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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’Unesco a officiellement reçu des représentants de l’espéranto

L’Unesco a officiellement reçu des représentants de l’espéranto

Réception solennelle, comme on dit, eu égard à la présence des délégations polonaise et lituanienne, donc quasiment en grande pompe - ce qui, pour une langue construite que certains préfèreraient recevoir à coups de pompes, est un évènement !
La fête s’est tenue le 15 décembre 2008, de 17h 30 à 20h 30, au siège de l’UNESCO, place Fontenoy à Paris, en français et en espéranto.

La festo okazis de la 17a 30 ĝis la 20a 30 en sidejo de UNESKO, place Fontenoy en Parizo.
(Arno Lagrange, Ipernity)
Les sceptiques qui croient encore que l’espéranto est une langue morte ou un projet dépassé se réfèreront donc utilement à l’agenda de l’Unesco

Evènement annoncé entre autres par le site Espéranto-France :
« À l’initiative de la délégation polonaise à l’Unesco, soutenue par la délégation lituanienne et en collaboration avec l’Universala Esperanto-Asocio, des solennités auront lieu le 15 décembre 2008 au siège de l’Unesco pour célébrer la naissance du Dr Louis Lazare Zamenhof. Ce sera en même temps une belle introduction à l’année 2009, celle du 150ème anniversaire de la naissance de Zamenhof. (…)

Zamenhof-festo en Unesko
Iniciate de la pola delegitaro ĉe Unesko, subtenata de la litova delegitaro, kaj en kunlaboro kun Universala Esperanto-Asocio, la 15-an de decembro 2008 okazos en la sidejo de Unesko en Parizo solenaĵo por celebri la naskiĝon de Lazaro Ludoviko Zamenhof. Samtempe ĝi estos bela enkonduko al la jaro 2009-a, la 150-a datreveno de la naskiĝo de Zamenhof.(…)

En présence notamment de Maria Wodzyrińska - Walicka (ambassadrice de Pologne), et Ina Marčiulionytė (ambassadrice de Lituanie), la réception fut inaugurée, au nom de l’Unesco, par Mauro Rosi, de la Division des expressions culturelles et des industries créatives.

Diverses allocutions se succédèrent, dont celle de Louis Zaleski Zamenhof, petit-fils de Louis Lazare Zamenhof, initiateur de la Langue Internationale Espéranto,
et celle de Henriette Walter, professeur émérite de linguistique à l’université de Haute-Bretagne à Rennes, et directrice du laboratoire de phonologie à l’École pratique des hautes études à la Sorbonne, qui replaça l’espéranto dans l’historique des langues construites, et en présenta les particularités linguistiques, « un alphabet totalement fiable » et « une langue construite avec rigueur et finesse ».

Le message de Probal Dasgupta, président de l’UEA 
(Universala Esperanta Asocio), fut lu par Claude Nourmont, vice-présidente, et on peut en trouver l’intégralité sur "Libera folio", en espéranto, qui avait également annoncé la réception.
J’espère ne pas trahir sa pensée en en donnant un aperçu, choisi par nous en toute subjectivité  :
Il a rappelé que ces dernières années la communauté internationale avait commencé à comprendre que les rancœurs, les animosités et les conflits ne provenaient pas seulement des inégalités économiques, mais aussi d’un inégal accès à la culture, ce qui était néfaste à la stabilité et au bien-être de l’humanité ; qu’il était essentiel de veiller à la diversité linguistique et humaine de la planète.
Il a aussi précisé que nous (les espérantophones) travaillions dans l’intérêt de toutes les communautés linguistiques du monde, pas seulement pour la diffusion de l’espéranto, et qu’on pouvait nous regarder comme une coalition qui représente les intérêts des petites langues.

Estelle Maria Loiseau de l’UEA parla des perspectives d’avenir pour l’espéranto.

De nombreux délégués de divers pays étaient présents. Film, buffet, questions et possibilité d’initiation ludique à l’espéranto complétèrent la soirée, clôturée par le vin d’honneur.

Au fait, pourquoi cette date du 15 décembre ? Une bonne présentation du fondateur de l’espéranto par Le petit journal le rappelle :
« Dans le monde entier, le 15 décembre, c’est le jour de Zamenhof. Cet événement célèbre la naissance à Białystok, il y a 148 ans, de Ludwik Lejzer Zamenhof, le père de l’esperanto, la langue universelle. »

Et demain ?
« Cette manifestation à l’Unesco a été le coup d’envoi de la célébration de ses 150 ans, en 2009. Le temps fort de cette année de jubilée sera le Congrès Universel qui se tiendra en juillet dans sa ville de naissance : Byalistok. D’importants travaux préparatifs ont déjà été entrepris dans cette ville avec le soutien d’un grand quotidien régional : campagne d’affichage dans la ville, DVD bilingue (polonais-espéranto) de présentation de l’espéranto distribué à 300 000 exemplaires avec le quotidien, web-TV avec des programmes réguliers, etc. »

