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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’histoire secrète de la seconde guerre mondiale

L’histoire secrète de la seconde guerre mondiale

La Commission des Crimes de Guerre de Yougoslavie, en 1946, aboutit à l’accusation d’une demi-douzaine de prêtres oustachis, parmi lesquels l’ancien franciscain Miroslav Filipovic-Majstorovic, commandant du camp de concentration de Jasenovac.
Ante Pavelic le Führer Croate chef des Oustachis surnommé « le boucher de dieu » et responsable de la mort de 840 000 êtres humains (juifs, orthodoxes, tsiganes, communistes) se cacha au Vatican après la guerre, déguisé en prêtre catholique.
Un rapport déclassifié (12 septembre 1947) du Counter Intelligence Corps, le CIC, les services secrets de l’armée américaine à Rome, prouve aujourd’hui qu’Ante Pavelic était caché par l’Eglise.

Le Vatican le fit passer ensuite en secret de Rome à Buenos Aires, vers le régime fasciste de Peron. Lors du décès de Pavelic, en décembre 1959, le pape Jean XXIII prononça personnellement la bénédiction à son égard.

Des filières d’exfiltrations appelées « Ratline » furent en effet mises en place par le franciscain Krunoslav Draganovic qui était un membre du mouvement oustachi afin de protéger les criminels de guerres nazis ou fascistes en se servant de l’or amassé par Ante Pavelic.
L’agent Emerson Bigelow de l’OSS fit un rapport le 21 octobre 1946 concernant un chargement d’or d’une valeur de 200 millions de francs suisses venant de la Banque Nationale de Croatie qui devait servir à financer ces filières. Source : U.S. News and World Report, A Vow of silence p 36, 30 mars 1998.

En plus de Pavelic, Adolf Eichman, Klauss Barbie, Josef Mengele, Franz Stangl (commandant des camps d’extermination de Sobibor et de Treblinka) pour les plus connus bénéficièrent de la filière « Ratline ».
La plupart des criminels nazis et oustachis furent exfiltrés vers l’Argentine où ils mirent en place les escadrons de la mort qui, avec l’aide de la CIA, furent chargés d’assassiner les activistes communistes.
Par exemple, Stangl a avoué que c’est l’évêque Mgr. Alois Hudal lui-même qui lui a fourni un logement, de l’argent et les papiers qui lui permettront ensuite de partir en Syrie (source : Gitta Sereny, « Au fond des ténèbres », Paris, Denoël pp. 311-314).

La plupart des catholiques ne sont pas au courant de cela et dans leur grande majorité, ils étaient contre le racisme et les massacres. En effet, le 14 mars 1937, Pie XI publia l’encyclique « Mit brennender Sorge », condamnant le paganisme et le racisme qui révulsa Hitler et une partie de la haute hiérarchie catholique.
Le point culminant du conflit entre Pie XI, Hitler et Mussolini fut atteint en février 1939, lorsqu’à l’occasion du dixième anniversaire des accords du Latran, le pape convoqua tous les évêques d’Italie (le 11 février exactement) pour leur lire un discours dénonçant les guerres à venir et les persécutions raciales de l’Allemagne et de l’Italie. On l’assassina le 10 février, la veille de son discours.

D’après le cardinal Eugène Tisserant, ce sont Hitler et Mussolini qui firent assassiner Pie XI. Eugène Tisserant était un anti-nazi notoire dont les contacts fréquents avec le directeur de la Surveillance du territoire (DST), Roger Wybot, étaient connus et qui, de plus, était protégé par un agent du contre-espionnage français, Jacques de Pressac.
Roger Faligot, Jean Guisnel, Rémi Kauffer, Renaud Lecadre, dans « Histoire secrète de la V e République » (Paris, La Découverte, 2006), aux pages 603-607 écrivent :
"Le cardinal (Tisserant) avait été affecté en 1917 comme lieutenant au 4e bureau de l’état-major du détachement français de Palestine. Sa connaissance des langues orientales et de la région, où il avait étudié dix ans plus tôt, le fit passer au 2e bureau et à la tête d’un peloton de spahis."
Ancien officier des services secrets français et cardinal, il savait donc de quoi il parlait.
Source : http://www.cf2r.org/fr/notes-historiques/penetrations-du-bloc-de-est-au-vatican.php

De plus, Tisserant avait été nommé en 1957 gardien des archives secrètes du Vatican et préfet de la bibliothèque Vaticane. Il était donc particulièrement informé et connaissait la plupart des secrets de l’église.

Il déclara à la presse française en janvier que Pie XI avait été empoisonné par le médecin du Vatican qui était aussi le père de Clara Petacci, la maîtresse de Mussolini. Etrangement, Eugène Tisserant est mort quelques semaines plus tard, le 21 février 1972 exactement.
Dans leur livre « Le roman du Vatican secret » Baudouin Bollaert, Bruno Bartoloni confirment cette affirmation. Ancien rédacteur en chef au Figaro, maître de conférences à Sciences Po et à Paris II, Baudouin Bollaert a vécu six années à Rome comme correspondant permanent du Figaro, d’Europe 1 et de La Libre Belgique. Bruno Bartoloni a été correspondant de l’Agence France-Presse au Vatican pendant de longues années. Aujourd’hui, ce journaliste italien de renom suit l’actualité du Saint-Siège pour le Corriere della Sera et Paris Match.
Paris Match publia les révélations posthumes de Tisserant dans son numéro 1201 Du 13/05/1972.
Source : http://gillesbonafi.skyrock.com/2862553650-Pie-XI-a-ete-assassine.html

Pie XII

Eugenio Pacelli, devenu Pie XII, le 2 mars 1939 succéda à Pie XI, or, son parcours n’est pas anodin.
Il a en effet été nommé nonce apostolique en Bavière en 1917 (évêque la même année). C’est lui qui était chargé de la négociation de tous les concordats avec l’église (Lettonie, Bavière, Pologne, Roumanie, Allemagne).
Il existe un point que personne ne soulève. Le concordat signé entre l’Eglise et l’Allemagne sous Hitler permet en effet d’obliger chaque citoyen allemand à payer un impôt versé à l’Eglise (protestante et catholique), le grand retour de la dîme. D’ailleurs, le 26 mars 1957 la cour constitutionnelle allemande a reconnu la validité du concordat et les allemands paient aujourd’hui encore une dîme évaluée à plus de 8 milliards d’euros par an.

