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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’hédonisme du vivre-ensemble

L’hédonisme du vivre-ensemble

Il n’existe pas de recherche authentique du bonheur sans valorisation du plaisir. Certes, « le bonheur ne se réduit pas aux plaisirs », et il y a même des « plaisirs nuisibles » – vérités un peu lourdes assénées par la tradition ascétique. Mais, quoiqu’en dise cette tradition, on ne peut jamais écarter l’idée du plaisir lorsqu’on songe un instant au sens que peut avoir la vie. Pourquoi des situations extrêmes, telles que la monstruosité, l’infirmité, la maladie, ou encore la détention, l’esclavage, la misère suscitent-elles autant d’horreur ? Non pas seulement à cause des souffrances corporelles qu’elles engendrent au quotidien, mais surtout en raison de la barrière implacable qu’elles érigent entre le malheureux et les autres, entre la survie et la vie. L’ordinaire, le quotidien, le trivial constituent précisément ce qui est enviable, et ce dont les malheureux sont exclus, et cette exclusion vis à vis des choses les plus anodines, et donc des plaisirs les plus communs, est la pire des choses qui se puisse imaginer : une souffrance morale qui parachève toutes les douleurs. C’est pourquoi le plaisir reste une valeur sociétale légitime, à condition de s’intégrer dans une « connivence » ou, comme disent les Espagnols, une « convivencia ».

Le malheur se repère facilement : lorsque les plus grandes banalités existentielles apparaissent comme des idéaux inaccessibles. Le malheur n’est pas une entité négative, une simple absence de bien-être ; bien au contraire, c’est le bien-être qui se fait oublier dans sa présence même, alors que le malheur frappe de plein fouet, dans toute sa réalité positive. Les plaisirs de la chair et de la fête, par exemple – essentiels dans une existence « hédonique » – sont des réalités parfaitement triviales, qui mobilisent une foule de gens, et qui correspondent à des rituels convenus, et même des rituels de masse, sans cesse répétés et renouvelés. Du reste, ces plaisirs finissent parfois par susciter l’ennui, mais nul (à de rares exceptions près) ne peut s’en passer ; ils correspondent à des besoins incontournables, et l’ennui lui-même est un affect dont on s’accommode sans trop de mal, parce qu’il vaut mieux que la véritable frustration. On pourrait même dire que l’ennui fait partie de la vie, qu’il en constitue en quelque sorte le satisfecit paradoxal, et les soi-disant blasés tirent toujours une secrète jouissance de leur ennui, celui-ci attestant qu’ils ont bien profité de la vie. Le vrai malheur, lui, ne connaît même pas le luxe de l’ennui.

En définitive, le plaisir ne lasse jamais, et l’ennui caractérise seulement les plaisirs pris à demi, ceux dont on manque la plénitude par défaut de temps, de moyens, de condition physique... Une réception, une nuit érotique, une conversation, une séance de sport laissent parfois un souvenir démotivant, mais ce sont des circonstances fortuites qui ont appauvri le plaisir ; en elles-mêmes, ces occupations n’ont rien dont on puisse se lasser vraiment. L’ennui n’est ainsi qu’une demi-frustration, inévitable dans toute existence « hédonique » ; il s’agit d’une baisse provisoire de l’appétit de vivre, causée moins par l’abondance des plaisirs, que par des « ratés » accessoires qui ont endommagés certains événements. La banalité, la quotidienneté du plaisir sont les conditions mêmes de sa plénitude ; ce renouvellement indéfini du plaisir permet précisément de rectifier les jouissances ratées, d’affiner l’expérience de la vie, d’épanouir le corps et l’âme.