Cette langue que d’aucuns croient morte est en plein bouillonnement ! Dommage que l’UE laisse passer la chance d’utiliser l’espéranto comme langue véhiculaire, alors même que son vocabulaire est européen (et sa grammaire internationale, car régulière et axée sur l’essentiel), de même qu’on a inventé en Europe les bases de l’ordinateur et d’Internet, que d’autres ont développé avec succès…

Saluons au passage le site Café pédagogique, qui avait signalé l’information, faisant ainsi preuve de davantage d’ouverture d’esprit que certains de leurs collègues :

Bonan feston al ĉiuj ! (la traduction ne me paraît pas nécessaire !)


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33 réactions à cet article    


  • Jean-paul 19 décembre 2008 14:39

    A l’auteur
    Perfectionner votre anglais !!!!!!Comme vous le dites dans un autre article il est rudimentaire >


    • Krokodilo Krokodilo 19 décembre 2008 15:24

      Pas compris.


    • Krokodilo Krokodilo 19 décembre 2008 17:41

      Ah ! si, j’ai compris, c’était effectivement amusant. Au temps pour moi, j’étais pressé.


    • docdory docdory 19 décembre 2008 19:35

       @ Krokodilo

      Une langue dite " vivante " est une langue qui évolue , comme tout ce qui vit . Je regardai dernièrement pour Arte une émission sur le compositeur du XXème siècle Olivier Messiaen , au cours de laquelle on le voyait s’exprimer à de nombreuses reprises . Une chose était frappante , c’était la beauté , la pureté , la précision et l’extrême musicalité de la langue française telle qu’elle était parlée par ce compositeur . 
      En fin d’émission , zappant sur d’autres chaînes , je fus consterné d’observer par contraste l’effrayante dégradation de notre langue , qui est en train de se transformer en un inélégant et grossier sabir dans certaines bouches ! Néanmoins , le propre d’une langue vivante est d’apparaître par modification d’une langue plus ancienne ou par créolisation de deux ou plusieurs langues, d’évoluer , de tomber malade ( c’est le cas , malheureusement, du français à l’heure actuelle ) , et éventuellement de disparaître .
      Le problème de l’esperanto est qu’il n’est pas réellement vivant en ce sens que , comme langue de synthèse , il n’est pas le résultat d’une évolution , et donc d’une sorte de sélection naturelle linguistique , qu’il ne peut par définition pas évoluer localement , sauf à devenir incompréhensible par certains de ses locuteurs , ce qui irait à l’encontre du but recherché d’une langue universelle . Néanmoins , la fixité de cette langue empêche l’évolution d’agir sur elle , et donc empêche son amélioration et par conséquent diminue sa compétitivité !


      • Hermes Hermes 19 décembre 2008 20:03

        "Une langue dite " vivante " est une langue qui évolue , comme tout ce qui vit . Je regardai dernièrement pour Arte une émission sur le compositeur du XXème siècle Olivier Messiaen , au cours de laquelle on le voyait s’exprimer à de nombreuses reprises . Une chose était frappante , c’était la beauté , la pureté , la précision et l’extrême musicalité de la langue française telle qu’elle était parlée par ce compositeur .
        En fin d’émission , zappant sur d’autres chaînes , je fus consterné d’observer par contraste l’effrayante dégradation de notre langue , qui est en train de se transformer en un inélégant et grossier sabir dans certaines bouches ! Néanmoins , le propre d’une langue vivante est d’apparaître par modification d’une langue plus ancienne ou par créolisation de deux ou plusieurs langues, d’évoluer , de tomber malade ( c’est le cas , malheureusement, du français à l’heure actuelle ) , et éventuellement de disparaître "

        La beauté d’une langue est quelque chose de très subjectif. Une langue se dégrade si l’on n’arrive plus à comprendre par la langue, une langue disparait toujours à un moment à un autre que ce soit lent ou rapide, elle peut evoluer de telle maniere que la forme ancienne ne se fait plus comprendre avec le temps

        .
        "Le problème de l’esperanto est qu’il n’est pas réellement vivant en ce sens que , comme langue de synthèse , il n’est pas le résultat d’une évolution , et donc d’une sorte de sélection naturelle linguistique , "

        si au contraire il évolu beaucoup mais reste comprhéensible certains mots même en esperanto sont maintenant des archaismes, comme dans toute langue, il existe des texte du début du siecle dernier où l’on utilisait des mots que l’on utilise plus

        "qu’il ne peut par définition pas évoluer localement , sauf à devenir incompréhensible par certains de ses locuteurs ,"

        cela dépend comment il évolue, il peut donner un changement au nieau internationnal comme être incomprhéensible, cela dépend en fait de son evolution si elle est trop rapide au niveau local, elle aboutie à une imcompréhension, si elle evolu de maniere à ce qu’au niveau international on peut suivre alors elle peut donner autre chose 