On le voit ici, Pie XII a passé la majeure partie de son temps en Allemagne ce que confirme l’extrait du rapport sur la conversation entre von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich nazi, et Pie XII du 11 mars 1940 :
« Après que le ministre des Affaires étrangères du Reich lui eut transmis les hommages du Führer, le pape ouvrit l’entretien en rappelant ses dix-sept années d’activité en Allemagne. Il dit que ces années passées dans l’orbite de la culture allemande correspondaient certainement à la période la plus agréable de sa vie, et que le gouvernement du Reich pouvait être assuré que son cœur battait, et battrait toujours pour l’Allemagne ».
( Source : Archives secrètes de la Wilhelmstrasse, RAM. 10 A).

Il fut donc directement impliqué avec von Papen dans la politique du Vatican qui a favorisé l’accession au pouvoir des nazis et surtout, c’est lui qui a donné l’ordre à Ludwig Kaas (un prélat catholique sous sa responsabilité directe), le dirigeant du Zentrum, de voter en faveur de Hitler en 1933.
Ludwig Kaas entretenait des relations de longues dates avec Pacelli lorsqu’il était nonce du pape en Bavière et en Allemagne. Kaas était devenu son conseiller car il était spécialiste des relations entre l’état et l’église catholique et professeur de droit canon. Il accompagnait souvent Pacelli dans ses voyages à Rome. Celui-ci lui fit d’ailleurs obtenir un poste à Rome de notaire papal le 20 mars 1934, et, le 20 août 1936, de secrétaire de la Congrégation de la Fabrique de S. Pierre (chargé de l’entretien et de l’administration de la Basilique), une récompense pour ses bons et loyaux services.


Le mystérieux Von Papen

Von Papen (1879 – 1969) fut vice-chancelier de Hitler du 30 janvier 1933 au 7 août 1934, puis ambassadeur, d’abord à Vienne (1934) ensuite à Ankara jusqu’en 1944.
Il fut le seul acquitté au tribunal de Nuremberg puis condamné par les tribunaux de dénazification. Face au tollé soulevé il purgera cinq ans dans une prison dorée avant de terminer chambellan du pape Jean XXIII en 1959, lui aussi récompensé pour bons et loyaux services. Il a d’ailleurs déclaré : « Le IIIème Reich est la première puissance du monde, non seulement à reconnaître, mais à traduire dans la pratique les hauts principes de la papauté. » (Robert d’Harcourt, résistant catholique, de l’Académie Française, Franz von Papen l’homme à tout faire...,journal L’Aube du 3 octobre 1946)

Joachim C. Fest, historien spécialiste du troisième Reich et mondialement reconnu, dans son livre « Les maîtres du IIIe Reich » publié en 1965, reconnaîtra le rôle prépondérant de von Papen dans l’avènement politique du nazisme.

Von Papen était en effet l’éminence grise du Zentrum avant d’en être exclu fin 1932. La Deutsche Zentrumspartei « Centre » était un parti politique catholique allemand, fondé en 1870 et dissout le 5 juillet 1933. En 1933, le dirigeant du Zentrum était un prélat catholique Ludwig Kaas qui, avec l’appui de von Papen fit voter son parti en faveur d’Hitler et lui accorda donc les pleins pouvoirs en lui permettant d’atteindre la majorité des 2/3 au Reichstag, majorité obtenue par l’arrestation avant le vote des députés communistes.
Bien sûr, le Zentrum n’émit aucune protestation.
La loi du 24 mars 1933 visant au « soulagement de la détresse du peuple et de l’État » (Gesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich vom 24. März 1933), que certains ont nommé loi des pleins pouvoirs, était une loi allemande adoptée le 24 mars 1933 qui donna à Adolf Hitler le droit légal de gouverner par décret, c’est-à-dire de promulguer des lois sans en référer au Reichstag.

Le vote de cette loi eut lieu juste après l’attentat qu’Hitler avait provoqué en brûlant le Reichstag. Afin de modifier la constitution, il fallait en effet une majorité des 2/3 des voix soit 430 voix or, il manquait à Hitler 90 voix. Les deux partis catholiques, le Zentrum et le BVP (Le Bayerische Volkspartei (BVP - Parti populaire bavarois) fournirent 91 votes.
Tout le monde savait à l’époque que cette loi conduirait à la dictature et il est intéressant de constater que Hitler a pris le pouvoir de façon « démocratique ».

C’est encore Eugénio Pacelli, futur Pie XII qui ordonna au Zentrum de s’auto-dissoudre, laissant seul le NSDAP, le parti nazi. Sa responsabilité était totale.
William L. Shirer, dans livre « Le IIIe Reich - Des origines à la chute », écrivit que von Papen a été « plus responsable de l’avènement d’Hitler que tout autre Allemand » or, il ne faut pas perdre de vue qu’il était lui aussi sous les ordres directs du futur Pie XII.

Après le concordat, von Papen ira plus loin. Il comptait en effet tout faire pour se débarrasser des SA, la Sturmabteilung (Section d’assaut) l’organisation paramilitaire du NSDAP (le parti nazi) qui prônait une révolution sociale et effrayait la droite conservatrice fidèle à l’église.
Le soutien de l’église et des grandes multinationales avait pour condition l’abandon d’une politique économique et sociale que certains jugeaient communiste.
Le 17 juin 1934, il prononça donc le fameux discours à l’université de Marbourg qui signa l’arrêt de mort des SA.
Il les accusa donc d’utiliser des « méthodes terroristes dans le domaine de la justice » et surtout affirma que « l’Allemagne ne saurait vivre dans un état de troubles perpétuels, dont nul ne voit la fin ». Savamment orchestré et relayé par les médias (le Frankfurter Zeitung) ce qui était étrange dans un pays hyper contrôlé, le discours fit l’effet d’une bombe dans l’opinion.
Hitler ordonna donc le massacre, la nuit des longs couteaux, qui eut lieu du 29 juin au 2 juillet 1934.