On refuse donc ici aussi bien un stoïcisme excessif, selon lequel le plaisir est méprisable, en tant qu’aliénation de l’âme au corps, qu’un épicurisme trop pur, pour qui le plaisir est une chose tellement belle qu’il convient de s’en priver le plus possible, afin d’apprécier pleinement le peu qui reste ! Ces ascétismes de la privation, ou même de la jouissance différée, si respectables soient-ils, ignorent quelque peu la nature intime du plaisir : une personnalité construit progressivement son bien-être et son équilibre en élaguant ici, en améliorant là, en modifiant là-bas, ce qui n’est pas possible sans une certaine abondance des expériences, dont certaines peuvent même être pénibles, comme tentatives manquées, mais toujours formatrices. En d’autres termes, il faut savoir apprivoiser même le factice, le superficiel, le facile... et « l’excessif ». Quelqu’un refuse des relations de passage et croupit dans la frustration sous prétexte d’idéal ? C’est méconnaître que l’idéal, s’il existe, se déniche, non pas dans une chambre vide, mais au creux de l’abondance. Quand on rédige un texte, on commence toujours par trop écrire, et le texte définitif se construit surtout par élimination. Ainsi s’élabore la vie « hédonique » : avec le temps, les plaisirs gagnent en valeur ce qu’il perdent en quantité, mais, précisément, la quantité conditionne la qualité. En clair, au rebours du message épicurien, il faut (se ré)jouir beaucoup (et même, éventuellement, mal) pour apprendre à (se ré)jouir au mieux. Tout au plus, l’épicurisme est une morale destinée à ceux qui ont déjà beaucoup vécu, et qui finissent par préférer des plaisirs simples et modérés aux fredaines de leur jeunesse. Quant au stoïcisme, sous sa forme pure et dure, il ne convient qu’aux situations-limites, où tout plaisir devient impossible, et une telle doctrine serait dangereuse appliquée à la vie ordinaire. Les deux philosophies sont des sagesses, il est vrai, mais non de véritables éthiques, capables de comprendre la vie dans la complexité de son élaboration.

La connivence désigne cette entente innocente et spontanée qui unit l’être humain à son semblable avant l’émergence des véritables questions morales.

Je n’ai pas voulu retenir le terme « convivialité » qui ne semble évoquer que des dîners en ville. Le terme espagnol convivencia se rapproche beaucoup mieux de ce que je valorise : le vivre-ensemble comme valeur sociétale. Elle constitue en elle-même un plaisir, mais aussi l’atmosphère dans laquelle baignent tous les plaisirs partagés. Des plaisirs sans connivence ne sauraient contenter pleinement la vie ; un exercice physique individuel, un bon repas pris dans la solitude, etc. ce sont des plaisirs extrêmement appréciables, mais qui perdent tout sens s’il n’y a pas, tôt ou tard, le partage d’autres (ré)jouissances avec autrui. Et encore faut-il que l’altérité soit mouvante, car le couple, la famille, le groupe des proches et des amis lui-même, toutes ces agrégations statiques et routinières peuvent très bien s’abîmer dans la solitude à plusieurs, l’inadaptation, la folie et la tristesse. La vie « hédonique » implique donc une incessante et exigeante ouverture au monde des relations humaines et aux communautés qui l’animent. Pour employer le langage de la sociologie post-moderne, chère à des sociologues tels que Michel Maffesoli, la connivence est, par essence, tribale, et, en même temps, nomade.

Les rapports entre nomadisme et tribalisme sont de nature dialectique. Les deux attitudes s’englobent et se dépassent mutuellement. Notamment, le tribalisme tout seul peut susciter l’enfermement et l’aliénation, au même titre que l’isolement physique de certains défavorisés. Toutes les agrégations, dans leur force d’inertie, sont dangereuses, même celles qui regroupent la crème de l’humanité, car elles empêchent la remise en question des habitudes, favorisent peu à peu l’agressivité, finissent par tuer le plaisir d’être ensemble. En d’autres termes, si la secte constitue un bon exemple d’agrégation statique, incapable de s’ouvrir à autre chose qu’elle-même, toute agrégation peut, de toute manière, devenir sectaire, si on ne sait pas lui devenir infidèle. La tribu dégénère et forme un clan, et, de fil en aiguille, celui qui reste prisonnier du clan se sent plus solitaire encore que celui qui vit dans la solitude authentique. Un communautarisme sans vagabondage ne vaudrait ainsi pas mieux qu’un vagabondage sans communautarisme, et il supprimerait toute possibilité de connivence en substituant à celle-ci la tyrannie du groupe, en murant toute ouverture extérieure.

