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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’ Afrique et sa littérature sur le tapis rouge

L’ Afrique et sa littérature sur le tapis rouge

L’ Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a mis à l’honneur samedi dernier, le continent africain et sa littérature, à l’occasion du salon « Livres d’ Afrique », organisé par l’association Projet collectif livres d’Afrique. C’est une association composée d’étudiants africains de Sciences-po. Journée consacrée, donc, à la découverte de la diversité du continent noir à travers des conférences, des cafés littéraires et des expositions.

 

Le salon « Livres d’ Afrique », 2e édition, a réuni une foule de littéraires amateurs, d’écrivains, d’étudiants, d’éditeurs, tous ayant un intérêt pour la littérature africaine. Il est vrai que ce salon n’a pas manqué de réunir environ deux cents auteurs, trente maisons d’éditions spécialisées dans la littérature et les sciences humaines en Afrique. Sous le thème des « 1001 littératures d’ Afrique », le salon a pu nous raconter à travers des expositions, des conférences, des cafés littéraires, des lectures de poèmes et des contes africains, l’ histoire et la richesse d’une littérature insuffisamment mise en avant.

Présidé par Henri Lopes, célèbre écrivain congolais, diplomate, et ambassadeur du Congo en France, « Livres d’Afrique » a présenté et a fait découvrir au public, à travers des stands d’exposition d’oeuvres, des auteurs africains ou qui évoquent, à travers leurs œuvres, une Afrique maghrébine ou sub-saharienne. Comme lors de la première édition, qui avait réuni environ cinq mille visiteurs, « Livres d’Afrique » a tenu à mettre en avant des plumes encore inconnues du public, notamment grâce au concours littéraire « Jeune auteur d’ Afrique » qui vise à récompenser les meilleurs manuscrits d’écrivains reçus par l’association Projet collectif livres d’ Afrique.

Un espace dédié aux jeunes enfants, et aux plus grands, désirant s’initier à la littérature-jeunesse et à la bande dessinée, a été installé sous le nom d’ « atelier dessin/bande dessinée », à proximité de « l’espace conteurs », espace dédié aux contes traditionnels africains, et a ouvert au salon une autre façon d’aborder la littérature et la culture africaine, en la représentant dans son aspect authentique : son caractère oral.

Certaines problématiques ont été posées lors des conférences, sur la place de la littérature africaine dans l’institution littéraire. Les conférenciers ont tenté de répondre à des questions actuelles telles : « Pourquoi le livre africain se vend-il si mal ? » ou encore : « La littérature africaine est-elle encore orale ? » C’est avec l’aide d’auteurs comme Anne-Marie Dauphin (auteur de Approche littéraire de l’oralité africaine), de journalistes dont Sophie Ekoué, d’éditeurs tels que Bernard Magnier, d’universitaires comme Auguste Mbonde Mouangue (chercheur à Paris IV-Sorbonne) et de fréquentes interventions du public, que des éléments de réponses ont pu être donnés.

L’idéal serait que ces réponses puissent améliorer le statut d’une littérature qui mérite d’être promue.

Tout comme Shéhérazade et ses contes des Mille et une nuits, le salon « Livres d’ Afrique », sous le thème « 1001 littératures d’Afrique », a fait découvrir un patrimoine à travers de nouvelles œuvres, des œuvres qui font partie d’une culture que malheureusement bon nombre de jeunes Africains vivant en Occident ont déjà oubliée. La solution, que Léopold Sédar Senghor semblait déjà avoir trouvée : « Accéder à la modernité sans piétiner notre authenticité ».

www.livresdafrique.com


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