Ernst Röhm avec une centaine d’officiers de la Sturmabteilung furent sauvagement assassinés et remplacés par les SS. Un millier d’arrestation brisa net la SA. Hitler en profita pour faire assassiner Jung, von Bose et Klausener qui avaient participé au discours de Marbourg.
On le voit ici, c’est l’intervention directe de von Papen qui a tout déterminé et d’ailleurs, Hitler lui en voudra énormément. Il n’avait pas supporté que l’on décide de ce qu’il fallait qu’il fasse, des orientations de son parti, mais il n’avait pas le choix, des forces supérieures étaient en jeu. Ainsi, le 7 août 1934, il obligea von Papen à démissionner. Pourtant, il restera un fidèle soutien de la politique allemande et Winston Churchill, dans son ouvrage « L’orage approche », raconta que le but d’Hitler en nommant von Papen ambassadeur en Autriche était de « miner la position des personnalités marquantes de la politique autrichienne, ou les gagner à la cause allemande ».

D’ailleurs, après l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938 il obtiendra du cardinal Innitzer qu’il ordonne que toutes les églises d’Autriche prient pour Adolf Hitler à chacun de ses anniversaires et arborent le drapeau à croix gammée.
Le Vatican désirait en effet briser l’Hégémonie de la Prusse protestante en faisant entrer l’Autriche catholique au sein du Reich.
Le Mercure de France du 15 janvier 1934 à la page 262 explique par ailleurs :
« Au Vatican, on avait, pendant longtemps, pensé, en effet, à changer le centre de gravité du Reich grâce à l’Anschluss : la compagnie de Jésus travailla ouvertement dans ce sens, surtout en Autriche. Or, l’on sait à quel point Pie XI compte sur elle pour faire triompher ce qu’il appelle « sa politique ».

Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VII publia dans Golias, n° 63, novembre-décembre 1998, p. 52-59 une étude dont une partie est intitulée « La politique Vaticane jusqu’aux années trente » et dont voici un extrait essentiel pour comprendre :

« De cette politique à l’Est, la dimension anti-serbe - les Serbes apparaissant comme les principaux ennemis de l’expansion autrichienne - s’imposa avec une continuité totale, sans négliger un seul pontificat, à commencer par celui de Léon XIII, ouvert l’année même de la naissance définitive de la Serbie au congrès de Berlin de 1878...

Vienne s’appuya ouvertement dans sa mission anti-serbe sur la Curie et sur ses prélats, en tête desquels figurait Stadler,évêque croate de Sarajevo depuis les années 1890, chef de fait des jésuites voués à la catholicisation des masses, et décrit en ces termes par le consul de France à Sarajevo : « il est devenu en peu de temps un des gros capitalistes de Bosnie-Herzégovine comme il en est aussi un des politiciens les plus actifs. Ses seules préoccupations semblent être de thésauriser et d’autrichianiser ». « Très allemand d’origine et de sentiments », d’une extrême violence, cette brute était un spécialiste de la conversion forcée, dont les épisodes répétés étaient rapportés avec indignation par les diplomates français : les musulmans, population de même souche que tous les Slaves de cet ensemble balkanique, mais constituée des héritiers des propriétaires fonciers qui avaient emprunté à l’ère de la conquête ottomane la religion du vainqueur, et que Vienne s’efforçait de séduire contre les Serbes, se plaignaient à cet égard du prélat presque autant que les Serbes orthodoxes.

La ligne Stadler, fixée par Vienne et le Vatican, incarnait la ligne d’expansion du germanisme et du catholicisme contre le slavisme et l’orthodoxie adoptée dans la perspective du règlement de comptes imminent. Le régime impérial, après avoir transformé en arsenal, croatisé et catholicisé en masse, de gré ou de force, la Bosnie-Herzégovine qu’elle dirigeait de fait depuis le congrès de Berlin de 1878,
l’annexa enfin en octobre 1908. »

Surtout, c’est Eugénio Pacelli qui a oeuvré en faveur d’une politique de conversion dans les pays orthodoxes, l’axe central de la politique de l’église dans les pays de l’Est.
Outre les soutiens de l’église, Hitler pouvait aussi compter sur ceux de la grande finance et des grandes multinationales. Ford, IBM, IG Farben, finançaient ainsi à tour de bras le régime d’Hitler. Le grand père de Georges Bush fut lui-même impliqué et tous désiraient un pouvoir fort de type fasciste permettant la fusion de l’église, des entreprises et de l’état.
Hitler avait d’ailleurs été consacré « homme de l’année » par le magazine Time en janvier 1939.
http://erichunt.net/wp-content/uploads/2009/09/timejanuary1939.jpg

Nous le voyons ici, l’histoire officielle doit être réécrite. La seconde guerre mondiale (l’œuvre au noir fasciste et nazie) devrait être analysée sous l’angle d’une guerre qui a surtout exterminé les athées communistes, les juifs et les orthodoxes, une guerre de religion, une croisade, ce que personne (ou presque) ne fait.

"Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements."

Honoré de Balzac (1799-1850), écrivain français
 

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62 réactions à cet article    


  • iaito68 18 mai 2010 10:56

    Tissu d’âneries... Pacelli était le rédacteur de la fameuse encyclique anti-Nazi « Mit brenender sorge »..
    Voir le livre « Pie XII et la seconde guerre mondiale » du P. Blet
    De plus , ce sont les länders à majorité protestantes qui ont élus massivement Hitler, alors que ceux à majorité catholiques ont votés contre lui.
    Tout ceci est du vu et revu...
    Encore un apprenti historien ...


    • Shaytan666 Shaytan666 18 mai 2010 11:38

      Faut pas non plus raconter des bêtises, voici le texte de la fameuse lettre encyclique


    • Shaytan666 Shaytan666 18 mai 2010 16:53

      J’ignorais que le Japon se trouvait en Europe ! Quelles sont les causes de son entrée en Guerre aux côtés de l’Allemagne nazie ?


