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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’Atlantide et le mythe atlante

L’Atlantide et le mythe atlante

Où situer l’Atlantide décrite par Platon ? Dans l’océan Atlantique, en mer Egée, chez les Hyperboréens, comme certains le supposent, et pourquoi par chercher, à la lueur des dernières découvertes, l’hypothèse qui semblerait la plus plausible. Si du moins il y en a une !

Le Timée et le Critias, deux dialogues de Platon, constituent la source principale dont nous disposons à propos de l’Atlantide. L’auteur y fait état d’une tradition rapportée d’Egypte par Solon, qui en avait pris connaissance auprès des prêtres de Saïs. Neuf mille ans plus tôt, les ancêtres des Athéniens auraient repoussé une invasion venue de l’ouest, depuis un continent étendu " devant les colonnes d’Hercule". - Là se trouvait un empire grand et merveilleux qui tenait la Lybie ( nom désignant l’ensemble de l’Afrique ) jusqu’à l’Egypte et l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie ( l’Etrurie ). Mais dans le temps qui suivit, il eut des tremblements de terre et des cataclysmes ; dans l’espace d’un seul jour et d’une nuit terribles, l’île Atlantide s’abîma dans la mer et disparut. -

Fournis par le Timée, ces renseignements sont développés dans le Critias, qui nous apprend que l’île de l’Atlantide aurait été organisée à l’origine par Poséidon, qui en avait confié la royauté à Atlas, dont le nom fut donné à cette terre. Ce pays disposait de tous les métaux que l’on peut extraire des mines. L’orichalque était, après l’or, le plus précieux d’entre eux, mais il fallait ajouter à cela le cheptel et le gibier abondants, l’agriculture et l’arboriculture qui assuraient de belles récoltes de céréales et de fruits et les forêts nombreuses qui assuraient les matériaux nécessaires au travail des charpentiers. Bénéficiaires de toutes ces richesses, les habitants avaient construit des ports, des temples et des palais. Une force militaire importante comptabilisant douce cents navires et dix mille chars était à la mesure de cette prospérité. Hélas, le Critias, demeuré inachevé, ne rapporte pas le récit de la destruction de l’Empire atlante.

Les érudits ont recherché ultérieurement s’il n’existait pas, dans la tradition grecque, des précédents au récit de Platon : le nom d’Atlas apparaît chez Homère, et certains ont cru voir dans Ogyvie, l’île où régnait Calypso, des restes du continent évoqué par Platon. En revanche, aucune source égyptienne actuellement connue ne vient confirmer les renseignements fournis par les deux dialogues. Au cours de l’Antiquité, Aristote, Ptolémée et Pline l’ancien se refusent à prendre au sérieux l’existence de l’Atlantide. Seul le géographe Posidonius semble moins sceptique et les héritiers de la tradition platonicienne acceptent le récit de leur maître mais n’apportent aucun élément supplémentaire pour mieux étayer cette allégation. Quant au Moyen Age, il ignorera le problème et il faudra attendre la Renaissance et l’explosion intellectuelle, qui l’accompagne, pour que la question soit de nouveau posée.

C’est au XVIe siècle que l’Espagnol Gomara identifie, dans son Histoire générale des Indes, l’Atlantide à l’Amérique récemment découverte. Les localisations les plus diverses sont désormais proposées à partir du siècle suivant. En 1665, le père Athanase Kircher place l’Atlantide au milieu de l’Océan, les Canaries et les Açores constituant selon lui les vestiges du continent englouti. Le Suédois Rudbeck l’identifie à son propre pays, et le théologien protestant Baër la place en Palestine dans son Essai historique et critique sur l’Atlantide des Anciens paru en 1762. Le siècle des Lumières verra également fleurir de nombreuses autres interprétations.

