique ne fait vraiment pas d’efforts.
 
Notre conclusion, serait de re-situer l’affaire dans la catégorie des catastrophes afin de re dynamiser l’enthousiasme de l’opinion publique. Mais comme nous avons déjà des catastrophes en cours, ce serait reporter le problème sur des solutions catastrophiques qui bien qu’ayant fait leurs preuves, risqueraient de se chevaucher inutilement. Faut-il les annuler ou les conserver ?
Afin d’éviter d’être submergé par les catastrophes, il faudrait entreprendre un nouveau réaménagement du calendrier.
Mais certaines catastrophes ne peuvent être repoussées sans l’accord préalable de l’organisme du contrôle des catastrophes. Hors ! Ceux-ci se refusent à toutes négociations pour ce qui est des échéances déjà paru dans la presse et programmées de longues dates. Ils craignent les questions déplacées du genre « Ou sont passées nos catastrophes annoncées ? ». Aucune réponse n’a été envisagée pour ces questions déplacées, il y a seulement un budget catastrophique étalé sur plusieurs décennies.
 
Lors de l’ouverture de la séance, le président ayant remarqué que la table ronde n’était toujours pas revenue, s’est empressé de demander où en était les réparations ? Un silence glacial s’étant abattu sur l’assemblée, le spécialiste des affaires à suivre (que nous avions questionné) a cru opportun d’en profiter pour prendre la parole et de commencer son préambule. Il fut congédié sur le champ pour indiscipline et non respect du protocole de communication des demandes formulées par le président. Provoquant un brouhaha de désapprobation à l’encontre du congédié et d’acquiescement envers le président reconnaissant.
 
Afin de pouvoir suivre le résumé des interprétations les plus plausibles de façon rationnelle, la matinée fut consacrée à la mise en place des réponses par priorité d’importance selon la formule consacrée par le Président concernant les mises en place de réponses par priorité d’importance. Certaines réticences mettant en avant quelques aspects contradictoires sur la nature des importances ont vite trouvé une solution ; la nature fut priée de sortir. Ce qui eut pour effet de faire cesser la contradiction.
 
Le début d’après-midi commença par une déclaration du chargé d’affaire. S’en suivit une altercation avec le chargé de mission. Puis une attaque du fondé de pouvoir à l’encontre de la commission des affaires étrangères en prétendant qu’ils n’étaient pas si étrangers que ça dans cette affaire. Des accusations furent portées également à l’encontre du porte parole du bureau des chargés de commissions qui n’aurait rien vu venir. L’opinion publique, grande absente du débat fut chargée au maximum par le représentant des affaires en cours.
L’intervention des pompiers fit interrompre la séance vers 16h30 afin d’évacuer un chargé de rien pendu au lustre par les euh…. ! Suite à sa réflexion consternante comme quoi il serait temps que le débat prenne de la hauteur.
 
Le calme revenu, le président demanda à ce qu’on lui fasse passer le dossier sur les conclusions de l’affaire à suivre. C’est à ce moment précis que l’affaire prit des allures de catastrophe. Le dossier ayant quitté la salle dès le matin sous le bras du spécialiste congédié, c’est le stagiaire de l’accidenté évacué d’urgence qui fut désigné pour en avertir le président. Les représentants de l’organisme du contrôle des catastrophes ne veulent rien entendre sur cette lamentable affaire.
 
Je vous parlerais la prochaine fois, des disparus de l’affaire.
 
Gasty
 
© Photo Keystone.
 
par Gasty (son site) mardi 9 février 2010 - 31 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par patou (xxx.xxx.xxx.49) 9 février 2010 15:08
    cmoy

    Profitons de la petite pause , bien joué Gasty j’ai bien ri, drôlatiquement bien tourné tous mes fils de caleçon, sans vous faire offense pui-je ? ok court.......merci, Gasty

    Brice Hortefeux veut savoir lequel des trois services qu’elle finance, la DST, le GIGN ou la Police Nationale, est le plus efficace pour attraper les criminels.

    On affecte donc un bois à chaque service et on lâche un chat dans chaque bois. Charge à chaque service de retrouver le sien.

    Le GIGN encercle son bois, fait une sommation rapide, mitraille tout, met le feu au bois, saccage toute trace de vie.
    Très fiers et sans s’excuser (alors qu’une certaine presse prétend avoir les photos du chat les bras en l’air) les ninjas rapportent le cadavre carbonisé du chat et déclarent : "Mission accomplie".

    Les espions de la DST placent des micros, engagent des chattes bien roulées, soudoient des renards, truffent des ron ron , font de l’intox dans les clairières, interrogent discrètement les plantes et les cailloux.
    Après un mois d’enquête, ils concluent : "L’affaire est close, ce chat n’a jamais existé".

    La Police pénètre dans son bois avec le panier à salade, fait une rafle dans une clairière et revient le lendemain matin avec un sanglier bien amoché qui ne cesse de répéter :
    - Ok, ça va, je suis un chat... Je suis un chat......

  • Par SANDRO (xxx.xxx.xxx.5) 9 février 2010 10:03
    SANDRO

    M. Gasty
    C’est dès polrton-minet que la nouvelle est tombée : ces chiens ont fait appel !
    Bien que nous ne soyions pas félin pour l’autre, votre requéte a de nouveau attiré mon attention (enfin, celle de mes stagiaires, faut rien exagérer non plus).
    Comme je vous ai défendu en première instance, je vous défendrai en appel.
    En première instance, dois-je rapeller que nous avions obtenu une rente de Sheba sur 20 ans, du mou à bourrer et trois souris électriques, preuve d el’immense affront qui avait été fait à mon client.

    Mesdame Messieurs les jurés, M. le Président
    C’est avec peine que je vois mon client de nouveau trainé devant vous par l’acharnement aveugle de quelques uns. L’affaire est claire : l’accusation est complétement Stream.
    Mon client, je le rappelle, est un honnéte matou. Il travaille durement pour élever ses chatons, de toutes races, et on ne lui connais qu’une chatte, la siamoise de sa vie.
    C’est pourquoi, les allégations d’une vague gouttière selon laquelle mon client aurait abusé d’elle est sans fondement.
    Mon client était assoupi dans le canapé, ne dormant que d’un oeil, attéré par le vide sidéral du décolté de Claire Chazal au journal de 20H00, quand la traitresse est allée le provoquer par une fenètre ouverte, avec force miaulements peu équivoques. 
    Je rappelle à la cour qu’aucune trace d’ ADN , aucune empreinte de pelotte élastique ne vient corroborrer les allégations de la plaignante, dont je suis fondé à affirmer qu’elle cherche à bourrer le mou à la Cour.
    C’est donc sans hésitation d’aucune sorte que je plaiderai l’aquittement, et la condamnation de la partie déboutée et dégouttée à verser 3 saucisses de Meurteau et 3 saucissons de Lyon à vie à mon client.
    L’affaire est sérieuse, la situation grave, mais il faut savoir raison garder et ne pas se perdre en conjectures et en allégations mensongères.
    J’en ai terminé, M. Le Président.

    Me Sandro
    Cabinet Parcimoni et Bonessian

  • Par jako (xxx.xxx.xxx.164) 9 février 2010 09:50
    jako

     smiley excellent Gasty que du bohneur à la Kafka

  • Par SANDRO (xxx.xxx.xxx.5) 9 février 2010 16:56
    SANDRO

    @ Gasty
    Pour redevenir sérieux, il y a tout de méme un manque assourdissant dans cette affaire :
    l’absence totale de cellule psychologique.
    ( ou alors, j’ai mal lu. Mais sinon, c’est grave).

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