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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’art est grand et le Louvre est son prophète !

L’art est grand et le Louvre est son prophète !

En ces temps de révolutions arabes et de crispation identitaire, il est bon de se replonger dans l’art sublime de l’Islam.

En route pour un voyage en tapis volant dans un Islam lumineux qui s’est répandu pendant quatorze siècles, de l’Espagne à l’Inde de Nord. Celui d’Averroès, d’Avicenne, et des grands artistes calligraphes comme Âli Machhadi.

On nous a rebattu les oreilles sur l’interdiction faite aux musulmans de représenter la figure humaine. Et en effet, même si ce n’est pas expressément stipulé dans le Coran, la tradition islamique considère la représentation de Dieu comme un acte idolâtre. Dessiner, la figure humaine c’est aussi un peu se prendre pour Dieu, le seul « qui peut donner la vie ». Donc, point d’images, mais des figures géométriques, d’une grande beauté abstraite qui invite à la méditation.

Pas d’images du tout dans la culture islamique ? Enfin… ce n’est pas si simple. Dans la sphère privée les principes sont plus souples. Les califes Omeyyades, qui étendent leur pouvoir de l’Indus à la péninsule Ibérique vers 700, apprécient fortement les images. Dans les palais, les harems ou les bains, les murs sont couverts de fresques. Dans ces lieux profanes, la representation est acceptée car elle n’est pas une menace spirituelle.

 

      Le Livre des rois, Shâhnâmeh Chirâz, 1567. BNF

Et puis, il y a surtout la peinture d’illustration qui prend son essor au XIIIe siècle. C’est donc dans les livres que l’on trouve la peinture. Et c’est en Iran que cet art atteint des sommets. Dans ces merveilleux ouvrages, on y raconte les épopées des rois, les principes scientifiques, les histoires d’amour en vers où illustration et calligaphie ne font qu’un.

Les mogholes ouvrent au XVIe siècle une nouvelle ère pour la peinture islamique. L’empereur Akbar, grand amateur d’art, commande des copies de peintures européennes. Au contact de ces oeuvres nouvelles, les arts de l’Islam tendent vers plus de réalisme tout en gardant la poésie qui leur est propre.

 

 

Dans le nouveau département des arts de l’Islam du Louvre, on peut voir des miniatures, mais aussi des objets usuels et des éléments d’architecture. Autant de beautés qui nous montrent tout le savoir-faire de ces grands artistes. Allez-y ! On a l’impression d’avoir frotté la lampe magique d’Aladin !

Il y a aussi la géniale expo virtuelle de la BNF autour des enluminures de l’Islam : http://expositions.bnf.fr/islam/index.htm


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20 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 4 octobre 2012 13:52

    C’est bien de nous avoir parlé de l’Islam sans nous parler du Louvre. Vous êtes à l’essentiel. smiley


    • pergolese 4 octobre 2012 17:19

      Je suis toujours perplexe quand on lie l’art et la religion...Qu’est-ce que cela à voir ?


      • La mouche du coche La mouche du coche 4 octobre 2012 18:53

        A l’évidence, vous ne connaissez ni l’un ni l’autre. C’est pour ça.


      • pigripi pigripi 4 octobre 2012 18:33

        Maintenant que l’art sublime de l’Islam a trouvé place au Louvre financé par le Qatar, l’Arabie saoudite, le Maroc et toutes les démocraties musulmanes, j’attends avec impatience l’ouverture de l’art sublime du judaïsme financé par Israël et les USA, celle de l’art sublime des Coptes financé par l’Egypte, celle de l’art sublime des Orthodoxes financé par Moscou et Athènes, celle de l’art sublime du bouddhisme financé par le Japon, l’Inde et la Chine, celle de l’art sublime du catholicisme financé par le Vatican, celle de l’art sublime de l’Anglicanisme financé par l’UK, celle de l’art sublime du protestantisme financé par les Allemands pour Luther et les Suisses pour Calvin, celle de l’art sublime de l’hindouisme financé par l’Inde, etc.


        Ya pas de raison de ne pas accorder à toutes les religions du monde ce qu’on accorde à l’Islam.

        Sur le plan pédagogique, il est important de mettre l’art sublime de l’Islam (1 400 ans) au regard des arts religieux tout aussi sublimes qui l’ont précédé et fortement influencé. Judaïsme 2 500 ans, Hindouisme 3 500 ans, Christianisme 2 000 ans, bouddhisme 2 500 ans, Confucianisme, 2 600 ans, etc. 
        Même si la date de fondation de ces religions est discuté ou discutable, l’Islam reste la plus récente et n’a donc pas plus échapper à l’influence de celles qui l’ont précédée.