        "ce qui irait à l’encontre du but recherché d’une langue universelle . Néanmoins , la fixité de cette langue empêche l’évolution d’agir sur elle , et donc empêche son amélioration et par conséquent diminue sa compétitivité ! "

        c’est une langue qui évolue, donc peut être améliorable et depuis sa création lle se débarasse petit à petit de ses diffcicultés qui en esperanto ne sont principalement gramatical, mais plutot au niveau du vocabulaire


      • skirlet 19 décembre 2008 21:16

        Je me permets d’ajouter mes trois sous smiley

        Une chose était frappante , c’était la beauté , la pureté , la précision et l’extrême musicalité de la langue française telle qu’elle était parlée par ce compositeur .

        Déjà, je suis très sceptique devant la tournure "la pureté d’une langue"... Et si ça se trouve, un gars du 18e siècle, après avoir entendu parler ce compositeur, aurait dit "quelle horreur, il a transformé notre belle langue en sabir !"

        Le problème de l’esperanto est qu’il n’est pas réellement vivant en ce sens que , comme langue de synthèse , il n’est pas le résultat d’une évolution

        Si, justement. Une brochure toute fine est devenue une langue réellement parlée, et son évolution a été faite par les locuteurs. C’est une langue riche, un exemple est ici : http://www.russievirtuelle.com/locutions/index.html (trilingue).

        qu’il ne peut par définition pas évoluer localement , sauf à devenir incompréhensible par certains de ses locuteurs

        Une langue n’est pas obligée de se développer localement. L’espéranto reste stable à cause de la très grande diversité de ses locuteurs, avec les origines ethniques variées, mais cela veut-il dire que cette langue n’évolue pas ?

        Néanmoins , la fixité de cette langue empêche l’évolution d’agir sur elle , et donc empêche son amélioration et par conséquent diminue sa compétitivité !

        De quelle fixité parlez-vous ? Il n’y a que 16 règles de grammaire en espéranto. Doit-il développer les exceptions ? De l’autre côté, les exceptions des langues "naturelles" sont apparues il y a bien longtemps, et depuis belle lurette aucun verbe irrégulier ne s’est formé en français - tous les verbes nouveaux appartiennent au premier groupe, sauf le verbe "alunir" qui, lui, appartient au deuxième. En même temps, quelqu’un qui propose d’écrire "caillous" sera presque lapidé pour avoir porté atteinte à la "pureté" de la langue française smiley L’espéranto permet une grande créativité à l’intérieur de ces (peu nombreuses) règles.

        Enfin, voici quelques liens, libre à vous de les visiter (ou pas) et creuser la question (ou pas) smiley

        http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/simple.htm
        http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/joyaueducatif.htm
        http://claudepiron.free.fr/articlesenanglais/evolution.htm


      • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 09:57

        Docdory,
        Etant moi-même plutôt nul à l’oral, je plaiderai qu’il en est peut-être de même des gens que tu as vus s’exprimer dans un sabir de français ! Nombre d’écrivains sont mal à l’aise devant la caméra, c’est presque un cliché. Quant aux jeunes générations, c’est sûr que l’image, télé ou Internet, y tient une place énorme ; pourtant, il ne faut pas désespérer. Par exemple, le nombre de gens qui s’expriment en français a notablement augmenté avec les phénomènes blogues et journalisme citoyen ; AVox a un auteur de 13 ans ! Autre exemple, Amélie Nothomb, dont la plume est superbe et raffinée, a un lectorat de tous âges, dont beaucoup de jeunes.
        Mais effectivement, ce n’est pas demain que mes enfants liront Les Misérables en intégrale (d’ailleurs un peu longuet, la révolution...)

        Concernant l’espéranto :
        « Néanmoins, le propre d’une langue vivante est d’apparaître par modification d’une langue plus ancienne ou par créolisation de deux ou plusieurs langues, (...) »
        Jusque là, ça correspond presque, puisque c’est une synthèse à partir de plusieurs langues, comme tu le dis plus loin.

        « (...) d’évoluer , de tomber malade ( c’est le cas , malheureusement, du français à l’heure actuelle ) , et éventuellement de disparaître. »
        Evoluer, c’est aussi le cas, car si Zamenhof a imaginé les bases de la langue, il a lui-même dit qu’il n’en était « que » l’initiateur, qu’elle évoluerait et ne vivrait que si les locuteurs la faisaient vivre et évoluer. Pour ce qui est de tomber malade, d’après moi ça va. Quant à disparaître, si la définition de ce qui vit, c’est d’évoluer, mourir en fait partie, qu’il s’agisse d’anglais, de français ou d’Eo, donc je passe.