De ce point de vue, les idéologies communautaristes ne valent pas mieux que l’individualisme auquel elles feignent de s’opposer – notamment l’idéologie familiale traditionaliste, d’un côté, et l’idéologie voyoucratique de la « bande », de l’autre. Elles valorisent toujours la règle (si l’on peut dire), en clair : la pression, la menace, la fidélité au chef, quoiqu’avec des références tout opposées. Les idéologies communautaristes du désordre, comme celles du consensus, visent toujours à installer la terreur et à tuer la (ré)jouissance : le premier qui sort du rang se trouvant accusé, renié, et parfois éliminé. A ces agrégations statiques s’oppose pourtant – et heureusement – un communautarisme innocent et spontané, prometteur d’une connivence d’autant plus agréable et d’autant plus intense qu’elle s’inscrit dans l’éphémère.

Remarque accessoire : il ne s’agit pas d’abuser non plus du beau terme de nomadisme. Le nomadisme au vrai sens du terme n’est jamais qu’un tribalisme qui se déplace, une sédentarité qui bouge. Le nomade moyen ne change guère d’univers : sa caravane, ses proches, les marchés où il s’arrête ; sa vie monotone est réglée par la tradition, dictée par le chef, routinière et sans doute, pour certains, secrètement insupportable. En outre, l’Histoire a considérablement sédentarisé les nomades géographiques, en même temps, d’ailleurs, que la libération des mœurs et même la valorisation libérale de la flexibilité professionnelle ont promu, de gré ou de force, des nomades sociaux. Le nomadisme ne peut désigner ainsi, pour la réflexion « hédonique », qu’une incessante curiosité, plus affective que topographique, plus intérieure que matérielle, même si les voyages, au vrai sens du terme, peuvent également contribuer à désembuer la chair et l’âme.

L’horizon de la connivence donne donc son sens à la recherche du plaisir : là réside sa valeur formelle. Cela permet, du reste, de réinterpréter la tradition platonicienne qui a toujours insisté sur le malheur... du méchant lui-même, et non de ses victimes. Incapable de partager vraiment son plaisir avec autrui, puisque celui-ci est nié dans l’indifférence ou écrasé dans le crime, le « tyran » ne connait pas véritablement le bonheur. Cette impuissance au partage, plus encore que le remords, l’inquiétude ou l’insatiabilité des désirs, semble constituer l’essence même du malheur tyrannique.

La connivence mêle intimement des valeurs centrifuges et centripètes ; on n’aime jamais autant ses amis, son couple, sa famille, sa communauté que lorsqu’on a la possibilité de se désagréger d’eux ; l’infidélité – au figuré, voire au propre – vaut ainsi autant que la fidélité, elle permet d’échapper à l’enlisement et à l’aliénation, et la connivence avec des groupes informels et nouveaux permet même parfois de retrouver une certaine connivence au sein du vieux groupe. En ce sens, l’impossibilité ou l’incapacité d’être infidèle est une des formes les plus redoutable du malheur, souffrance non plus du méchant mais du solitaire. Aussi étrange que cela soit, la solidarité s’accommode d’une certaine infidélité, alors qu’une fidélité excessive débouche sur la solitude au sein même du groupe. A cet égard, les divorcés connaissent le fin mot de la sagesse « hédonique » : on ne peut être fidèle qu’au partage, et lorsque celui-ci n’est plus possible, il vaut mieux rompre et chercher la connivence au hasard des rencontres.