Quelques années plus tard l’Allemand Knötel voulut voir dans les Atlantes des grands initiés, des sages venus apporter à l’humanité les trésors de la connaissance. L’hypothèse saharienne inspira, en 1918, à Pierre Benoit un roman célèbre, en même temps qu’elle encouragea les fructueuses expéditions réalisées par Henri Lhote dans le Tassili. Nous sommes alors face à plusieurs hypothèses : - celle de l’Atlantique défendue par Donnelly jugée comme la plus acceptable, d’autant que les premières recherches océanographiques localisent des hauts-fonds dans la région des Açores, où l’on découvre la chaîne des montagnes volcaniques qui sépare en deux l’Océan et correspond à ce que nous désignons aujourd’hui sous le nom de rift atlantique. Aussi Donelly n’hésite-t-il pas à considérer la culture atlante comme la matrice originelle de toutes les civilisation - la thèse du suédois Rufbeck, confirmée par l’Allemand Hermann Wirth, qui l’identifie à l’ancienne Thulé, source hyperboréenne supposée de toutes les grandes cultures de l’Antiquité -enfin celle plaçant l’Atlantide dans la mer Egée, où la catastrophe évoquée par Platon correspondrait à l’explosion du volcan de Santorin, phénomène dont les géologues nous disent qu’il s’est produit au XVe siècle av. J.C. et dans lequel les archéologues ont cru identifier le gigantesque raz de marée fatal à la civilisation minoenne de Crète.

L’hypothèse égéenne repose sur un fait géologique incontestable : la formidable explosion du volcan de Santorin alors île de Théra fréquentée depuis la préhistoire en raison de la richesse de son sol. Le raz de marée, qui suivit l’événement, ravagea les rives de la mer Egée, entraînant la ruine instantanée d’Amnisos, le port de Cnossos, la principale métropole de la grande île crétoise.

Mais une telle interprétation se heurte immédiatement à l’argument chronologique : la civilisation minoenne apparaît et se développe mille ans avant Platon, et nous sommes loin des neuf mille ans rapportés par celui-ci. Nous savons, par ailleurs, que la Crète minoenne a connu un déclin brutal à partir du XVe siècle avant notre ère, sans pouvoir expliquer ce déclin par l’arrivée d’envahisseurs. Et peut-on assimiler les Crétois aux Atlantes ? Rien n’est moins sûr, car il est difficile de prêter aux Minoens - peuples de marins, de pêcheurs et de commerçants - les intentions belliqueuses des Atlantes de la légende, à moins que l’on interprète, en ce sens, la légende du Minotaure. Pourtant, la géographie semble infirmer l’hypothèse égéenne, puisqu’il est clairement question d’une île située devant les colonnes d’Hercule. Il faudrait donc chercher l’Atlantide au-delà du détroit de Gibraltar, étant donné que les envahisseurs, venus assaillir Athènes, seraient originaires de la mer Atlantique. On peut ainsi imaginer que les Atlantes de Platon puissent être identifiés aux Peuples de la mer et du nord que les textes égyptiens désignent comme le pays de l’obscurité, ce qui confirmerait la thèse nordique. Les témoignages archéologiques apportent des confirmations non moins intéressantes : les envahisseurs du XIIe siècle av. J. C. ont laissé sur leur passage des épées à soie plate et à rivets caractéristiques du Nord protogermanique. La forme des navires figurés sur les parois du temple de Médinet-Habou est identique à celle des embarcations observables sur les gravures rupestres scandinaves de l’âge de bronze. Une autre donnée doit également nous éclairer : l’orichalque, ce précieux métal mentionné dans le Critias, serait l’ambre, résine fossile recherchée dans toute l’Europe ancienne, mais ne se trouvant que sur les rivages des mers septentrionales. La thèse comprend néanmoins des points faibles. Platon signale la présence d’éléphants dans l’île mythique : or, il est bien peu probable que ces animaux aient pu se trouver dans le nord de l’Europe plusieurs millénaires après la fin de la dernière glaciation et ils n’ont, en tous cas, laissé aucune trace archéologique.

Quelle qu’ait pu être la réalité de l’île décrite dans le Timée et le Critias, le continent englouti n’a pas fini d’exciter notre imaginaire. S’il demeure une part de vérité dans le mythe platonicien, c’est peut-être celle relative aux raisons qui conduisirent ce puissant empire à la ruine. L’auteur grec nous explique, en effet, que l’oubli des lois issues de la tradition, les ferments de la division furent fatals aux Atlantes car "quand l’élément divin diminua en eux, ils méritèrent le châtiment de Zeus". Comment on écrit l’Histoire...

Sources : Philippe Parroy

Pour lire mon article consacré à la Crète minoenne, cliquer ICI


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43 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 24 mars 2009 13:05

    Il faut demander à Mr Mourey , il a une idée sur la question..