        « Le problème de l’esperanto est qu’il n’est pas réellement vivant en ce sens que , comme langue de synthèse , il n’est pas le résultat d’une évolution , et donc d’une sorte de sélection naturelle linguistique , qu’il ne peut par définition pas évoluer localement , sauf à devenir incompréhensible par certains de ses locuteurs , ce qui irait à l’encontre du but recherché d’une langue universelle . Néanmoins , la fixité de cette langue empêche l’évolution d’agir sur elle , et donc empêche son amélioration et par conséquent diminue sa compétitivité ! »

        Il n’est pas une langue morte, je pense que tu es d’accord au vu des quelques discussions après certains articles et des éléments apportés (locuteurs, radios, rencontres, traductions, etc.), mais il ne serait pas vivant non plus ? Ah, c’est embêtant, qu’est-il donc ?
        Il est justement quelque chose d’entièrement nouveau, révolutionnaire, dont la portée est sous-estimée comme pour toutes les grandes nouveautés (les « inventeurs » d’Hélicobacter Pylori ont dû aller jusqu’à l’ingérer et se provoquer un ulcère, puis guérir, pour convaincre leurs collègues incrédules, et ce n’était pas du temps de l’obscurantisme, mais hier), à savoir une langue construite, et construite pour être un outil simple et maniable.

        Si j’ai bien compris, ta principale critique est justement cette supposée non-évolutivité.
        Je dirais plutôt que l’espéranto est stable, son noyau grammatical et lexical s’est montré remarquablement stable malgré un usage certes limité à deux petits millions, mais répartis sur tous les continents et sur un siècle, ce qui aurait dû logiquement, malgré le faible nombre de gens concernés, entraîner une dialectisation marquée. Or, il n’en a rien été : la stabilité de sa structure est certaine.
        Mais stable ne veut pas dire figé : l’Eo a tout à fait su et pu créer tous les termes actuels, en informatique par exemple : Interreto (Internet : inter = entre, reto = filet, rêts), retpoŝto (courriel : reto, filet ou diminutif d’Internet, poŝto, poste), paĝaro (site Internet, paĝo = page, aro = suffixe désignant « un ensemble de », ensemble des pages en qq sorte), etc.

        Ou alors des exemples médicaux ? Le vocabulaire médical accuse un peu de retard puisqu’il n’est pas utilisé au quotidien(moins d’ailleurs qu’en suédois, breton ou beaucoup d’autres langues). Je participe à l’actualisation de celui-ci et j’ai vu qu’en fait, créer des mots nouveaux n’est pas le problème, il avait suffi dans le passé d’ajouter des racines déjà médicales (latin-grec) ; en fait nous cherchons plutôt à diminuer le nombre de racines médicales pour rester dans l’esprit de l’Eo, utiliser le plus possible les ressources lexicales par la dérivation à l’aide des affixes ou de mots composés. C’est exactement la même chose en français : mieux valait créer courriel à partir de courrier, ou partagiciel à partir de partage et logiciel, etc, qu’adopter mail, joli mais de sonorité complètement anglosaxonne.
        Par exemple, pour tout ce qui concerne l’utérus, il y avait trois racines différentes déjà plus ou moins admises à mesure, uter-, huster-(hystérectomie), metr-, ce qui n’est pas dans l’esprit de l’Eo, alors on a privilégié la plus répandue, uter-. Il est plus difficile de maintenir une certaine unité et simplicité dans le vocabulaire technique que de l’accroître en intégrant sans cesse de nouvelles racines, ce qui tôt ou tard crée des problèmes.
        Si tu veux jeter un œil sur le vocabulaire médical (cliquer sur « page principale du dictionnaire »)
        http://vortareto.free.fr/
        La page « réponse à quelques. ; » propose des réponses à de nombreuses critiques.

        En gros, tu lui reproches de ne pas être pareil que les langues naturelles, alors même qu’il a été conçu pour être différent ! Plus régulier, plus stable, plus souple (pour s’adapter aux locuteurs de différentes langues), beaucoup moins d’idiotismes (quelques-uns quand même).
        Je suis donc d’accord que l’Eo est très différent des langues naturelles, c’est étudié pour, comme disait Fernand Raynaud. Et s’il ne semble pas aussi vivant que les langues naturelles, c’est surtout à mon avis parce qu’il est peu répandu, et de plus éparpillé.



      • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 10:36

        "Et s’il ne semble pas aussi vivant que les langues naturelles, c’est surtout à mon avis parce qu’il est peu répandu, et de plus éparpillé. "
        Je veux dire que si les quelques touristes que je vois chaque année l’utilisaient avec moi pour échanger quelques phrases simples, plutôt qu’en anglais d’aéroport (même les Nordiques sont loin d’être tous "fluent"), on trouverait l’espéranto vivant, je pense qu’on ne se poserait même pas la question, ça irait de soi.