    • Philou017 Philou017 18 mai 2010 22:31

       iaito68 ; « Tissu d’âneries... Pacelli était le rédacteur de la fameuse encyclique anti-Nazi »Mit brenender sorge« .. »
      Oui, les textes officiels, c’est une chose, les actes en sont des autres. On peut émettre des tas d’hypothèses.
      - Des catholiques n’aimaient pas le nazisme, mais ont collaboré avec lui de façon opportuniste.
       - Certains se sont rangés à la loi du plus fort.
      - Il pouvait y avoir plusieurs courants d’opinion et d’attitude dans l’église. Rome n’est pas un monolithe.
      etc

      Voir le livre « Pie XII et la seconde guerre mondiale » du P. Blet
      De plus , ce sont les länders à majorité protestantes qui ont élus massivement Hitler, alors que ceux à majorité catholiques ont votés contre lui.

      Et alors ? Les catholiques de base c’est une chose le Vatican autre chose, et les organisations catholiques encore autre chose.

      Tout ceci est du vu et revu...
      Encore un apprenti historien ...

      Tu parles. Les historiens nous ont caché des tas de choses. On sait tres bien que ceux qui écrivent l’histoire officielle sont ceux qui ont obtenu l’aval des pouvoirs en place. Même maintenant. Alors, le vu et le revu, c’est bon pour les gogos.
      Par exemple, l’auteur du livre noir du communisme est présenté comme un grand historien. Par contre, les livres sur les réseaux Gladio ne reçoivent aucun écho médiatique. C’est ça l’histoire officielle.
      Vos arguments sont bien faibles et votre manque d’ouverture évident. Bonafi apporte des faits qui posent question. je ne pense pas qu’il faille tout rejeter en bloc. J’attends une autre argumentation d’un parait-il non apprenti.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 mai 2010 11:10

      à l’auteur

      Franz von Papen : « Il fut le seul acquitté »

      Le seul : c’est faux !


      • Gilles Bonafi 18 mai 2010 13:30

        @Jean Pierre LLabrès
        Il y eut en effet Hjalmar Horace Greeley Schacht et Hans Georg Fritzsche mais Von Papen fut vice chancelier du Reich et il fut donc le seul acquitté ayant eu des responsabilités si élevées.


      • jullien 18 mai 2010 16:21

        Schacht était le président de la banque centrale : difficile de prétendre qu’il s’agit d’un poste sans grandes responsabilités !


      • Gilles Bonafi 18 mai 2010 20:29

        Le monde de la finance n’a pas été inquiété.
        Von Papen était vice chancelier du Reich, le n°2 !!!!


      • Shaytan666 Shaytan666 18 mai 2010 11:32

        les allemands paient aujourd’hui encore une dîme évaluée à plus de 8 milliards d’euros par an.

        Je pensais que les Allemands pouvaient choisir à quelle religion ou organisme allait leur fameuse « dîme » !
        Chez nous en Belgique on n’a pas le choix, la « dîme » est automatiquement prélevée sur nos impôts et va à toutes les religions reconnues ainsi qu’au Centre d’Action Laïc suivant des barèmes établis par le gouvernement, je ne connais pas les chiffres par cœur mais je sais que la plus grande partie (entre 70 et 80 %) va à l’Église catholique.


        • morice morice 18 mai 2010 11:51

          Nous le voyons ici, l’histoire officielle doit être réécrite. La seconde guerre mondiale (l’œuvre au noir fasciste et nazie) devrait être analysée sous l’angle d’une guerre qui a surtout exterminé les athées communistes, les juifs et les orthodoxes, une guerre de religion, une croisade, ce que personne (ou presque) ne fait. 


          ridicule, et purement révisionniste ! ça n’a rien d’une « croisade »....
          Un rapport déclassifié (12 septembre 1947) du Counter Intelligence Corps, le CIC, les services secrets de l’armée américaine à Rome, prouve aujourd’hui qu’Ante Pavelic était caché par l’Eglise

          ce n’est pas « aujourd’hui »...

           la preuve :

          extrait
          Des chemins qui passaient aussi de l’autre côté de l’Europe par la Croatie, ou avaient sévi les terribles Oustachis (« les insurgés ») d’Ante Pavelic. (ici avec l’archevêque Alojzije Stepinac). Un mouvement fasciste pur, dont les signes de ralliement ne trompaient pas, créé dès 1929 et à l’origine des tous premiers camps de concentration tels que Koprivnica, Pag Island, Jadovno, Krušcica (en Bosnie-Herzégovine), Ðakovo, Tenje, et Loborgrad. Et le groupe des camps de Jasenovac, comprenant Krapje, Brocica, Ciglana, Kozara, et Stara Gradiška. Jasenovac, « l’Auschwitz Serbe », le seul camp d’extermination non allemand, où moururent 85 000 prisonniers, dont 50 000 Serbes, 13 000 juifs, 12 000 Croates et 10 000 Tsiganes. Jasenovac a longtemps été « l’holocauste caché », non répertorié dans les atrocités de la guerre. Camp de travail, de concentration et d’extermination à la fois, ce fut  une horreur. Les Oustachis n’avaient rien à envier aux pires SS. Une précision à ne jamais oublier : le camp de l’horreur de Jasenovac était administré.... par un franciscain !!! Le père Miroslav Filipovic-Majstorovic(ici au milieu), surnommé par les détenus «  Fra Sotona »« frère Satan ». Le plus souvent sanglé dans son uniforme d’Oustachi. Il sera exécuté plus tard par les troupes communistes. Des témoignages en nombre parlent de l’avoir vu exécuter des prisonniers de ses propres mains. Dans l’histoire tumultueuse de l’église catholique, c’est un beau cas d’espèce, sinon le pire de tous.

          • Gilles Bonafi 18 mai 2010 13:40

            @Morice

            « ridicule, et purement révisionniste »


            Voici un extrait de « Mein Kampf »  :

            -«  C’est pourquoi je crois agir selon l’esprit du Tout-Puissant, notre créateur, car :

            en me défendant contre le Juif, je combats pour défendre l’oeuvre du Seigneur.  »

            Hans Kerll, ministre des Affaires ecclésiastiques du IIIe Reich rappelle sans cesse dans ses discours le véritable but du Reich :

            « De même que le Christ a rassemblé ses douze disciples en une cohorte fidèle jusqu’au martyre, de même sommes-nous témoins d’un spectacle identique, Adolf Hitler est, en vérité, le Saint-Esprit ».
            Source  : André Guerber, «  Himmler et ses crimes  », Les documents Nuit et Jour, Paris 1946.