    • plancherDesVaches 24 mars 2009 22:55

      Il est quand même à noter que ce genre d’article est tout de même accepté sur agora.....

      Cela devrait nous faire réfléchir. En principe....


    • John Lloyds John Lloyds 24 mars 2009 13:14

      Rien n’indique que l’indication "Atlantide" de Platon fut lièe à une géographie physique, plutôt qu’à une géographie mythique. Les anciens avaient coutume de faire appel à des contrées ou peuples mythiques, le Styx, le Tartare etc ..., on trouve même chez les argonautes une totale continuité dans un voyage qui commence en géographie physique, connue, et qui finit en géographie mythique.

      Notre esprit occidental a oublié depuis de nombreux siècles ce mode de pensée et reste omnubilé dans une quête qui peut être totalement décalée par rapport aux finalités voulues par les anciens, qui se basaient sur des modèles mythologiques.


      • Zalka Zalka 24 mars 2009 13:31

        Et dans vos articles conspiro-paranoïaque, vous faites tout pour réintroduire les mythes dans la pensée occidentales. Merci de faire progresser la régression.


      • John Lloyds John Lloyds 24 mars 2009 14:25

        Mon pauvre zalka, vous êtes tellement aveugle que vous ne vous rendez même pas compte que vous baignez dans la mythologie, tous les jours, c’est le cas de le dire, puisque ça commence par les 7 jours de la semaine, un cycle bien caractéristique jusque dans les noms. Vous vous imaginez hors du mythe, sans même vous rendre compte que vous êtes le pur produit de la civilisation judéo-chrétienne. Si un jour vous vous rendez compte que ce que vous croyez être votre propre pensée est en fait le produit d’un héritage multimillénaire, vous découvrirez que les fondements de votre matérialisme sont bien plus obscurs que ce que vous imaginez.


      • Zalka Zalka 24 mars 2009 15:33

        Je ne nie pas l’héritage.

        Je nie que Zeus ai réellement vécu au sommet de l’olympe.

        Les mythes existent, mais ce qui est dans les mythes n’existe pas.

        Il y a là une nuance simple et claire que visiblement vous ne saisissez pas.


      • Cascabel Cascabel 24 mars 2009 18:34

        C’est le "réellement" qui coince.

        Si je vous suis bien, vous refusez sans problème l’héritage des sciences lorsqu’on on aborde la destruction des tours jumelles, là pourtant nous sommes bien dans un domaine strictement matériel, mais vous vous découvrez matérialiste face à la mythologie grecque.

        En d’autres termes votre grille de lecture se trouve à chaque fois inadaptée à la situation. Dommage pour vous.


      • Zalka Zalka 24 mars 2009 13:28

        Ce que je trouve absolument fantastique dans cet article, c’est la volonté de croire à 100% ce que rapporte Platon, d’imaginer que les atlantes étaient totalement semblable à ce qu’il décrit...

        Vous connaissez l’Illiade ? Qui peut croire que ce récit s’est déroulé exactement comme Homère le raconte ? Il est fort possible que les années passant l’histoire se soit déformée et ai fini par aboutir à l’illiade alors qu’il n’y avait à l’origine qu’une petite guerre entre deux villages barbares.

        Je pourrais également cité le Déluge qui selon la Bibli aurait noyé le monde entier. Des archéologues ont démontré l’éxistence d’une crue exceptionnelle ayant noyé la terre entre le Tigre et l’Euphrate. Alors que doit on croire ? Que cette inondation a marqué les esprits des habitants du coin qui ont cru que le monde entier était recouvert ? Ou la Bible qui dit que tout a effectivement été engloutie ?

        Pour l’Atlantide, c’est pareil. Vous citez vous même l’explosion de Santorin et le déclin brutal des minoens du XVème siècle avant notre ère. N’est pas suffisant ? Du point de vue des proto-grecs, les crétois pouvaient bien être les dominateurs du monde, puisqu’ayant la flotte la plus riche, la plus nombreuse et la plus puissante, ils devaient être en contact avec tout le bassin, servant d’intermédiaire à tous le monde.