      • J.F. Clet 30 mars 2009 21:25

        A - Si la langue française se dégrade, comme vous dite, cette évolution peut s’expliquer par

        1. Une moins bonne instruction (réduction du nombre de profs de français ? horaires surchargés ? trop d’élèves par classe ?)
        2. Un snobisme de annonceurs radio ou TV essayant de singer l’anglais, voire l’introduction croissante de termes anglais à la pronontiation imprévisible.
        3. Une évolution naturelle (vous-même disiez que les langues vivantes devaient évoluer !) difficile à suivre pour un "ancien" .

        B - Comme toutes langues naturelles (au fait : ça veut dire quoi, "naturelle" ? qui pousse aux arbres ?) comme toutes langues naturelles, donc, l’espéranto évolue, cette évolution reste guidée par les fondements intangibles de la langue.
        Ainsi, si de nouveaux radicaux peuvent apparaïtre pour dire des notions impossibles ou trop complexes à exprimer par un mot composé, ces nouveaux radicaux suivront les règles de phonétique, dérivation, conjugaison, composition, de tout mots d’espéranto. Non seulement l’évolution se fera, mais elle n’altérera pas les principes et la compréhension de la langue.

      • Jean-paul 19 décembre 2008 21:30

        2 millions d’Utopistes dans le monde parlent esperanto .


        • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 09:58

          Jean-Paul,
          Selon la définition d’utopie à laquelle je suppose que vous faites référence, « projet qui semble irréalisable » (qu’une bonne partie des habitants de la terre aient une langue véhiculaire commune), l’anglais mondial me paraît à moi une utopie, de même que les projets nébuleux de l’UE en matière de plurilinguisme - qui ne permettraient même pas à tous les Européens de se comprendre ! Parmi toutes ces utopies, il s’avèrera un jour lointain que l’une d’entre elles était tout à fait sensée, et les deux autres absurdes, mais lesquelles ?



        • eugène wermelinger eugène wermelinger 20 décembre 2008 11:23

          Saluton Jean-Paul. (Johano-Paŭlo)

          2 millions d’Utopistes, et ...... j’en suis !
          Zut j’ai encore raté la bonne voie, que voici ici :

          "Selon le classement des grandes fortunes de la planète établi par le magazine " Forbes ", le nombre de membres du club des très-très riches est passé de 946 début 2007 à 1.125 un an plus tard."

          Enfin, il me reste la consolation de penser que si ceux-ci peuvent perdre de leurs milliards par les temps qui courent, moi je garde le trésor de ma connaissance de la langue espéranto. 

          Al Kroko : Ĉu vi aktive partoprenos la eŭropan venontan kampanjon, ekz. ĉe ede ? 


        • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 11:37

          Eugène,
          non, je les soutiens par une contribution très modeste (déductible !) et en les citant de temps à autre sur le blogue de politique européenne de Quatremer, mais je suis peu porté sur les relations sociales, et peu mobile, le travail de vortfarado est plus adapté pour moi, ainsi que les articles sur AgoraVox ou les débats sur Internet.


        • Asp Explorer Asp Explorer 21 décembre 2008 21:12

          Les espérantistes ne sont 2 millions que si on compte le nombre total de personnes ayant appris un peu d’espéranto, et encore cela est-il un estimation - sans doute optimiste - de la situation. Mais les gens sérieux penchent plutôt vers les 200 000 locuteurs capables d’à peu près baragouiner ça.


        • Krokodilo Krokodilo 22 décembre 2008 11:51

          Possible, de même qu’on ne sait pas combien de gens parlent un anglais "fluent" et combien le baragouinent. En matière de langues étrangères, on manque totalement d’enquêtes sérieuses, on ne dispose que de sondages bidons.


        • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 22 décembre 2008 15:19

          Ce qui n’empêche personne de faire des déclarations à l’emporte pièce...

          Typhon


        • J.F. Clet 30 mars 2009 20:59

          Asp Explorer a dit :
          "Les espérantistes ne sont 2 millions que si on compte le nombre total de personnes ayant appris un peu d’espéranto,"

          Reponse : Mais "aprendre un peu" ça suffit, pour l’espéranto : 50 heures suffisent, après avoir assimilé les principales racines et les principes de la grammaire, pour lire un texte simple, et un texte plus compliqué à l’aide d’un dictionaire. Après 100 heures, on lit et écrit courrament, et peut soutenir une conversation par écrit (forum etc).
          Le reste, c’est la pratique et l’éducation de l’oreille pour suivre une conversation, disons 50 à 100 heures. Soit en tout 2 années scolaires sans trop se forcer (ou quelques mois en intensif).

          Apprendre l’espéranto à l’école laisserait assez de temps pour étudier toutes les autres matières, à commencer par le français, en dégradation accélérée depuis quelques années.


        • Iren-Nao 20 décembre 2008 04:45

          Nous sommes au soit disant siecle de la communication.