            Mgr Markoaski, aumônier général de la Wehrmacht ajoute : «  Le peuple allemand sait qu’il mène une guerre juste. Le peuple allemand doit remplir une grande tâche et notamment devant le Dieu éternel. Le Führer et chef suprême a plus d’une fois imploré, au cours de cette année de guerre écoulée, la bénédiction de Dieu pour notre bonne et juste cause."

            L’évêque Alois Hudal écrit en 1937  : «  Les Fondements du national-socialisme  » (Die Grundlagen des Nationalsozialismus) dans lequel il affirme que le nazisme est le meilleur système politique pour l’église.

            Jean Vieujean, abbé catholique dans son livre publié en 1937 intitulé «  Grande Apologétique » compare l’oeuvre du gouvernement nazi à l’inquisition, ce qu’il explique par ces mots :

            «  Pour accepter l’Inquisition dans son principe, il suffit d’avoir une mentalité chrétienne [catholique], et c’est ce qui manque à beaucoup de chrétiens… L’Église n’a pas de ces timidités.  »

            Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy de 1942 à 1944, élu homme de l’année par le magazine Time en 1931 et fusillé en 1945 fait une déclaration qui allait dans ce sens, le 2 janvier 1943 à la Radio nationale de France :

            «  Je souhaite la victoire de l’Allemagne. Il paraît étrange, n’est-ce pas, d’entendre le vaincu souhaiter la victoire du vainqueur. C’est que nous ne vivons pas une guerre comme les autres. Nous sommes dans une véritable guerre de religion ! Oui, une guerre de religion.  »


          • Massaliote 18 mai 2010 14:04

            « Un rapport déclassifié (12 septembre 1947) du Counter Intelligence Corps, le CIC, les services secrets de l’armée américaine à Rome » Curieuse référence de la part d’un auteur qui voit l’ombre de la CIA derrière chaque document ou chaque action ! Selon que « cette vérité » vous arrange...


          • Massaliote 18 mai 2010 14:09

            Et la calomnie concernant Monseigneur Stepinac ne vous grandit pas. Chacun sait que c’est le pouvoir communiste qui a diffamé cet homme pour essayer de le réduire. Aucune des accusations portées contre lui ne tient la route sur le seul plan historique. Au contraire, le cardinal Stepinac a sauvé beaucoup de juifs qui ont spontanément témoigné pour réhabiliter sa mémoire.


          • Massaliote 18 mai 2010 14:20

            A l’auteur dont le style moricien est un vrai régal pour les amateurs, cet extrait de la fameuse encyclique :

            "Quiconque identifie, dans une confusion panthéistique, Dieu et l’univers, abaissant Dieu aux dimensions du monde ou élevant le monde à celles de Dieu, n’est pas de ceux qui croient en Dieu.

            Quiconque, suivant une prétendue conception des anciens Germains d’avant le Christ, met le sombre et impersonnel Destin à la place du Dieu personnel, nie par le fait la Sagesse et la Providence de Dieu, qui «  fortement et suavement agit d’une extrémité du monde à l’autre  » (Sagesse, VIII, 1) et conduit toutes choses à une bonne fin : celui-là ne peut pas prétendre à être mis au nombre de ceux qui croient en Dieu.

            Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l’État, ou la forme de l’État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine - toutes choses qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable,- quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu : celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d’une conception de la vie répondant à cette foi."

            Peut-on mieux condamner le nazisme ?


          • Massaliote 18 mai 2010 14:34

            Quant aux Musulmans de Bosnie « contraints de se convertir » c’est à mourir de rire. Ils constituaient les plus fidèles troupes de Pavelic qui leur a même fait construire une MOSQUEE à Zagreb. Pavelic les nommait « la fleur de la nation croate ». J’ai eu l’occasion de rencontrer un certain Hasan qui rappelait à qui voulait l’entendre que sa plus grande fierté était d’avoir servi le Poglavnik dont il fut le plus jeune officier. Cet adhésion aux valeurs des Insurgés les a d’ailleurs conduits à refuser de s’enrôler auprès du Mufti de Jérusalem. Seule une poignée de débiles a été livrée à sa demande par les religieux bosniaques.


          • Philou017 Philou017 19 mai 2010 00:13

            Gilles Bonafi : il semble bien que cette longue enquête aille dans votre sens.


          • morice morice 21 mai 2010 23:25

            je demande le retrait de ces extraits : on n"a pas à faire la pub de Mein Kampf ici enfin ! cet auteur est plus que douteux en faisant ce genre de choses !


          • jullien 18 mai 2010 11:53

            Pie XI assassiné sur ordre de Mussolini ? 
            En l’absence d’éléments probants, ça ressemble surtout à un mauvais roman policier...
            L’auteur me permettra d’être dubitatif.


            • Gilles Bonafi 18 mai 2010 12:06

              @Julien
              Cela a même été publié par Paris Match :


            • Massaliote 18 mai 2010 14:23

              « Cela a même été publié par Paris Match  » La référence qui tue.


            • Massaliote 18 mai 2010 14:01

              Et voici Morice reparti comme en 14 courant sus aux méchants cathos dont l’influence pernicieuse doit être éradiquée. Mais Morice est un révisionniste à la petite semaine. Certains faits sont têtus :

              « Americatho : La Pave the Way Foundation de New York (PTWF), une organisation non confessionnelle fondée par des israélites et travaillant au dialogue interreligieux, s’est spécialisée depuis de nombreuses années dans la défense de Pie XII. Elle a consacré beaucoup de temps et d’argent à rechercher dans de nombreux fonds d’archives de par le monde des documents originaux relatifs au rôle de Pie XII et du Saint Siège relativement au nazisme et à la Seconde Guerre mondiale.
              Le service en anglais de l’agence Zenit 1 de Rome révélait avant-hier que Michael Hesemann, un chercheur de la PTWF, avait découvert un grand nombre de documents remontant aux années 1930 à 1933, et qui montraient que l’Église avait excommunié, avant même l’avènement d’Hitler au pouvoir, les catholiques qui militaient activement dans le parti nazi, qui revêtaient l’uniforme du parti ou portaient ses drapeaux à croix gammée dans des manifestations.
              Hesemann explique que « ces documents montrent à l’évidence qu’il y avait une guerre idéologique entre l’Église catholique et le national-socialisme dès la décennie précédant la guerre. Les évêques allemands et la Curie romaine considéraient la doctrine nazie non seulement incompatible avec la foi chrétienne, mais hostile à l’Église et dangereuse pour la morale humaine, et plus encore que le communisme. »
              Parmi les documents retrouvés par Hesemann se trouve notamment une lettre manuscrite d’Hermann Goering, haut responsable du parti, sollicitant une entrevue avec le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII), laquelle fut catégoriquement refusée. On a également retrouvé des lettres de baptisés catholiques membres du parti nazi sollicitant la levée de leur excommunication, ce qui leur fut refusé. »