        Les certitudes de Platon ne pèse pas lourd. Lui et ces prédécesseurs ont ils situé Atlante dans le Pacifique parce que c’était vrai ou parce qu’il n’imaginait pas une telle puissance dans la mer méditerrannée ?

        Et je ne parle même pas de cet absurde 9000 ans... On sait parfaitement qu’il n’y avait rien à cet époque. Mais vous trouvez cela plus logique qu’un petit millier d’année avec des preuves physiques...

        Bref, article ridicule pour superstitieux.


        • foufouille foufouille 24 mars 2009 15:05

          @ zalka
          9000a avant platon, ca approche de la fin de la derniere glaciation
          on ne sait donc rien du tout
          le niveau de la mer a monte de 100 a 200m
          tout peut donc etre sous l’eau


        • Emmanuel Aguéra LeManu 24 mars 2009 17:45

          là, Fouifouille, respect.
          je plusse, ce qui est rare sauf quand c’est systématique.


        • Emmanuel Aguéra LeManu 24 mars 2009 17:47

          Et te voilà dans les meilleurs commentaires !
          A ta santé.


        • foufouille foufouille 24 mars 2009 18:16

          @ lemanu
          tous les mythes peuvent s’aborder de maniere scientifiques
          en plus, avant le deluge, il devait pas faire chaud. donc il est possible que les hommes habitent sur le bord de mer
          par consequent, il faudrait fouiller sous l’eau pour trouver quelque chose
          et je vois pas non plus ce qui empeche le mac de moins 12000 de construire un bateau et de faire la gueuerre
          le metal orichalque ambre est par contre ridicule, l’acier peut etre fait par accident


        • BDKnut BDKnut 25 mars 2009 10:43

          @ Zalka

          C’est dommage, vous vous emportez sur un article qui n’est pas mal "fait", qui expose assez bien l’ensemble des pistes suivies pour identifier la réalité ou pas du mythe Atlante ... sans pour autant prendre part et essayer de nous imposer SA science et SA "bonne" théorie ... attitude que j’approuve plutôt ...

          Et, en même temps, vous émettez des doutes bien argumentés sur les fondements de ce mythe, évoquant avec justesse le travail du temps qui pourrait transformer une bête bataille entre deux villages barbares en magnifique Illiade ... hypothèse à laquelle je crois aussi ... idem l’exemple du déluge et cie ...

          Bref, dommage de s’emporter autant alors qu’il n’y a pas lieu de le faire ...


        • Mmarvinbear mmarvin 29 mars 2009 20:57

          "Des archéologues ont démontré l’éxistence d’une crue exceptionnelle ayant noyé la terre entre le Tigre et l’Euphrate" : On peut aussi ajouter l’ inondation catastrophique qui a noyé un immence lac d’eau douce qui se trouvait à l’emplacement de la Mer Noire actuelle, et qui a balayé les civilisations existant aux alentours. De façon plus large, dans la mythologie de chaque civilisation, se trouve un évenement de ce genre. Le déluge biblique n’est qu’une reprise du Déluge babylonien conté dans l’épopée de Gilgamesh.

          "
          Pour l’Atlantide, c’est pareil. Vous citez vous même l’explosion de Santorin et le déclin brutal des minoens du XVème siècle avant notre ère. N’est pas suffisant ?" : Il faut croire que non... La destruction de Santorin a été un evenement majeur qui a pour ainsi dire changé l’histoire car en balayant la civilisation minoenne, elle a permit l’émergence des cités grecs qui sans cela seraient peut-être restés de gros bourgs sans importance autre que locale.

          Le mythe de l’Atlantide a probablement plus d’une source. Une théorie récente semble indiquer que Platon a eu vent, via des prêtres egyptiens, de l’existence d’une grande île engloutie sous les flots a peu près à l’époque indiquée dans le Critias. Un géologue a localisé un haut-fond au large du Maroc, dans l’atlantique, dont les contours correspondent plutot bien à la description faite. Evidemment, il n’y a sans doute pas de ruines car l’endroit, qui était une île du fait que le niveau des eaux était bien plus bas qu’aujourd’hui, a été noyé par la fin de la dernière glaciation a peu près 9 000 ans avant notre ère.

          Donc si on additionne Grosse Ile noyée ça fait un bail + Souvenir récent de Santorin, on a les bases du mythe de l’Atlantide.