        • Pie 3,14 4 octobre 2012 19:27

          Mais toutes les religions du monde sont présentes dans les musées.

          Vous faites le malin mais prouvez simplement que vous connaissez peu les musées parisiens.

          Pour les religions asiatiques de l’Hindouisme au Bouddhisme en passant par les syncrétismes de l’Asie du Sud/Est, il y a le musée Guimet qui propose une collection exceptionnelle dans un cadre rénové.

          Le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme ( rue du Temple) peut être utile. La culture catholique n’a pas vraiment besoin d’un musée en propre puisque majoritaire, elle est présente dans tous les musées de Paris qui traitent d’Art occidental et dans les nombreux monuments visitables.

          Il n’y a pas de musée du protestantisme à Paris, juste un centre de documentation rue des St Pères mais il en existe 18 en province. Un centre orthodoxe russe qui comprendra un musée est en passe d’être construit à Paris. Réjouissez-vous il sera financé par la Russie.

          Enfin vous oubliez les religions animistes qui sont pourtant exposées au musée du Quai Branly ( les arts premiers).

          En somme, la culture islamique est loin d’être favorisée dans les musées occidentaux au détriment des autres. De plus, tous les musées font appel à des mécènes (états, entreprises, milliardaires, fondations) afin de financer leurs projets. Qui peut s’en plaindre ?

          Le Louvre qui possède la plus belle collection d’art musulman en occident a attendu plus d’un siècle avant ouvrir un département consacré à ce domaine...


        • OMAR 4 octobre 2012 19:59

          Omar 33

          @Pigripi
           Rien que pour vous faire plaisir : Un regard chrétien sur l’art, au Louvre

          http://www.portstnicolas.org/le-musee/Le-Louvre-Un-regard-chretien-sur-l


        • pigripi pigripi 4 octobre 2012 19:04

          Questions : 

          -pourquoi fallait-il créer un espace dédié à l’Islam au sein du Louvre alors que les arts de l’Islam ont déjà une place à l’Institut du monde arabe (IMA) et à l’Institut des cultures de l’Islam (ICI) ? 

          -Pourquoi demande-t-on au contribuable français de financer totalement ou en partie les émanations spirituelles d’une religion minoritaire (6 millions de Musulmans pour 45 millions de Catholiques) qui n’a pas contribué à la naissance de la nation française et encore moins à sa culture ?
          Depuis Clovis, combien de rois et de reines de France de religion musulmane ?
          Depuis 1789, combien de présidents musulmans ?
          Clément Marot, Montaigne, Flaubert, Victor Hugo étaient-ils musulmans ?
          Glück, Lully, Vivaldi, Saint-Saens, Fauré Musulmans ?
          Les artistes de la grotte de Lascaux, les enlumineurs, Chardin, Renoir, Degas, les Delaunay, Picasso, Musulmans ?
          Claude-Nicolas Ledoux, Le Corbusier, Musulmans ?

          • La mouche du coche La mouche du coche 4 octobre 2012 19:38

            Eh oh. Vous disjonctez là. Par des échanges constants, notre histoire est fortement imprégnée de l’art de l’Islam et il a de la sorte toute sa place au Louvre. Les autres artistes dont vous parlez sont déjà présents ici et là, comme ils le méritent eux aussi. Tout va bien. smiley


          • Pie 3,14 4 octobre 2012 19:55

            Réponses.

            Parce que le Louvre possède la plus importante collection d’Art Islamique du monde occidental ( plus de 18000 objets).

            Parce que J Chirac l’a décidé en 2003 en créant un département consacré à l’Islam au sein du Louvre. Ce huitième département n’avait aucun lieu possible d’exposition car il n’existait pas lors de la réorganisation du musée menée par Pei sous Mitterrand.

            Voilà pourquoi il a fallu creuser la cour Visconti et dépenser 100 millions d’euros pour y présenter des objets du VII au XVIIIème siècle.

            L’Etat français n’en a payé que 30% ( soit le coût de 5 kms d’autoroute en moyenne). Le reste a été apporté par Total, Lafargue, Mohamed VI, un neveu du roi d’Arabie Saoudite, le Koweit, Oman, Azerbaïdjan entre autres.

            Quant à vos questions de fin de texte, elles sont complètement à côté de la plaque. la fonction d’un musée n’est pas obligatoirement d’encenser l’art « national ». Cela peut être aussi de montrer des cultures d’ailleurs ou minoritaires ; Avec votre raisonnement ni le musée Guimet, ni celui du Quai Branly n’existeraient.

            En réalité vous avez beaucoup de mal à cacher votre hostilité « anti-arabe ».