              Mais Morice va nous prouver que les chercheurs israélites ont été payés par le Vatican ou qu’il s’agit d’une grossière manipulation organisée par le Mossad smiley


              • Massaliote 18 mai 2010 14:12

                J’ajoute que la similitude entre Morice et l’auteur de l’article est assez troublante, sagit-il d’un clône ? smiley


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 mai 2010 14:16

                Bonjour,

                " Le grand père de Georges Bush fut lui-même impliqué et tous désiraient un pouvoir fort de type fasciste permettant la fusion de l’église, des entreprises et de l’état. « Ce qui veut dire en soi que la cia a du s’infiltrer au cœur de l’Église afin d’y mener campagne en faveur de l’union des forces du pouvoir. Ceci ne légitime pas le rôle des papes concernés sauf celui de Pie XI assassiné comme Kennedy. Si le monde est ainsi fait, c’est bien parce que la notion de pardon bien active chez les religieux vise aussi les assassins. En conclusion, s’il on veut changer le monde, c’est bien en nommant comme vous le faites très bien dans cet article, les véritables responsables de ces états de faits. Ceci dit il est néanmoins essentiel de leur pardonner leurs fautes afin qu’ils vivent avec dans leur conscience interne.

                 » Nous le voyons ici, l’histoire officielle doit être réécrite. La seconde guerre mondiale (l’œuvre au noir fasciste et nazie) devrait être analysée sous l’angle d’une guerre qui a surtout exterminé les athées communistes, les juifs et les orthodoxes, une guerre de religion, une croisade, ce que personne (ou presque) ne fait. " j’ai fait une tentative dans ce sens : http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/rien-ne-vaut-une-bonne-guerre-74174 bien moins documentée que la votre, mais qui m’a valu d’être sévèrement attaqué par de solides opposants à un révisionnisme utile et salutaire.

                Ce qui frappe dans votre texte est l’absence totale d’opinion en face des faits établis par des liens éloquents, ce qui est tout le contraire de ma démarche purement d’opinion intime. Le fait qu’elle ne soit pas respectée en temps que liberté de s’exprimer sur chaque sujet, démontre à quel point le fascisme ne s’établit que sur la pyramide des milliers de petits pions chargés de renforcer sur le terrain l’idéologie dominante. Se rendre compte de tout cela peut créer le trouble chez les crédules acteurs du système, mais reconnaitre que l’on a été bien fou de croire libère d’une grande partie du poids que la connaissance enseigne.

                Ma devise : He who will not, freely and sadly confess he is much a fool, is all a fool. Thomas Fuller. L’on cesse d’être dangereux le jour où l’on accepte de reconnaitre que l’on est normalement fou. merci pour vos riches détails de l’Histoire. L.S.


                • Zurgo 28 juin 2010 18:23

                  " Le grand père de Georges Bush fut lui-même impliqué et tous désiraient un pouvoir fort de type fasciste permettant la fusion de l’église, des entreprises et de l’état. " Ce qui veut dire en soi que la cia a du s’infiltrer au cœur de l’Église afin d’y mener campagne en faveur de l’union des forces du pouvoir.

                  Laissez donc la CIA tranquille !! smiley
                  Rappelons, pour information, qu’elle ne fut pas fondée avant ’47.

                  Alors douuuuucement sur les fantasmes d’infiltration s’il vous plaît. smiley


                • Hijack Hijack 18 mai 2010 15:18

                  Une question que je me pose sur cette guerre ... :
                  Si par hasard quelqu’un s’étant penché sur ce problème peut me donner une indication ce serait sympa. Merci.

                  Qui fournissait l’Allemagne en carburant entre 41 et 45 ??? (gaz oil, essence etc ... vu l’embargo).


                  • LADY75 LADY75 18 mai 2010 15:52

                    Sur la question du carburant fourni à l’Allemagne : le principal fournisseur de l’Axe fut la Roumanie.. mais la chimie allemande fut aussi mise à contribution et permit aux tanks et camions de fonctionner avec de l’essence synthétique à base de charbon.. Mais le pétrole resta toujours le point faible : il est heureux (sauf pour quelques nostalgiques de la vague fasciste européenne comme on en trouve sur ce fil) que le Reich n’ait pu exploiter les champs pétrolifères de Bakou..


                  • brieli67 18 mai 2010 16:42

                    Vous permettez madame...

                    Le seul site d’exploitation en « Europe » c’était Pechelbronn voir saga
                    lié aux familles Lebel, Schlumberger....

                    évoquons la De Dietrich- Schwander 1934, le « mulet » périt à Reichshoffen dans les derniers bombardements pour la libération de l’Alsace, en 1945
                    La voiture-carrosse de Goering - fett wie ein Herring ( gras comme un hareng) était également propulsé par ce type de moteur mixte fuel/vapeur.

                    Ce même Goering était l’importateur d’un « produit » US indispensable à la Luftwaffe, sinon les moteurs explosaient en vol.

                    L’ Allemagne c’est le pays (Heimat) des poëtes et des ingénieurs....
                    Des petites séries de panzer, de véhicules ... chacune profitant à son tour des progrès de la « science ». Impossible de réparer, d’assurer la logistique des pièces détachées.
                    Pour les munitions, même cacaphonie.

                    Souvenirs de la « Bessarabie »/Roumanie : la malaria


                  • LADY75 LADY75 18 mai 2010 16:51

                    Et oui ! Pechelbronn.. Aussi performant que Ploesti ?

                    Merci pour la De Dietrich à vapeur !


                  • Triodus Triodus 18 mai 2010 17:14

                    Essence synthetique : Oui, j’ai même connu dans les années 90 à Genève un vieux chercheur Suisse, qui avait travaillé là-dessus à cette période.