        • Antenor Antenor 24 mars 2009 13:36

          Etant donné que sur ce sujet, il y a à peu près autant de théories que d’historiens, je vous soumets la mienne : 

          Au début du troisième millénaire, s’est formée en Europe de l’Ouest et au Maghreb la culture matérielle dite des "Gobelets Campaniformes". Elle marque la fin du Néolithique et c’est sur ce substrat que ce sont dévelopées ultérieurement les culture de l’Age du Bronze. Géographiquement, elle colle impécablement avec l’Atlantide. Au niveau des dates, c’est plus problèmatique. On peut cependant supposer que les 9000 ans sont symboliques et évoquent simplement une époque relativement reculée. Le début du troisième millènaire est la période où se développent les grandes cités phéniciennes du Levant (fondation du temple de Melquart à Tyr vers -2750 d’après Hérodote). Dans cette histoire, le dieu Poséidon dont descendraient les Atlantes symboliserait les premières expéditions maritimes des Levantins.


          • Antenor Antenor 24 mars 2009 13:50

            Correction : Des Levantins et/ou des Egéens (Civilisation des Cyclades).

            Une étude de l’implantation du Campaniforme dans le Sud de la France :

            "Les données relatives à l’implantation des Grecs en Languedoc montrent une grande similitude avec celles qui concernent l’apparition du Campaniforme dans le sud-est"

            http://www.mmsh.univ-aix.fr/esep/etudiants/PostDoc/resume-lemercier.html

             

          • ZEN ZEN 24 mars 2009 14:16

            Il faut prendre cela comme un mythe, bien sur, Platon n’était pas dupe
            Mais il a pu exister , comme souvent, un phénomène naturel catastrophique ayant marqué les esprits , sur lequel une tradition orale a brodé
            Peut-etre l’énorme exposion volcanique de Santorin, vers-7200, qui aurait créé un tsunami dévastateur en Crète, d’où serait parti la légende...


            • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 24 mars 2009 14:20

              Informations récentes : 

              Après la passionnante émission sur Arte samedi soir, il semble que l’hypothèse égéenne soit celle qui, au vu des récentes découvertes, corresponde le mieux au mythe de l’Atlantide, car on sait que dans un mythe, il y a toujours une part de réalité. Les Minoéens furent, en effet, de 2000 à 1500 av. J. C. la civilisation européenne la plus avancée. Elle disparut soudainement sans que l’on ait pu, jusqu’alors, en connaître la raison précise. Or, nous savons depuis peu, et l’émission nous l’a révélé, que les Minoéens crétois subirent vers l’an 1500 avant notre ère les conséquences terribles du tremblement de terre consécutif à l’explosion du volcan de Santorin, qui éjecta cendres, laves et roches jusqu’à 40 km dans l’atmosphère, recouvrant une partie de la Crète orientale de cendres et provoquant un tsunami terrifiant de trois vagues successives de 50 km de large, 20m de hauteur, déferlant à la vitesse de 15 à 20 km à l’ heure, ainsi que le feraient les ondes d’un caillou lancé dans une mare.
              Récemment des savants et chercheurs ont découvert en Crète, jusqu’à des hauteurs de 36m au-dessus du niveau de la mer, des algues, des coquillages et des traces nombreuses de la vie sous-marine. Ce serait donc bien un ras de marée ,et non des envahisseurs, qui serait à l’origine de la fin de la civilisation minoéenne, faisant disparaître plus de 60% de la population, d’autant plus que celle-ci, de vocation commercante et maritime, avait choisi de bâtir ses villes le long du littoral. Si bien que ce tsunami fut assez violent pour mettre à genou cette grande civilisation.
              Par ailleurs, les archéologues ont découvert à La Canée des traces d’incendies, comme si avait eu lieu, à la suite de cette catastrophe naturelle, une révolution, preuve soit d’une invasion étrangère, soit du désespoir des survivants qui, volontairement, auraient transformé en brasiers les temples élevés à des dieux qui les avaient si totalement abandonnés, ou les deux à la fois.
              Aujourd’hui nous connaissons mieux la cause de la fin de l’époque minoéenne. Du moins son rayonnement perdura-t-il et les vestiges laissés derrière eux ne manquèrent pas d’influencer les Mycéniens et la civilisation grecque toute entière, la civilisation égyptienne toute proche également. Sans compter que les événements ne furent pas sans inspirer les mythes racontés par l’Iliade et l’Odyssée qui date, approximativement, de 850 av. J. C., mais dont on ne sait pas si elle fut l’oeuvre d’un seul ou de plusieurs auteurs. Enfin, il n’est pas davantage étonnant que la légende de la civilisation partiellement engloutie soit revenue aux oreilles de Platon ( environ 428 av. J.C. ), ce qui l’incita à relater l’existence de cette lointaine civilisation dans le Timée et le Critias, lui accordant une datation sans doute plus littéraire que réelle.


