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« L’Un dans l’autre » de Marc Fayet au Petit Théâtre de Paris

Tout compte fait, L’Un dans l’autre est une énigme psychoaffective à résoudre telle un puzzle d’Agatha Christie qui pourrait se cacher sous l’apparence d’un Feydeau avec portes dérobées à la clé.

Cinq personnages en quête de confiance en soi livrent tout à trac leur frustration relationnelle qu’ils cherchent chacun à combler au mieux de leur vulnérabilité subjective.

Deux couples vont se croiser dans un appartement sous l’arbitrage attentionné, mais fort importun d’un empêcheur de tourner en rond.

Ainsi tel père tel fils, chacun des deux vont pouvoir y débarquer avec leur conquête respective alors qu’une épouse légitime et un frère jumeau ont déjà quitté la vie, mais voici que le voisin insupportable les rejoint par intermittence suscitant à son insu des flashs révélateurs au coeur d’un labyrinthe libidinal en déroute.

Le noeud gordien du récit s’installe entre deux solstices d’hiver à été, se jouant de la règle classique d’unité du temps au profit de six mois d’intervalle entre la soirée du père (Thierry Heckendorn) et celle du fils (Marc Fayet). Leurs aventures amoureuses asynchrones vont ainsi se répondre en miroir l’une de l’autre comme dans un jeu de dupes où néanmoins le jumeau resté vivant semblera refaire surface sinon illusion eu égard à l’ex-charisme monopolisateur du frère disparu !

Deux femmes, Juliette (Lisa Martino) et Annie (Evelyne Dandry) vont illuminer ce parcours initiatique autant que régressif en valorisant par leur présence opportune quoique momentanée, ces lentes retrouvailles avec soi sous le tir groupé d’associations freudiennes à répétition noyées sous des jeux de mots complaisamment dissimulateurs.

Quant aux jeux de rôles initiés par le trublion (Gérard Loussine) du voisinage, ils contribueront tant mal que bien à ôter les masques en empruntant par procuration ceux d’artistes célèbres.

Dans une mise en scène explicite de José Paul et Stéphane Cottin, ce maelström cérébral écrit par Marc Fayet est loin de s’avérer Un petit jeu sans conséquence car s’il ne laisse jamais en repos le spectateur, celui-ci se sent ballotté par des sentiments contradictoires glissant entre la subtilité de l’interprétation jusqu’à l’irritation issue de propos souvent caricaturaux, voire à contre-emploi des roueries du psychisme.

Cependant l’un dans l’autre, cette soirée de rentrée théâtrale donne le ton sinon la couleur d’une valorisation filiale en question puisque, également, à l’affiche en lettres dorées avec les Brasseur père et fils clamant Mon père avait raison.

Visuel extrait Affiche

L’Un dans l’autre - ** Theothea.com - de Marc Fayet - mise en scène : José Paul & Stéphane Cottin - avec Evelyne Dandry, Lisa Martino, Gérard Loussine, Marc Fayet & Thierry Heckendorn -Petit Théâtre de Paris -


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