             

             


          • OMAR 4 octobre 2012 20:04

            Omar 33

            @Pigripi, encore un cadeau historique de ma part...

            Les musulmans ont « immortalisé » Charles Martel...(Lol).


          • pigripi pigripi 4 octobre 2012 20:19

            La mouche,


            Si vous me lisez bien, c’est exactement ce que je dis en écrivant que l’Islam étant postérieur à toutes les grandes religions, il n’a pu que se nourrir de leurs expressions spirituelles

          • pigripi pigripi 4 octobre 2012 20:27

            Pie 3 14,


            A l’origine, le banquier lyonnais, Guimet, voulait montrer les religions du monde aux Français mais finalement, du fait de ses collections personnelles et des opportunités de ses collaborateurs et de la nature des collections, le musée a évolué vers les arts asiatiques en récupérant les collections entassées au musée du Louvre dont il est une dépendance. Le musée Guimet est « Musée des arts asiatiques » et non pas « Musée des arts du bouddhisme ».

            Ce n’est que relativement récemment que la section des arts bouddhiques a été créée en tant que « Panthéon bouddhique ».

          • pigripi pigripi 4 octobre 2012 20:32

            Pie 3 14,


            L’Etat Français n’a peut-être payé « que » 30% de l’investissement mais quid du fonctionnement ?

            Encore faut-il que les promesses de dons soient suivies d’effet. On sait que l’IMA qui devait être financé par les pays arabes a été finalement financé par les contribuables français, les Arabes n’ayant pas tenu leurs promesses.



          • pigripi pigripi 4 octobre 2012 20:17

            Pie 3,14


            Vous semblez ignorer l’aspect politique du projet clairement exprimé le 5 janvier dernier dans le Parisien : Sophie Makariou,directrice de ce nouveau département a soutenu qu’il fallait assumer ce terme « d’art islamique ». Il ne faut pas laisser le mot Islam à ceux qui le salissent

             

            • Pie 3,14 4 octobre 2012 20:40

              Tout de suite les grands mots. S Makariou se contente de dire qu’elle préfère conserver le terme traditionnel d’Art islamique plutôt que le transformer en Art musulman moins anxiogène, depuis que les islamistes ( càd les intégristes) ont fait d’islamique un mot péjoratif.

              Ce n’est pas un projet politique, c’est la réaction d’une intellectuelle spécialiste dans cette forme d’art qui prend position contre l’intolérance.

               

              Votre réaction est finalement assez obscurantiste.


            • pigripi pigripi 4 octobre 2012 22:57

              Pie,


              Obscurantiste moi ?
              Vous semblez être plongé dans l’obscurité du déni idéologique des bosmoches du politiquement correct....
               Je cite Makariou citée par le Parisien et votre interprétation de ses propos est à pisser de rire tellement elle est tirée par vos poils au cerveau d’homme de Cromagnon ...

              • pigripi pigripi 4 octobre 2012 23:18

                Pie,


                Ce que vous dénommez « mon raisonnement » est seulement le rappel de faits qui semblent vous déranger hautement.
                Ces réalités de l’histoire de la France dérangeraient-elles votre idéologie ? On croirait lire un copier-coller sur la culture du système de pensée de Lyssenko en biologie.

                Quant au Musée du quai Branly, c’est un ramassis de n’importe quoi où on peut voir, par exemple, des oeuvres aborigènes contemporaines (exposées par ailleurs dans des galeries d’art contemporain à Paris) accrochées au milieu d’objets traditionnels plus ou moins anciens. Et je ne parle pas de l’architecture débile du musée qui rend sa visite éprouvante mais qui est signée Jean Nouvel. Un Musée Chirac qui n’a pas fait mieux que le Musée de l’Homme -en travaux jusqu’en 2014-qui était autrement mieux pensé. Ce n’est pas mon soit-disant « raisonnement » qui aurait empêché son financement mais mon amour de l’art, de l’artisanat et de l’histoire des peuples.

                • zélectron-libre zélectron-libre 5 octobre 2012 12:02
                  Oui il y a de belles choses chez les musulmans :


                  Loyauté, Générosité et Pardon :

                  Voici une histoire que j’ai entendue dernièrement et que je vous transmets avec mes mots. Je l’ai tant aimée que j’ai envie qu’elle soit partagée partout partout. Je n’ai pas le temps de la traduire en anglais ou en arabe. Merci d’avance à ceux qui s’en chargeraient. Elle est magnifique, elle illustre les valeurs universelles de l’Islam et des musulmans du « fond du coeur » que je chéris et non les musulamans de surface que les médias adorent.