              • JoëlP JoëlP 24 mars 2009 16:39

                Quand je suis allé à Santorin, j’ai lu pas mal de choses sur l’Atlantide et tout semblait rejeter l’hypothèse de la mer Egée. J’ai appris que les restes trouvés lors des fouilles à Acrotiri - Santorin ne contiennent aucun squellettes, bijoux ou objets précieux prouvant que les habitants ont pu partir avant la grande catastrophe sans doute grâce à des signes avant-coureurs très forts. 
                http://jfbradu.free.fr/GRECEANTIQUE/crete/santorin/akrotiri/akrotiri.htm

                On peut imaginer des méditérannéens qui vivaient dans une île prospère et qui sont forcés de parcourirent la méditerranée... Ils racontent avec nostalgie leur cité détruite... Quelques années et générations plus tard les récits parlent d’un pays idylique. dix siècles plus tard, Platon en parle et cela devient un mythe.


              • ZEN ZEN 24 mars 2009 14:37

                J’ai vu aussi cette émission sur Arte, qui me semblait assez bien étayée
                Je me suis plus haut trompé sur les dates
                Cela ne manque pas d’etre l’hypothèse la plus convaincante
                Mais nous resterons toujours dans l’incerttitude...


                • Richard Richard Golay 24 mars 2009 14:53

                  Une théorie très intéressante a été développée par Jacques Collina-Girard, Géologue, Maître de conférence à Aix-Marseille 1.

                  Bonne lecture


                  • foufouille foufouille 24 mars 2009 15:33

                    les caraibes font aussi un bon candidat avant la fin de la glaciation


                    • Hermes Hermes 25 mars 2009 11:14

                      La grèce antique ne connaissait pas le monde outre-atlantique...


                    • Kalki Kalki 24 mars 2009 15:52

                      Le buzz google map et l’atlantide

                      http://cartes.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/20/a-t-on-trouve-l-atlantide-sur-google-earth-google-maps.html


                      http://www.gebco.net/about_us/news_and_events/atlantis_found.html

                      http://www.generation-nt.com/google-earth-atlantide-actualite-237831.html


                      A priori pas d’Atlantide
                      Google a néanmoins coupé court à la rumeur, voyant dans ce tracé énigmatique les vestiges non pas de la cité engloutie mais de traces laissées par des navires ayant sondé la zone afin de collecter des données.

                      " Ce que les utilisateurs peuvent observer est un artefact d’un processus de collecte de données. Une donnée bathymétrique est souvent recueillie par des bateaux utilisant un sonar pour prendre des mesures du fond de la mer. Les lignes reflètent le chemin du bateau à mesure du recueillement des données. Le fait qu’il y a des espaces vides entre chacune de ces lignes est le signe de notre petite connaissance du monde des océans. "

                      Les coordonnées de ce tracé (à entrer dans Google Maps) : 31 15’15.53N 24 15’30.53W.

                      et pour en finir rapidement, il y a les mêmes artéfacts, sur des zones encore plus grandes, à l’ouest de l’Irlande, et en plein coeur du pacifique (16°S, 111°O).


                      • foufouille foufouille 24 mars 2009 17:01

                        @ kalki
                        cousteau a trouve des routes a bimini
                        et a cote du japon, il y a des trucs bizarres sous l’eau


                      • manusan 25 mars 2009 10:23

                        Foufoulle, là vous parlez de l’empire de MU, non ?


                      • foufouille foufouille 25 mars 2009 15:56

                        @ manusan
                        mon hypothese est plus bas


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 24 mars 2009 16:11

                        Bonjour Armelle,

                        c’est curieux, à la lecture de votre texte et des incertitudes complètes quant aux faits réels de notre passé commun lointain, on réalise que le futur proche l"est tout autant.