                    Il avait gardé une « petite » installation expérimentale pour se distraire lors de sa retraite. Il en sortait bien quelques gouttes d’un truc inflammable qui sentait les hydrocarbures, c’était assez amusant..


                  • Hijack Hijack 18 mai 2010 17:19

                    Merci pour toutes ces infos ...

                    Rien n’est clair.
                    Je lis partout que les installations roumaines avaient étaient en grande partie détruites.
                    L’essence synthétique ??? Si cela fonctionnait, pourquoi ne pas l’avoir utilisé dans les années 70 durant la crise pétrolière ?

                    Il paraît aussi que les grands pétroliers US avaient aussi bcp d’intérêts en Allemagne.
                    Si c’est ça, ça expliquera bcp de choses, même si on aura du mal à le croire.


                  • Triodus Triodus 18 mai 2010 17:22

                    Bonne question. Wiki peut vous aider..


                  • brieli67 18 mai 2010 20:28

                    Mission 512 : 106 B-17s hit the Merkwille Oil Refinery. « Merkwiller, Pechelbronn, France » refining capacity was 130,000 tons/yr.
                    August 3,1944
                    in http://en.wikipedia.org/wiki/Oil_Campaign_of_World_War_II_%28Chronology%29
                    une goutte d’huile ? un savoir faire....

                    Des expats MP alsaciens dans le monde entier.... même derrière le rideau de fer, qui ne sont jamais rentrés.
                    l’Institut Physique du Globe de Strasbourg _ histoire
                    Des hommes et des enjeux  Tout un art français de vider la Province...
                    on a connu sur le campus bien avant tout le monde Cl. Allègre à l’oeuvre.


                  • LADY75 LADY75 18 mai 2010 21:06

                    Je r’viens en passant sur cette vision de l’Allemagne comme patrie « des poêtes et des ingénieurs.. Pas faux !

                    Excellent matériel.. mais au niveau rationalité, trop de modèles différents de tous matériel..

                    Celà fut aussi une des causes de la démécanisation de l’armée au moment de la campagne de Russie. D’énormes problèmes logistiques.. Les Russes s’en sortirent mieux avec l’hégémonie du tank unique, le T34, qui mit un coup à l’orgueil technique d’Outre Rhin par ses prouesses et sa maniablité..

                    Sinon, sur la thématique 2°GM/matériel/Alsace : Le meilleur pistolet règlementaire français fut le PA 35 »A« (pour »Alsace« ) de la S.A.C.M.

                    http://armesfrancaises.free.fr/PA%20Mle%2035A.html

                    .. malheureusment desservi par son calibre »bâtard", le 7,65 long.

                    Fut toutefois conçu par un ingénieur suisse.. qui magnifia ensuite sa création en sortant le SIG P210, largement inspérée du 35A mais en 9mm parabellum...


                  • himmelgien 19 mai 2010 19:23


                     C’est pour celà que la bataille de Stalingrad ( puis celle de Koursk ) fut cruciale dans la stratégie générale de la seconde guerre mondiale : on aura affaire ensuite à un 3° reich obligé de se rationner sans cesse pour son énorme consommation d’énergie !... Exemple, le « Maus » ,( char-forteresse) ne risquait pas de devenir opérationnel, vu son gigantisme !... ( Il n’avait pas les moteurs non plus ...) De ce point de vue, l’Allemagne a connu la même issue, au cours des deux guerres successives : en 1918, c’est un 2° reich dont les armées occupent le quart de la France ( « à 100 kms de Paris !. »..) mais sont aussi à cours de carburant et de munitions ... qui doit signer l’Armistice pour éviter l’humiliation de la capitulation en rase campagne !...

                      Si Hitler avait été le « visionnaire audacieux » que l’on présente parfois, il aurait dû d’entrée lancer sa machine de guerre intacte sur l’Ukraine ( nourriture) et déferler sur le Caucase , par voie de terre et aérienne ... et aussi maritime, avec des meutes de U-boots contrôlant la Mer Noire et les Détroits !...
                     
                      Plus visionnaire encore dans cette uchronie, pourquoi n’a-t-il pas lancé dès 33 un immense programme de recherche pétrolière ?... Il disposait alors des finances et aurait été particulièrement bien accepté dans le monde ouvrier : c’était donc un atout , tout « naturel » pour son « Parti du Travail » ( national-socialiste ) !... Une pierre, quatre coups puisqu’il déstabilisait le vrai mouvement socialiste en « labourant sur ses terres » et court-circuitant les grosses compagnies pétrolières US, qui détenaient la majeure partie des brevets industriels ( et qu’il n’a jamais pu obtenir, même la production d’hélium )  !... L’explication réside sans doute dans le fait que les « court-circuités » devaient s’averer ses employeurs secrets, peut-être même tout simplement « les 7 soeurs » ... où on retrouve la famille Bush au sommet de l’affiche !...

                     Même si tous ces faits commencent à être connus, il serait temps que maintenant qu’on s’est beaucoup penché sur les victimes, on s’intéresse vraiment aux coupables !...


                  • bob 18 mai 2010 15:44

                    Harf, harf, harf,

                    Encore un brûlot anti-catholique qui prétend que :

                    - Les affreux cathos ( en première ligne lors des campagnes contre la Russie) faisaient passer en douce les nazis ( à tendance paganiste et protestante) en Amérique du sud voire même en Orient ou ces mêmes nazis se convertiront à l’Islam grâce à l’église catholique. ( l’islam avait attendu que les catholiques leur livre des nazis pour augmenter leur nombre de fidèles)
                    - Le pape aurait facilité l’ascension d’Hitler en 1933 tout en publiant une diatribe anti nazi ...qui rendit le Furher furieux.
                    - Quelques évèques furent des agents de la DST travaillant au sein du vatican( espionnant probablement les activités nazis du pape pour le compte de la France).
                    - Le pape était tellement bête qu’il se laissait approcher par un membre de ses ennemis politiques mortels.
                    - Le pape n’est qu’un affreux nazi puisqu’il a apprécié son séjour en Allemagne ...avant l’avènement des nazis.