Pour le reste, on n’a même pas à poser ici le problème de la légitimité ou de la dignité du plaisir. Disons simplement que la connivence est une modalité infra-morale de la vie éthique, et qu’elle prépare dans de nombreux cas – mais pas toujours – à de véritables relations morales. On sait que l’amitié, au fil du temps, peut devenir la « moralité » de la connivence, au double sens du mot : son dénouement et sa dignité. Disons aussi que la connivence requinque la vie et nourrit son équilibre, ce qui facilite grandement l’accomplissement de nos devoirs moraux (le vénérable Kant, après tout, évoquait lui-même un « devoir d’être heureux », pour revigorer l’aspiration à la vertu). Disons enfin que, si l’on peut admettre une préséance des valeurs morales sur les valeurs hédonistes, il n’y a pas de véritable subordination : il est recevable que, dans certains cas, le devoir puisse passer avant la jouissance, mais pas qu’il l’interdise. Cela posé, il faut savoir que, dans les moments de connivence, on ne songe pas, en principe, à s’interroger sur la moralité du plaisir ; les « connivents » savent d’une manière intuitive ou implicite qu’introduire entre eux ce genre de considérations serait de toute manière gâcher la fête, se comporter en rabat-joie.

Si l’on résume, la connivence désigne ainsi à la fois la valeur formelle du plaisir et le produit dialectique du tribalisme et du nomadisme. Il nous reste alors à rechercher plus précisément les « catégories » du plaisir.

1) Le plaisir se définit comme instant ou moment, il ne dure pas et il répugne à la pensée du passé comme à celle de l’avenir. En un sens, il est le phénomène au plein sens du terme, l’apparition, l’Erscheinung de la philosophie allemande. Le concept de l’éphémère lui donne ainsi tout son sens. 2) L’idée du lien, de la « reliance » résume le fait qu’aucune existence « hédonique » ne peut s’accommoder de la solitude ; on retrouve ici le « tribalisme » des sociologues de la post-modernité. 3) Il n’existe pas non plus de recherche du plaisir sans une capacité à être infidèle, « nomade » si l’on veut, ou encore versatile, inconstant, pluriel, séquentiel, car tout renfermement dans l’habitude est une menace contre le plaisir. On a donc retenu ici l’idée de mouvance, qui a le mérite d’insister sur l’instabilité de l’existence hédonique.

1) L’éphémère est fugacité – On en rappelle le principe : les plaisirs « hédoniques » sont innocents, non en raison d’une immunité constitutive, mais dans la mesure où il ne durent pas. Les questions morales ne se posent que dans la durée. Ce n’est en général pas lors de la première nuit d’amour qu’un couple se déchire, mais après, et peu à peu. L’éphémère est intemporalité – S’assoupit la tension temporelle, s’abolissent provisoirement les représentations déprimantes du passé comme de l’avenir, s’installe une pleine ivresse du présent. L’éphémère est aussi ritualité – Le plaisir advient dans une temporalité cyclique, ne serait-ce que le renouvellement régulier de certains gestes « hédoniques » banals, tels que le café du matin ou la gymnastique hebdomadaire... Ne confondons cependant pas le répétitif et le rituel. Une foule d’activités répétitive, à commencer par le métier que l’on fait, n’impliquent que très rarement ces moments de (ré)jouissance où la pensée s’arrache au temps. Le temps professionnel reste linéaire, malgré la régularité des tâches. Il n’en est pas ainsi pour les événements hédonistes. La table, la chair, l’ivresse, la conversation, la fête, l’exercice physique... ces moments ont d’autant plus de valeur qu’ils sont valorisés par le renouvellement.

2) La « reliance ». Le couple définit l’ensemble « hédonique » minimal. Il ne s’agit pas bien entendu du couple au sens matrimonial du terme, encore que celui-ci ne soit pas exclu. Tout plaisir pris à deux forme couple ; on parle ainsi d’un couple qui danse, qui prend plaisir à danser, même si les deux partenaires ne se connaissent pas et que leur intimité dure simplement le temps d’un tango ou d’une valse. Un simple regard, un sourire d’encouragement, un geste peuvent lier deux personnes et en faire un couple fugace. On donne ainsi à ce terme un sens très large : le couple est en quelque sorte la solidarité minimale sans laquelle la vie en général, et la recherche du plaisir en particulier, perd la totalité de son sens. « Toi, l’Auvergnat qui, sans façon... », chantait Brassens. A contrario, est atroce l’impossibilité d’éprouver, ne serait-ce que quelques instants, une intimité rassurante avec autrui. Cela se produit dans quelques situations d’extrême hostilité : rue, prison, ghetto moderne, etc. Et encore : même dans l’extrême, il se produit parfois des couples. La tribu, quant à elle, complète et prolonge, parfois remplace le couple. Il existe des couples où les partenaires se sont « suicidés » l’un à l’autre, des couples de l’aliénation et de l’enfermement. Il appartient donc à la tribu de libérer le couple de lui-même. Mais la tribu peut elle aussi engendrer l’aliénation de l’individu au groupe, ce qui est redoutable. La « congrégation » consiste alors à sortir de sa tribu, à rejoindre d’autres tribus.