                        L’Atlantide est un degré au dessus que tous les tsunamis et explosions volcaniques. Il existe une hypothèse que vous ne soulevez pas et qui me semble plausible. Huit mille ans avant notre èrre, le Bosphore était fermé et la mer Noire ne devait être qu’un modeste lac dont le niveau se trouvait deux cent vingt mètres en dessous de la méditerrannée et donc d’une surface dix fois moindre. C’est un tremblement de terre qui l’a ouvert et il s’est entrainé une chute type Niagara, mais d’un débit bien cent fois supérieur, et qui dura cent ans. Rien n’empèche qu’à l’époque, un réel berceau de paradis existait autour de ce lac, ressemblant à la Crimée aujourd’hui. 

                        C’est un peu comme l’histoire de la mer qui s’ouvrit pour laisser Moïse s’échapper d’Egypte avec son peuple, il n’est pas interdit que cette légende relate d’une fracture qui s’ouvrit entre la Somalie et le Yémen et emplit la mer Rouge...

                        Mais, quant à notre futur proche, et l’incertitude totale qui règne à sos propos, j’opte pour la solution suivante : Il faudrait que se passe la même chose dans la mer Morte, mais non de façon naturelle car décidée par l’humain. Et pour ce faire, deux solutions : Une bombe formidable qui raye de la carte toute la région avec ses rouleaux mythiques et que l’on relatera dans cinq mille ans tout comme aujourd’hui vous le faites, avec incertitude...ou une bombe lente, une fusion à long terme qui réunit des peuples cousins divisés dans un projet commun et récupère industriellement l’énergie du remplissage par conduites forçées, nourrissant l’ensemble du moyen Orient en énergie utile, et générant l’Atlantide du millénaire présent...

                        Cordialement. L.S.


                        • Hieronymus Hieronymus 24 mars 2009 16:36

                          Bonjour
                          j’ai plusse l’article mais sur l’enigme de l’Atlantide
                          je resterais "traditionaliste" quant a son interpretation
                          on a un peu tout ecrit et son contraire, le plus souvent comme vous le reprenez on a voulu l’identifier a la Crete minoenne (a srt ne pas confondre avec la Grece bien apres) mais d’abord cela ne colle pas niveau dates et ensuite c’est tres petit la Crete alors parler d’un continent englouti
                          on a aussi evoque toutes sortes d’hypotheses, allant du Sahara a la Scandinavie, il me semble que pour les memes raisons, ces hypothese sont encore moins plausibles, alors ?
                          retour aux sources : Platon parle d’un continent englouti situe au dela des colonnes d’Hercule
                          si Atlantide il y a eu (ce dont personnellement je ne suis pas convaincu) elle devait se situer la ou est actuellement l’ocean du meme nom et les Acores en seraient des sortes de confettis ayant survecu
                          cordialement


                          • plancherDesVaches 24 mars 2009 16:59

                            Mythes : mettre une boule de cèdre dans vos armoires, et une boule de réflexion s’appuyant sur des faits dans vos esprits.
                            Ite, missa est.


                            • Emmanuel Aguéra LeManu 24 mars 2009 17:41

                              Quand on habite Trouville sur mer, on ne fait pas un article sur l’Atlantide.
                              (qui est d’ailleurs au fond de ma baignoire, mais c’est un secret).


                              • Pierrot Pierrot 24 mars 2009 20:02

                                Bonjour,
                                L’hypothèse la plus plausible est qu’il s’agit d’un mythe qui a été raconté à Platon par des Egyptiens.

                                Peut être éventuellement avec une légère influence de la destruction du volcan Santorien dans la mer Egée.
                                Le tsunami généré a légèrement détruit des villes cotières de Crète au Minoen vers - 1450 environ.


                                • pasdepseudo 24 mars 2009 20:58

                                  Ce que tu évoques foufouille au large du japon, s’appelle yonagumi, les reportages et photos faites là-bas par différentes équipes de plongée laissent songeur....................................
                                  Pour là-bas, il s’agirait plutot de la lémurie.