                    Le reste étant à l’avenant, invérifiable ou faux, l’article semble davantage une Nième resucée de propos en vogue dans les années 80 ( les cathos C pa Bô) qu’ une étude réelle assortie de faits.


                    • LADY75 LADY75 18 mai 2010 17:02

                      A noter que l’auteur a pudiquement passé sous silence la soeur-gouvernante bavaroise (d’une apparence guère canonique) de Mgr Pacceli , avec qui il faisait de longues promenades en motocyclette à side-car..

                      ..et ne s’est guère étendu sur les rapports curieux d’Adolf avec le catholicisme et l’affaire de la mise à l’index du « Mythe du XX° siècle » d’Alfred Rosenberg.

                      L’église lui reprochait, non son antisémitisme criminel (Les Juifs, rappelons-le étaient encore pour Rome officiellement « perfides ») mais ses délires sur un 5° évangile mettant en scène un christ guerrier et vengeur et prétendument escamoté par Paul, accusé d’avoir « judaïsé » le christianisme.

                      Rosenberg fut donc excommunié.. alors qu’il venait d’être nommé idéologue officiel du Reich.Que fit le Fuhrer ? Il déclara avoir nommé l’homme Rosenberg pour ses qualités personnelles et non l’écrivain d’un ouvrage dont la lecture valait excommunication..

                      La polémique se calma en partie grâce à l’évèque Hudal, qui écrivit un ouvrage (cité dans le fil) où il recensait les points communs entre le dogme catholique et le national-socialisme.


                    • LADY75 LADY75 18 mai 2010 17:51

                      Hou la !

                      M’sieur Bob, vous seriez pas un peu déformé par les relectures de l’Histoire post 09/11 tendant à tout réécrire façon « guerre des religions » ?

                      Le paganisme nazi ? A part chez les Illuminés de l’Ahnenherbe, pu de succès en réalité.. La fête du Jul n’a jamais pu se substituer à Noël et les « baptèmes païens » n’ont jamais concurrencé le sacrement chrétien..

                      De plus, le mythe des nazis luthériens n’a guère de sens : la doctrine s’est développée dans le sud catholique de l’Allemagne. Gentils catholiques contre Nazis protestants : trop fort !

                      Toujours dans la relecture « Choc des Civilisations », voile pudique sur l’anticommunisme obsessionnel de Pie XII et l’un des motifs de son soutien à la « croisade » de l’Axe contre le Bolchevisme.. Juste en passant, une image de « gentil catholique », ami personnel du Pape, Monsignore Mayol de Luppe, aumônier de la LVF :

                      http://img214.imageshack.us/img214/6831/mayolsignal2xm7.jpg

                      Quant aux quelques égarés dans un rêve oriental... on en trouva aussi en Indochine dans la Légion Etrangère Française..


                    • Gilles Bonafi 18 mai 2010 20:21

                      @bob
                      Il faut lire comme il faut ! Ceci n’est pas un brûlot anti-catholique et je cite Robert d’Harcourt grand résistant catholique !

                      Pouvez-vous me donner vos explications sur les 3 points suivants :

                      -Comment expliquer que le camp de la mort de Jasenovac était administré par des moines franciscains sous l’autorité de Stépinac ? Comment le Vatican a-t-il fait pour ne pas être au courant de cela ?

                      -la prise de pouvoir d’Hitler n’est-elle pas lié au vote du zentrum et du BVP, 2 partis catholiques ? Sans leurs votes Hitler n’aurait jamais eu les pleins pouvoirs ! Ceci est avéré, vous pouvez vérifier ! Il a reçu 91 votes sur les 90 nécessaires !

                      -Comment expliquez-vous la déclaration de Von Papen suivante :

                      « Le IIIème Reich est la première puissance du monde, non seulement à reconnaître, mais à traduire dans la pratique les hauts principes de la papauté. » (Robert d’Harcourt, résistant catholique, de l’Académie Française, Franz von Papen l’homme à tout faire...,journal L’Aube du 3 octobre 1946)


                    • bob 18 mai 2010 22:17

                      @LADY75

                      Paganisme nazi, tout à fait, Hitler faisait parti d’une société secrète nommée société de Thulé. Celle s’affirmait en opposition avec les religions officielles et particulièrement le catholicisme. Dire que le catholicisme était l’allié objectif d’Hitler au motif que la majorité de l’Autriche était catholique me semble un peu réducteur.

                      Par ailleurs, le nord de l’allemagne a été plus rapidement converti au nazisme que le sud essentiellement pour des raisons économiques mais aussi parce que les conceptions culturelles divergeaient.

                      Sur les égarés à la légion étrangère, adressez-vous à l’auteur.

                      @ Gilles Bonafi

                      Le texte que vous avez écrit ressemble à un réquisitoire contre l’Eglise catholique. Cela est bien dommage car s’il existe des comportements abérrants dans toutes les sociétés et toutes les structures, le catholicisme n’emporte pas la palme des exactions les plus noires. Curieusement, les médias, dont agoravox fait partie, si prompt à dénoncer les agissements d’une religion qui a la particularité de ne pas se défendre se montrent particulièrement laxistes vis à vis des sectes et pseudo-sociétés secrètes dont les agissements se rapprochent dangereusement des moyens déjà usités dans le passé.

                      Sur vos questions :

                      - Aucune idée, j’ignorais que ce camp existait. Quant à la nature des franciscains, toute structure possède ses sadiques et l’Eglise ne fait pas exception à la règle. Condamner la totalité des catholiques ( par le fait de condamner l’Eglise) me semble un peu extrême. J’ajoute que le pape n’aurait peut-ètre pas eu le titre de juste s’il avait indirectement supervisé un ou plusieurs camps de la mort.
                      - Connaissant la roublardise de Hitler, je demande à avoir des sources plus fiables que des propos sortis de leur contexte et expurgés de toute explication.
                      - Condamnez-vous l’Eglise parce qu’un nazi à tenu des propos délirants à son égard ???

                      En fait, vous vous basez sur un texte d’une personne qui se prétend catholique mais qui, d’après vos dires, en dit bien du mal. Ne voyez-vous pas un certain paradoxe ?


                    • jmcn 18 mai 2010 16:35

                      Je me demande dans quelle mesure est-ce qu’on laisse les historiens faire leur travail.

                      Tout cela manque de sérènité.

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