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« L’école des Femmes » en butte à l’andropause au Théâtre 14

Si cette « Ecole » peut être appréhendée comme un plaidoyer théâtral en faveur de l’émancipation de la femme à laquelle Molière aurait attribué les armes d’une confondante perspicacité, la mise en scène d’Armand Eloi pourrait, néanmoins, être perçue comme un touchant témoignage d’amour auquel le retour d’âge succomberait sans être en mesure d’y résister psychologiquement.

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L’ECOLE DES FEMMES
photo © LOT

D’emblée, il y a une ravissante gloriette qui s’impose en décor romantique à souhait dans laquelle se balance une jeune femme, tel l’oiseau de compagnie dans sa cage dorée.

A proximité, se confie à Chrysalde (Cyrille Artaux), un Arnolphe très sûr de lui et de sa méthode infaillible pour conditionner une belle enfant, en perspective de la prendre en mariage lorsque, jeune femme devenue, le joli fruit serait enfin prêt à être cueilli.

Ainsi, Agnès, confiée aux bons soins vigilants d’un couple de paysans suffisamment rustres, se montrerait tout à fait reconnaissante envers son tuteur d’âge largement mûr, en gage d’une confiance bien nourrie aux recommandations de toutes sortes n’ayant que pour seul objectif de lui éviter de voir si l’herbe était verte aux alentours.

Bien sûr, l’heureux hasard ayant permis à la belle de rencontrer son amoureux de même génération, la relation entre Arnolphe et Agnès prendra peu à peu du plomb dans l’aile malgré la crédulité si bien concoctée par l’amoureux suranné et jaloux.

Ce chant de l’amour impossible mais entretenu, de fait, avec complicité tutélaire selon des modalités et des subtilités contradictoirement motivées, suscite un véritable régal au regard du spectateur assistant à un jeu du chat courroucé et de la finaude souris que Pierre Santini et Anne-Clotilde Rampon transforment en carte du tendre projetée en impasse indéniable.

Un secret bien gardé par d’autres protagonistes sera révélé juste à point pour que Horace (Jimmy Marais) puisse enfin déclarer et afficher sa flamme à sa jeune fiancée.

Et Arnolphe sera bien désemparé d’avoir été le jouet de sa propre vanité à se prendre pour ce qu’il n’est pas ou plus !

Ainsi, à l’Ecole des femmes pourrait bien correspondre celle du bon ordonnancement de l’andropause ou de ce qui pourrait s’y apparenter !

photos © LOT 

L'ECOLE DES FEMMES - ***. Theothea.com - de Molière - mise en scène Armand Eloi - avec Pierre Santini, Anne-Clotilde Rampon, Jimmy Marais, Cyrille Artaux, Arlette Allain, Michel Melki & Bertrand Lacy - Théâtre 14 

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L’ECOLE DES FEMMES
photo © LOT

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1 réactions à cet article    


  • sarcastelle sarcastelle 11 décembre 2015 10:16

    La justice et l’égalité entre les sexes ont imposé la création de l’andropause. Je parle du néologisme, à défaut de la chose. 


    (On vit plus vieilles qu’eux, mais ça, c’est justice et ils n’ont rien à réclamer : avec des retraites moindres, il faut bien disposer de plus de temps pour encaisser le même total.) 


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