                                  http://scimyst.free.fr/archeologie/orient/yonagumi/album_yonagumi/pages/ssm ar_yona_jpg.htm


                                • Viya 24 mars 2009 21:04

                                  Bonjour

                                  L’Atlantide est une fabuleuse histoire, parce que c’est une histoire sans fin. Tous les lieux pourraient être ce lieu magique et chacun a sa théorie. Que ce soit en livre, en film ou en BD, l’Atlantide excite l’imaginaire. Découvrir l’Atlantide pourrait profondément nous décevoir. La réalité pourrait tuer le rêve, alors désolée pour la science Armelle, mais j’espère que jamais on ne saura, car pour vivre on a besoin de rêves et l’Atlantide est un rêve fabuleux...
                                  Mais continuer de chercher...

                                  Cordialement


                                  • BDKnut BDKnut 25 mars 2009 10:53

                                    Arf, moi j’aimais bien l’Atlantide Saharienne de Pierre BENOIT ... un de mes romans préférés ...


                                  • Yannick Harrel Yannick Harrel 24 mars 2009 21:54

                                    @Armelle

                                    Bonjour,

                                    La thèse comprend néanmoins des points faibles. Platon signale la présence d’éléphants dans l’île mythique : or, il est bien peu probable que ces animaux aient pu se trouver dans le nord de l’Europe plusieurs millénaires après la fin de la dernière glaciation et ils n’ont, en tous cas, laissé aucune trace archéologique.

                                    Et si ces formidables mastodontes n’étaient autres que... les mammouths ? Pure conjecture je vous l’accorde. Il faudrait vérifier scientifiquement l’expansion géographique de ces animaux sachant qu’ils peuplèrent une très grande partie de l’Europe du Nord (allant même jusqu’à brouter dans la plaine d’Alsace), leur date effective d’extinction et la rémanence mythologique qu’ils laissèrent dans l’imaginaire des hommes (tradition orale, peinture rupestre etc.).

                                    Ceci étant, pour moi l’histoire de l’Atlantide est surtout une leçon de morale à l’égard du sentiment imbu de certaines civilisations pensant leur destin comme éternel alors qu’elles restent tout autant mortelles que les hommes qui irriguent son histoire.

                                    Cordialement


                                    • BDKnut BDKnut 25 mars 2009 11:01

                                      Bof ... moi j’imagine bien un prêtre ou un scribe égyptien racontant au grec de service un joli conte traditionnel, l’enjolivant au fur et à mesure que l’alcool (de palme ?) fait son effet ... d’où les éléphants, les cyclopes à 3 têtes, Dark Vador et le PSG en finale de la coupe d’Europe ... euh, bon, là, il a bcoup picolé ! smiley

                                      Faut probablement pas prendre ces récits millénaires comme argent comptant, il n’y a qu’à voir les informations au JT de 20h00, déformées-amplifiées, jamais vérifiées et assez souvent vite démenties, par des sources autres que le JT ...

                                      Par contre, qu’il y ait des bases bien réelles à tous ces mythes, pkoi pas ... tenez, parlons un peu du preux Roland, de Roncevaux, des attaquants (arabes, basques ou vascons ?), de Durandal et de la brêche de Roland (à Gavarnie ?)

                                      Bonne rigolade !!! Et ce n’est pas "si loin" de chez nous, tout ça ...


                                    • Chromino Chromino 25 mars 2009 21:53

                                      Et pourquoi ne seraient-ils pas allés les chercher ces éléphants ?


                                    • foufouille foufouille 25 mars 2009 10:11

                                      @ pasdepseudo
                                      pas forcement
                                      si on sort la tete du sable, on peut simplement suppose que les hommes d’avant le degel vivait sur les bords de mer a cause du climat bien meilleur
                                      dans ce cas toutes les cotes sont concernes
                                      impossible de leur donner tous des noms


                                      • fonzibrain fonzibrain 25 mars 2009 12:40

                                         tenez dans le délire
                                        le bouquin de icke,http://www.scribd.com/doc/6277671/wwwNeoTrouvecom-Le-Plus-Grand-Secret

                                        totalement dément,mais bon ,aujourd"hui,vu le mensonge dans lequel on vit,personnellement,je met sur le meme plan les théorie dite "fumeuse" et le "vrai réalité"

                                        pour en venir à l’antlantide et mu,c’est une évidence que ces continent ont existé

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