          Cette soit disant communication est comme un vol de mouches a mes oreilles.

          Plus on cause, bien souvent moins on en dit.

          L’esperanto, sans doute en toute bonne foi, tente de participer a l’uniformisation mortelle de la planete globalisee, encore une belle connerie.

          Ce n’est vraiment pas plus important que de faire partie d’un club international de petanque.

          Iren-Nao


          • eugène wermelinger eugène wermelinger 20 décembre 2008 08:49

            Iren Nao : intéressant votre CV :


            Iren-Nao

            J’ai 59 ans, ne natif de Nantes (Loire-inferieure),

            Scaphandrier de profession, j’ai exerce cependant pas mal d’autres fonctions et metiers de par le monde ou j’ai vecu un peu partout et notamment longtemps en pays d’Islam.

            Je travaille a Borneo et vis en Thailande.

            Je suis macho, raciste, homophobe, footballophobe... et j’en passe.

            J’en suis a ma 5eme epouse dont une grise et une jaune, ma maison est pleine de pedes, j’ai adopte moults enfants et je cuisine le couscous mieux qu’un juif pied noir.


          • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 10:05

            En parlant d’uniformisation linguistique et culturelle, vous voulez sans doute parler de l’anglais ?
            Disposer d’une langue véhiculaire facile et neutre permettrait au contraire un respect accru de toutes les petites langues. De plus, le temps libéré (comparativement aux nombreux séjours en immmersion nécessaires pour atteindre le niveau de plus en plus élevé demandé par des écoles ou des entreprises), permettrait d’apprendre un peu une ou deux autres langues étrangères, selon les circonstances, expatriation par exemple, pays frontalier, etc.
            D’ailleurs, j’ai lu récemment une proposition de supprimer l’épreuve de langue de l’admission à certaines grandes écoles, à cause de cet aspect discriminatoire social (séjours aux USA et GB), et de la possibilité de s’y mettre durant les études si c’est vraiment indispensable dans tlele ou telle formation.


          • Iren-Nao 20 décembre 2008 12:19

            @ Eugene Wermelinger

            Sur que mon CV est interessant ! smiley 

            Il est deja moinsse smiley Ya des mecs (des mecs pas sur ...) qui degainent vite.

            Iren-Nao


          • J.F. Clet 30 mars 2009 21:05

            Iren-Nao a dit :
            "L’esperanto, sans doute en toute bonne foi, tente de participer a l’uniformisation mortelle de la planete globalisee, encore une belle connerie."

            L’espéranto n’a jamais eut pour but de devenir la seule langue parlée au monde, et encore moins d’éliminer toutes les autres.
            (pour l’anglais....je ne peux rien dire...)

            L’uniformisation mortelle de la planète ?... adressez-vous à la porte à côté


          • Bois-Guisbert 20 décembre 2008 10:20

            L’esperanto est aux langues vernaculaires, ce que le Formica est au bois massif.


            • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 10:26

              Vous voulez dire inaltérable ou presque, chaud et doux au toucher, pratique, peu coûteux et accessible aux classes populaires, loin des magnifiques meubles massifs qu’ils ne peuvent se payer, et qui, de toute façon, ne rentreraient pas dans leur logement ?


            • Bois-Guisbert 20 décembre 2008 10:46

              La différence entre vous et moi, c’est que je ne crois pas que le peuple soit voué au toc, à la vulgarité et au bon marché. Je connais des gens qui sont capables d’économiser des années pour acheter un bel objet qui fera leur bonheur chaque fois qu’ils le regarderont


            • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 10:59

              Pourquoi voir du mépris des classes populaires dans mes propos ? Durant les années où on va économiser pour se payer un beau meuble, il faut bien une table ou des chaises, un buffet ! D’ailleurs moi-même, j’ai un bureau en agglo de bonne facture, pas un bureau minstériel cla&ssqieu, chêne ou acajou et velours vert. . Et même les pleins aux as ne crachent pas sur des meubles de jardin en plastique, résistants à la pluie, assortis au carrelage blanc du pourtour de la piscine. Chacun utilise les choses simples et pratiques, et aussi les beaux objets, dans une proportion assez variable...


            • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 10:51



              Iren-Nao
              Le but n’est pas "l’uniformisation" de la planète, ni faire partie d’un club, encore que cet aspect joue un rôle important pour son développement, mais la communication entre peuples de différentes langues.
              Sans qu’on s’en rende bien compte, une compétition, une course se joue à ce sujet entre l’anglais, la traduction automatique, le plurilinguisme de l’Union européenne qui est en gros l’anglais+ une autre langue, le plurilinguisme des espérantophones qui proposent espéranto+autres langues.
              Il y a en outre d’énormes enjeux financiers derrière ces différentes voies, voir par exemple Google qui sort un truc :
              "Le géant de la recherche Google vient de lancer une fonctionnalité expérimentale de traduction automatique destinée à sa solution boîtier pour entreprises dénommée Google Search Appliance. Sa particularité est de pouvoir traduire à la volée n’importe quel document en 34 langues de façon simultanée. " (site Inttranews)
              sans oublier tous ceux qui bossent sur les appareils de traduction automatique et qui veulent nous faire croire que c’est pour demain, alors qu’ils en sont au mot à mot, très loin de la vraie traduction, sans oublier tout le business des langues (Darcos qui va financer des stages de langues dans le privé, la certification en langue qui va obliger la France à banquer 1m par an à la GB), etc.