3) La mouvance. L’accueil, tout d’abord. L’accueil est une fuite négative, une infidélité discrète. Accueillir l’autre, physiquement, intellectuellement, et avec affection, c’est déjà sortir de soi, échapper aux habitudes, rompre avec le préjugé. L’accueil unit le centripète au centrifuge, il se situe à la confluence des deux attitudes. De toute manière, toutes les catégories du dedans et du dehors sont contradictoires et complémentaires. La fuite, alors, vient compléter l’accueil. Elle mérite éloge, et la littérature ne s’est pas privée de le faire. Encore une fois, on fuit une réalité pour adhérer à une autre. La fuite n’est pas que rupture, mais aussi construction, ou plutôt reconstruction, récréation et re-création de soi. Une chose est sûre : les idéologies réactionnaires, qui valorisent unilatéralement le mariage, la fidélité, la constance, la famille, la « vertu »... méconnaissent profondément les vertus de la fuite. Surtout si l’on songe que certains couples ont retrouvé l’amour par la médiation de l’adultère ! Le retour, dernier catégorème de la mouvance, constitue in fine le versant le plus élaboré de la fuite. Il consiste à fuir la fuite elle-même, à la manière d’Ulysse, à retrouver sa « place », mais enrichi d’expériences, « plein d’usage et raison », comme le voyageur de Du Bellay. A noter que la « place » n’est pas seulement géographique ; notre place initiale était constituée de représentations, de mœurs, d’usages, d’habitudes, qui ont fini par nous déplaire. Mais ce déplaisir n’était pas forcément fatal ; on a fuit l’ancien, puis on y est revenu. On a simplement appris à aimer.


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3 réactions à cet article    


  • herbe herbe 13 mars 2010 10:11

    Merci !

    Ah que puisse revivre la « douce france » ou la « dolce vita »


    • Salsabil 13 mars 2010 10:44

      Magnifique texte comme on en voit trop rarement..

      Simplement, pour revenir sur la solitude, dans son sens absolu je suis en accord avec ce que vous avancez, mais dans son aspect plus fugace, elle est aussi un immense plaisir, parfois nécessaire pour retourner justement à cette connivence dont vous parlez. On peut d’ailleurs aisément imaginer faire un couple de la solitude et de l’ennui dans ce sens qu’il permet une sorte de pause, de recul avant de soit retourner à la « tribu », soit marcher vers un nouveau nomadisme.

      En tous cas, merci beaucoup, beaucoup pour cette superbe analyse.

      Bravo !


      • voxagora voxagora 13 mars 2010 10:55

        « .. pourquoi la monstruosité .. suscite-t-elle autant d’horreur .. »

        Lacan évoque la parenté du sens avec une « bonne forme »,
        conception gestaltiste ds laquelle nous avons « naturellement » la
        tendance à compléter une image, à chercher « la bonne forme », la complète.
        Et donc à rejeter ce qui s’en éloigne.

        « .. le plaisir ne lasse jamais .. »

        L’activité psychique ayant pour but d’éviter le déplaisir, ne peut que
        retourner sans cesse, répétitivement, à la satisfaction.

        « .. c’est la connivence qui donne son sens à la recherche du plaisir.. »

        Lacan nous a donné une conception du stade du miroir comme
        prototype du fait que c’est dans la relation à l’autre que le sujet s’épanouit.

        Merci pour cet article, point de départ d’une reflexion féconde. 

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