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« l’impact des TIC Dans les processus migratoires féminins En Afrique centrale »

JPEG « l’impact des TIC

Dans les processus migratoires féminins

En Afrique centrale »

Livre collectif sous la direction de

Brice Arsène Mankou et de Thomas Essono

Editions l’Harmatan

Janvier 2016

 

 Changer de vie avec Internet !

 

Il est difficile d’éditer les actes d’un colloque.

Il s’agit de transformer des interventions orales en textes écrits, ce qui peut conduire à des répétitions dommageables.

Les initiateurs du colloque ont pris le risque et le résultat obtenu est à la hauteur des enjeux même si le dernier chapitre aurait mérité d’être relu attentivement par un correcteur.

Le lecteur saisit assez rapidement les motivations de ces femmes à la recherche de leur blanc.

Elles veulent à la fois fuir leur présent, c’est-à-dire les difficultés économiques et sociales et à la fois maintenir un lien fort avec leurs familles restées au pays.

Les différentes contributeurs nous entraînent dans ces cybercafés et nous font découvrir ce « sport national » assez bien structuré.

Au bout de la quête, il n’y a pas toujours le prince charmant, âgé par ailleurs ….

La déconvenue est parfois au bout du clavier quand a lieu la rencontre et surtout le début de vie commune.

Brice Arsène Mankou qui avait déjà fait paraître une étude sur « la cybermigration des femmes camerounaises, la quête des conjoints blancs », complète ici son propos à l’aide de nouveaux témoignages.

Il montre que les migrations féminines évoluent. Alors qu’il y a peu, les camerounaises émigraient dans le cadre du regroupement familial, elles migrent aujourd’hui d’une manière autonome aves souvent le soutien familial grâce aux réseaux numériques et aux médiatrices installées en Europe.

« Les femmes migrantes sont des migrantes constamment connectées. Elles sont comme le souligne Ernest Mbonda, des « cosmo citoyennes ».

Comme le précise dans un autre chapitre, Pierre-François Edongo Ntede :

« La migration maritale ou la mobilité matrimoniale est au service de l’intérêt collectif des familles restées au pays »

En cas de réussite, la femme devenue européenne peut aider la famille restée au pays à mieux vivre et à acquérir des biens ou participer au développement économique local dans tel village ou tel quartier de ville.

Cette étude africaine qui lève le voile sur une partie de la mondialisation des échanges se termine par des interrogations légitimes comme celle-ci :

Comment comprendre que de nombreuses femmes estiment ne plus être en sécurité dans ce Cameroun pourtant considéré comme « un havre de paix » ?

Jean-François Chalot


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3 réactions à cet article    


  • Une question Chalot, en quoi votre indignation multiple résout notre problème sociétal ?

     


    • Montdragon Montdragon 21 février 10:06

      Comment comprendre que de nombreuses femmes estiment ne plus être en sécurité dans ce Cameroun pourtant considéré comme « un havre de paix » ?

      Le pognon Chalot, faire vivre la tribu grâce à u seul bon blanc bien con pour gaver sa grosse comme une oie.
      Autre chose ?


      • alain_àààé 21 février 15:58

        ton article est trés interressant mais c est un fait ce que tu dis ?mais dis moi tu fais les poubelles pour nous pondre tous les jours un article.

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