              • Iren-Nao 20 décembre 2008 12:13

                @ kroko

                En verite votre article m’a beaucoup surpris, j’ai entendu parler de l’esperanto quand j’etais encore gamin et il semblerait que la chose existe encore un peu, voire plus.

                Il est vrai que l’idee de depart, tres dans l’esprit de l’epoque, est fort seduisante, et a vous lire je comprends que effectivement l’uniformite est peu a craindre.

                Mais je n’ai jamais rencontre qui que ce soit qui parle esperanto, ne le parlant pas moi meme cela m’a peu gene.

                Vivant de facon fort internationale je suis amene a rencontrer bien des cadres francais, souvent de haut niveau qui pensent parler anglais, c’est souvent assez rigolo.....

                En fait parlant correctement francais et anglais, assez potablement espagnol et me debrouillant en indonesien et eventuellement en arabe j’ai fort bien survecu dans des tas de patelin.

                L’anglais comme toutes les langues selon par qui il est prononce peut avoir une musique tres tres differente, voire imbitable. (il m’est arrive de ne meme pas reconnaitre que c’etait de l’anglais en....Ecosse !!)

                Je pense qu’il en serait de meme pour l’esperanto si d’avenir quelqu’un le causait.

                Ma femme Thai narrive absolument pas a prononcer mon nom potablement (et le sien par consequent) j’ai pense a la remplacer ou a changer de nom, mais bon ca ira.

                J’ajoute que nous avons peu de langage commun et que curieusement cela amene a un type de communication ou il y a moins de "pipeau" et ou l’essentiel passe cependant fort bien ce qui evite bien des discours oiseux.


                Pour certain langages et pour certain la prononciation (et l’ecoute) peuvent etre quasi impossible ainsi, je parle assez convenablement indonesien langue simple et facilement prononcable pour un francais mais je n’arrive a rien en Thai (langue plutot simple a la grammaire limitee, par contre l’ecriture bonjour...) a cause des variation de ton (5) ainsi je n’ose appeler une de mes belles soeurs par son prenom qui mal prononce veut dire bite, mais je n’arrive meme pas a entendre la difference.

                Finalement il est possible que je ne sois pas tres doue. Faineant sur !

                Ma grand mere causait 9 langues et en ecrivait "que" 5.

                Une de mes epouse ne parlait que 3 langues quand je l’ai connu elle en parlait tres vite 2 de plus plus un nombre de variations de l’arabe.

                Il y a des gens comme cela, souvent chez les levantins.

                Et comme me disait un pote chinois (en anglais) tu peux apprendre a parler chinois, c’est assez facile, mais tu ne penseras JAMAIS chinois.

                Sawadee krap

                Iren-Nao


              • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 12:45

                « En verite votre article m’a beaucoup surpris, j’ai entendu parler de l’esperanto quand j’etais encore gamin et il semblerait que la chose existe encore un peu, voire plus. »
                Un témoignage en anglais, aussi surpris que vous :
                http://geoffinwuhu.blogspot.com/2008/05/weekend-work.html

                « Je pense qu’il en serait de meme pour l’esperanto si d’avenir quelqu’un le causait. »
                Ci-après une radio en Eo tenue par un couple russophone (cliquer à gauche sur le carré en gris. La première phrase de l’émission est en russe)
                http://la-ondo.rpod.ru/tags/Esperanto/

                Puisque vous êtes souvent en Asie :
                http://esperanto.china.org.cn/

                Pour la prononciation, Zamenhof a eu l’intuition de choisir des sons présents dans de nombreuses langues, supposés moyens, en quelque sorte standards, comme un « o » ni trop fermé ni trop ouvert, d’éviter les tons évidemment à cause de la difficulté qui nécessite comme vos dites beaucoup d’oreille et de pratique, de préférer le « r » roulé, fréquent, au « r » français beaucoup plus rare, etc.



              • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2008 11:09

                Voilà à quelles extrémités nous pousse l’idéologie actuelle du gouvernement, sous la plume d’un inspecteur de l’Education nationale :
                "« Tout enseignant, habilité ou non, est sensé (sic) enseigner l’anglais dans sa classe (…) Les T1, T2, T3, T4, T5 qui ont eu un enseignement de langue à l’IUFM sont forcément dans cette situation. De même, des enseignants habilités dans d’autres langues devraient pouvoir enseigner l’anglais. (…) Si un enseignant ne se sent pas apte à enseigner l’anglais, il doit le signaler immédiatement en utilisant la fiche de positionnement et demander à entrer en formation. »
                http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article2091

                Alors qu’il serait facile de laisser une liberté de choix aux parents quant à la langue étrangère d’initiation au primaire. personnellement, je pense quun choix entre anglais (qu’effectivement beaucoup de parents souhaitent), autre langue répandue selon disponibilités dans l’établissement (espagnol, allemand, italien, etc), langue régionale, espéranto.
                Il suffit pour cela que chaque établissement ait un seul enseignant ayant validé une de ces langues, ce qui est tout à fait faisable à coût constant et assez facilement, loin de la pagaille dictatoriale actuelle, où on finance parfois à grands frais la venue d’un native english tandis qu’on sollicite les parents pour vendre des billets de tombola !


                • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 22 décembre 2008 15:17

                  Cette langue que d’aucuns croient morte est en plein bouillonnement !

                  à quoi vous voyez ça ?

                  Dommage que l’UE laisse passer la chance d’utiliser l’espéranto comme langue véhiculaire, alors même que son vocabulaire est européen (et sa grammaire internationale, car régulière et axée sur l’essentiel)
                  ,

                  Dommage que l’UE ne choisisse pas pour langue véhiculaire une langue marginale agonisante et peu pratiquée...

                  de même qu’on a inventé en Europe les bases de l’ordinateur et d’Internet, que d’autres ont développé avec succès


                  L’ordinateur, je veux bien. Colossus, tout ça...
                  Mais Internet ? Vous sortez ça d’où ? Le premier ancêtre d’internet est le réseau américain ARPANET qui reliait des machines américaines dans des universités américaines.
                  J’irais même plus loin : le réseau téléphonique est issu de l’invention américaine de A.G. Bell.

                  Au passage, je vous félicite : cet article est essentiellement informatif, ce qui, à votre grande joie, j’en suis sur, ne me laisse pas grand-chose à dire...

                  Typhon


                  • Krokodilo Krokodilo 22 décembre 2008 16:19

                    Disons que l’Europe n’était pas en retard :
                    « En parallèle, un projet inspiré par ARPANET était dirigé en France par Louis Pouzin : le projet Cyclades. De nombreuses propriétés de TCP/IP ont ainsi été développées, plus tôt, pour Cyclades. Pouzin et Kahn indiquent que TCP/IP a été inspiré par Cyclades. » (Wikipedia)

                    Et le Minitel était déjà l’idée d’une communication en réseau, même si la technologie n’était pas la bonne :
                    « La toute première messagerie, uniquement par boîtes aux lettres, est baptisée M3V. On peut y échanger des messages privés, ou par l’intermédiaire de groupes thématiques de discussion. À l’époque, la DACT et les fournisseurs de services pensent qu’il ne s’agit que d’un gadget ludique : pour eux l’avenir de la télématique réside dans l’information, et non la communication. Il est même question de la supprimer, mais l’AATEL se battra pour la conserver et démontrer qu’elle est une motivation primordiale des utilisateurs. Ce que confirmera allègrement le développement de la télématique grand public en France. »

                    « Au sein même de l’équipe de création du premier Minitel, la majorité était favorable à la technique du terminal passif, finalement adoptée. D’autres défendaient l’idée d’équiper le Minitel avec un processeur d’un bus, ouvrant la possibilité de cartes d’extension et un système d’exploitation. Les partisans de cette option, rétrospectivement astucieuse, n’ont pas obtenu gain de cause, principalement pour des raisons de prix de revient.

                    Pourtant, il a été exposé pendant quelques semaines à la Fnac, magasin parisien de vente de matériel électronique, un curieux hybride qui intégrait l’un des premiers micro-ordinateurs, le Sinclair ZX81, dans un Minitel. Ainsi était réalisé le mariage du clavier écran modem sans processeur (le Minitel) avec le micro-ordinateur sans écran (le Sinclair). Pour trouver un micro-ordinateur communicant à cette époque, il faut se tourner vers le SMT Goupil G1, équipé d’un modem acoustique. »

                    Et enfin :
                    « La recherche fondamentale constitue l’élément principal de l’Organisation, mais le CERN a obtenu d’importants résultats dans d’autres domaines : il a notamment inventé le World Wide Web. Conçu au début pour faciliter le partage des informations entre les physiciens, le logiciel créé a été l’origine du développement de l’Internet pour le grand public. »
                    http://www.newropeans-magazine.org/content/view/1467/89/

                    Pas mal quand même pour la « vieille Europe ».



                  • ewropano 5 février 2009 00:28

                    L’Unesco a officiellement reçu des représentants de l’espéranto

                    Voilà une bonne nouvelle !

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