                  Du temps du khalifat d’Omar Ibnou al Khattab, deux hommes étaient venus se plaindre à lui du meurtre de leur père en lui indiquant le nom du meurtrier. Il fit convoquer ce dernier qui avoua sans difficulté et devant une grande assemblée son crime. Le Khalife, lui dit alors :

                  - Tu sais ce qui t’attend quand tu tues une personne ? C’est la loi du talion qui s’applique, âme pour âme.
                  - Oui, je sais.
                  - On doit donc te tuer comme tu as tué ce pauvre monsieur.
                  - Oui j’accepte. Je demande juste une faveur si possible.
                  - Laquelle ?
                  - Que tu m’accordes 3 jours de répit pour aller voir ma famille avant l’exécution.
                  - Je ne peux te laisser partir de peur que tu t’enfuies. A moins, que quelqu’un de cette assemblée se porte garant pour toi.

                  Le khalife demanda qui parmi les présents pouvait se porter garant pour cet homme, personne ne répondit sauf le vieux Abou Darr Al Ghaffari qui dit : 

                  - Je suis garant.
                  - Connais-tu cet homme demanda le Khalife ?
                  - Non, mais de son visage émane la sincérité, dit Abou Darr.
                  - Tu sais quels risques tu encours s’il ne revient pas au Asr du 3ème jour ?
                  - Oui, je sais et je suis prêt.
                  - Alors, tu peux donc partir voir les tiens ! Nous t’attendons dans 3 jours inchaAllah.

                  Peu avant la prière du Asr du 3ème jour, les gens commençaient à affluer en masse vers la mosquée, lieu du RDV de l’événement tant attendu. Tout le monde regardait en direction du village du condamné, en guettant son arrivée, rien... aucune trace de lui. Les regards se dirigèrent vers Abou Darr. Le khalife lui dit :

                  - Tu sais ce qui t’attend s’il ne vient pas 
                  - Oui je sais, et je suis prêt.

                  C’est à ce moment là que l’accusé arriva.

                  - Allaho Akbar, commença à entonner l’assemblée en chœur
                  - Allaho Akbar !
                  - Comment ça se fait que tu sois revenu ? N’étais-tu pas tenté d’échapper à ta peine ? 
                  - Si je n’étais pas revenu, les gens auraient dit que les hommes loyaux et de parole ont déserté les lieux.

                  Le Khalife se tourna vers Abou Darr, essayant de creuser plus et savoir les vraies raisons qui l’avaient poussé à se porter garant pour un inconnu et criminel de surcroît.

                  - Comment se fait-il que tu aies pris autant de risques pour un homme dont tu ignorais tout ?
                  - Si je ne l’avais pas fait, les gens auraient dit que les hommes généreux ont quitté les lieux.

                  Omar Ibnou Al Khattab se tourna alors vers les deux victimes en leur rappelant le verset du Coran, (2/178 : Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce…). 

                  - C’est à vous maintenant qu’appartient la décision d’ôter la vie à cet homme et de le tuer comme il a tué votre père ou d’en décider autrement. 
                  - Nous choisissons de lui laisser la vie.
                  - Comment se fait-il que vous optiez pour ce choix ?
                  - Dieu, Grand Pardonneur, nous donne l’option du pardon et nous ne pouvons que la prendre. Si nous appliquions la loi du talion, ce qui est notre droit certes, les gens diraient que les hommes de pardon ont déserté les lieux. 


                  Les hommes et femmes avec de telles valeurs me manquent !

                  • Bulgroz 5 octobre 2012 12:32

                    Le 3 octobre 2012, Culture à Toulouse.

                    Mounir Fatmi, Marocain (« d’origine musulmane » selon ses mots) projette par erreur des images de versets coraniques sur le pont qui traverse la garonne.

                    Une jeune fille marche dessus comme on marcherait sur un merde de chien et prend des gifles, une émeute de 70 abrutis musulmans, un imam appelé en renfort pour calmer la fureur ........

                    http://www.francetv.fr/culturebox/tensions-a-toulouse-autour-dune-oeuvre-jugee-blasphematoire-119143

                    L’art islamique au sommet de la connerie en FRANCE.


                    • NeverMore 5 octobre 2012 12:43

                      Pour bien comprendre le sublime, ce qui est intéressant, c’est de se demander pour chaque objet, 1) où a t’il eté réalisé 2) par qui ? 3) quelle était la condition de l’artiiste (esclave, dhimmi ...) ?

                      Ensuite demandez vous où étaient les artistes, qui ils étaient, quel était leur statut et qu’ont ils produit AVANT qu’ils ne soient conquis.

                      Et enfin regardez bien ce que sont devenus les lieux, les artistes, et leur statut, MAINTENANT.

                       

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